Disclaimer : L'univers et les personnages de cette histoire appartiennent
à JK Rowling. Le reste m'appartient hormis quelques phrases empruntées
au tome 7 d'Harry Potter.
La semaine passa lentement pour Hermione qui passa ses soirées à astiquer les moindres recoins de la salle des trophées. Bien sûr, elle préférait cela plutôt qu'une punition des Carrow, mais ce n'était pas la tâche la plus plaisante qu'il soit. Elle suivait les conseils du professeur McGonagall, évitant les conflits avec eux, mais ce n'était pas si simple car ils semblaient s'être donné pour mission de la pousser à bout pour qu'elle craque à nouveau et qu'ils puissent enfin la punir à leur façon.
Ce fût d'autant plus dur qu'en cours de Forces du Mal, ils apprenaient, pour le moment en théorie, des sortilèges terribles. Des sortilèges ralentissant la mort pour pouvoir torturer plus longtemps. Des sorts permettant de faire souffrir de douleurs physiques réelles. Ils avaient un réel penchant pour le sang et cela effrayait Hermione.
Mais s'il n'y avait que cela. Malefoy était décidé lui aussi à la faire sortir de ses gonds pour qu'elle fasse un autre faux pas. Et ce, toujours en présence d'un public de Serpentards. Elle l'évitait au maximum mais il savait apparemment toujours où elle se trouvait. Evidemment, il avait dû donner pour consigne à sa clique de la surveiller étroitement et de lui mener la vie dure. Tyler Greenwood s'en donnait particulièrement à cœur joie.
Le weekend arriva mais elle n'eut pas le temps de se reposer car elle avait laissé les devoirs s'accumuler tout au long de la semaine et se retrouvait avec une quantité innombrable de dissertations. Elle se leva donc assez tôt le samedi matin pour avoir le temps d'en faire un maximum et pour peut-être pouvoir profiter de son dimanche. Sans faire de bruit, elle alla faire sa toilette et fourra toutes les affaires dont elle avait besoin dans son sac avant de rejoindre la bibliothèque.
Malheureusement, elle arriva un peu tôt, la bibliothèque n'ouvrait qu'un quart d'heure plus tard. Elle soupira, agacée de ce changement supplémentaire dans l'organisation de Poudlard et se laissa glisser contre le mur face à la porte de bois de la bibliothèque. Elle posa son sac à côté d'elle et soupira à nouveau.
Entendant des bruits de pas sur sa droite, elle tourna la tête, espérant vainement que Mrs Pince serait en avance aujourd'hui. Mais il n'en fut rien et la personne qui approchait lui semblait tout aussi hostile que Mrs Pince quand elle surprenait un élève faisant malencontreusement tomber un livre.
« Déjà là, Granger ? Comment pourrais-je être surpris ? Notre petit rat de bibliothèque dans son habitat naturel. Tu aurais tout de même pu faire un effort pour te coiffer convenablement. Même les livres fuiraient à ton approche.
- Tu peux parler, sale fouine. Toujours à fourrer ton nez où tu ne devrais pas. A savoir dans mes affaires.
- Oh non, Granger. C'est tout à fait mon droit de mener une petite enquête sur toi vu que nous sommes tous les deux préfets-en-chef, je dois m'assurer que tu as toutes les qualités requises.
- Parce que toi tu les as peut-être ? répliqua Hermione, acerbe.
- Disons que moi pour le moment, je n'ai pas eu de retenue. Ce qui fait de moi un meilleur candidat que toi.
- Haha, laisse-moi rire, Malefoy. Un Mangemort ne sera jamais un bon candidat pour quoi que ce soit. »
Malefoy serra les dents et s'avança vivement vers Hermione, saisissant ses joues dans la poigne de sa main gauche.
« Méfie-toi, Granger. Tu as prétendu aimer souffrir l'autre jour, mais ce que moi je pourrais te faire subir sera bien au-delà de toutes les souffrances que tu as pu accumuler jusque-là dans ta triste vie de sale Sang-de-Bourbe.
- Lâche-moi immédiatement, Malefoy, » marmonna-t-elle du mieux qu'elle put avec l'étau qui se resserrait sur ses joues.
Horrifiée, elle fixa ses yeux gris menaçants. Elle détourna les yeux, de peur qu'il ne parvienne à lire son effroi dans son regard.
« Sinon quoi, Granger ? Tu es impuissante face à moi, petite idiote. Ici, ton petit Potter n'est plus là pour te protéger. Et Dumbledore est mort. Et il me semble avoir entendu dire que tes parents aussi l'ont rejoint, n'est-ce pas ? »
Hermione se débattit furieusement, tentant de le frapper, mais Malefoy avait anticipé sa réaction et s'était assis sur ses jambes tandis que sa main gauche emprisonnait ses deux poignets. Des larmes coulaient sur les joues de la jeune fille.
