Je tiens à m'excuser auprès de mes quelques lecteurs suite
à la très longue attente qu'il y a eu pour ce dernier chapitre. J'ai eut un énorme
problème... un grand manque d'inspiration.
C'est malheureux, mais ça arrive. J'espère que vous
ne m'en tiendrez pas rigueur, que mon histoire continuera à vous
plaire. Je prends toujours autant de plaisir à écrire.
Merci d'avance et enjoy!
Disclaimer : L'univers et les personnages de cette histoire appartiennent
à JK Rowling. Le reste m'appartient hormis quelques phrases empruntées
au tome 7 d'Harry Potter.
Lorsque le Patronus s'évapora, le silence s'abattit sur l'auditoire. Bien qu'il n'eut duré que quelques secondes, elles semblèrent une éternité à Hermione. Mais très vite toutefois, la panique gagna les sorciers et les cris fusèrent. Hermione essaya de retrouver ses amis dans la foule affolée, mais elle n'y parvint pas et décida qu'il valait mieux transplaner au plus vite quand elle entendit les premiers sorts fuser. Elle se retrouva dans le hall du Square Grimmaurd avec Remus, Tonks, Ron, Emma ainsi que la famille Weasley au complet, exceptés Fleur et Bill qui devaient avoir rejoint leur propre maison au plus vite.
« Oh mon dieu, mon dieu ! Les enfants, tout le monde va bien ? demanda Mrs Weasley, encore paniquée.
- Oui, tout le monde va bien, maman, répondit Charlie. Personne n'a été touché, encore heureux.
- Oui… Mais où est Harry ? questionna soudain Ron.
- Je… je ne sais pas, répondit Hermione, tremblante. Je l'ai vu discuter avec votre tante Muriel avant que les Mangemorts n'arrivent. J'ai essayé de le retrouver, mais la foule était trop dense, je…
- Il ne faut pas paniquer, s'écria Mrs Weasley, elle-même au bord de l'hystérie. Il peut avoir transplaner ailleurs. Il vient tout juste d'avoir son permis et de façon… détournée grâce à Kingsley. Il ne doit pas encore tout à fait maîtriser le transplanage… Attendons un peu et nous allons vérifier la maison. On peut avoir été tracés jusqu'ici. Et Harry est peut-être dans la maison, ou le jardin. Sortez vos baguettes et restez sur vos gardes ! »
Tout ce que Mrs Weasley avait dit, elle l'avait fait pour se rassurer elle-même. Le hall d'entrer était la seule pièce où il était possible de transplaner. Effectivement, ils ne trouvèrent ni Harry ni aucun Mangemort, à leur plus grand soulagement. En revanche, Ron et Hermione découvrirent une note de la part de leur ami leur disant qu'il ne pouvait plus rester et mettre ses amis en danger.
« Je savais qu'il voulait jouer au héros, mais là, c'est du suicide, hurla Hermione. A la seconde où je le revois, je le tue de mes propres mains. Qu'est-ce qui a bien put lui passer par la tête ? Faire ça sur un coup de tête !
- Je pense qu'il avait tout prévu, Hermione… Des fois, quand on était dans le grenier, il prétendait avoir oublié quelque chose dans la chambre, mais il ne revenait que longtemps après…
- Comment a-t-il put nous faire ça ? Comment allons-nous dire ça à Ginny ?
- Hermione…
- Il nous a abandonnés… IL NOUS A ABANDONNES !
- HERMIONE ! »
La jeune fille tomba à genoux sur le sol, les larmes jaillirent de ses yeux. Elle lui en voulait. Elle en voulait au monde entier. Pourquoi devait-elle être seule, toujours ? Ron allait passer son année à Poudlard avec Emma, elle le savait. Et Ginny… elle passerait son temps avec ses amis de sixième année. Où était sa place à elle ? Avec qui parlerait-elle ? Qui lui donnera la force d'avancer, d'essayer de passer outre la mort de ses parents ?
Ron s'agenouilla devant elle et la pris maladroitement dans ses bras en lui tapotant l'épaule. Ginny et Emma avaient entendu les cris d'Hermione et étaient venues voir ce qu'il se passait. Ginny parcouru rapidement la note d'Harry et hocha la tête en pinçant les lèvres. Elle aida Hermione à se relever et elle la ramena dans sa chambre avec l'aide d'Emma. Elles lui ôtèrent sa robe et attendirent qu'elle s'endorme avant de quitter la pièce en silence.
Malgré les nombreuses et vaines tentatives de ses amis, Hermione resta prostrée dans sa chambre jusqu'à la fin des vacances. Elle n'avait même pas daigné les accompagner au Chemin de Traverse, elle qui pourtant était si excitée de retourner étudier et de s'acheter toutes ses fournitures. Quand Ron était venu lui demander si elle venait, elle s'était contentée de lui tendre sa bourse et sa liste.
