Chapitre 15
Merci pour vos commentaires, en particulier pour celles que je ne peux pas remercier en MP, aux nouvelles et de continuer à suivre cette histoire.
Un grand merci à Delicity-Unicorn pour son rôle de beta.
Je vous embrasse fort.
Felicity au milieu de la journée était toujours assise sur un fauteuil de la salle d'attente en compagnie de Théa. Elle ne voulait pas bouger d'ici avant d'avoir pu juger de l'état d'Oliver. Barry et Roy étaient venus les rejoindre et ils essayaient de faire la conversation pour les faire penser à autre chose. Mais Felicity ne les écoutait pas et ne leur répondait que lorsqu'ils l'apostrophaient. Le reste du temps son regard restait perdu dans le vide, son front soucieux et ses doigts qu'elle triturait. Elle s'imaginait les cicatrices qui pouvaient recouvrir le corps d'Oliver, espérant qu'il ne souffre pas trop.
Puis elle osait poser son regard sur la porte qui la séparait de lui. Une seule porte, qu'on ne lui avait pas encore laissé franchir. Si elle s'écoutait elle se serait levée et en aurait franchit le seuil pour le voir mais bien sûr elle n'avait pas bougé. Elle faisait ce qu'il fallait pour qu'il se remette sur pied au mieux et elle attendait encore qu'un médecin et que les parents d'Oliver lui donne l'autorisation. Moira avait passé encore un moment à son chevet dans l'après-midi et lui avait dit qu'il ne s'était pas réveillé. Elle avait vu plusieurs médecins venir surveiller son état. C'était le fils Queen et chacun voulait se faire bien voir. Bien sûr à cet instant Felicity n'en n'avait pas conscience, elle l'avait compris quand Robert était revenu et qu'il avait parlé des dons qu'on lui avait demandés.
Elle le regardait, il était irrité de devoir écouter leurs doléances alors que son fils unique était encore en soins. Moira lui tenait la main et tentait de le calmer en posant sa main sur son bras. Il ferma les yeux et soupira pour calmer son exaspération. Il les posa sur elle et elle lui sourit doucement, en ayant peur qu'il lui dise de partir, mais il lui sourit en réponse. Moira retourna voir Oliver avant qu'on lui interdise afin que les infirmiers puissent faire les soins. Robert s'assit à côté d'elle et se tourna vers elle pour lui parler.
- « Tu es la petite amie d'Oliver alors ? », en l'observant.
Elle hocha la tête, Robert Queen l'impressionnait par ce qu'il dégageait et qui il était. Oliver l'avait dépeint comme un homme qui pouvait être dur mais à cet instant il faisait presque preuve de tendresse envers elle et elle voyait bien qu'il avait été ébranlé par ce qui était arrivé à son fils.
- « Je suis désolé, je ne te connaissais pas. Oliver… », elle vit son regard se voiler et elle posa sa main sur son bras pour le soutenir comme elle pouvait. Il releva la tête et elle nota son regard peiné. « Oliver et moi ne sommes pas en bons termes… avec son redoublement… »
- « Il ne vous en veut pas, ou il ne vous en veut plus, pour être exacte », en lui souriant un peu plus. « Il est conscient que son redoublement était nécessaire, il l'a compris. Et il a fait beaucoup d'efforts.
- Je suis heureux de l'entendre. Je suis sûr qu'il fera de grandes choses mais il doit comprendre qu'il faut travailler pour ça. »
Ils furent interrompus par Moira qui revenait et elle leur expliqua qu'il n'avait tenu réveillé que quelques minutes. Felicity nota qu'elle était un peu plus soucieuse et surveilla ses réactions en ayant peur que l'état d'Oliver se soit dégradé. Robert se leva et prit sa femme dans ses bras alors qu'ils se parlaient à voix basse.
- « Il va bien ? », demanda-t-elle sans pouvoir s'en empêcher.
- « Oui, ne t'inquiète pas. Son médecin veut juste lui faire passer d'autres examens », avec un regard fatigué.