« Tu parles, Dumbledore est mort mais pas de ton fait. On sait tous ici que tu n'as pas eu les couilles de le tuer toi-même et…
- Et quoi, Granger, énonça-t-il d'une voix terrible en descendant sa main gauche pour enserrer sa gorge. Tu ne sais absolument rien. Et je te conseille de ne pas me chercher trop longtemps. Je te l'ai déjà dit, je pourrais te faire des choses dont tu n'as même pas idée. »
Il avait murmuré cette phrase au creux de son oreille, presque sensuellement, avant de la repousser violemment contre le mur et de se relever pour épousseter sa robe. Hermione toussa longuement quand l'air réussi à nouveau à passer dans sa gorge. Quand elle se releva péniblement, Mme Pince arrivait en la regardant d'un air réprobateur.
« Je vous somme d'attendre que votre toux cesse avant de pénétrer dans ma bibliothèque. Vous allez déranger tout le monde avec ce bruit. »
Malefoy ne dit rien, l'ignorant royalement et entra dans la bibliothèque. Hermione alla aux toilettes les plus proches pour boire un peu d'eau et regagna la bibliothèque au plus vite. Quelques tables avaient déjà été réquisitionnées par des élèves, mais sa préférée, au fond, près de la section de Métamorphose, était libre. Elle s'y installa donc et se mit au travail.
Ce ne fut que lorsqu'elle releva la tête pour réfléchir à la tournure de sa phrase qu'elle s'aperçu que Malefoy n'était qu'à quelques mètres d'elle et l'observait d'un œil mauvais. Il devait essayer de prévoir encore un méchant tour à lui jouer. Ne voulant pas paraître faible comme quelques instants auparavant, elle soutint son regard.
Mais un flash violent lui revint en mémoire. Ses yeux orageux, assombris de désir. Ses lèvres fines approchant de sa bouche. Elle rougit violemment tout en serrant les jambes. Quand elle regarda à nouveau son ennemi, elle vit qu'il affichait un sourire goguenard. Elle ne comprenait toujours pas ce qui lui arrivait. Elle griffonna sur un bout de papier pour se souvenir de trouver un remède à ces espèces de pertes de conscience intempestives avant de se replonger dans son devoir de Métamorphose.
Aux alentours de midi, plusieurs élèves commencèrent à sortir de la bibliothèque pour aller manger. Hermione ignora les gargouillements de son estomac et resta pour se pencher sur sa traduction d'Etudes des Runes. Discrètement, elle jeta un coup d'œil à la table de Malefoy et soupira se soulagement quand elle vit qu'il avait suivi les autres élèves qui étaient partis manger.
« Pourquoi soupires-tu ainsi, Granger ? souffla une voix venimeuse à son oreille.
- Malefoy, cria-t-elle, prise par surprise. Qu'est-ce que… »
Ils entendirent Mme Pince leur intimer de faire moins de bruit à moins qu'ils ne désirent passer des soirées en retenue à passer le chiffon à poussière dans toute la bibliothèque. Hermione se tut et tenta de reprendre sa traduction, négligeant la présence de Malefoy penché derrière elle, soufflant doucement dans son cou.
Il inspira longuement, se remémorant un instant une soirée d'été qu'il avait passée avec cette fille qu'il n'avait jamais revu. Le parfum d'Hermione le renvoyait à cette soirée, sans qu'il ne sache pourquoi. La fille qu'il avait vu ce soir-là était pourtant plus entreprenante, moins sage et son visage et ses cheveux n'avaient absolument pas le même aspect que ceux de la Gryffondor. Peut-être était-ce un parfum répandu parmi les sorcières de son âge. Mettant ses réflexions de côté, il s'adressa à Hermione :
« Tu croyais que j'étais parti, Granger ? Tu croyais vraiment que j'allais te laisser seule ici et sans surveillance. C'est bien mal me connaître. Cette année, j'ai décidé de te rendre l'existence très difficile. Je ne vais pas te lâcher si facilement.
- Je peux au moins savoir pourquoi moi ? chuchota-t-elle, excédée.
- Parce que ton existence me répugne et que faire de ta vie un enfer est un loisir dont je ne me passerais pour rien au monde, très chère Sang-de-Bourbe. Tu es loin de ton petit Potter et tes autres amis semblent te délaisser. A croire qu'il n'y avait que ce cinglé pour oser rester seul avec toi. Et puis, tu as un tempérament… »
Il s'arrêta pour inspirer une nouvelle fois son odeur, la sentant se tendre à chaque mot qu'il prononçait, il savoura l'instant.
« Tellement fougueux. Tu serais presque excitante quand tu te mets en colère. Dommage que tu ne sois qu'une Sang-de-Bourbe.
- Donc tu ne me lâcheras pas ? Très bien. Je vais donc aller à un endroit où tu ne pourras pas me suivre. »
Elle commença à ranger ses affaires quand la main pâle de Malefoy s'abattit sur son poignet et le lui tordit violemment. Elle entendit un craquement glauque et se retint de crier de douleur.
« Mais tu es complètement malade, Malefoy ! dit-elle à voix basse en se tenant le poignet. Tu viens de me casser le poignet.
