Chapitre 16

Merci pour vos commentaires, en particulier pour celles que je ne peux pas remercier en MP, et de continuer à suivre cette histoire.

Un grand merci à Delicity-Unicorn pour son rôle de beta.

Je vous embrasse fort et vous dis à la semaine prochaine pour le dernier chapitre.


Oliver retourna à Harrington le lundi après avoir passé un weekend à se reposer avec Felicity et Théa. Ses parents avaient été plus présents mais lui avaient laissé le temps de profiter de sa petite amie. Quand il mit un pied dans l'enceinte de l'école, il fut soulagé en quelque sorte. Il retrouvait un cadre normal et il allait pouvoir voir Felicity, ce qui était toujours une bonne motivation pour revenir en classe.

Il fut salué par ses coéquipiers et certains élèves de sa classe. Bien sûr ceux qui le détestaient pour l'image qu'il renvoyait étaient plutôt heureux de ce qui avait pu lui arriver. Une façon qu'avait eue l'univers de le remettre à sa place sûrement. Et il n'allait pas le confirmer mais cette leçon, si ça en était une, avait été plutôt concluante. Felicity l'avait fait changer mais cet événement avait, lui aussi, remis beaucoup de choses en question.

Il avait eu peur qu'il arrive quelque chose à Sara et il se sentait encore responsable de tout ce qu'il s'était passé même si tout le monde le rassurait sur ce point. Et ce qui continuait de le perturber était le fait qu'il avait faillit mourir. Il avait été certain de voir sa dernière heure arriver et depuis il vivait avec cette angoisse qui restait plus ou moins tapie au fond de son cœur et de sa tête. Il avait à peine dix-huit ans et il avait faillit dire adieu à cette vie qu'il n'avait fait qu'effleurer. Et ça le torturait, il était maintenant bien conscient que tout pouvait s'arrêter en un claquement de doigt et une angoisse s'immisçait de plus en plus dans sa vie. Il n'en avait pas parlé, pour ne pas inquiéter sa famille et ses amis, parce qu'il pensait que tout ça allait s'améliorer. Il ne voulait pas les inquiéter et il ne voulait pas non plus se montrer faible. Il préférait se focaliser sur le weekend qui l'attendait avec Felicity et laisser derrière lui ses peurs.

Ils n'avaient plus de raison de se cacher maintenant et il voulait afficher sa relation avec sa belle blonde. Il valait mieux éviter qu'il l'appel de cette façon après qu'elle lui avait bien fait comprendre qu'elle n'était pas un objet à posséder mais dans sa tête, il ne s'en privait pas. Il ne voulait pas la posséder mais il sentait qu'ils étaient faits l'un pour l'autre tout simplement.

Il pénétra un peu plus dans l'enceinte du lycée et retrouva Roy penché sur Théa en train de l'embrasser passionnément, il passa son chemin décidant de les laisser tranquille et dans l'intention de retrouver Felicity pour s'adonner au même type de pratique. Il sourit dès qu'il la vit apparaître dans son champ de vision et se dirigea droit sur elle. Il lui lança un bonjour avant de fondre sur ses lèvres pour lui donner un baiser tendre. Laurel et Tommy s'étaient déjà affichés ensemble, il n'y avait plus rien qui les retenait.

Felicity se tendit en sentant les lèvres d'Oliver sur les siennes. D'habitude, elle n'avait pas ce genre de réaction mais c'était la première fois qu'ils étaient à l'extérieur, hors de leur abri. Au fil des secondes, elle se laissa emporter par sa douceur en se souvenant qu'ils n'avaient plus rien à craindre et elle posa ses mains sur sa taille en les glissant sous sa veste de costume. Elle ressentit la chaleur de son corps sous ses doigts et gémit faiblement. Ils se séparèrent à regret et ils échangèrent un regard heureux quand ils s'éloignèrent légèrement l'un de l'autre. Felicity ne fut ramené à la réalité qu'à l'appel de Barry pour ne pas rater le début des cours. Et pour la première fois, elle fit le trajet jusqu'à sa classe, main dans la main, avec son petit ami.

