Titre : Cri Silencieux

Prologue : Tsubasa est désormais bien entouré, seulement, le lourd fardeau d'un passé oublié ne cesse de le tirer vers le bas et l'empêche de se délier de ses secrets délabrés.

Anime : Metal Fight Beyblade (Pas de spoiler de la série, du moins je ne pense pas faire référence à quelque chose de furtif)

Genre : Drame (Pas de mort).

Disclaimer : Les personnages de l'histoires appartiennent principalement à Takafumi Adachi ainsi que Kunihisa Sugishima... Quelques apparitions sans trop d'importance seront bien évidemment de moi mais ils ne sont pas à prendre comme étant des OOC, ils sont seulement utilitaires à la fiction ;) !

Raiting: T car il y aura parfois de la violence mais aucune scène de sexe ne sera divulguée dans cette fiction.

Auteur: Lightkingdom; cette histoire est le pur fruit de mon imagination, si il y a une quelconque coïncidence avec une autre fiction ou histoire, je m'en excuse par avance et j'espère que cela n'importunera pas votre écriture.

Note d'auteur : Bonjour :) ! PARDONNNN pour ce retard tout bonnement inexcusable. Une petite justification m'est peut-être accordée : j'ai eu 1) mes révisions brevet ainsi que l'examen les jours J, 2) les contrôles de fins d'années ainsi que ma... paperasse d'inscription et ma recherche d'un lycée, 3) un petit imprévu santé qui m'a valu quelques allées à l'hôpital et enfin 4) la traduction d'une fiction beyblade metal fight qui sera bientôt publiée.

Bref... beaucoup d'imprévus... Je me rattraperais cette semaine, promis, entre les départs de vacance, la recherche d'un établissement scolaire et tout le reste...

Bonne lecture les amis !

Chapitre 4 :

Les yeux jaunes et perçants du noble animal reflétaient une angoisse et une anxiété manifeste tout comme ces dernières semaines. La rapace avait peur, était remué. Son ami n'était plus aussi pur et sain qu'autrefois. Oui, il le discernait facilement et après tant d'années passées avec lui, c'était légitime. Ce même garçon aux prunelles dépourvues d'espoir était le même qui quelques mois plus tôt, possédait cette expression éclatante et comblée. Qu'était-il arrivé à son compagnon ? Quel évènement tragique avait-il pu aboutir sans que celui-ci ne se rende compte de rien ? La bête n'avait pas de résonnement égal à celui d'un humain bien-sûr, c'était un aigle, ce qu'il y a de plus commun, mais il avait des sentiments fort envers son maitre. Et il décelait quelque chose, instinctivement.

Alors, ils sombraient simultanément. Eagle était fier et honnête, il mourrait pour lui s'il le devait, jamais il n'abandonnerait celui qui l'avait éduqué au monde externe. Tsubasa lui avait sauvé sa vie, il devait coût que coût l'aider à son tour à présent qu'il en avait besoin.

Il frotta sa tête contre la joue gauche de l'argenté dont le regard était fixé sur un point indécis. Avec incertitude, il captiva une brève attention, lui décrochant un mince sourire reconnaissant. Le jeune homme tiraillé entre haine, abandon et regret avait beau aimer cette bête et tout faire pour la maintenir heureuse, il n'arrivait plus à cacher ses sentiments que lui-même ne parvenait pourtant pas à cerner. Il ne pouvait pas lui expliquer, c'était un animal qui ne pouvait que ressentir ce mal-être, et non pas le comprendre; bien que son intuition développée pouvait bout à bout le mener à la cause du problème.

Oui, il y avait quelque chose d'encore plus profond, plus secret. Quelque chose qui le rendait triste au point d'en perdre totalement la raison. Une présence nuisible dormant au fond de lui, le brûlant à petit feu, l'emprisonnant de toute gaité extérieur.

Car la destinée de ceux qui restent est toujours plus pathétique que celle des personnes qui lâchement s'en vont. Partir à son tour ? C'était une solution qui briserait aussitôt le cœur de ses quelques véritables amis pour une courte durée, il se doutait bien qu'ils l'oublierait vite, il n'était pas le noyau du groupe, juste un appoint, mais il n'en avait pas le droit. Pour Yu, Kenta, Gingka, Madoka ou encore Dynamis, Hélios et Bao avec qui il avait tisser des liens. Lui leur prêtait main forte mais eux ne les aidait pas. Par mégarde bien entendu, c'était loin d'être volontaire, mais personne ne l'épaulait, au contraire, on le tiraient vers le bas d'avantage qu'il ne l'était. Il les haïssait même de l'oublier, d'évite de prononcer son nom, de l'ignorer comme si jamais il n'avait exister.