Tommy de son côté faisait des allers retours entre la salle d'attente ou elle était pour prendre des nouvelles d'Oliver et celle où patientait Laurel en attendant d'avoir toujours des nouvelles de sa sœur. Il arriva en fin d'après-midi pour les prévenir que Sara était sortie du bloc et que les médecins attendaient maintenant qu'elle se réveille pour juger de son état. Il s'installa à côté de Théa et lui demanda des nouvelles mais elle n'avait rien à lui dire de neuf. Au bout d'un moment ils virent arriver Laurel, elle semblait errer dans les couloirs sans savoir ce qu'elle cherchait quand elle vit Tommy son regard paru soulagé. Il se leva et la prit dans ses bras alors qu'elle se lovait contre lui. Ils restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre avant qu'elle ne se recule et qu'elle prenne Théa dans ses bras. Elle lui demanda des nouvelles d'Oliver et Théa lui expliqua qu'elle n'avait pu le voir que peu de temps.
Quand Laurel se recula, elle posa son regard sur Felicity et la regarda sans rien dire un long moment. Felicity ne l'avait pas remarqué perdu dans son inquiétude de ne pas pouvoir voir Oliver.
- « Qu'est-ce que tu fais ici ? »
Felicity ne s'aperçut pas immédiatement qu'elle s'adressait à elle. Barry qui était assis à côté d'elle lui serra la main. Elle tourna alors lentement la tête vers lui et il fit un signe de tête vers Laurel. Felicity tourna la tête dans l'autre sens et la regarda.
- « Pourquoi tu es là ? », lui redemanda-t-elle.
Felicity continuait de la regarder sans lui répondre et Théa prit la parole.
- « C'est mon amie et je lui ai demandé de rester avec moi. »
Laurel la regardait toujours sans rien dire et elle ne chercha pas à discuter. Tommy la prit par la main pour la tirer à lui et ils prirent la direction du couloir.
Les larmes avaient retrouvaient leur place dans les yeux de Felicity et elle serra les lèvres pour ne pas se remettre à pleurer. Elle aimait Oliver et elle était incapable de dire aux autres ce qu'elle vivait à cet instant. Elle souffrait comme elle n'avait jamais souffert de ne pas le voir, de ne pas savoir comment il était et de ne pas pouvoir parler de lui comme de son petit ami. Elle se leva sans rien dire et s'éloigna.
- « Attend où tu vas ? », lui demanda Barry en se levant de son fauteuil pour la suivre.
- « J'ai besoin de prendre l'air un moment », la voix étranglée.
- Je t'accompagne.
- Non, j'ai besoin d'être seule. »
Barry la prit par le bras doucement pour la faire se tourner vers lui.
- « S'il te plaît… », en évitant son regard et en se détachant de lui.
Felicity longea le couloir pour atteindre les ascenseurs, une fois dedans elle laissa ses larmes s'échapper. Ça faisait des heures qu'elle attendait et elle n'en pouvait plus. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et elle sortit pour se diriger vers le hall d'entrée en séchant les larmes qui inondaient encore ses joues.
Sa respiration maintenant haletante, elle prit une profonde inspiration une fois dehors pour calmer ses hoquets. Elle regardait devant elle mais sans voir les visiteurs ni les patients qui sortaient prendre l'air pour couper un peu leur journée d'hospitalisation. Elle marcha droit devant elle avant de se stopper quand il y eu moins de monde. Elle s'assit sur un banc dont elle serra le rebord de ses doigts. Elle baissa la tête et la rentra entre ses épaules pour se protéger. Oliver occupait son esprit et son angoisse s'était accentuée en s'éloignant mais elle s'était sentie mal face à Laurel et avait pensé qu'il était préférable qu'elle s'éloigne un instant.
Elle se força à rester un moment à l'extérieur, elle n'avait pas besoin de faire attention à ses réactions ici et se sentait plus à l'aise après avoir été face à Laurel. Elle repensait à tout ce qu'il s'était passé ces dernières vingt-quatre heures. L'inquiétude quand elle ne l'avait pas vu, puis l'angoisse qui s'était installée. La nuit sans sommeil à imaginer le pire et le soulagement quand enfin on les avait prévenus qu'Oliver avait été retrouvé dans la forêt. À cet instant elle avait été soulagée et s'était effondrée dans les bras de Barry. Tous les élèves avaient été raccompagnés à Harrington et à partir de ce moment jusqu'à maintenant, elle ressentait le besoin de voir Oliver. Perdue dans ses pensées, elle ne s'aperçut pas que Laurel était venue s'asseoir à côté d'elle.
