Chapitre 2 :

Titre : Cri Silencieux

Prologue : Tsubasa est désormais bien entouré, seulement, le lourd fardeau d'un passé oublié ne cesse de le tirer vers le bas et l'empêche de se délier de ses secrets délabrés.

Anime : Metal Fight Beyblade (Pas de spoiler de la série, du moins je ne pense pas faire référence à quelque chose de furtif)

Genre : Drame (Pas de mort).

Disclaimer : Les personnages de l'histoires appartiennent principalement à Takafumi Adachi ainsi que Kunihisa Sugishima... Quelques apparitions sans trop d'importance seront bien évidemment de moi mais ils ne sont pas à prendre comme étant des OOC, ils sont seulement utilitaires à la fiction ;) !

Raiting: T car il y aura de la violence mais aucune scène de sexe ne sera divulguée dans cette fiction.

Auteur: Lightkingdom; cette histoire est le pur fruit de mon imagination, si il y a une quelconque coïncidence avec une autre fiction ou histoire, je m'en excuse par avance et j'espère que cela n'importunera pas votre écriture.

Note d'auteur : Merci pour les reviews de YAMIK0 qui me font toujours grand plaisir à lire.

Chapitre 2 :

Le cri d'un aigle royal, déployant ses grandes et massives ailes brunes, survolant l'étriquée vallée japonaise le retînt.

Flashback 16th April 2020 – Koganei, Kantô

POV Tsubasa.O/T

Il devait être aux alentours de huit heure du soir, j'étais patiemment accosté à la fenêtre de ma chambre donnant vu sur le grand et vaste parc de la ville. La maison m'accueillant située sur les hauteurs de la montagne de Koganei, me permettait d'observer tout, d'une distance éloignée bien sûr, comme les habitudes des gens d'ici ou bien les immenses forêts de pins vertes en face de la colline. J'aimais beaucoup cette ville, les citoyens y étaient agréables et très sympathiques, l'environnement était très soigné et la pollution semblait être écartée de cet endroit. Les japonais me semblaient être des personnes joyeuses, gaies, gentilles et aussi très actives, la plupart des adultes étaient déjà levés à cinq heure du matin pour partir travailler. La persévérance et le savoir vivre semblaient être deux valeurs très importantes aux yeux des gens de ce peuple, du moins, c'est-ce que j'arrivais à en déduire du haut de mes neuf ans.

Effectivement, cela faisait maintenant près de quatre ans que j'avais quitté ma ville natale anglaise –si natale soit elle- afin de rejoindre, accompagné de mon père adoptif une ville japonaise nommée Koganei de la préfecture de Tokyo au Japon. Autrefois, je n'étais jamais sortit de mon orphelinat d'Angleterre et encore moins d'Europe, alors le choc psychologique d'une telle liberté, à pouvoir me balader dans une ville, inconnue et étrangère m'avait été une véritable aventure. Et il n'y avait pas que ça, mes parents déjà responsabilisés par deux fils de treize et quinze ans ont été contraints de me ligués leur nom : désormais j'étais un Ōtori. Etant régulièrement entouré d'élèves, en classe, les autres enfants ont pu me présenter la signification de leurs noms et prénoms, les kanji japonais déterminaient cela. Je me suis renseignée et je me suis aperçu qu'Ōtori était formé du kanji de la grandeur ainsi que celui des oiseaux. Étrangement, j'aime beaucoup les volatiles, ils sont intéressants et très gentils... Passons.

Un moment de découverte vite brisée par les agissements brutaux et violents que me faisait endurer mon père au quotidien. Il avait dévoilé son véritable visage quelques jours seulement après mon arrivée et j'ai rapidement comprit qu'il prenait un plaisir fou à me faire du mal, surement étais-je le seul enfant de la famille qui subissait les coups, les blessures, les insultes et querelles. En réalité, je ne parlais pas avec les progénitures biologiques de la maison, aînés à moi, nous n'avions rien de conjoint. Premièrement, nous n'étions pas du même sang et puis nous n'avions pas de points communs; contrairement à eux, je ne pratiquais pas d'arts martiaux japonais comme le Kenjutsu, le Karatédo ou encore l'Aïkido. Et puis, je n'étais qu'en primaire tandis qu'eux étaient déjà au collège. J'espérais seulement qu'eux non plus n'avaient pas affaires aux même traumatismes journaliers que moi.

