Titre : Cri Silencieux

Prologue : Tsubasa est désormais bien entouré, seulement, le lourd fardeau d'un passé oublié ne cesse de le tirer vers le bas et l'empêche de se délier de ses secrets délabrés.

Anime : Metal Fight Beyblade (Pas de spoiler de la série, du moins je ne pense pas faire référence à quelque chose de furtif)

Genre : Drame (Pas de mort).

Disclaimer : Les personnages de l'histoires appartiennent principalement à Takafumi Adachi ainsi que Kunihisa Sugishima... Quelques apparitions sans trop d'importance seront bien évidemment de moi mais ils ne sont pas à prendre comme étant des OOC, ils sont seulement utilitaires à la fiction ;) !

Raiting: T car il y aura de la violence mais aucune scène de sexe ne sera divulguée dans cette fiction.

Auteur: Lightkingdom; cette histoire est le pur fruit de mon imagination, si il y a une quelconque coïncidence avec une autre fiction ou histoire, je m'en excuse par avance et j'espère que cela n'importunera pas votre écriture.

Note d'auteur : Bonsoir, c'est avec un peu de retard que je poste le troisième chapitre de ma fiction, révisions du brevet blanc obligées, je vous souhaite cependant une agréable lecture. Encore une fois, YAMIK0 m'est d'un grand soutient, je vous invite à aller découvrir ses fictions Beyblade Metal Fight qui sont toutes très bien écrites.

Chapitre 3 :

Le bruit sourd d'une ambulance, roulant à forte vitesse sur les routes désertes de Bey City, brisa le lourd silence que formaient la nuit et le vide.

S'en était une distraction, un amusement, deviner si le blessé avait eu la chance périr ou demeurait en vie.

Et pourtant, les secondes défilaient, telles des aiguilles funestes tandis que loin devant, le camion s'échappait de son champ de vision dans un autre arrondissement de la ville, lui aussi envahit par la gèle et l'obscurité. Son regard se figea quelques instants sur ce point de néant, où ses pupilles dilatées s'assombrissaient au fil et à mesure du temps.

Une petite brûlure au coin de son avant bras l'interpella soudainement: une cendre avait fuit sur sa peau fraîche et nue, recouverte un peu plus loin par un vêtement léger, gris ombré que reflétait son état psychique détruit. Pourquoi ce contacte ne l'avait il pas heurté ? Pourquoi les sentiments lui manquaient ? Pourquoi ne réagissait-il pas à son état ? Il voulait crier au monde que ça n'allait pas, que ses éclats n'étaient que les attraits de son ombre, que cette présence maléfique le suivait au quotidien mais rien ne sortait de ses lèvres, jamais. La plainte n'avait jamais été l'un de ses recours.

Pourtant, il y avait une once d'espoir au sein de tout ce malheur, des petits éléments qui faisaient que quelque part il ne s'était pas encore élancé au saut de l'ange. Ces sourires innocents que le blondinet encore écarté de ce monde lui dévoilait, les cris enthousiastes de ses amis lorsqu'une bataille était remportée ou les gestes compatissants de Ryo et Hikaru à son égare. Ces quelques détails le supportait, le maintenait en vie, étaient quelque peu plus efficaces que les anti dépresseurs, les cachets ou les somnifères. Intérieurement, il priait pour que cela soit suffisant, son esprit lui prouvait que non.

Flashback 4th June 2022 – Japon Koganei

POV Tsubasa. O

J'étais sur la route que rejoignait ma maison après l'éprouvante journée passée à mon collège local tout juste situé à une vingtaine de minute de chez moi. J'observais alors le ciel gris et ténébreux -tel qu'à son habitude lors des premiers jours du mois de Juin- avec grande attention. Les oiseaux d'est se faufilaient entre les nuages broussailleux qu'offrait les hauteurs, sans grands efforts, ils survolaient tous simultanément la vallée.

Régulièrement, les élèves de mon établissement scolaire me doublaient contrairement à eux je n'étais pas pressé de rentrer à la maison, les choses n'avaient pas changées, s'étaient elles peut-être même empirées au fil des années ? J'avais onze ans, je n'étais pas apte à me défendre contre un homme d'un demi mètre de plus que moi, le moineau contre le buffle, le prisonnier face à son détenteur. Une force herculéenne qui m'abattait à chaque coup, chaque gifle, chaque insulte. Alors oui, tout s'était aggravé.

