Chapitre 11

Merci pour vos commentaires, en particulier pour celles que je ne peux pas remercier en MP, et de continuer à suivre cette histoire. Promis je ne les séparerai pas comme dans les autres fic!

Au passage, je fais un peu de publicité pour le recueil "A corps perdu" que j'ai commencé à écrire mais attention c'est un rating M.

Un grand merci à Delicity-Unicorn pour le temps qu'elle prend toujours pour relire et corriger.

Je vous embrasse fort.


Felicity venait de passer les deux derniers jours à se convaincre qu'Oliver n'était pas un garçon pour elle et à se voiler la face. Elle s'était mentit car à cet instant la main d'Oliver sur sa taille et lui penché vers elle, elle ne pensait plus du tout qu'elle devait l'éviter. Au contraire tout son corps ne faisait qu'espérer plus de contact et de chaleur.

Oliver s'était penché au-dessus d'elle doucement et il maintenait encore quelques centimètres de séparation entre eux. Elle avait relevé la tête pour accueillir ses lèvres sur les siennes et il la faisait languir attisant son envie. Il caressa sa joue de son nez et de ses lèvres avant de déposer un baiser sur le coin de sa bouche. Il posa son autre main dans son cou et la glissa sous son menton pour tourner son visage et avoir assez d'espace pour découvrir son cou.

Felicity se laissait faire une main posée sur le bras d'Oliver dont la main reposait sur sa taille et l'autre restée en suspension, le bout de ses doigts effleurant son coude. Elle n'osait pas bouger, peut-être encore quelques fragments de peur la retenant mais ils furent balayés rapidement quand elle senti ses lèvres se poser sur sa peau. Elle plaça sa main sur sa nuque pour guider Oliver vers ses lèvres. Elle avait assez attendu et s'était assez torturée pour ne pas perdre une seconde de plus.

Quand leurs lèvres se rencontrèrent enfin, elle eut l'impression que le temps se suspendait. Comme la première fois, son corps semblait lui échapper et fondre sous cette caresse. Alors que leur premier baiser avait été passionné et brutal celui-ci était doux et plein de retenu. Felicity avait fermé les yeux et découvrait avec plaisir les lèvres d'Oliver sans sentiment de culpabilité.

Oliver effleurait ses lèvres, elle l'avait attiré à elle et il se sentait enfin sûr de ce qui allait les attendre. Ils prendraient le temps de se découvrir, passeraient tout leur temps ensemble quitte à vivre cachés les premiers temps. Il ne pourrait plus maintenant attendre plusieurs jours pour goûter de nouveau à ses lèvres. A cette pensée, il se concentra sur le moment présent et il approfondit le baiser. Felicity lui en demandait plus, il ne se priverait pas. Il resserra ses doigts sur sa taille et attrapa ses cheveux au-dessus de sa nuque. Il la voulait tellement que ça lui faisait mal. Il devrait se calmer pour ne pas perdre le peu de contrôle dont il faisait preuve mais Felicity ne l'aidait pas. Elle avait passé une main sur sa nuque qui le retenait contre elle et les doigts de son autre main se resserraient autour de son bras.

Felicity sentit les lèvres d'Oliver s'entrouvrir et sa langue venir caresser les siennes. Elle ouvrit la bouche à son tour et l'accueillit avec plaisir. Oliver venait de glisser sa main dans son dos et la caressait lentement de son pouce. Il commençait à avoir du mal à respirer, son cœur ne semblait pas vouloir se calmer dans sa poitrine et il perdait pied. Il s'arracha avec difficulté à la douceur de ses lèvres et l'empressement de son baiser. Il posa son front sur celui de Felicity en la gardant dans ses bras. Il profitait encore de sa chaleur, les yeux fermés, rien n'existait autour d'eux.

Felicity sentait le souffle d'Oliver caresser ses lèvres, elle sentait les battements forts de son cœur, autant que le sien. Elle avait encore besoin de ses lèvres pour confirmer que ce qu'elle vivait n'était pas un rêve. Elle fit glisser sa main jusqu'à son épaule et la déposa sur sa joue. Elle caressa sa pommette de son pouce et Oliver ouvrit les yeux. Elle plongea avec plaisir dedans et se laissa envoûter par le plaisir qui les habitait. Il ne l'avait jamais regardé comme ça, ou en tout cas elle ne s'était pas laissé aller à en prendre conscience. Elle le ramena contre elle et goûta une fois encore à sa bouche, elle le sentit sourire dans son baiser ce qui la fit sourire à son tour.