Certes la "trahison" d'Harry était difficile à accepter pour tout le monde, mais les autres ne comprenaient pas pourquoi Hermione réagissait aussi violemment. Les autres comprenaient, connaissant le caractère du jeune homme, ce qui l'avait poussé à s'enfuir ainsi. C'était loin d'être de la lâcheté ou de la peur. C'était tout le contraire. Il voulait les protéger et pour cela, il fallait partir à la recherche des Horcruxes. Il serait plus discret s'il voyageait seul et il espérait que Poudlard serait encore assez sécurisé par les professeurs pour qu'il n'arrive rien de grave aux élèves.
Seulement, Voldemort avait pris le ministère et cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : il avait désormais accès et contrôle sur l'école de magie. Heureusement, comme Harry l'escomptait, les professeurs étaient toujours présents et leur volonté première était de protéger les élèves. Le ministère ne s'était pas manifesté à propos d'un nouveau directeur ou d'un nouveau corps professoral. Il avait juste confirmé la réouverture de l'école par un communiqué dans la Gazette du Sorcier, ce qu'avaient confirmé les lettres de fournitures envoyées aux élèves.
Hermione soupira. Le quai 9 ¾ n'avait pas changé. A un détail près l'ambiance qui régnait sur la foule d'élèves et de parents. Pendant les six premières années de sa scolarité à Poudlard, on sentait une joyeuse frénésie parmi les élèves, chez les anciens comme chez les nouveaux. La foule d'étudiants profitait des derniers instants de vacances, mais surtout ils avaient hâte d'entrer au château, pour diverses raisons.
Mais cette année, le seul frisson ressentit unanimement, était un frisson d'angoisse. Le nombre d'élèves avat diminué, les parents étant trop inquiets pour les laisser partir. Qui pouvait les en blâmer ? Depuis la mort d'Albus Dumbledore, les protections du château avaient été affaiblies de manière significative et, bien que l'ancien directeur n'eut pas fait l'unanimité, chacun savait qu'il eut fait passer la sécurité de ses élèves avant toutes choses. Hors, personne ne savait de quel acabit était le directeur pour la nouvelle année.
Hermione ressentait le sentiment d'appréhension qui englobait la foule, mais elle ne le partageait pas. Elle n'était pas non plus très curieuse quant à l'identité du successeur du feu Professeur Dumbledore. À vrai dire, elle n'éprouvait rien par rapport à sa dernière année à Poudlard. Pourquoi aurait-elle dû ressentir quoi que ce soit ? Ses parents ne la féliciteraient plus pour ses bonnes notes, elle ne se mettrait plus en danger pour sauver la peau d'Harry puisqu'il l'avait abandonnée. En fait si, elle ressentait quelque chose : une indicible haine et une douleur assourdissante.
Elle soupira à nouveau puis monta à bord du train. Il faut préciser que le crachin qui tombait sur Londres ce matin-là était frigorifiant. Elle trouva Ginny, Luna et Neville dans un compartiment et s'y installa avec Ron. Le train s'ébranla et Hermione fixa résolument son regard sur la personne assise en face d'elle pour éviter d'avoir à affronter les regards apeurés des familles qui saluaient leurs enfants comme si c'était la dernière fois qu'ils se verraient.
Ce fût donc sur Neville que ses yeux tombèrent. Il semblait aussi indifférent qu'elle aux au-revoir. Il avait la mine sombre et une résolution farouche transparaissait dans ses yeux. Il semblait bien loin du Neville gauche et timide auquel elle avait eu affaire durant les précédentes années. Sa détermination lui donnait une allure assurée et sa carrure était bien plus impressionnante.
Sentant un regard pesé sur lui, Neville tourna la tête vers Hermione qui se détourna précipitamment. Son attention se fixa alors sur Luna, qui elle n'avait pas changé le moins du monde. Toujours son petit sourire mystérieux aux lèvres, ses yeux vagabondaient rêveusement sur le paysage qui défilait. Comme toujours elle arborait des bijoux aussi originaux que de goût douteux en forme de radis. Sur ses genoux était posé le dernier numéro du Chicaneur qu'elle s'empresserait de feuilleter avec attention quand elle se serait aperçue qu'aucun Ronflak Cornu ne peuplait cette région de Grande Bretagne.
Se redressant sur la banquette, elle coupa le contact visuel avec la jeune fille de Serdaigle et se rendit compte du silence qui régnait sur le compartiment. Même dans le couloir, on n'entendait pas un bruit. Quelques chuchotements quand quelques élèves passaient devant leur porte, mais rien de plus. D'habitude, des cris résonnaient dans le train, et dans les compartiments, les étudiants se racontaient leurs merveilleuses vacances passées avec leur famille. Mais aujourd'hui, Hermione eut beau tendre l'oreille, elle n'entendit rien.
Le silence en lui-même ne la gênait absolument pas, bien au contraire, cela signifiait qu'elle avait la paix, mais il la surprit grandement. Ron ne le brisa même pas pour protester contre l'absence du chariot de friandises qui passait habituellement dans le train mais qui semblait l'avoir oublié cette année.