A la pause de midi, ils se séparèrent, Oliver devait passer voir son entraineur et Felicity rejoignit leur groupe d'amis. Il s'approcha du terrain alors que l'entraineur et son adjoint discutaient, il croisa des coéquipiers qui le saluèrent avec un air joueur. Il ne se posa pas la question à cet instant d'en connaitre la raison, trop heureux de les retrouver. Il voulait savoir s'il avait une chance de rejouer avant la fin de la saison et son entraineur n'était pas des plus encourageants. Il lui conseilla de se remettre à son rythme pour être certain de pouvoir jouer sans difficultés l'année prochaine. Oliver s'attendait à cette réponse mais ça lui donna tout de même un coup au moral, il n'avait que cette activité pour se défouler et il allait devenir fou s'il ne pouvait pas trouver un moyen de décompresser. Il revint sur ses pas dans l'intention de retrouver ses amis pour oublier cette mauvaise nouvelle, quand il croisa le regard de Chuck. Celui-ci, comme à son habitude, le toisa avant de lui lancer un regard dédaigneux et un sourire mauvais.

- « Qu'est-ce que tu vas faire maintenant Queen alors que ton plâtre t'empêche de jouer au football ? »

Oliver ne ralentit même pas son allure, il ne cherchait qu'à le provoquer et il ne se conduirait pas de façon aussi stupide. Bien qu'un coup de plâtre en pleine figure lui ferait surement du bien.

- « Il va falloir que tu apprennes à te servir de ton cerveau… surtout avec ta nouvelle petite-amie. »

Il serra les poings, Chuck n'avait pas intérêt à s'attaquer à Felicity.

- « Quoi que si elle est assez idiote pour penser que tu en vaux la peine… », il se mit à rire, une condescendance transpirante dans tout son comportement.

Il ralentit le pas en entendant cette ordure parler de Felicity en ces termes. Il serra les poings un peu plus et se força à poursuivre son chemin. Il ne voulait rien faire qui pourrait retomber sur elle ou qui les priverait de leur weekend à Las Vegas. Il avait vu son regard s'éclairer quand Tommy avait fait cette proposition et il ne ferait rien d'idiot.

- « Et en te perdant dans la forêt tu as aussi perdu ta fierté… ou elle t'a déjà discipliné ? »

Il faillit faire demi-tour pour tester son idée de lui donner un coup de plâtre quand il vit Felicity apparaître à la porte de la cafétéria. Il se focalisa sur elle et continua son chemin en restant sourd aux attaques que Chuck lui lançait toujours. Il l'embrassa sans attendre et il sentit un apaisement le remplir, il n'avait besoin que d'elle.

Le lendemain, Oliver traînait avec ses coéquipiers et ce fut à leur tour de lancer de légères insinuations concernant les prouesses de sa petite-amie au lit. Il n'avait rien fait de spécial pour entretenir sa réputation mais il n'avait jamais rien fait non plus pour faire changer l'image qu'on lui collait. Quand Derreck, le demi-arrière de l'équipe, avait fait une plaisanterie sur ses préférences sexuelles avant de partir dans un rire gras, Oliver s'était approché et sans prévenir, lui avait décoché un coup de poing dans le visage qui avait bien fait comprendre à son équipe que Felicity n'était pas un sujet de plaisanterie. Il se faisait respecter parmi ses coéquipiers et ce n'est pas un des joueurs qui allait entacher la réputation de la fille adorable qui était tombée amoureuse de lui. Les autres étaient restés muets et quand la montagne de muscles s'était redressée, il n'avait rien dit et il avait fuit la confrontation. Ça avait plombé l'ambiance mais au moins Oliver était maintenant sûr que personne n'oserait plus rien dire sur Felicity. Il était sortit des vestiaires pour s'installer seul sur les gradins en essayant de retrouver son calme. Ça ne lui ressemblait pas de réagir aussi violemment. Bien sûr, ils avaient parlés de Felicity et c'était suffisant pour s'énerver, mais il n'aurait jamais dû en venir aux poings. Derreck n'était pas un méchant garçon et s'il avait simplement eu une répartie cinglante ça aurait été suffisant. Il frotta son poing quile lançait encore après le coup porté.

En revanche ça se passa différemment quand il croisa Chuck une nouvelle fois. Celui-ci n'avait semble-t-il pas prévu de le laisser tranquille. Oliver se rendait à la bibliothèque pour retrouver Felicity, à cette heure et avec le froid qu'il faisait la plupart des élèves étaient restés en classe ou dans les salles de repos. Il croisa Chuck qui venait en sens inverse et au moment où ils se croisèrent Oliver l'entendit murmurer. Il se retourna alors vers lui alors qu'il continuait son chemin.