Il ne se sentait pas bien, il était vulnérable. Il se sentait seul, n'était plus vivant.

L'adolescent était devenu instable, troublé psychologiquement à un tel point qu'il en était devenu violent envers sa propre personne. Les marques bleuâtres sur son avant bras ou sur sa nuque en témoignaient. Ces cicatrices parfois profondes sous son pull terne et ces lèvres rosies par des morsures préméditées aussi. Tout ceci en était la preuve. Il se détruisait lentement mais surement. L'envie de s'en sortir était tombée, tout comme lui.

FLASHBACK 30th May 2024 – Japon – Koganei

PDV Tsubasa.O

Quelques semaines après la ridicule rencontre avec ce mystérieux individu, j'avais pris comme habitude de m'assiéger patiemment à la fenêtre de ma chambre en attendant son retour. Il m'avait profondément perturbé. J'avais envie de le revoir parce qu'en réalité, j'eu l'impression au moment où son regard s'était posé sur moi qu'il aurait pu m'aider à m'en sortir, me sauver d'ici en quelque sorte, enfin seulement si nous nous étions parler –ce qui aurait été une grande première pour moi. Il aurait surement fallu quelqu'un d'aussi étrange que ma personne, comme ami, et ce gars là était étrange. Les autres enfants ordinaires de mon âge ne comprenaient pas, et je ne les comprenais pas non plus. Ils n'étaient pas intéressant, idiots et sans aucun intérêt d'après moi.

En général, tous les dealers employés par mon père revenaient assez rapidement à la suite à leur premier rendez vous, mais étrangement, ces trois frères -s'ils l'étaient- ne s'étaient pas remontrés depuis la dernière fois. Peut-être était-il venu lorsque j'étais en classe ? C'était l'espoir auquel je m'étais accroché et rien qu'avec ça je me sentais déjà beaucoup moins seul.

Car oui, toujours aucune nouvelle de ces types après plus d'un mois passé à observer le moindre passant, la moindre voiture, le moindre signe suspect une fois rentré de l'école, mais rien. J'étais vraiment pathétique à attendre de la sorte ce garçon alors que je ne le connaissais même pas. Ma vie sociale avait beau ne pas être un franc succès, j'aurais peut-être tenté une approche –amicale bien tendu; avec lui. Après tout, on vivait approximativement la même chose.

La drogue, j'y avais été plongé depuis des années maintenant, et pour son cas, ça devait être assez similaire. C'était un environnement dans lequel on était cerné, même moi, enfant, je savais qu'à moins qu'un miracle ne se produise : je n'étais pas bon en classe, mes parents ne me payeraient pas d'étude plus tard, étais assurément le garçon le plus timide au monde et personne ne m'aiderai... Toutes les chances étaient alors réunies pour que je finisse comme eux.

Cependant les jours et les semaines passaient aucune nouvelle de ce garçon. Pourtant, j'attendais. Encore et toujours. M'accrochant corps et âme à ce désir si prenant.

Un miracle se produisit, abruptement.

C'est totalement perdu dans mes pensées que je sursauta après avoir entendu un énorme bruit, provoqué par un choc vers l'entrée de la maison. Aussitôt, des cris d'hommes à la voix rauque se dispersèrent. Par pur reflex, je me colla alors au mur, m'agenouillant à même le sol car j'avais peur, et que je comprenais pas ce qu'il se passait. Je fis face à des dizaines de dealers, de criminels ou de civils, je l'ignorais me passer devant sans même me regarder. Une voix sévère et forte retentit à l'entrée de ma chambre d'où toute l'agitation provenait.

Un homme d'une trentaine d'années au regard froid et dur s'approcha de moi et se mit à ma hauteur. Face à mon visage apeuré, il fit preuve d'une certaine diplomatie et me saisit ma main, sans la moindre once d'agressivité. Ce monsieur m'avait l'air égratignure et de poussière rien à voire avec ce trafic, que je n'avais rien fait et n'étais responsable de rien.

-Quel âge à tu ? C'est ici que tu habites ?

Presque paralysé par cette présence masculine et préférant ne pas comprendre, je fronça les sourcils, refusant de répondre à sa question. Les hommes étaient mauvais, mon père avait eu cette même expression la première fois qu'il m'eut rencontré : faussement gentille, ridicule et imprécise et voilà où tout cela m'avait mené. J'avais une hargne et une colère inexplicable envers eux, les adultes responsable. Je les détestais, je n'en serais jamais un.