Cette fois-ci ce fut elle qui mit fin au baiser en se reculant et Oliver lui vola encore deux baisers en mordillant ses lèvres. Elle le repoussa doucement en riant, Oliver souriait comme elle ne l'avait jamais vu. Il caressait ses cheveux en détaillant son visage, il ne l'avait pas lâché et n'en avait aucune envie. Il glissa ses mains sur sa taille et les lia dans son dos.

Felicity avait du mal à soutenir son regard, gênée, elle posa son front contre son torse et il la prit un peu plus dans ses bras. Il posa son menton sur le sommet de son crâne et se laissa respirer librement, un sourire immense sur les lèvres. Il était rassuré, Felicity ne le repoussait plus, ils avaient enfin réussit à se retrouver et à partager l'attirance qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre sans mauvaise conscience. Leurs baisers avaient été tendres, passionnés, et il était encore en manque.

- « Tu veux bien sortir avec moi ? », lui demanda-t-il pour la forme.

Elle se recula et leva la tête pour le regarder. Elle murmura un oui contre ses lèvres avant de l'embrasser chastement et de cacher son visage dans son cou.

- « Tu es d'accord pour qu'on attende que tout se calme au lycée? », murmura-t-il contre ses cheveux. Elle hocha la tête contre son cou sans répondre. « On pourrait se voir chez toi ou chez moi », reprit-il, « avant de pouvoir sortir ». Il la cajola un instant avant d'ajouter « Et il faudrait le dire à Roy pour éviter qu'il me tienne éloigné de toi dorénavant. Je risque de beaucoup moins bien le supporter maintenant qu'on est ensemble», en baissant la tête, cherchant à nouveau ses lèvres. Ils s'embrassèrent à nouveau tendrement.

- « Je vais lui parler. Il comprendra et te laissera tranquille. »

Felicity ferma les yeux et prit une profonde inspiration avant de se détacher de son corps. Elle ouvrit les yeux, elle allait devoir maintenant faire face aux autres.

- « Je le verrai demain au lycée.

- Et on pourra se voir après les cours ? Chez toi ? » Il sentit Felicity se tendre un peu. « Chez moi, il peut y avoir du passage, Tommy ou Laurel, je ne voudrais pas…

- Non tu as raison, c'est mieux chez moi ».

Il n'y avait aucun risque qu'elle les voit arriver, Tommy et Laurel ne savaient où elle habitait. Ce qui la gênait un peu c'était la présence de sa mère qui n'allait pas rater de la mettre mal à l'aise. Il fallait juste qu'elle fasse attention à ses horaires de travail et ça devrait aller. Ils se séparèrent à contre cœur et Felicity regarda partir Oliver en pensant à Roy. Elle devrait peut-être lui parler avec Barry, ça lui éviterait de tenir deux fois le même discours et elle se défendrait contre les deux.

C'est ce qu'elle fit le lendemain, elle arriva au lycée où elle retrouva Roy devant la grille et Barry les rejoignant. Elle hésita à leur parler à ce moment-là, ils risquaient d'être interrompus et elle avait peur que Roy s'en prenne à Oliver. Elle ne pensait pas qu'il en arriverait jusque-là mais elle préférait rester prudente, depuis le début il se méfiait de lui. Elle se força à ignorer Oliver toute la matinée, à peine un regard échangé lors de la pause de midi quand ils sortirent de leur classe. Elle vit Oliver partir seul vers le parc et elle retrouva ses amis dans la cour pour leur proposer qu'ils mangent à l'extérieur du lycée. Ils acceptèrent et ils se retrouvèrent à acheter un sandwich à un vendeur ambulant avant de s'asseoir sur le banc d'un parc publique. Felicity tenait son sandwich et ne l'avait pas encore ouvert. Son estomac était noué, elle s'inquiétait réellement de la réaction des garçons. Jusqu'à maintenant, ils l'avaient défendue contre Oliver et ceux qui pouvaient vouloir lui faire du mal, ils risquaient de ne pas comprendre.

- « J'ai quelque chose à vous dire…

- Qu'est-ce qu'il a encore fait ? » demanda Roy sans attendre.

Roy ne pouvait vraiment pas supporter Oliver, c'était devenu plus fort que lui. Elle pensa à Théa qui ne devait avoir aucune chance de pouvoir inviter son petit-ami chez elle. Elle se tourna vers eux et les regarda à tour de rôle. Elle devait se lancer et leur dire la vérité, elle avait assez attendu et mentit à ses amis.