- « Tu as quelque chose à me dire ? », lui demanda-t-il déjà excédé de l'avoir sous les yeux.

- « Je ne pense pas que ce soit la peine… si tu es incapable de répondre »

Oliver se rapprocha de lui rapidement et l'attrapa par le revers de sa veste.

- « Tu réagis seulement quand elle n'est pas là pour te tenir en laisse ? », en riant.

Il était déjà en train de le menacer de son poing serré et tremblant mais quand il voulut l'abattre sur sa face de rat, une main le retint.

- « Ne fait pas ça, Oliver. »

Il se retourna rapidement et se retrouva face à l'entraineur adjoint. Son souffle tremblait et il serra les dents pour ne pas se retourner contre lui.

- « C'est ce qu'il cherche et tu vas lui offrir sur un plateau ? »

John raffermit sa prise sur son bras pour bien lui faire comprendre qu'il ne plaisantait pas et qu'il ne le laisserait pas frapper un autre élève. Oliver finit par baisser le bras et John fit signe à Chuck de dégager.

- « Tu la ramène moins depuis que tu n'as plus ton statut de joueur vedette… », lança Chuck d'une voix trop heureuse d'avoir évité les coups.

Oliver lui fit face brusquement pour cette fois mettre sa menace à exécution mais John le retint à nouveau et aboya sur Chuck pour le faire déguerpir. Quand ils se retrouvèrent seuls, il se plaça face à lui avant qu'il ne parte.

- « Ça ne te ressemble pas… » Oliver fit un pas de côté pour le dépasser et s'éloigner mais il lui barra le passage « …tout va bien ?

- Lâchez-moi, ça va », d'un ton agressif qu'il ne lui avait jamais entendu jusque-là.

- « Hé un ton en dessous, compris ? », en posant sa main sur son épaule.

Oliver serra les mâchoires et hocha la tête. Il se détendit et son entraîneur le lâcha enfin.

- « Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

- Rien, ça va », d'une voix encore tendue.

- « Non, je vois bien que tu es sur les nerfs. Même si tu le caches bien. Ça a un rapport avec Chuck ?

- Non », en lâchant un rire dédaigneux.

- « Alors avec ce qui t'ai arrivé. »

John le regarda en silence un moment, il avait été militaire, son expérience n'était rien comparée à celle de ce gamin mais il avait vu la mort de près d'après ce qu'il avait appris et ça pouvait changer un homme. Oliver avait maintenant la tête baissée et il avait fait un pas en arrière. Comment il avait pu remarquer qu'il avait changé alors que ses amis et sa famille n'avait rien vu ? Felicity peut-être se doutait de quelque chose mais elle était loin de se rendre compte de ce qui se passait réellement dans sa tête.

- « J'ai pas envie d'en parler », tenta-t-il pour fuir la conversation.

- « Oui, c'est sans doute mieux que tu t'enfonces dans une dépression.

- Je suis pas dépressif », lui cria-t-il pour se défendre.

- « Pour l'instant peut-être, mais si tu continues à gamberger sur ce qui t'ai arrivé…

- Je veux pas voir un psy.

- Tu n'es pas obligé… je peux t'écouter si tu en as besoin ».

John le vit hésiter un instant, il avait cru qu'il allait lui faire confiance mais les cris et les rires de plusieurs élèves un peu plus loin dans la cour interrompirent ce moment et Oliver se referma. Il avait toujours été plutôt en retrait par rapport à certains élèves. Bien sûr, il buvait plus que de raison dans les fêtes mais il n'était jamais le premier à se faire remarquer. Il répondait plutôt à ce qu'on attendait de lui et jouait au garçon sûr de lui dont la réputation, faite par ses amis, le précédait. John le regarda partir vers la bibliothèque et le suivit des yeux un instant, il n'allait pas le lâcher pour être sûr qu'il n'ait pas plus d'ennuis.

Il n'eut pas à attendre longtemps. Oliver était venu le trouver quelques jours plus tard. Il s'était planté à côté de lui pendant une séance d'entrainement et ils avaient parlé tactique sans rien évoquer de plus. Mais à la fin de l'entrainement John avait remarqué qu'il était installé, seul, sur les gradins et il l'avait rejoint. Il s'était installé à côté de lui sans rien dire et il avait attendu.