Le pire restait encore à venir : le père de famille, au sein de notre habitat, afin de rémunérer plus d'argent s'était grâce à quelques connaissances mis au trafic de stupéfiants aux jeunes lycéens de la ville. Cela faisait visiblement des mois que cela durait sans que rien ne se fasse pour contrer la vente, j'étais exposé à cette dangereuse ambiance dans la famille et les deux fils, pour s'en sortir, avaient suivis la même voie. Etais-je destiné au même parcours ? Je n'osais le demander, jamais rien ne sortait de mes lèvres, je me contentais d'observer patiemment les échanges, de subir les douleurs causées par mon père, de me taire face aux injures.

J'avais peur de ce que j'allais devenir.

J'appréhendais les réveils et me confortais la nuit. Quand est ce qu'on me libérera de cet enfer permanent ? Je ne demande pas grand chose, juste vivre comme un enfant de onze ans.

Ma maison n'était plus qu'à une cinquantaine de mètres et pourtant, la fatigue se faisait déjà ressentir. J'arrivais à déceler les actes de mes parents à la vue des voitures avariées de plusieurs trafiquants routiniers. Une chance inespérée celle d'entrer le plus discrètement possible et filer dans ma chambre. J'empoignais la porte et l'ouvrit, jetant un vaste regard à travers l'entrée, personne ne s'y assiégeait, je m'empressais de monter à l'étage quand une voix grotesque se leva envers ma direction. Mes paupières se plissèrent aussi vite.

-Et gamin ! Vas me chercher une cannette à la cuisine, j'ai soif !

L'allure impolie de mon interlocuteur, l'un des plus jeunes trafiquant du réseau, me fit frémir. Il n'était jamais bon d'être une connaissance de ce type, certains en ayant déjà fait les frais après avoir stoppé une consommation régulière. J'en jugeais rapidement utile d'exécuter son ordre et obéit.

En direction de la pièce délabrée, sombre et inquiétante, j'allumai la lumière et saisit la dangereuse boisson trônant la place parmi tant d'autres sur le plan de travail poussiéreux, mais aussitôt revenu, mon souffle se coupa instantanément. Dans le salon, un étudiant, étranger à moi de quelques années plus vieux, trois au maximum, était assit là, entre deux piliers masculins plus âgées mais lui ressemblant trait pour traits. Cet adolescent me marquait son expression agressive à un si jeune âge me touchait en plein cœur. Son physique imposant, supplémentaire à ses yeux dorés profonds, sa peau matte fraîche, sa mèche rouge surplombant sa chevelure blanche négligée et de ses vêtements sombres semblables à ceux de ses frères -s'ils l'étaient- m'intimidait. Son regard s'encra dans le mien et le temps se figea. Son visage était brute tout en me paraissant attendrissant bien que ses yeux ambres contre miens me semblaient totalement indifférents à la scène de trafic. Je n'avais jamais vu ce garçon de ma vie, mais pour la première fois, j'eus l'impression d'avoir quelqu'un qui ressentait les même choses que moi : cette peur de succéder au même avenir que mes deux frères cet isolement que je traînais au quotidien et cet abandon que tous me portaient.

Je ne savais pas comment réagir. Il insistait, m'obligeait à garder ce contact visuel qui me perturbait. je continuais alors à le scruter tout en marchant vers la table de marbre aussi haute que moi que je percuta durement, me faisant alors perdre équilibre. Malgré mon effort pour la rattraper, la cannette de bière me glissa des mains et atterrit au sol, accompagnant ma chute sur le carrelage apathique. Sans même avoir relevé la tête, je sentais le regard froid et sournois de mon père et de ses acolytes. Très vite, je sentis ses deux mains grossières se coller brutalement au col de mon uniforme d'établissement avant de me sentir tirée à lui, me faisant presque planer au dessus du sol. Une claque s'associa à ma souffrance, qui m'offrira plus tard un joli bleu au visage. Je fermais les yeux, apeuré par sa force démoniaque tandis que les rires des autres se joignirent à ses actes brutaux.

-Tu va me ramasser ça, filer dans ta chambre et attendre que nous ayons finit avant de revenir. Le jardin sera ton unique foyer ce soir, me cracha t-il au visage, accompagnant le tout de ce sourire mauvais que je ne sous estimais pas.