- « Je sors avec Oliver », dit-elle d'une voix peu assurée, son regard passant de l'un à l'autre et se préparant à leurs réticences. Elle vit le regard de Roy se durcir et ses mâchoires se contracter.

- « Tu plaisantes, après tout ce qu'il a fait ?

- Ce n'était pas entièrement sa faute », voulu-t-elle le défendre.

- « Non, il t'a accueillit les bras ouverts quand tu es arrivé et tu avais l'air d'aller très bien à la soirée du nouvel an après avoir passé un moment en tête à tête avec lui », d'un ton sarcastique.

Elle baissa la tête, ce n'était pas faux mais ce n'était pas non plus totalement vrai.

- « Il m'a embrassé mais j'en avais envie moi aussi. »

Roy soupira fortement et s'adossa au banc en levant les yeux au ciel.

- « Et tu crois qu'il va s'amuser combien de temps avec toi ? »

Felicity fut piquée au vif et la réflexion de Roy lui fit mal. Elle savait que ça allait mal passer avec lui mais elle avait espéré qu'il la soutiendrait. Elle s'adossa à son tour contre le banc et baissa les yeux sur ses mains. Même s'il elle était attiré par Oliver, une partie de sa raison continuait de la mettre en garde. Il avait tout de même trompé sa petite-amie.

- « Moi je trouve que vous allez bien ensemble. »

Felicity releva la tête vers Barry et lui offrit un petit sourire. Roy souffla encore une fois en s'énervant un peu plus.

- « Non mais arrête. Felicity a été agressée à cause de lui.

- Il n'est pas responsable de ce que les autres ont fait pour lui sans qu'il en soit au courant… », répondit Barry.

Roy se leva et s'en alla s'en regarder en arrière. Il ne comprenait pas Felicity, après tous les problèmes qu'Oliver lui avait causés, elle voulait sortir avec lui. Quand il arriva au lycée, il ruminait encore ce qu'il venait d'apprendre. Il s'était inquiété pour elle pendant des jours et maintenant elle se laissait séduire par cet idiot. Il le vit au loin dans la cour, il changea de direction pour ne pas le voir en pensant à Théa mais ce fut plus fort que lui et se mit à le suivre de loin. Depuis la rentrée, il traînait seul ayant réussi à se mettre à dos ses amis les plus proches. Il pensait qu'il allait rejoindre ses coéquipiers mais il ne prit pas la direction du terrain de foot. Il le vit disparaître dans le gymnase et quand Roy entrouvrit la porte, Oliver était seul, assis sur un banc.

Oliver releva brusquement la tête en entendant du bruit. Roy venait d'entrer et le regardait durement, Felicity avait dû lui parler. Il se leva, préférant pouvoir réagir s'il décidait de s'en prendre à lui. Il ne voulait pas se battre, il l'avait laissé le frapper le soir du nouvel an car il était encore perturbé par ce qu'il s'était passé entre lui et Felicity mais il ne lui ferait pas ce plaisir une seconde fois.

- « Tu es au courant ? », lui demanda-t-il.

- « Que tu veux l'utiliser et te moquer d'elle. »

Oliver secoua la tête et ne réussit pas à masquer le sourire en coin qui naquit sur ses lèvres. Un sourire affligé, il avait perdu Tommy et il allait devoir se battre contre Roy. Il comprenait sa réaction après tout ce qui s'était passé entre Felicity et lui mais il espérait qu'il lui laisserait le bénéfice du doute.

- « Ça te fait rire ? Felicity est mon amie et je ne te laisserai pas lui faire du mal.

- Tout comme je ne te laisserai pas faire de mal à Théa mais je lui fais confiance. Elle m'a demandé de te donner une chance, ce que je fais pour elle. Tu devrais faire confiance à ton amie.

- Je lui fais confiance, c'est en toi que je n'ai pas confiance…

- Alors je te montrerai que tu peux. Je ne veux pas lui faire de mal...

- C'est trop tard pour ça et tu le sais.

- Je me suis excusé auprès d'elle et elle m'a pardonné, c'est la seule chose importante. Je vais me rattraper et lui faire oublier ce que j'ai fait,… je tiens à elle et je ne vais pas abandonner même si tu essayes de te mettre entre nous. »

Roy ne répondit pas et Sara entra dans le gymnase. Elle resta surprise de les trouver ensemble et elle se dirigea rapidement vers son ami en sentant la nervosité de Roy. Celui-ci lui jeta un regard avant de le poser à nouveau sur Oliver puis il sortit sans attendre.