La brune tourna la tête pour observer les alentours d'un air calme. Quand Felicity se rendit compte que c'était elle, elle se redressa pour s'adosser au banc en restant sur ses gardes craignant toujours ses réactions.
- « Je sors avec Tommy », dit Laurel d'un ton neutre.
Felicity allait la faire répéter pour savoir si elle avait bien compris ce qu'elle venait de dire. Elle la regardait alors que Laurel posait finalement son regard sur elle.
- « Tommy… ?» Elle ne s'était pas attendue à ça et restait muette de surprise.
- « Je voulais te le dire. Je sais que tu es sortit ou… pratiquement sortit avec lui ». Felicity ne savait toujours pas quoi dire et continuait de la regardait. Sa mauvaise conscience avait commencé à se réveiller et l'étouffait petit à petit.
- « Je ne savais pas. C'est récent ? », lui demanda-t-elle.
- « Quelques jours. » Laurel porta son regard au loin « Il a été là quand ça n'allait pas… et on s'est rapproché ».
Felicity l'écoutait en se demandant toujours pourquoi elle lui racontait tout ça et si elle devait lui avouer sa relation avec Oliver. Laurel s'était assise, les mains en appui sur le rebord du banc et la tête baissée.
- « Je n'ai pas réellement d'amies », en allongeant les jambes faisant glisser ses pieds sur le sol brun dallé. « Et Tommy m'a parlé de toi… »
Felicity sentit son cœur accélérer. Elle savait maintenant que Tommy était un gentil garçon, il n'était pas du genre à vouloir se venger mais à cet instant elle était un peu perdue. Laurel soupira avant de reprendre.
- « Je sais que je n'ai pas été très accueillante avec toi… mais on pourrait peut-être...être amies. »
Felicity allait de surprise en surprise. Elle la regardait et sans la quitter des yeux, elle bégaya une réponse.
- « Je… je ne… oui », en murmurant.
Elle devrait lui dire, lui parler d'Oliver et elle. Laurel venait de lui annoncer qu'elle sortait avec Tommy alors qu'ils s'étaient simplement embrassés. Et elle avait couché avec son ex-petit-ami avec lequel elle était sortit pendant plusieurs années.
- « Je… je dois te dire… je… » Felicity n'eut pas le temps de finir sa phrase.
- « Tu sors avec Oliver », d'un ton qui s'était fait tout à coup un peu plus sec alors que son corps avait adopté une position un peu plus tendue.
- « Oui », murmura-t-elle, pas sure de la réaction de la brune mais elle ne voulait pas lui mentir. Ni lui dire qu'elle était désolée, ce n'était pas à cause d'elle que Laurel avait perdu Oliver.
- « Ça va aller, ne t'inquiète pas, il va bien s'en sortir, il est plein de ressources… » Laurel s'était recroquevillée un peu sur elle.
Laurel n'avait pas cherché à savoir avec qui sortait Oliver, elle ne voulait plus se torturer maintenant que tout allait mieux et qu'il y avait Tommy plus présent dans sa vie. Mais elle avait ouvert les yeux, elle avait observé Oliver et leur rapprochement était évident. Et elle l'avait vu heureux comme il ne l'avait pas été depuis longtemps et leurs regards n'arrêtaient pas de se chercher.
- « Tu parais tellement souffrir de ne pas pouvoir le voir… », en la regardant.
- « Je suis désolée, je n'avais pas prévu ce qui s'est passé. » Elle avait envie de lui dire qu'ils avaient tenté de ne pas succomber l'un à l'autre mais ça lui aurait fait encore plus de mal.
Laurel la regarda et Felicity fut surprise de ne pas voir de la colère brûler dans ses pupilles. Elle ne l'avait jamais vu aussi calme depuis qu'elle la connaissait.
- « Je ne t'en veux pas. Ce n'est pas ta faute. On aurait dû se séparer avec Oliver depuis longtemps. » Laurel s'adossa de nouveau au banc. « Et ça m'a permis d'ouvrir les yeux. Sur Oliver… et sur Tommy. Sara m'a dit qu'il avait toujours eu une petite lueur en me regardant et que maintenant il me dévore des yeux. », en riant en se souvenant de sa sœur avant que des larmes n'apparaissent dans ses yeux.
Le regard de Laurel se perdit au loin et Felicity posa sa main sur la sienne.