La boule au ventre, je m'abaissais à même le sol et lui légua mécaniquement la cannette métallique, remontant légèrement les yeux vers lui avant de les détourner vers le jeune adolescent qui me fixait lui aussi bien qu'heureusement sans ce stupide sourire amusé qu'avaient affichés les autres. Sans un geste de plus, je courus presque à ma chambre, rongé par la honte et m'enferma en celle ci.

-Quel imbécile je suis ! Il a vraiment du me prendre pour un raté celui là... Soupirais je, d'un ton colérique.

Oui, à travers lui, j'avais vu un garçon similaire à moi, au sein même d'une situation dangereuse et malfaisante avec qui j'aurais éventuellement pu entamer une discussion à intérêts collectifs car oui, depuis quand n'avais-je pas parlé avec quelqu'un que si ce n'était par pure obligation ? Je n'avais jamais eu d'amis ou de famille, je ne savais pas comment me comporter avec les gens extérieur, et pourtant, tout ça avait l'air si simple pour eux. Je me sentais seul et délaissé, personne ne me portait le moindre signe d'attention, alors non je ne m'en plains pas, je m'exprime juste et me compare à ceux qui ont la chance de pouvoir vivre normalement.

Le retentit de la porte me délivra de ces rêvasseries. Me penchant alors à la fenêtre, j'appercus au fond du jardin ce fameux jeune homme dont j'ignorais toujours le nom, sortant de notre propriété d'une posture droite et fière. Ce mec était intimidant, vraiment, l'envie de fuir la pièce m'avait même traversé l'esprit à plusieurs reprises lors de notre précédente altercation. Qu'importe, je le reconnaîtrais le jour où l'on se croisera de nouveau, ça n'a pas vraiment l'air d'être le type de personne que l'on puisse oublier du jour au lendemain.

Les deux aînés de la bande le devançait continuant leur discussion pendant quelques minutes supplémentaires avec mon père, simplement avachit sur le pilier clôturant l'entrée de la maison, une cigarette tenue entre ses doigts charnus. Je les fixaient tous et notamment lui. Au fond de moi j'espérais qu'il reviendrait, il n'avait pas l'air d'être un de ces minables que je côtoyais chaque jours. J'avais réellement besoin de quelqu'un et peut-être aurait il pu me comprendre ? Jeune, enfermé ici sans aucune possibilité de non retour, l'espoir se faisait rare ces temps ci, et un être commun à moi pouvait être la solution à tous mes ennuis.

D'emblée, il releva la tête en ma direction, comme s'il eut immédiatement deviné mon occupation. Je croisa une fois de plus ses prunelles dorés qui demeuraient indifférentes, c'était captivant, tant d'émotions traversaient ses yeux bien que son expression n'en montrait pas une. Il ne me lâchait pas du regard, me menaçant silencieusement. J'aurais voulu me délier de ce contacte inquiétant caractérisé par une dominance évidente mais l'envie d'arborer son visage grondant prit le dessus. Puis, par une déveine inouïe, l'un des grands frères lui tapa l'épaule et l'embarqua avec eux dans une voiture délabrée de couleurs, reflétant l'ombre des trois jeunes. Je songeais patiemment tout en suivant du regard le sentier de la voiture qui s'éloignait petit à petit dans les ombres de la ville a présent plongé dans un aura de rose et d'orange renvoyé par le ciel.

Peut-être que dans d'autres conditions nous aurions pu être amis ? Oui, j'avais besoin de quelqu'un, je ne pouvais pas rester tout seul, il fallait que ça change.

J'étais un garçon égaré comme sur le bord d'une route, au bord des larmes, prêt à éclater en sanglots.

X

Les battements d'ailes d'Eagle étaient sourds et rassurants, l'oiseau déviant jusqu'à lui, se posa tranquillement sur le rebord de la fenêtre. Un coup d'œil sans éclat fit échangé avec son maître c'était comme s'il ressentait exactement ses envies obscures, vides de raison. L'adolescent perçu ce regard inquiet. D'un coup de main, il caressa son long plumage exaltant, dévoilant un certain intérêt à la bête royale.

Cet ami qu'il recherchait, il l'avait trouvé quelques temps après, quand toute sa vie fut à nouveau bouleversée.

C'était le même vent venu de la mer qui courait depuis onze ans les mêmes rues. Cette pluie qui mouillait jadis les immeubles transit un champ de ruines