- « C'était quoi ça ? Le justicier du lycée ? », demanda Sara, le regard toujours sur la porte où le jeune homme venait de disparaitre.

- Il veut protéger son amie. C'est tout et je le comprends. Il ne croit pas que je me suis attachée à elle après tout ce que j'ai fait… et c'est assez normal…»

Felicity était encore au parc avec Barry, elle était soulagée qu'il ne fût pas contre le fait qu'elle sorte avec Oliver mais ça la surprenait même si elle lui avait avoué à la soirée du nouvel an qu'il l'attirait.

- « Je pensais que tu aurais une réaction plus proche de celle de Roy. »

Barry se tourna vers elle pour la regarder.

- « Je me suis beaucoup méfié d'Oliver mais en apprenant que tu lui donnais des cours, je l'ai un peu plus observé et je dois dire que je l'ai vu évoluer. » Elle fronça les sourcils et il s'expliqua. « Son regard sur toi a changé. Il paraissait vraiment mal pendant un moment, et il te jetait souvent des regards alors qu'il te voyait de loin.

- Comment tu t'es aperçu de ça ?

- J'ai voulu le surveiller pour être sûr qu'il se comportait bien. Roy t'accompagnait aux cours et je le tenais à l'œil au lycée. Il a arrêté de reluquer toutes les filles et tous ses gestes envers Laurel sonnaient faux. »

Felicity baissa la tête, elle n'arrivait pas à se pardonner ce qu'il se passait entre eux en pensant à Laurel.

- « Ne t'en veux pas, il ne l'aime plus depuis un moment, les bruits de couloir disent qu'il l'a trompé plusieurs fois. Par contre, il n'a pas intérêt à se comporter de cette façon avec toi parce que là, je ne le laisserais pas faire. »

Felicity le prit dans ses bras et le remercia. Elle lui expliqua que se serait sans doute difficile au lycée et qu'ils avaient décidé de garder ça pour eux pendant un moment, Barry lui dit que se serait peut-être préférable. Ils retournèrent au lycée à la fin de leur pose et elle trouva Tommy adossé contre un arbre, pianotant sur son portable. Il avait les traits tirés, il leva la tête et elle nota son regard terne. Elle laissa Barry et s'avança vers lui, elle devait lui parler et elle se planta devant lui en cherchant ses mots.

- « Ça va ? », lui demanda-t-elle d'une petite voix. Il leva les yeux pour les baisser aussitôt et elle le vit se tendre.

- « Qu'est-ce que tu veux ?

- Je voulais m'excuser… Je … ce n'était pas prémédité. Je suis désolée que ça se soit passé comme ça.

- Je ne t'en veux pas, je ne t'avais pas encore demandé de sortir avec moi. On n'était pas vraiment ensemble, c'est à Oliver que j'en veux. On était amis et je n'aurais jamais cru qu'il se serait comporté comme ça avec moi. »

Felicity fut ennuyée d'entendre ça, elle ne pensait pas que Tommy puisse avoir tiré un trait sur leur amitié et qu'elle en soit la cause.

- « Ne lui en veux pas. Il a essayé de m'embrasser il y a quelques semaines de ça et je l'ai repoussé. Depuis il ne s'est pas rapproché de moi, il s'est bien comporté, on n'a fait que parler des cours. Il a ignoré ce qu'il pouvait ressentir pour moi, pour ne pas te faire de peine quand il a vu qu'on passait plus de temps ensemble. »

Elle pouvait comprendre ce qu'il ressentait mais il devait savoir qu'Oliver n'avait pas cherché à le blesser, elle l'avait repoussé et il s'était bien comporté depuis, il avait fait attention à son ami en se rendant compte qu'il se rapprochait d'elle. Elle avait plusieurs fois surpris les regards d'Oliver sur eux quand il les voyait discuter ensemble mais il avait respecté la distance qu'elle lui avait imposée.