Dehors, l'orage grondait, la pluie s'abattait sur le toit du train qui filait à grande vitesse vers l'école de magie. Hermione frissonna. Ce temps lui rappelait la troisième année et la visite des Détraqueurs dans le train. Mais elle savait que sa crainte était sans fondement. D'un signe de tête, elle indiqua à Ron qu'il était temps qu'ils rejoignent le wagon des préfets pour la mise en place habituelle.
Quand ils arrivèrent, presque tous les préfets étaient arrivés. Ils s'installèrent sur une banquette à côté de deux Poufsouffles et attendirent. Le professeur McGonagall entra alors, les salua et leur récita le discours coutumier de début d'année, prônant la discipline et le respect des nouvelles règles en vigueur qui seraient annoncées au diner par le nouveau directeur.
« Ce n'est pas vous qui remplacez le professeur Dumbledore ? laissa échapper Ron.
- Non, Mr Weasley, répondit acerbement la directrice de Gryffondor. C'est le professeur Rogue qui a pris cette fonction. D'autres questions ? »
Elle jeta un regard aux élèves, mais aucun ne se manifesta, choqués de la nouvelle. Seuls les Serpentards affichaient un air très satisfait. Tous sauf Drago Malefoy qui conserva son masque froid et dédaigneux.
« Très bien, vous pouvez disposer. Miss Granger, Mr Malefoy, je vous demande de rester assis. Vous êtes les deux préfets en chef cette année, enchaîna-t-elle quand la porte fut fermée. A ce titre vous devrez superviser les rondes des préfets et organiser les quelques évènements que le directeur vous demandera de préparer ensemble. Et j'insiste bien sur le fait que vos tâches doivent être effectuées ensemble. Vous vous devez de montrer l'exemple à tous les élèves et particulièrement aux autres préfets. Pour l'organisation, vous disposerez d'une salle commune dont vous seuls connaîtrez le mot de passe et où seuls les préfets ont le droit d'entrer, pour leur faire connaître un changement du règlement ou pour leur demander de répandre une quelconque nouvelle dans leurs maisons respectives. Aucun autre élève n'est autorisé à entrer dans cette pièce, c'est bien compris ? Mr Rusard vous montrera où se trouve cette salle commune quand le festin de ce soir sera terminé. »
Elle guetta l'approbation dans le regard des deux jeunes gens qui lui faisaient face, mais Hermione faisait tout pour éviter le regard de Drago Malefoy, tandis que celui-ci fixait son ennemie avec dégoût. Le professeur McGonagall soupira :
« Je sais que vous ne vous appréciez pas vraiment, mais je compte réellement sur vous pour passer outre vos petites querelles et effectuer votre devoir avec dignité. Je vous laisse à présent rejoindre vos camarades.
- Merci Professeur, énonça Hermione à mi-voix alors que Malefoy quittait déjà la pièce. »
La vieille femme hocha la tête et transplana. Hermione ouvrit la porte et tomba sur Drago qui était appuyé sur une fenêtre du couloir, comme s'il l'attendait. Quand il leva les yeux vers elle, un éclair illumina violemment son visage. Hermione eut alors un flash. Danse lascive contre un charmant jeune homme. Ses mains passant sous ses vêtements, devant la foule de danseur autour d'eux.
Estomaqué par la brutalité de cette vision, Hermione tomba à genoux devant son ennemi qui sembla s'en réjouir grandement. Elle avait du mal à respirer et des larmes coulaient sur ses joues avant de tomber aux pieds du jeune homme qui s'était dangereusement rapproché d'elle.
« Et bien, Sang-de-Bourbe, tu as bien révisé tes leçons cette été. Tu as enfin compris où était ta place… à genoux devant tes supérieurs, ajouta-t-il dans un murmure menaçant.
-MALEFOY ! Qu'est-ce que tu lui as fait ? demanda Ron, sa baguette pointée en avant.
-Baisse ça, Weasley, tu pourrais te faire mal. Ce n'est pas ma faute si cette immondice est si faible qu'elle ne tient pas sur ses jambes.
-La ferme ! Ne parle pas d'elle comme ça, gronda Ron alors qu'il aidait la pauvre Hermione, encore en état de choc, à se relever. Elle vaut bien mieux que dix pourritures comme toi.
-Ah Weasley… Si comme ta chère et tendre tu avais révisé tes leçons cet été, tu saurais alors que ta place, comme la sienne est à genoux devant moi. Et puis… ne soit pas jaloux, un jour peut-être elle s'offrira à toi aussi de cette façon. Mais si elle est aussi intelligente qu'elle le prétend… je ne pense pas qu'elle commettra cette erreur. »
Comme si la conversation commençait à l'ennuyer, il bailla avant de s'éloigner de son habituelle démarche nonchalante. Ron ramena Hermione à leur compartiment où elle reprit des couleurs et ils retrouvèrent le silence du début du voyage ce qui finit de calmer le trop-plein d'émotions d'Hermione.
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