- « Ça va aller pour elle aussi. »
La tristesse et l'inquiétude de Laurel la toucha, elle la comprenait et en cet instant elles étaient semblables. Elle n'en revenait toujours pas. Laurel était au courant pour elle et Oliver. Ce qui lui faisait le plus peur s'était finalement passé sans difficultés. Il n'y avait plus rien maintenant qui les retenait pour s'afficher et sortir ensemble au grand jour. Elle était impatiente de le voir pour lui raconter tout ça. Elles remontèrent ensemble et se séparèrent sous le regard de Théa, Barry et Roy.
- « Tout va bien », lui demanda Barry inquiet.
- « Oui, elle sait pour Oliver et moi », Roy s'approcha à son tour déjà inquiet, « et elle le prend bien.
- Vraiment ? », lui demandèrent-ils.
- « Il s'est passé des choses plus graves et plus importantes. »
Elle hocha la tête, elle aussi toujours sous le coup de la surprise. Ils s'installèrent dans les fauteuils pour continuer leur attente sans fin. Felicity avait proposé à Barry de partir, il n'était pas nécessaire qu'il reste là toute la journée mais il avait refusé, il voulait lui tenir compagnie. Il lui tenait la main alors qu'elle écoutait Roy parler à Théa pour lui changer les idées. Une heure plus tard, ils virent arriver les parents d'Oliver, Moira était un peu plus détendue maintenant que les résultats des examens étaient revenus et qu'ils étaient rassurant.
- « Vous devriez rentrer chez vous », leur annonça Robert.
- « Je préfère rester ici. »
Felicity n'avait pas eu le temps de commander à sa bouche de rester fermée qu'elle avait parlé sans réfléchir. Elle vit le regard de Robert Queen se poser sur elle, on ne devait pas souvent le contredire. Moira s'approcha d'elle et la prit par la main pour la faire se lever et l'entraîna un peu plus loin dans le couloir. Elle se mit face à elle et lui parla doucement.
- « Felicity, Oliver dort pratiquement tout le temps. On sait qu'il va bien, tu n'as plus de souci à te faire. Ce qu'il faut maintenant c'est que tu te reposes pour demain ». Elle posa une main sur son épaule. « Tu dors, tu manges et tu reviens en pleine forme, demain tu pourras le voir et avec un peu de chance il pourra sortir. »
Felicity l'écoutait sans rien dire. Sa voix était douce mais son ton n'était pas ouvert à la discussion. Une main de fer dans un gant de velours. Elle acquiesça, elle savait qu'elle avait raison même si elle n'avait aucune envie de partir. Moira serra ses mains dans les siennes et lui proposa que leur chauffeur la raccompagne, elle refusa, son ami la raccompagnerait.
Elle rentra chez elle avec Barry et retrouva sa mère qui l'attendait avec inquiétude. Elle l'avait prévenue qu'Oliver allait bien mais elle s'inquiétait pour elle. Bien que sa fille ait un caractère fort, elle était sensible. Elle la prit dans ses bras et la serra contre elle, Felicity se laissa faire, sentant les bienfaits de cet amour maternel qui l'entourait. Barry resta avec elles pour le repas et ils expliquèrent à Donna ce qu'ils savaient pour l'instant. Felicity se coucha après avoir pris une douche et elle s'endormit en se disant qu'elle allait passer une mauvaise nuit.
Elle se leva à tôt après avoir été réveillée par un cauchemar. Seul le corps sans vie d'Oliver avait été retrouvé alors que Sara était toujours portée disparue. Elle se leva sans attendre pour échapper à ce cauchemar qui lui laissait une impression de malaise persistant et se prépara, elle allait enfin pouvoir voir Oliver. Elle se présenta à l'hôpital à neuf heures et demanda sans attendre aux infirmières si elle pouvait entrer dans sa chambre. Elles lui demandèrent d'attendre que ses soins soient terminés et elle pourrait le voir. Felicity s'assit comme la veille dans la salle d'attente, le malaise qu'elle avait ressentit le matin, toujours présent.
Oliver se réveilla en plissant les yeux, la voix de Théa l'appelait et il fit un effort pour s'échapper du brouillard de son esprit. Il avait dû se rendormir sans s'en rendre compte, ses mouvements lui demandaient encore un effort et le fatiguait.
- « Hé Olly, ça va ?
- Oui, mieux. »
Il ne sentait pratiquement plus les douleurs, seul son esprit était encore un peu shooté mais il sentait que ce n'était déjà plus aussi lourd que la veille.