- « Je ne veux pas savoir, ça ne changera rien. Il ne m'a pas parlé, c'est tout ce que je retiens et il a attendu d'être chez moi pour m'accuser de mal me comporter avec toi… Il avait simplement à me parler et j'aurais compris. »

Tommy se redressa et partit sans rien ajouter, il ne voulait plus voir Felicity, ni Oliver. Il allait avoir besoin de temps pour pouvoir pardonner à son ami et il n'avait pas envie d'entendre Felicity prendre sa défense. Il ne ressentait même plus de la colère contre Oliver, il était déçu et dégouté par son comportement. Il remonta dans sa classe et retrouva Laurel déjà installée à son bureau, le regard dans le vide. Elle était aussi abattue que lui, elle tourna la tête pour voir qui était là quand il s'installa au bureau voisin.

- « Ça va ? », lui demanda-t-il doucement.

Laurel hocha la tête avec un sourire triste. Elle ne pouvait pas continuer à se morfondre, elle voulait montrer à Oliver qu'elle n'aurait aucune difficulté à se remettre de leur séparation. Il avait trouvé une autre fille, elle ne lui ferait pas le plaisir de lui montrer qu'elle souffrait plus longtemps à cause de lui. Elle retint difficilement une larme et Tommy posa sa main sur sa joue et l'essuya de son pouce.

- « Ça va aller.

- Oui », en hochant la tête. « Je l'évite le plus possible mais je n'arrête pas d'y penser.

- Je comprends, c'est un peu pareil pour moi. », en caressant sa pommette de son pouce.

- « Tu as Felicity pour oublier tout ça. Je vous ai vu vous embrasser à la soirée. », en posant sa main sur celle de son ami et en fermant les yeux un instant.

Elle avait besoin de Tommy, c'était le seul véritable ami qu'elle avait. Les pompom girls et les coéquipiers d'Oliver n'étaient que des connaissances et elle ne voulait pas qu'ils apprennent ce qu'il s'était passé. En tout cas les détails, car connaissant le lycée, les rumeurs devaient déjà traîner dans les couloirs. Il y avait Sara, aussi, mais elle ne pouvait pas pleurer tous les jours sur l'épaule de sa petite sœur.

- « Non, je… finalement je crois qu'on n'est pas fait pour être ensemble » en détournant la tête.

- « Heureusement qu'on est tous les deux alors », en ouvrant les yeux.

Tommy plongea dans son regard et lui sourit tendrement. Laurel lui faisait de la peine, elle était tombée amoureuse d'Oliver et leur couple avait dû faire face en quelque sorte à la pression sociale. La pompom girl et la star de l'équipe de football attiraient tous les regards mais aussi les jalousies. Le comportement de Laurel s'était modifié et son couple était devenu une vitrine où elle étalait son bonheur. Tommy la connaissait depuis aussi longtemps qu'Oliver, elle avait changé mais il était persuadé qu'au fond d'elle-même, elle était toujours cette jeune fille amicale et simple qu'ils avaient connu.

Le soir même Oliver se présentait chez Felicity, elle le laissa entrer et comme la veille ils prirent le temps de se retrouver. Il la tenait dans ses bras et l'embrassait en prenant tout son temps.

- « Je l'ai dit aux garçons », lui dit-elle en se reculant pour pouvoir le regarder en parlant.

- « Oui je m'en suis aperçu », en souriant et en plongeant de nouveau son visage dans son cou.

Felicity l'attrapa par les épaules et le repoussa pour qu'ils puissent parler.

- « Roy… ?

- Il m'a fait comprendre qu'il serait là pour te protéger. Il tient à toi et je peux le comprendre ». Il fronça les sourcils « Je dois être jaloux ? », lui demanda-t-il pour plaisanter.

Elle secoua la tête en souriant et l'attira à elle pour un nouveau baiser. C'était devenu nécessaire, en à peine deux jours, elle pouvait se fondre contre le corps d'Oliver et passer son temps à l'embrasser et à ressentir la tension qu'elle faisait naître en lui. Ils finissaient par se séparer à bout de souffle, les joues rougies sous l'effet d'une excitation plus ou moins évidente. Elle posa à nouveau son front dans son cou. Elle souhaitait lui poser une question après ce que lui avait dit Roy. Elle ne voulait pas se faire des idées et douter de lui.

- « Roy m'a dit que tu n'étais pas seul quand il est allé te parler… »

Oliver prit son visage dans ses mains et la regarda.

- « C'était Sara… elle sait pour nous. Elle l'a deviné. Et je te rassure, elle est seulement mon amie… même si elle a été plus dans le passé. » Felicity baissa les yeux, gênée par sa question et par le regard d'Oliver qui était devenu plus profond. « Tu me crois ? », lui demanda-t-il en glissant un doigt sous son menton pour relever son visage.