- Je te laisse un petit souvenir de moi avant que tu ne files te réfugier dans les jupes de tes crétins de Gryffondor. Sache juste, Granger, que tu auras beau fuir, je trouverais toujours un moyen de t'atteindre. Tu l'as dit toi-même, tu aimes souffrir. J'ai donc raison de penser que tu reviendras de toi-même vers moi. A très bientôt, Granger. »
Il s'éloigna lentement, laissant Hermione avec son poignet cassé, complètement hébétée par ce qu'il venait de se passer. Ses yeux se remplir de larmes. Ainsi donc, jamais elle n'aurait la paix. Elle ne pouvait pas, pendant cette guerre profiter d'une petite accalmie, condamnée à subir les tortures de Malefoy et des autres Serpentards. Elle finit de ranger ses affaires tant bien que mal et alla se faire soigner à l'infirmerie, prétextant être tombée dans les escaliers pour ne pas que Mme Pomfresh ne lui pose de question.
Elle s'en tira avec un bandage rigide et une pommade à appliquer tous les soirs pendant cinq jours. Résignée, elle monta à la tour Gryffondor afin de poursuivre son travail. Comme elle s'en doutait, il y avait bien trop de bruit pour pouvoir travailler correctement. Elle s'étonna cependant de l'absence des septièmes années, qui auraient dû être ici à travailler vu qu'ils n'étaient pas à la bibliothèque. Elle ne se posa pas plus de question et se lança un Assurdiato pour ne pas être dérangée par le bruit des premières années qui testaient les produits des frères Weasley.
A la fin de la journée, elle avait réussi à boucler presque tous ses devoirs. Il ne lui restait que sa dissertation sur l'inutilité des objets électriques moldus, pour le cours d'Etude des Moldus, mais elle n'avait pas vraiment le cœur à s'y mettre à cet instant. Elle ferma tous les livres qu'elle avait éparpillés sur la table qu'elle occupait. Elle marmonna le contre sort de l'Assurdiato et alla ranger ses affaires dans son dortoir. Elle descendit à la Grande Salle pour tenter de retrouver ses amis qui semblaient avoir disparu de la circulation pour cette journée. Elle retrouva tout naturellement Ginny, Neville et Ron en train de discuter à voix basse devant leurs assiettes remplies de nourriture, auxquelles ils n'avaient pas touchées. Elle s'assit à côté d'eux et ils se turent un instant avant de s'apercevoir que c'était Hermione.
« Alors, où étiez-vous passés aujourd'hui ? Je ne vous ai pas vus à la bibliothèque ni à la tour… Je pensais, vu la dose de travail qu'on nous avait donné, que vous auriez pris la peine de vous avancer un minimum aujourd'hui pour pouvoir profiter de notre dimanche.
- Désolé, Hermione, répondit Ron. On avait… envie de profiter du bon air de dehors. »
Hermione ne posa pas plus de question, bien qu'elle ait senti qu'ils lui cachaient quelque chose. Ils changèrent rapidement de sujet, parlant avec enthousiasme de la fête qui se préparait le soir même par les Gryffondors dans la tour pour fêter la rentrée. Etrangement, Hermione se souvint d'une bande de filles Serpentard de sixième année qui parlait d'une fête réservée aux Serpentards qui avait lieu au cinquième étage de l'aile Ouest du château. Soudain, elle réalisa que c'était sans aucun doute Malefoy qui organisait cette fête dans leurs appartements de préfets en chef. En temps normal, elle aurait dû être outrée par un tel manquement au règlement de l'école, mais elle trouva finalement que c'était une bonne occasion de se changer les idées.
Elle utiliserait la même formule qu'elle avait utilisée lors de la soirée dans l'Allée des Embrumes, un sortilège de Métamorphose qui se contentait de modifier les traits de son visage les plus reconnaissables. Et s'enfuir de la soirée de la tour Gryffondor ne serait pas un problème. Elle aurait juste à prétendre une grande fatigue. Elle ne désirait pas passer une soirée à boire de la Bièrraubeurre et à tester des produits des frères Weasley. Il lui fallait quelque chose en plus.
Elle voulait réitérer son expérience, pourtant malheureuse avec l'alcool. Elle espérait que cette fois-ci, elle saurait dominer ses émotions et ses actes. Bien sûr, elle avait prévu de boire beaucoup moins que la fois dernière. Elle se résigna et commença à réfléchir à sa tenue. Rien sur elle ne devait ressembler à ce qu'elle portait d'habitude. Elle décida alors de remettre sa petite robe noire. Toutefois, elle l'agrémenterait d'accessoires verts et argent pour ne pas jurer avec le décor. Elle attendrait un petit moment avant d'y aller, pour être sûre de ne pas être assimilée à une intruse. Pour cela, elle devrait attendre que les Serpentards aient ingurgité un maximum de Whisky Pur Feu.
Ravie de sa petite décision quant à sa soirée, elle se tourna vers ses amis et se mêla à la conversation sans toutefois toucher à la nourriture.
Désolée du retard sur cet article, j'ai eu une semaine chargée!
Pour me faire pardonner de mes très rares lecteurs, j'essayerai de publier un article en milieu de semaine!
Merci pour les reviews.