J'haïssais ce père de famille de tout mon cœur; ce même homme qui paraissait si appréciable et doux de l'extérieur, père responsable et droit aux yeux des autres. Le respect lui était alors dédié dans tout le lotissement et ses environs, il m'avait sauvé d'un avenir indésirable et me laissait remonter la pente, quels ignorants ! Combien d'éloges avait-il reçu grâce à cela ? Je m'étais surpris à regretter mon orphelinat, au moins, là bas, je n'étais pas battu après les cours du soir ou les prières.

Je regrettais aussi mes parents, j'espérais toujours qu'ils viendraient me chercher, qu'ils me sortirait de là et me ferait enfin vivre une vie normal, la même que ceux des autres enfants de l'école. Je les enviaient, à la sortie de l'école; toutes les mamans ramenaient un goûter pour leur fils avant de les amener au parc avec les autres enfants. Quand je passais devant, les parents discutaient entre eux, poliment, sans la moindre once d'agressivité et les enfants jouaient au ballon ou à la corde à sauté, riants aux éclats, ce qui me redonnait, je l'avoue, une once d'espoir. Voire un enfant rire, même moi je trouvais cela agréable... Peut-être était ce du à ma maturité, ma débrouillardise ou bien encore ma personnalité.

J'aimais imaginer ce qu'étaient mes parents avant de périr ou bien alors penser à ce à quoi nous aurions joués, où nous serions partis en vacance, si moi aussi j'aurais pu aller m'amuser au parc avec les autres.

Mais encore, je rêvais d'un ami, quelqu'un avec qui j'aurais éventuellement pu parler, quelqu'un avec qui j'aurais pu jouer au ballon... Peut-être ne méritais-je pas cela ?

J'entendis soudainement la porte de ma chambre claquer, brutalement, les murs tremblèrent une fois de plus. Habitué, je ne sursautais plus, je ne bougeais plus, j'étais éduqué et je savais que le moment était venu pour moi de me faire frapper, de nouveau, je ne pouvais pas prétendre que j'ignorais ce qui allait se passer.

-Tsubasa, tu restes encore devant la fenêtre à rien faire ?! Merde alors, il y a la cuisine à laver pourtant ! Cela mérite une bonne punition...

Mon père se jeta à la porte, j'entendis le cliqueter de la serrure se refermer. Visiblement, il ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes du jeudi soir. Il me retourna hâtivement par le poignet, je me fit battre de plein fouet par son poing s'abattant à une vitesse folle sur mon estomac, me forçant à m'allonger dos au lit. Je ne ressentis qu'une forte démangeaison, la douleur s'évanouissait au fil et à mesure des mois. A peine eu-je le temps de souffler et mon assaillant m'attrapa par le col de la chemise avant de me plaquer au mur, les mains liées. Je n'eu le temps de ressentir la moindre douleur que déjà, je sentis mon malsain tuteur me gifler de ses mains poisseuses et salies. La suite ne m'était pas inconnue, je me contentais juste à fermer les yeux et à cesser d'écouter les injures dégoûtantes qu'il me criait.

Fin du Flashback

L'oiseau dominait le ciel, pratiquant de légers cercles dans les hauteurs. Les pupilles noires de l'adolescent se dilataient, s'accoutumant malgré la forte obscurité présente. Ce dernier semblait ne pas vouloir laisser seul; l'animal était si différent de l'homme : loyal, honnête et généreux, contrairement à l'humain qui n'était que le reflet même de l'avarice et de la voracité.

L'argenté se demandait encore combien de temps il tiendrait sur ce monde plongée dans l'égocentrisme, l'hypocrisie et la superficialité. Les pêchés humains dégradaient l'âme de trop d'innocents, la société tuait les hommes.

Le seul rayon de lumière le maintenant était la cendre flottante après une autre inhalation apaisante.