Elle hocha la tête doucement en lui offrant un petit sourire et il l'embrassa tendrement.

La semaine passa rapidement à ce rythme et même avec les entraînements de football, Oliver passait tous les jours la voir même si c'était seulement pour quelques minutes. C'était déjà vendredi et ils se retrouvaient comme tous les jours à s'embrasser avant qu'Oliver doive rentrer chez lui. Il avait bien tenté plusieurs fois de rester plus longtemps mais Felicity avait donné comme excuse qu'elle ne voulait pas déranger sa mère après son travail. Ils profitaient donc des dernières minutes qui leur restaient, Oliver en appui sur le rebord de la table, tenant Felicity entre ses jambes et contre son torse. Il lui caressait le cou du bout des doigts et examinait les frissons qu'il voyait apparaître sur sa peau. Elle avait fermé les yeux et se laissait caresser avec plaisir, l'entourant de ses bras.

- « Je me languis qu'on puisse sortir d'ici. Je pourrais te prendre la main devant tout le monde, t'embrasser quand j'en ai envie,… » Elle ouvrit les yeux et le regarda avec tendresse. « Tu m'as rendu accro. »

Elle posa ses lèvres sur les siennes et lui donna un baiser doux et profond en glissant ses bras le long de son dos pour retrouver sa tête et glisser ses doigts entre ses mèches de cheveux.

- « Bonjour… »

Felicity fit volte-face et se retrouva face à sa mère qui les regardait avec un grand sourire. Elle s'éloigna d'Oliver brusquement comme si elle pouvait encore faire croire à sa mère qu'il ne s'était rien passé. Oliver s'était redressé et passait son regard de Felicity à la femme blonde qui venait d'entrer, chez elle sans aucun doute. Elle était un peu plus petite que Felicity, perchée sur des talons vertigineux, des cheveux aussi blonds que les siens et un sourire rayonnant.

- « Tu me présentes ton ami.

- Oliver… il est dans ma classe… On ne …

- Vous ne faisiez rien de mal », la coupa sa mère. « Et puis tu sais comment ça marche, tu as eu des cours d'éducation sexuelle.

- Maman », s'exclama-t-elle encore plus honteuse.

Oliver vit Felicity passer du rouge tomate au rouge carmin. Elle ne le regardait pas, la tête baissée, une main cachant ses yeux et ses bras pliés sur sa poitrine. Oliver ne réussit pas à s'empêcher de rire en voyant la mère de Felicity si calme et ouverte alors que sa fille était morte de honte. Il reçut un regard noir de la part de sa petite-amie alors que sa mère s'approchait pour le saluer. Il sentit son ventre se tordre en pensant qu'elle était maintenant sa petite-amie mais ses pensées furent vite interrompu par la mère de Felicity.

- « Oliver Queen », se présenta-t-il alors qu'elle le prenait par les épaules pour l'embrasser sur les deux joues, il resta quelques secondes surpris de cette familiarité si rapide.

- « Queen ? Comme l'entreprise ? Elle est à toi ? », en marquant un arrêt, le tenant toujours par les épaules.

- « C'est celle de mon père plutôt, madame Smoak. » Il la vit grimacer théâtralement en le relâchant.

- « Appelle moi Donna. Et tu vas reprendre la suite ?

- Je ne sais pas…

- Ça suffit, tu vas pas lui faire passer un interrogatoire. Il doit partir », les interrompit Felicity. Elle paraissait moins gênée maintenant mais elle n'était pas vraiment à l'aise qu'ils se retrouvent en présence de sa mère après s'être fait surprendre collés l'un à l'autre.

- « Oh c'est dommage, tu pourrais…

- Non il ne peut pas », en attrapant la main d'Oliver et en l'entraînant vers la porte d'entrée.

- « Tu viendras manger un autre soir avec nous », lui lança Donna depuis la cuisine où elle s'était dirigée.

- « Oui avec plaisir », en tentant d'échapper à la prise de sa petite-amie pour répondre à sa mère.

Il n'allait pas manquer cette occasion mais le regard de Felicity était plutôt réticent. Il se retrouva à la porte sans avoir pu lui dire au revoir. Il sourit en repensant à sa mère, elle était vraiment accueillante et il ne doutait pas qu'il allait pouvoir passer encore plus de temps avec Felicity si sa mère ni voyait aucun problème.