-Dégagez. Laissez moi tranquille !

J'avais peur. Je ne voulais plus entendre de cris, de coups, j'étais fatigué. Ce vacarme me terrifiait au plus profond de mon être, et je me murais irrémédiablement dans le silence, sans ne rien dire. Le fils ainé de la famille, je le vis couvert d'égratignure et de poussière se faire maîtriser et frapper par une dizaine d'entre eux. La crainte se précisait dans mon esprit, mes pupilles s'étrécirent me remémorant de souvenir douloureux. J'étais victime de dégoût, de honte, d'inquiétude et de colère qui n'était pourtant pas la mienne.

Les expressions aussi tendres et douces soient-elles ne me seraient plus jamais trompeuses, je ne les croirai plus. J'étais à bout de cet acharnement qui s'abattait sur moi et ce depuis ma naissance. J'étais épuisé de toute cette histoire de drogue, de violence, de solitude qui me suivait jour après jour, de cette misère de vie !

Ce court moment de lucidité qui me ramenait pourtant toujours au même point : le garçon matte aux cheveux blancs.

Lui n'avait pas ces faux traits hypocrites. Il possédait cet aspect inquiétant, menaçant mais véritable que je lui vouais tant. Je me remémorais de cette rencontre, encore, et encore qui m'avait apaisé d'un ouragan de peur tout en me laissant un curieux malaise tout au plus profond de moi. Il me rassurait, tout simplement. Je n'aimais pas que l'on me côtoie avec cette pitié erronée. Je désirais de nouveau ce regard dur, brûlant de détermination qui rien qu'en y repensant prenait possession de moi sans que je puisse rien faire pour luter. Cette expression si dure et dangereuse qui valait tellement plus que ces autres têtes pathétiques et livides de sens.

-Petit, écoutes on vient juste te sortir de là.

Je refusa de l'écouter un instant de plus. Je devais le voire, c'était tout ce que je voulais.

-Non ! C'est faux ! Vous mentez !

La patience du policier fût écourtée... Il me tira violemment par le poignet suite à mon refus imminent, et me menotta tout aussi sèchement que les autres. La douleur me prit par les tripes, je me crispa, totalement à sa Mercie.

J'étais comme eux, rabaissé au même titre sans la moindre trace de gratitude.

C'est sans surprise que je vis mon père et ma mère se faire embarquer par les bourreaux, vite suivis de mes deux autres grands frères que je n'avais pas même vu entrer. On me traîna avec eux malgré mes tentatives à leur exprimer le mal ressentit, et le surplus de férocité dont ils faisaient preuve, sans la moindre tolérance.

Lorsque je traversa l'entrée et le pavillon, j'aperçu d'innombrables jeux de lumières provenant des voitures de police stationnées tout autour de ma maison, où autour s'agitaient de nombreux agents. Je marchais toujours aussi vite, entraîné par la cadence des hommes dix fois plus grand et robuste que moi. Je fus lâchement jeté tel un chien à la fourrière dans un camion gris métallique gelé. Aussitôt on me cracha de bien me tenir et de surtout, on m'interdit de me rebeller contre les policiers sous peine de le regretter à destination. Le regard de l'homme me pétrifia et vu le ton employé , je jugea utile d'en prendre bonne conscience et de suivre ses directions malgré les insupportables courbatures qui me prirent une fois à l'intérieur.

Les surprises ne pouvaient que se succéder...

Quand j'inclina la tête, rongé par la rancune de ne pas avoir pu me défendre comme je l'entendais, la stupéfaction s'empara de moi.

Il était là, enfin.

Par cette nuit sans accro, subissant le martyr des agents vêtus de bleu pour la plupart, il était là.

Ses yeux froids, or me fixaient. J'avais du mal à en lire les émotion, et pourtant, je ne demandais qu'à les connaître.

Je ne pouvais me détacher de ce regard, c'était trop bon, trop doux.

Nous étions seuls à l'arrière du camion, fortifié et mutuellement démunis. Lui non plus n'avait pas l'air d'apprécier la situation. Contrairement à moi, je sentis que lui s'était défendu.

Et cette confirmation des faits, la sienne, me pointait du doigt. Je la compris par cette expression indifférente, presque ironique.

"Toi et moi, on est dans une sale merde"


Hey !

des petites modifications ont été apportées à ce chapitre avant la publication du chapitre 16, j'espère que la qualité sera plus agréable pour vous !