Ah-ah ! Vous pensiez vous être débarrassé de moi mais ce n'est pas le cas ! :D
Bon, oui je sais les délais de publications sont délirants mais voila quoi...
Concours + Panne de motivation/inspiration + Vie en général = Retard
Mais, promis, dans 1 an et 8 mois MAX j'aurai beaucoup (BEAUCOUP) plus de temps pour écrire.
Pour ceux qui sont encore là, un grand merci pour votre patience !
Disclaimer : (...)
Bonne Lecture ! :)
Une agréable odeur de bacon frit titilla les narines de Sirius. Un gargouillement sourd retentit et le sorcier se retourna dans son sommeil. Pour une fois, il était bien là où il était et il redoutait le moment où il devrait s'extirper de cette douce quiétude. Sirius replongea alors quelques instant dans un sommeil sans rêves.
Cependant, la faim eu rapidement raison de lui et il ouvrit péniblement les yeux. Après un court instant de réflexion, il s'aperçut qu'il était allongé dans un petit lit deux place au milieu d'une pièce qu'il reconnu alors comme étant la chambre de Remus.
Qu'est-ce que je fous dans le lit de Remus...
Tout ankylosé, Sirius se redressa en grimaçant, ses vêtements lui collant à la peau. Les draps étaient encore humides de sueur froide sous ses doigts et il eu soudain un frisson de dégoût. Il ne se souvenait pas très bien de la veille mais un terrible sentiment d'appréhension mêlé à de la culpabilité l'envahit.
Un bruit sourd dans la pièce d'à côté suivi d'un juron étouffé lui fit tendre l'oreille tandis qu'il cherchait du regard sa baguette. Celle-ci était posée sur la table de chevet la plus proche et il s'en saisit rapidement avant de se diriger vers la cuisine du petit appartement. Malgré ses longues années d'enfermement, il n'avait pas perdu ses réflexes de résistant au sein de l'Ordre du Phénix. A peine eut-il ouvert la porte en brandissant courageusement sa baguette devant lui que Sirius se sentit cependant submerger par le ridicule : un intrus qui se serait introduit dans l'appartement n'aurait certainement pas pris le risque de faire frire du bacon...
Remus leva les yeux un instant de sa poêle pour saluer son ami avant de poursuivre paisiblement sa tâche. Sirius le dévisagea, l'esprit encore embrumé. Il n'avait pas vu depuis longtemps son ami dans une situation aussi banale de la vie domestique que la préparation d'un copieux petit-déjeuner. La vision de Remus s'activant tranquillement devant ses fourneaux, l'avant de sa chemise protégé par un magnifique tablier vert pastel, le fit sourire intérieurement.
« Tu n'es pas sensé travailler aujourd'hui ? » lui demanda-t-il, cherchant à toute vitesse quel jour il était.
Lundi déjà...
Après avoir déposé les tranches de bacon frit dans une assiette, Remus se dirigea vers son réfrigérateur :
« J'ai appelé l'épicerie pour prévenir Anton que j'étais malade. Je me suis dit qu'il valait mieux que je reste avec toi au moins le temps que tu t'installes. Tu veux des œufs pour le petit-déjeuner ? »
N'obtenant aucune réponse de son ami, Remus se tourna vers lui d'un air inquisiteur. Son doux sourire laissa place à un froncement inquiet de sourcils tandis qu'il observait Sirius. En effet, le visage de celui-ci s'était renfermé et ses poings étaient crispés le long de son corps squelettique. Un tremblement imperceptible agitait ses membres bien que sa respiration fusse lente et mesurée :
« Je suis désolé... »
Remus ne put dissimuler sa surprise. Entendre Sirius s'excuser pour quoique se soit était un privilège rare qui ne présageait généralement rien de bon. Ne sachant que faire, il se contenta de faire comme si de rien n'était en espérant que son naturel reviendrait au galop.
« Pourquoi t'excuses-tu ? Un oui ou un non suffit tu sais. »
Soudain, Remus se souvint de ce qu'il avait confié sans y prêter attention à son ami de toujours la veille.
Je t'aime.