- « Regarde qui est là », en tournant la tête vers la gauche.
Il suivit son regard et vit Felicity. Debout à côté de son lit, elle semblait avoir peur de bouger. Il se sentit immédiatement mieux et oublia son corps, jusqu'à ce qu'il note ses yeux pleins de larmes. Un sentiment de culpabilité naquit au cœur de sa poitrine. Il la rendait malheureuse. Ils se regardèrent et le temps sembla s'étirer, Théa finit par se lever pour les laisser se retrouver. Quand elle ferma la porte derrière elle, Felicity n'avait toujours pas bougé, bouleversée de le voir ainsi.
Debout près du lit d'Oliver, elle détaillait ses blessures. Des égratignures sur le visage, une entaille profonde sur le bras et son avant-bras plâtré, des bleus qui devaient recouvrir de nombreuses parties de son corps. Il était ralenti et son regard semblait endormi, elle savait que c'était dû en partie au traitement et au contre coup mais ça la peinait de le voir dans cet état alors qu'il était toujours plein de vie. Elle sentit des larmes se former et se força à les retenir, elle avait assez pleuré et elle devait être forte maintenant. Oliver lui tendit la main.
- « Approche ».
Elle se rapprocha de lui et glissa ses doigts entre les siens en s'asseyant sur le bord du lit, sa main était chaude et pouvoir le toucher enfin la soulagea. Ses larmes retenues jusqu'alors glissèrent sur ses joues.
- « Ne pleure pas ».
Elle se baissa et glissa son visage dans le cou d'Oliver en le serrant doucement contre elle. Oliver lâcha sa main, passa son bras autour de ses épaules et profita de son contact doux et chaud en caressant ses cheveux.
- « Tu es encore triste à cause de moi », en déposant un baiser dans ses cheveux. Felicity hoqueta avant de rire doucement,
- « Je suis heureuse… », ses larmes étaient hors de contrôle, heureuse de pouvoir le voir et le sentir contre elle. « …soulagée de te voir enfin ».
Ses pleurs se calmèrent et elle se recula pour pouvoir le regarder. Elle prit son visage en coupe dans ses mains et caressa ses joues, son regard passant d'un point à l'autre pour noter ses blessures puis elle retrouva son regard. Oliver fronçait les sourcils, elle sentait qu'il se retenait de pleurer, elle posa un baiser sur son front et elle sentit une larme couler le long de son pouce.
Oliver relâcha un soupir quand il sentit les lèvres douces de Felicity sur son front. Il avait retenu sa respiration, contrôlant ses émotions qui se réveillaient. Il se sentit rassuré même si un poids reposait toujours sur sa poitrine. Elle l'embrassa tendrement avant de se reculer et de lui offrir un nouveau sourire. Des larmes étaient encore prisonnières de ses cils et il les essuya du bout des doigts.
- « Tu sors cet après-midi normalement », lui dit-elle après s'être raclé la gorge.
Leurs doigts s'étaient à nouveau emmêlés et Oliver ne la quittait pas des yeux. Elle faisait glisser son autre main sur son torse par-dessus sa blouse d'hôpital.
- « Je vais devoir prendre soin de toi maintenant », en lui offrant un petit sourire.
- « Oui, je vais pouvoir t'avoir avec moi tout le temps… » Il s'interrompit en voyant Felicity sourire en coin. « Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'ai une bonne nouvelle… je pense… Laurel sait pour nous », en relevant les yeux timidement.
- « Ça veut dire qu'on n'a plus besoin de se cacher. »
Elle secoua négativement la tête et se baissa pour lui donner un nouveau baiser.
- « Elle n'a pas été trop dure ?
- Non, ce qui est arrivé à sa sœur et à toi est plus grave que ça… »
Oliver se referma en pensant à ce qui était arrivé à Sara par sa faute.
- « Tu as de ses nouvelles ?
- Elle va bien. Une jambe cassée, une foulure et une épaule déboitée. Mais elle s'en remettra » pour tenter de le tranquilliser. « C'est finit maintenant », en caressant sa tête.