Oliver avait hésité plusieurs jours, il avait tourné en rond, il s'était énervé plusieurs fois après Théa alors qu'elle l'asticotait comme d'habitude. Et un épisode lui avait ouvert les yeux. Felicity installé à côté de lui dans le canapé de chez elle, lui parlait depuis une heure de programmation, de technique et il ne savait plus de quoi car il n'y comprenait rien. Elle s'était plainte de ne pas avoir un meilleur matériel et il n'avait rien trouvé de mieux à dire d'une voix froide et dure qu'elle se prenait la tête pour une chose sans importance. Il l'avait alors vu relever la tête un air peiné et contrarié sur le visage qui lui fit regretter immédiatement ses paroles. Elle était restée muette et lui se trouvant si mal, avait baissé les yeux et était partit sans rien dire. Le lendemain au lycée, ils ne s'étaient pratiquement pas parlé. Il était arrivé en classe en retard et à la pause, il avait tenté de s'excuser mais les mots avaient eu du mal à sortir, il s'était encore une fois énervé et elle était partie, le laissant en plan. Il avait crié de rage et de frustration avant de donner un coup de pied dans un bureau.

Il avait alors naturellement pris la direction du terrain de football, là où tous ses problèmes s'envolaient d'habitude mais cette fois, il ne put rien y faire. Il alla voir John Diggle dans l'intention de lui parler mais il n'eut pas le courage d'aborder le sujet et il resta assis tout le temps de l'entrainement à essayer de trouver les mots pour exprimer ce qu'il ressentait. Quand John le rejoignit, il réprima un frisson, de froid ou d'appréhension, il ne savait pas vraiment et il finit par parler. Il lui raconta ses cauchemars qui provoquaient des insomnies, sa fébrilité, la responsabilité qu'il éprouvait vis-à-vis de Sara, la tension qu'il n'arrivait plus à contenir et qui se transformait de plus en plus souvent en colère. Il s'arrêta de parler quand sa voix se mit à trembler et que sa gorge se noua.

Le silence s'installa entre eux et Oliver retrouva son calme petit à petit avant que John ne prit la parole. Il lui expliqua qu'il avait eu lui aussi des moments difficiles. Quand on est confronté à une situation stressante, où on a peur pour sa vie ou celle de quelqu'un d'autre, n'importe qui peut avoir du mal à y faire face mais il devait reprendre le contrôle. Oliver avait presque rit à entendre ça, comment pouvait-il reprendre le contrôle de sa vie. Il n'avait rien qu'il pouvait changer, rien sur quoi il pouvait agir. C'est seulement le soir devant le miroir de la salle de bain qu'il avait eu un déclic. Il pouvait agir sur lui-même. John lui avait dit qu'un petit changement était le début et il avait tenté de suivre ses conseils.

Le soir même, Oliver, face à son image, ne s'était pas reconnu. Il ne voyait qu'un adolescent insouciant et il ne correspondait plus à ça. Il avait l'impression d'être une caricature et il décida de changer l'image qu'il renvoyait aux autres. Il se baissa pour fouiller dans les placards en dessous du lavabo et se redressa quand il eut trouvé ce qu'il cherchait. Oliver s'observa encore un moment dans le miroir, empoigna la tondeuse électrique et se rasa les cheveux. Au fur et à mesure que ses mèches tombaient dans le lavabo, il sentait un poids quitter ses épaules. Il ressemblait enfin à ce qu'il était devenu. Un garçon plus adulte, qui avait affronté une épreuve qui l'avait changé. Il passa une main sur son crâne maintenant recouvert d'une fine épaisseur de cheveux et sourit en sentant ses cheveux courts se dresser contre sa paume.

Le lendemain matin, Théa faillit avoir une attaque en voyant la nouvelle coupe de cheveux de son frère. Et ce fut la même réaction que Felicity manifesta. Elle resta à l'observer, il avait presque l'impression qu'elle cherchait si c'était bien lui et il profita de son silence pour s'excuser. Il lui raconta la conversation qu'il avait eu avec John et qu'il s'était rasé les cheveux car il ne se reconnaissait plus et qu'il pensait que ça lui permettrait de se retrouver peut-être plus facilement.

Felicity s'approcha de lui et posa sa main sur ses cheveux courts avant de la faire glisser. Elle sentit ses cheveux se dresser sous ses doigts et le chatouillis lui déclencha des frissons. Oliver paraissait plus vieux avec les cheveux courts et peut-être plus dur aussi. Il avait perdu ce côté adolescent qui lui donnait un air superficiel et elle aimait plutôt ça. Elle déposa un baiser sur ses lèvres.

