Hey !

Vous allez bien ?

Voici le nouveau chapitre de cette fanfiction, il est un peu court, désolé :/

Pour tout vous dire, j'ai regroupé trois chapitres originaux, alors que je n'en regroupe que deux d'habitude, mais malheureusement, ça n'a pas rallongé ce chapitre pour autant.

Dans ce chapitre, on va suivre Alexis. Désolé pour ceux qui voulaient des nouvelles d'Antoine...

Bonne lecture !


Alexis retourna à la demeure de sa belle-famille. Il fut accueilli avec enthousiasme par tous les convives, cependant, il n'y porta pas grande attention, plongé dans ses pensées. Il se dirigea vers sa fiancée et ses parents.

- Vous revoilà enfin ! Se réjouit la jeune femme, contente du retour de son futur époux.

- Pour peu de temps, je le crains... S'excusa le substitut du procureur. Il s'adressa ensuite au marquis de Saint-Méran : Puis-je vous parler seul à seul ?

Le vieil homme, intrigué, le suivit dans le bureau.

- Monsieur, commença le substitut, vous m'aviez parlé d'un ami à vous proche du Roi, n'est-ce pas ? Vous disiez qu'il est ici même.

- En effet, mais où voulez-vous en venir ?

- Il me faudrait impérativement une lettre me permettant de rencontrer Sa Majesté le plus vite possible sans avoir à patienter des jours entiers pour le voir.

- Je ne saisis pas bien ...

Alexis expira profondément.

- J'ai interrogé un individu qui détenait des informations cruciales, et il faut que j'en informe le Roi au plus vite. Si j'y parviens assez tôt, je peux vous assurer que ma carrière est faite, et que jamais votre fille n'aura à se plaindre de la vie qu'elle mènera à mes côtés.

Les paroles semblèrent convaincre le marquis.

- Bien, je demanderai cette lettre, comme vous le demandez. Quand partez-vous ?

- Il me faudra environ une heure et demi pour préparer mes affaires.

- Très bien, alors... La lettre sera chez vous dans une heure.

Alexis remercia le vieil homme et sortit du bureau pour faire un dernier adieu à son épouse.

- Vous repartez déjà ? Demanda la jeune femme, désolée.

- J'en ai bien peur, mais il le faut. Il s'agit d'une chose très important, que je ne peux me permettre de remettre à plus tard. Je suis vraiment navré de vous quitter si vite.

Il laissa un doux baiser sur sa main et quitta la maison après avoir salué les autres invités.
Il marcha rapidement vers sa propre demeure, décidé à partir vers Paris le plus vite possible. En chemin, une jeune femme blême vint à sa rencontre.
Décidément... Pensa Alexis, je croise beaucoup de monde aujourd'hui...

- Pardonnez-moi, êtes-vous Alexis Breut ? Demanda la jeune femme.

- Lui-même, répondit le procureur sur un ton légèrement agacé.

- Je m'appelle Justine Le Potier, je suis ici pour avoir des nouvelles d'Antoine Daniel.

Alexis eut un sursaut en entendant ce nom. Le visage du jeune homme lui revint en mémoire, et avec lui, un soupçon de remord.

- Monsieur Daniel est coupable, répondit-il simplement, il n'y a rien à ajouter.

Justine eut un sanglot.

- Mais de quoi est-il coupable ?!

Plus la jeune femme insistait, plus le substitut ressentait ce sentiment de remord. Après tout, qui était-il pour briser la vie d'un jeune couple innocent sur son simple désir de réussite ?

- Je vous dit qu'il n'y a rien à ajouter ! Laissez-moi, maintenant, je suis pressé.

Ils atteignirent sa demeure, et il se précipita à l'intérieur. Le remord le rongeait de seconde en seconde, et si Justine avait insisté ne serait-ce qu'une fois de plus, il aurait probablement fait libérer Antoine sur le champ.

Pourtant, la jeune femme n'insista pas. Elle rentra chez elle en pleurant, tremblante de fièvre. Si Mathieu l'attendait à l'entrée de sa petite cabane, inquiet, elle ne le vit pas vraiment. Elle s'allongea sur son lit pour pleurer toute la nuit, Mathieu à ses côtés, la couvant du regard, ennuyés de la voir dans un si piteux état.

Patrick Baud passa la nuit à chercher quelqu'un capable de l'aider.

Bob Lennon s'enferma chez lui après avoir acheter deux bouteilles d'alcool pour tenter d'oublier cette histoire.

Victor dormit bien cette nuit-là.

Monsieur Daniel pleura son fils toute la nuit.

Quant-à Antoine, nous le savons déjà.