- « J'ai eu tellement peur, j'ai cru qu'elle était morte. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour la retenir mais je l'ai laissé glisser et la pente était trop raide pour que je descende sans risque. Je voulais aller la chercher mais le loup,… le chien m'a pris en chasse. J'ai couru et je me suis cassé le bas. » Il fit une pause alors que son corps se mettait à trembler, il revoyait et il revivait ce qu'il s'était passé cette nuit-là. « Je l'ai vu foncer sur moi alors que j'étais au sol,… j'ai vraiment cru qu'il allait me tuer. »
Son regard était devenu fixe et son souffle rapide, à cet instant Oliver n'était plus dans la chambre avec elle, il était de nouveau dans cette forêt attaqué par un animal sauvage.
- « Oliver ? » Il prit conscience peu à peu des caresses de Felicity sur son visage et retrouva le présent. Sa voix douce le réconfortait et soulageait quelque peu sa peur. « Tout est fini maintenant, vous êtes sauvés tous les deux ».
Il acquiesça, ils étaient sauvés mais sa culpabilité ne s'envolerait pas. Ils furent interrompus par des coups à la porte qui s'ouvrit sur sa mère. Felicity se redressa en la voyant entrer mais Oliver la retint. Moira fit le tour du lit, embrassa son fils et s'installa sur le fauteuil près de lui en prenant de ses nouvelles à son tour.
- « Tu as l'air d'aller mieux aujourd'hui », dit Moira en s'adressant à Felicity.
- « Oui, j'ai suivi votre conseil.
- Elle a passé toute la journée d'hier dans la salle d'attente à s'inquiéter. Il a fallu lui faire entendre raison. », en s'adressant cette fois à Oliver.
- « Elle est têtue », répondit-il en se tournant vers Felicity le regard plein de gratitude et d'amour.
- « Non, c'est pas vrai. » Il se mit à rire, en la voyant se défendre à sa plaisanterie, le rouge aux joues.
- « Tu as tout de même réussit à me faire faire des math »
Moira les regarda se chamailler avec plaisir.
- « Felicity tu es la bienvenue chez nous quand tu veux. Oliver va sortir cet après-midi, je pense qu'il aura besoin de compagnie pour que ses journées soient moins longues.
- Merci. »
Elle se sentait transportée. Elle avait retrouvé Oliver, ils pouvaient afficher leur couple et ses parents l'accueillaient à bras ouverts chez eux. Elle échangea un nouveau regard avec lui. Elle était heureuse et son regard devait briller autant que le sien.
L'après-midi arriva rapidement et les infirmières l'aidèrent à se préparer. Il s'installa dans le fauteuil roulant et retrouva sa mère et sa sœur dans le couloir. Il leur expliqua qu'il voulait voir Sara avant de partir et leur demanda de l'attendre un moment. L'infirmière le conduisit jusqu'à la chambre de son amie et il la retrouva allongée dans une chambre similaire à la sienne.
Elle tourna la tête vers lui quand elle l'entendit. Elle était blanche, les traits tirés et il pensa qu'elle devait souffrir. Il s'approcha d'elle et prit sa main dans la sienne. Ils se regardèrent un moment sans parler, heureux de se retrouver et de voir que l'autre allait bien. Elle portait un pansement sur une large partie de son front et il repensa à la façon dont elle s'était fait ça.
- « Tu vas m'en vouloir un moment après ça. Et ton père va vouloir me tuer.
- Quelques égratignures », avec un petit sourire.
- « Je suis désolé, c'est à cause de moi…», sa voix se faisant plus enrouée.
- « Hé, n'oublie pas que c'est une très bonne raison pour que Nyssa s'occupe de moi. »
Il hocha la tête avec un sourire en coin, sa gorge nouée par la culpabilité. Sara lui raconta sa chute et sa perte de connaissance alors qu'elle était au sol incapable de bouger puis ce qu'on lui avait expliqué. Son père qui faisait partie des patrouilles de recherche avait reçu l'appel du chasseur qui l'avait retrouvé et ils avaient pu quadriller plus précisément le secteur où elle se trouvait. Elle allait finalement s'en sortir sans trop de mal, tout comme lui.