Avait-il cru que Remus était amoureux de lui là où celui-ci n'avait exprimé que son amour fraternel ? S'excusait-il de ne pas pouvoir lui rendre ses sentiments ? Et s'il décidait de partir à cause de ce quiproquos ? Après tout, Sirius lui avait bien fait entendre son point de vue sur les relations homosexuelle... Pourtant Remus ne se sentait pas particulièrement attiré par les hommes.
Alors pourquoi l'as-tu embrassé ?
La voix hésitante et grave de Sirius chassa cette dernière pensée de son esprit :
« Je... Je suis un fardeau... Tu devrais n'avoir à t'occuper que de toi... »
Après avoir réfléchit un instant à ce qu'il pouvait dire, Remus le transperça de son regard franc.
« Tu as toujours été là pour moi alors il n'est évidemment pas question que je t'abandonne. Alors, œufs ou pas d'œufs ? »
S'il avait répondu sur un ton calme à son meilleur ami, celui-ci ne s'y trompa pas : il n'était pas question de débattre sur le sujet dès lors que Remus avait pris sa décision de l'aider coûte que coûte. Sirius pris une grande inspiration afin de chasser tous les mauvais sentiments de son cœur avant de jeter un regard las en direction de son ami.
« Pas d'œufs. »
Un grand sourire éclaira le visage fatigué de Remus :
« Tu vois qu'elle n'était pas si compliquée ma question ! »
Sirius laissa échapper un petit soupir gêné avant de s'installer à la table de son meilleur ami. Une bouffée de reconnaissance envahit son cœur. Ses amis étaient sans aucun doute la meilleure chose qui lui était arrivée dans sa vie. Si James avait toujours été son grand compagnon d'aventures et malgré les nombreuses plaisanteries partagées avec Peter, aujourd'hui encore, c'est auprès de Remus qu'il venait chercher la stabilité et le calme qui lui faisait défaut. Lorsque son monde semblait s'écrouler autour de lui, c'est ce regard plein de compassion qui lui servait de phare dans la nuit, réchauffant son cœur mieux que n'importe quelle boisson.
« Ça va ? Tu te sens comment ? » lui demanda son ami, inquiet de son mutisme inhabituel.
« Je me sens faible. J'ai la nausée... » répondit Sirius d'un air las avant de tendre une main tremblante pour attraper son verre, « Mais j'ai connu pire. »
Un silence s'installa entre les deux sorciers, uniquement brisé par le bruit des couverts raclant contre la porcelaine des assiettes. Après un instant, la voix de Remus s'éleva timidement :
« Je t'ai entendu crier dans ton sommeil. Toujours des cauchemars ? »
Sirius ne leva pas les yeux de la table, jouant nerveusement avec le coin de sa serviette. Ses traits étaient tirés et de larges cernes accentuaient le creux de ses orbites.
« Tu veux qu'on en parle ? » essaya une nouvelle fois Remus, cherchant désespérément un moyen d'aider son ami.
Sirius poussa un soupir agacé avant de relever la tête, les yeux vide de fatigue.
« Non. »
Remus décida alors de ne pas insister davantage : Sirius lui parlerait lorsqu'il se sentirait prêt. Pour l'instant, il s'agissait de veiller sur sa santé et d'être disponible en attendant le bon moment.
Étonné de ne pas être pas être embêté plus longtemps par son vieil ami, Sirius lui lança un regard interrogateur. Remus répondit à celui-ci avec douceur :
« Ne t'inquiète pas. Nous allons trouver une solution. Ensemble. »
Un sourire timide qui ne lui était pas familier s'étira sur les lèvres de Sirius dont l'expression reconnaissante réchauffa quelque peu le cœur de Remus, encore serré par les cris de terreur nocturne de son ami.
Nous allons y arriver...
Un petit chapitre mais qui marque une certaine transition vers du mieux. J'espère que ça vous a plu !
J'ai pleins d'idées pour la suite mais je ne vous donne pas de délais précis...
Et dire que je comptais faire une petite fic de 3 chapitres, je me suis bien laissée emporter ! ;)
N'hésitez pas à laisser une review pour exprimer tout votre mécontentement et peut-être des idées, des requêtes ou des avis aussi !