- « Je suis heureuse que tu aies trouvé quelqu'un à qui parler.

- Je te plais comme ça ? », avec un sourire en coin.

- « Beaucoup. »


Samedi matin Oliver arrivait devant chez Felicity. Elle l'attendait impatiemment au milieu du salon, son sac déjà prêt dans l'entrée. Elle n'avait pas eu de mal à convaincre sa mère de la laisser partir avec Oliver et ses amis mais elle avait sentit qu'elle n'était pas sereine. Elle avait mis en avant le fait qu'elle allait pouvoir retrouver durant le temps d'un weekend l'ambiance de Las Vegas, qu'elle ne serait pas seule et elle avait finit par être d'accord.

- « Tu fais bien attention à toi.

- Je ne suis plus une petite fille. Ça va aller », en maintenant son exaspération.

- « Oliver tu feras attention à ma fille », d'un ton sérieux.

Il avait acquiescé et ils étaient partis rapidement. Elle sortit, Oliver lui tenant la main et elle s'était fait la remarque que c'était la première fois qu'ils allaient passer un weekend entier ensemble. Elle s'était tournée vers lui et elle s'était rendue compte qu'il l'observait lui aussi.

- « C'est une première », lui dit-il.

Elle hocha la tête et l'embrassa tendrement.

- « Je suis impatiente », en caressant tendrement sa joue.

Il serra sa main dans la sienne et l'entraîna avec lui jusqu'à la voiture. Une demi-heure plus tard ils posaient le pied sur le tarmac où le jet privé de Malcolm Merlyn les attendait. Ils retrouvèrent Laurel et Tommy et embarquèrent sans attendre. Felicity regardait tout autour d'elle, le petit avion avait tout les équipements de confort. Une hôtesse leur servit des boissons et des en-cas, une fois le décollage effectué. Oliver regardait Felicity, amusé. Elle paraissait émerveillée par ce qu'il avait toujours connu.

- « Encore une première ? », lui demanda-t-il un sourire toujours sur les lèvres.

Elle hocha la tête sans se départir de son air abasourdit. Des fauteuils moelleux, des hôtesses à leurs services, des écrans de télévisions, une console de jeux vidéo, un bar et une table qui pouvait les accueillir tous les quatre sans difficultés. Elle n'eut pas le temps de s'habituer à ce luxe qu'ils étaient déjà arrivés. Une limousine les attendait et ils furent conduit jusqu'à leur hôtel. Elle fut heureuse du choix qui avait été fait. L'hôtel Vdara était un peu éloigné du strip, il n'avait pas ce côté kitsch que la plupart des hôtels de Las Vegas entretenaient. En prime, ils allaient pouvoir profiter d'un spa renommé.

La limousine passa devant une sculpture faite en canoé multicolore pour les déposer devant l'entrée. On vint leur ouvrir la porte et Oliver lui tendit la main pour l'aider à descendre. Un vrai conte de fée pensa-t-elle. La chaleur l'entoura à nouveau, il faisait plus chaud qu'à Starling City et elle retrouva avec nostalgie l'ambiance de Las Vegas. Tommy et Oliver s'occupèrent des enregistrements alors qu'elle explorait le hall avec Laurel, une multitude de magasins offrant aux clients une distraction en attendant. Des affiches annonçaient les dates des prochains concerts et spectacles prévus dans le lieu ainsi que toutes les activités qui étaient prévues, spa, piscine, boite de nuit.

Ils se dirigèrent vers leurs chambres et se séparèrent en se donnant rendez-vous dans une heure. A peine la porte refermée, Oliver fondait sur les lèvres de Felicity et l'entrainait vers le lit immense. Elle se laissa faire alors que son rire se transformait en gémissements de plaisir. Elle buta contre le rebord du lit et Oliver la poussa doucement. Elle se laissa tomber dessus en se mettant à rire à nouveau mais il mourut dans sa gorge quand Oliver se déshabilla devant elle. Il retira son teeshirt et elle découvrit avec plaisir son torse musclé. Ils n'avaient pas refait l'amour depuis qu'il s'était perdu dans les bois et ils en mouraient d'envie tous les deux. Felicity n'avait plus autant de retenu que la première fois et le corps d'Oliver lui manquait atrocement.