Les jours qui suivirent se ressemblèrent trop au gout d'Oliver et il commença à trop réfléchir. Seul les moments où Felicity lui rendaient visite le sortaient de son état où il broyait du noir. Il se sentait irrité et les marques de sollicitudes ne faisaient qu'accroître cet état. Et même avec elle, il n'était pas tendre. Tout le monde faisait au mieux et ça l'exaspérait, il ne méritait pas autant d'attention alors qu'il avait faillit tuer sa meilleure amie. Quand Felicity à la limite de la colère noire s'était redressée devant lui pour savoir pourquoi il se comportait comme un enfant pourri gâté, il lui avait expliqué et elle était rentrée dans une colère encore plus sombre. Il était resté assis, sans bouger face à elle alors qu'elle lui expliquait qu'il ne devait pas reprendre ses habitudes nombrilistes, à penser à sa petite personne et à ce qu'il avait fait mais plutôt qu'il devait faire face à ses actes et réfléchir à la façon dont il traitait ses proches. Il avait essuyé sa colère sans broncher et quand elle s'était calmée, elle s'était assise à côté de lui pour le prendre dans ses bras. Elle avait raison et son explication l'avait remis sur le droit chemin. Il avait alors été voir Sara chez elle et l'avait aidé à faire tout ce qu'elle voulait pour lui passer le temps. Il était resté un peu plus tard un soir pour s'excuser auprès de l'inspecteur. Celui-ci l'avait pardonné mais il avait bien sentit dans sa voix qu'une chose encore de ce genre qui mettait une de ses filles en péril et il pourrait maquiller son meurtre en accident.
Depuis cette petite mise au point, il se sentait mieux et il profitait cette après-midi d'un moment de repos avec Felicity. Il était sur le canapé et elle était assise contre lui, ses jambes par-dessus les siennes, en train de crayonner sur son plâtre alors qu'elle avait la tête posée sur son épaule. Il avait passé son bras droit dans son dos pour la maintenir contre lui et gardait le bras en appui sur les genoux de sa petite-amie pour lui permettre de dessiner. Il avait fermé les yeux, glissé son visage contre ses cheveux et respirait son parfum. Il leva la tête à regret quand elle lui demanda de regarder ce qu'elle venait de dessiner. Il fronça les sourcils en posant son regard sur son œuvre.
- « Vraiment ?
- Ce n'est pas réussi ? », lui demanda-t-elle pleine d'innocence.
- « Tu penses que je vais me balader au lycée avec ça sur le plâtre. Je ne suis pas une petite fille de huit ans », en regardant maintenant la licorne qui ornait son bras, en surjouant à peine l'horreur.
Felicity se mit à rire devant son air choqué et le rassura en lui disant qu'elle l'avait fait au crayon et que ça partirait sans problème.
- « Tu veux pas rajouter un arc en ciel aussi pendant que tu y es ? », d'un air bougon. Elle le regarda tout à coup pleine d'espoir et il se défendit aussitôt. « Hors de question, c'était ironique et n'y penses même pas. »
Son rire se réveilla à nouveau et il la regarda avec plaisir. Il baissa la tête quand elle se calma et elle redressa son visage pour que leurs lèvres se rencontrent. Leur baiser doux s'intensifia au fil des secondes et ils l'approfondirent en prenant le temps de se retrouver. Felicity glissa ses mains dans son cou et dans ses cheveux avant de les agripper pour le maintenir contre elle avec plus de force. Il voulait la caresser tendrement mais son plâtre entravait tous ses gestes, il commençait à s'énerver alors que Felicity se redressa légèrement et qu'il put enfin la caresser comme il le souhaiter en glissant sa main sur son ventre jusqu'à sa taille. Ils mirent fin au baiser à bout de souffle et restèrent enlacés sans bouger en profitant de ce moment à eux.
Quand Tommy et Laurel étaient venus lui rendre visite le weekend, Oliver était assis dans le canapé, son bras droit autour de la taille de Felicity comme à leur à nouvelle habitude. Elle s'était levée pour s'éloigner de lui sans attendre en voyant ses amis arriver. Il s'était levé à son tour pour les saluer et avait passé de nouveau son bras autour d'elle pour l'attirer plus proche de lui. Il l'avait sentit se détendre peu à peu contre son corps, le temps de se faire à l'idée maintenant qu'ils n'étaient plus obligés de se cacher. Tommy était venu leur proposer de faire une sortie ensembles pour se changer les idées et elle resta muette quand il proposa son jet privé pour passer une journée et une soirée à Las Vegas. Il se tourna vers elle avec un grand sourire, en lui disant qu'elle pourrait leur faire connaitre les coins qu'elle aimait. Et la date avait été fixée, le weekend prochain, elle remettrait les pieds dans le désert du Nevada.