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Le Roi Louis XVIII était assis confortablement à son bureau, lisant un quelconque livre d'Horace, s'amusant à triturer sa plume pour s'occuper les main, quand quelqu'un toqua à la porte.

- Entrez. Dit distraitement le souverain

La porte s'ouvrit et laissa apparaitre son conseiller principal.

- Qu'y a-t-il ? Demanda le roi.

- Sire, commença le conseiller, je viens vous faire part de mes inquiétudes au sujet de l'Usurpateur. Ne pensez-vous pas qu'il prépare quelque chose ?

Le roi leva doucement la tête.

- De quoi devrait-on s'inquiéter ? Le ministre de la police m'a fait son rapport ce matin, et aucun retour n'avait l'air en préparation. Il m'a assuré que ses hommes étaient fiables et que nous n'avions rien à craindre de Napoléon.

- Peut-être n'avons-nous rien à craindre de Napoléon, mais pour ce qui est de ses suivants, j'ai des doutes. Rappelez-vous ce meurtre rue Saint-Jacques...

Le roi reposa ses yeux sur sa lecture.

- J'ai également demandé au ministre de s'en charger, et je suis certain qu'il parviendra à retrouver le coupable. Les parisiens me sont fidèles, ils n'aiderons sûrement pas le meurtrier à nous échapper.

- Les parisien vous suivent, mais n'oubliez pas que Napoléon à encore beaucoup de fervents admirateurs dans le midi...

- Peu importe, si l'Usurpateur pose le pied dans ce pays, nous en serons immédiatement avertis.

Il y eut un moment de silence qu'aucun d'eux ne sembla vouloir combler. Finalement, le conseiller se décida à briser le silence :

- Très bien, je vous laisse à vos occupations. Oh, et un certain monsieur Breut demande à vous voir, dois-je le renvoyer chez lui ?

Le souverain, qui jusque-là ne s'était pas vraiment intéressé à la discussion, releva brusquement la tête.

- Breut ? Alexis Breut ?

- C'est bien ce qu'il me semble, Sire. Le connaissez-vous ?

- On m'avait parlé de lui, et plutôt en bien. Un jeune procureur talentueux qui exerce à Marseille, il me semble. Que fait-il ici ?

- Je l'ignore, il demande à vous voir et dit que c'est important.

- Alors qu'attendez-vous pour le faire entrer ?!

Le conseiller partit prestement et revint quelques minutes plus tard en compagnie d'Alexis. Ce dernier s'inclina respectueusement devant le roi et attendit qu'on lui donne la parole.

- Alors, qu'avez-vous à nous dire ? Demanda le souverain, impatient. Est-ce grave ?

- Votre Altesse, commença le jeune homme, la situation est pressante, mais pas irréparable.

- Allez-y, le pria le roi.

- Eh bien, Sire, j'ai appris que l'Usurpateur possède trois navires prêts à appareiller. Il a peut-être déjà quitté Elbe à l'heure qu'il est.

- Mais d'où Diable avez-vous obtenu ces informations ?

- J'ai interrogé un jeune homme arrêté pour bonapartisme, et il m'a assuré que c'était la vérité. Il devait faire passer le message à un individu présent à Paris, mais à refusé de me dire qui. Pour plus de sécurité, je l'ai fait mettre aux fers.

Le roi passa une main sur le visage.

- Êtes-vous certain de ce que vous dites ? Demanda-t-il, exaspéré d'apprendre une telle nouvelle dans ces conditions.

- Au point, Sire, d'avoir quitté Marseille le jour même où j'ai appris la nouvelle, alors que je fêtais mes fiançailles.

Le souverain n'eut pas le temps de réagir que le ministre de la police entra en trombe dans la pièce, ignorant totalement le protocole. Il était blême et son front était recouvert de sueur.

- Que se passe-t-il encore ?! S'indigna le roi, énervé.

Le ministre déglutit.

- Votre Majesté, je... Euhm, nous avons reçu des nouvelles d'Elbe...

Il fit une pose devant l'apparente non-réaction du roi qui, en réalité, n'attendait qu'une chose : la confirmation que tout ceci n'était qu'une blague.

- Les rapports indiquent, reprit le ministre, que... Que Napoléon à quitté l'île depuis plusieurs jours déjà...

Sa voix était à peine audible.

- Puis-je savoir, demanda le roi sur un ton tellement calme qu'il laissait présager la tempête qui s'apprêtait à s'abattre sur le ministre, par quel moyen vos informateurs vous ont fait part de cette nouvelle ?

- Je... Par télégraphe, Sire.

Le roi acquiesça doucement avant d'exploser d'un coup.