Oliver monta sur le lit en lançant à Felicity un regard joueur. Elle bougea pour remonter sur le lit pour lui échapper alors qu'Oliver posait une main sur sa hanche pour l'arrêter. Il se pencha sur elle, prenant appui de son bras plâtré sur le matelas, et embrassa son cou tendrement avant de mordiller sa peau douce.

- « Non Oliver… attend… on doit retrouver les autres dans une heure… », sa phrase interrompu par des rires qui se transformèrent à nouveau en gémissements. « On n'a pas le temps… »

Oliver sourit contre sa peau, ses paroles ne correspondaient pas à ses gestes. Felicity avait posé ses mains dans son dos et l'une d'elle se trouvait maintenant dans son cou, caressant la naissance de ses cheveux. Il découvrait de nouveaux frissons et il renonça à la laisser se préparer. Il glissa sa main de sa hanche à son ventre avant de venir caresser sa poitrine. Il entendit le souffle de Felicity se bloquer dans sa gorge alors qu'elle se cambrait légèrement. Il se redressa et trouva ses lèvres qu'il embrassa avec plaisir. Il se redressa un peu pour pouvoir l'observer et elle ouvrit les yeux. Ils se regardèrent un moment sans bouger et sans rien dire. Il abandonna sa poitrine pour caresser ses cheveux tendrement.

- « Je t'aime », en se perdant dans ses yeux.

- « Je t'aime aussi », avant de lui sourire. « Mais il va falloir sortir de cette chambre.

- On peut en profiter… même si on n'a pas beaucoup de temps… »

Il l'embrassa un peu plus profondément, caressant sa langue de la sienne alors que sa main glissa sur son ventre avant de s'aventurer sous sa jupe fluide. Felicity gémit une nouvelle fois dans sa bouche alors que ses doigts se resserraient sur ses épaules. Elle avait raison, ils n'avaient pas le temps mais il pouvait lui donner du plaisir. Il abandonna sa bouche, sema une série de baisers sur son corps et se dirigea toujours plus bas jusqu'à trouver sa petite culotte qu'il lui retira sans attendre. Il embrassa le haut de ses cuisses avant de d'embrasser son excitation. Elle gémit un peu plus fort ce qui l'encouragea. Il la caressa tendrement, découvrant ses lèvres de sa langue tout en caressant son ventre. Il lécha son intimité avec plaisir alors que Felicity commençait à se déhancher et jusqu'à la faire jouir de plaisir.

A l'heure convenue ils étaient dans le hall et Tommy prit la tête de leur sortie. Une voiture les attendait et ils furent conduits à l'extérieur de la ville où ils montèrent dans un hélicoptère pour survoler le grand canyon. Ils passèrent ainsi une heure à survoler ces étendues rocheuses. Quand ils revinrent sur terre, Felicity était encore éblouie par les lumières et les couleurs qui l'avaient enivrée. Elle se colla contre le torse d'Oliver et le serra dans ses bras en le remerciant. Il déposa un baiser sur sa tête et lui dit qu'elle devrait plutôt remercier Tommy d'avoir organisé tout ça, il n'avait fait que lui suggérer la sortie.

Ils avaient ensuite passé une bonne partie de la journée à se balader sur le strip, mangé dans un restaurant, sur les conseils de Felicity, qui ne payait pas de mine mais qui servait une nourriture mexicaine délicieuse. Le reste de l'après-midi se passa au bord de la piscine de l'hôtel, le temps de se détendre un moment avant de passer la soirée et peut-être la nuit à jouer au casino. Ils s'étaient retrouvés pour s'installer sur des transats mais Felicity était remontée dans leur chambre pour récupérer son livre. Elle n'allait pas passer deux heures allongée sans rien faire. Elle longeait les cabines avant d'arriver au bar extérieur, elle se stoppa et l'observa. Oliver se tenait accoudé au comptoir en train de passer une commande. Il était vraiment très beau, son corps musclé par le football, un sourire qui faisait des ravages, un regard qui lui serra le cœur. Elle ressentit à cet instant tout l'amour qu'elle avait pour lui. Elle continuait à le contempler et au moment où elle allait faire un pas pour se rapprocher de lui, une fille vint l'accoster. Elle la voyait depuis l'endroit où elle était, en train de minauder, de lui sourire, elle posa sa main sur son bras et Felicity sentit tout son être se crisper. Elle n'avait jamais expérimenté une jalousie aussi forte. Les articulations de ses doigts serrés sur son livre devenaient blanches et elle se dirigea vers eux. Oliver secouait la tête mais il continuait de sourire et ça ne lui plaisait vraiment pas.