- ALORS COMMENT MONSIEUR BREUT ICI PRÉSENT A-T-IL BIEN PU M'ANNONCER LA NOUVELLE AVANT VOUS ALORS QU'IL REVIENT DE TROIS JOURS DE ROUTE DEPUIS MARSEILLE ?!

Le ministre perdit instantanément le peu de prestance qu'il lui restait en entrant.

- Et où compte-t-il débarquer ?! Demanda le souverain, s'agitant dans tous les sens tant la perspective du retour de l'empereur déchu le contrariait.

Le ministre de tritura les mains, cherchant honteusement ses mots.

- Il a débarqué... à Antibes, dans les Alpes-Maritimes...

Le roi n'en revint pas. Non seulement, l'Usurpateur tentait de reprendre le pouvoir, mais en plus, il avait déjà posé pied en France.
Le ministre hésita avant de continuer.

- ... Et il se dirige vers Paris...

- MAIS QUEL INCAPABLE ! S'emporta le roi. JE VOUS EMPLOIE POUR ME TENIR AU COURANT DES ACTIONS DE NAPOLÉON, ET VOUS ME DITES QUE MÊME AVEC DES ESPIONS SUR PLACE ET DES TÉLÉGRAPHES, VOUS N'ÊTES PAS CAPABLE DE M'INFORMER D'UNE CHOSE AUSSI IMPORTANTE AVANT QUE CELA N'ARRIVE ?!

La semonce dura plusieurs minutes durant lesquelles le ministre fut traité de tous les noms.

- Prenez exemple sur monsieur Breut ! Hurla le roi. Lui au moins est compétant !

Alexis décida donc de s'interposer.

- Sire, pardonnez mon insolence, mais je suis certain que monsieur le ministre ici présent n'est pas responsable de cet incident. Il y a simplement dû y avoir un défaut de communication chez ses informateurs, ce n'est donc pas lui qu'il faut blâmer.

Il jeta un rapide coup d'œil au ministre, dans les yeux duquel on pouvait lire une gratitude débordante.

Cependant, si le substitut du procureur l'avait défendu, ce n'était pas par pure gentillesse, mais bien par intérêt. Il était évident que le ministre lui en aurait voulu s'il n'avait pas réagi aux propos élogieux du souverain, et lui aurait fait payer cher pour l'avoir laissé se faire rabaisser.

Ce dernier sembla d'ailleurs s'être calmé grâce à lui, et son visage avait repris une teinte normale. Il regarda successivement Alexis et le ministre, puis s'adressa à ce dernier, toujours en colère :

- Je vous préviens, dit-il, que cela ne se reproduise plus. Faites ce qu'il faut pour qu'il n'atteigne jamais Paris, peu importe comment vous vous y prendrez. Et faites moi un rapport complet sur ce meurtre de la rue Saint-Jacques dont vous m'aviez parlé.

- Un meurtre ? Demanda Alexis, intrigué.

Le regard noir que lui lança le conseiller lui fit comprendre qu'il avait manqué à l'étiquette en posant la question au roi sans même y avoir été invité, et sans marque de politesse, qui plus est.

- Oh, pardonnez-moi, Sire, j'étais tellement étonné que j'en ai manqué au protocole...

- Ce n'est rien, dit le roi, désormais prêt à pardonner n'importe quoi de la part d'Alexis.

Le ministre lui expliqua les circonstances du meurtre, et lui décrivit le profil du meurtrier, bien qu'il ignorait encore de qui il s'agissait.

- L'homme avait les cheveux courts entre le brun et le gris, les yeux sombres et il devait faire environ une cinquantaine d'années. Il portait également une veste bleue.

À nouveau, le substitut sentit son estomac se tordre en entendant la description, et eut un très mauvais pressentiment quant à l'identité du tueur. Il ne dit cependant rien, et se contenta d'acquiescer.

Le ministre s'excusa ensuite auprès du roi et partit, bientôt suivit d'Alexis, qui avait fait de même.

En arrivant dans la rue, Alexis monta dans une voiture et rentra chez lui, dans sa grande résidence parisienne. Peu de temps après, alors qu'il s'apprêtait à passer à table, un valet vint à lui et lui expliqua que quelqu'un voulait lui parler.

- Qui donc ? demanda Alexis, étonné que quelqu'un sache déjà qu'il était en ville.

- Un homme d'à peu près la taille de monsieur, cheveux bruns tirant sur le gris, et il porte une veste bleue...

Avant même qu'Alexis ne puisse dire quoi que ce soit, la personne entra dans la pièce en s'exclamant :

- Est-ce donc comme cela qu'un fils accueille son père à Marseille ?


Alors, ça vous a plu ?

J'espère, en tout cas !

On se retrouve au prochain chapitre !

review ? :3