Alors qu'elle n'était plus qu'à quelques pas, Oliver s'aperçu de sa présence. Il sourit un peu plus et quitta le comptoir pour lui faire face.

- « Voilà celle que j'aime », et il l'embrassa en prenant tout son temps devant la brune qui maintenant avait tourné les talons.

Quand il s'éloigna de ses lèvres, Felicity le retint un petit moment et prolongea ce plaisir. Elle oublia instantanément sa jalousie qui n'avait pas de raison d'être alors que les mains de son petit ami se resserraient sur elle.

Quand la soirée arriva, ils étaient prêts pour faire le tour des casinos. Felicity prit à nouveau la direction de leur groupe et leur fit découvrir les spectacles les plus spectaculaires qui étaient donnés dans la rue pour attirer les badauds et ils commencèrent par la Stratosphere Tower qui leur permis de contempler tout Las Vegas éclairé de milles feux avant que les garçons ne voient l'affiche proposant un manège à sensation se trouvant à plus de trois cent cinquante mètres au-dessus du sol. Les filles continuèrent leur visite alors que les garçons se retrouvaient pour tester de nouvelles sensations. Oliver expliqua à Felicity qu'il voulait passer un moment avec Tommy pour retrouver leur complicité et qu'ils se retrouveraient plus tard. Ils avaient échangé un baiser et alors que Laurel et Felicity continuaient leur promenade pour assister au spectacle de jets d'eau devant le Bellagio. quand ils descendirent du manège Oliver se tourna vers Tommy avec un grand sourire.

- « Les tables nous attendent», lança-t-il avec un grand sourire que son ami lui rendit.

Ils s'installèrent à une table de black-jack, le croupier les regarda en fronçant les sourcils et leur demanda leur carte d'identité pour être sûr qu'ils aient l'âge légal. Ils sortirent d'un seul geste leur fausse carte en soutenant le regard du croupier. Celui-ci les examina un moment puis les accepta à la table et les amis commencèrent à miser.

Oliver était heureux et il voulait retrouver son meilleur ami. Tommy aussi avait ce besoin, ils s'étaient rarement disputés et ça leur manquait de ne pas se voir aussi souvent qu'avant. Ils se laissèrent griser par le jeux pendant une heure avant qu'ils n'atteignent leur limite. Oliver avait tout perdu alors que Tommy avait réussit à limiter la casse. Il se moqua de son ami alors qu'Oliver se plaignait.

- « Tu ne peux pas tout avant quand même. Tu es heureux en amour, ça devrait te suffire », lui lança Tommy en riant.

- « Je n'aurais jamais cru être aussi amoureux », en le regardant sérieusement tout à coup.

Tommy s'arrêta de rire et posa sa main sur l'épaule d'Oliver.

- « Tu as changé... et pas seulement à cause de ce qui a pu t'arriver dans cette forêt. Je crois que Felicity a une très bonne influence sur toi... et je suis heureux qu'on ne se soit pas perdu à cause d'elle.

- Je me sens encore fautif parfois quand je pense à la façon dont je me suis conduit, et je suis heureux qu'on ait réussi à passer par dessus tout ça.

- Tu sais que tu devras me parler la prochaine fois?

- Il n'y aura pas de prochaine fois », assura Oliver en donnant une accolade à Tommy.

Ils rentrèrent tous tard dans la nuit après s'être retrouvé pour visiter les attractions et le lendemain une grasse matinée fut la bienvenue. C'était la première fois que Felicity et Oliver passaient la nuit ensemble et ils en profitèrent en prenant le temps de se découvrir encore. Ils durent reprendre le chemin de l'aéroport à regrets mais avec le projet de refaire très bientôt un nouveau weekend. Alors que la limousine se garait sur le tarmac et qu'ils rejoignaient le jet qui les attendait, une voiture sombre longea la grille séparant la piste du parking. Elle se gara alors qu'un homme sinistre en costume noir en descendait pour se diriger vers la tour de contrôle. Une rafale de vent souleva un pan de sa veste découvrant l'arme rangée dans son holster. Il boutonna sa veste et fit signe au gardien avant d'entrer dans le bâtiment.