Sup!

Disclaimer: Tout est à James Dashner bla bla bla ...

Oui, bon, ça fait un bon deux-trois semaines que je ai rien mis en ligne. Pour une fois, j'ai une bonne raison, je me suis inscrite sur Wattpad! Vous pouvez me retrouvez sous le pseudo de beatdb2004. Le même qu'ici oui, je n'ai aucune créativité niveau pseudo... :) Voilà donc le dernier chapitre de ce Newtmas!

Désoler pour les fautes d'orthographes...

Reviews?

Béatrice xxx

Je les évite pendant 3 semaines. Je passe le moins de temps possible au casier, je m'assois en avant dans les cours de lecture. Je regarde ailleurs dans les cours de science et je passe mes midis seuls dans un café assez éloigner de l'école.

Une journée ou je ne me sens vraiment pas bien, ou ma mère me faisait un épisode de colère intense, je me mets à courir pendant un dîner. Je cours vite, aussi vite que je peux mais je ne dure pas très longtemps. Ma cheville me fait terriblement mal. C'est une blessure que ma mère m'a infligée ce matin alors qu'elle n'avait pas prise sa dose depuis au moins 3 semaines pour garder son boulot. En fait la plaie s'est rouverte et elle saigne abondement. Je horreur du sang.

Le monde se met à tourner autour de moi. La douleur est intense et le liquide rouge continu à couler sans arrêt. Je suis pris de vertige et mes genoux flanchent sous mon poids. Deux bras musclés viennent m'attraper alors que mon corps était en chute libre vers le sol. Je ferme les yeux car je ne veux pas voir la scène. Je sais que c'est Thomas, je reconnais son odeur. Il me couche sur un banc. Il part quelque secondes puis revient avec un linge mouillé qu'il applique sur ma blessure. Je gémis et me mord la lèvre inférieur.

- Chut, chut, tout va bien, dit-il d'une voix calme et terriblement craquante.

Je rouvre les yeux. Je me mets en position assise et je regarde ma cheville. Un bout de tissu fait office de bandage.

- Merci, grommelai-je

Il passe un bras autour de mes épaules et je frissonne à ce contact.

- Newt, je suis désolé pour la dernière fois. Ce sont juste des crétins idiots qui ne savent pas de quoi ils parlent.

Il marque une pause avant de reprendre.

- Tu sais…ma mère est morte il y a un an. Elle avait une maladie grave, la Braise… Mon père est resté à son chevet jusqu'à ce qu'elle meurt. J'avais 12 ans. Je suis tombé en dépression profonde pendant 1 an. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus, je ne bougeais pas de mon lit, je pleurais, j'étais un vrai fondu. Puis, un jour mon père est entré dans ma chambre et m'a frapper. Il m'a dit «Thomas, si dans 3 jours, tu n'as pas au moins essayé de te réintégré à la vie normal, je vais le faire moi-même. » J'étais sonné. Mais comme la menace n'était pas très intimidante, bah j'ai rien fait pendant trois jours. Mon père est alors revenu dans ma chambre et m'a dit que j'étais officiellement inscrit à l'école du Bloc. Je me suis mis en colère. Il ne pouvait me laisser aller dans une école dans cet état-là! Il m'y a quand même obligé. Dans les premiers jours, je faisais partie du club des coureurs pour me défouler mais je me suis vite désintéresser alors je suis allé dans le club de lecture. Et me voilà comment je suis maintenant.

Je lève les yeux vers lui. Il vient de me dévoiler son histoire comme ça, sur un coup de tête alors que ça fait seulement 3 semaine qu'on se connaît.

- Pourquoi tu me dis ça? Demandai-je

- Parce que… il n'y a pas vraiment de raison mais je pense qu'il t'arrive quelque chose de similaire et je veux te prouver que tu n'es pas seul.

Je hoche la tête. Le sol est maintenant devenu très passionnant. Devrai-je lui dire? Va-t-il mal le prendre? Va-t-il avoir pitié de moi? Va-t-il être dégouter? Non. Il n'est pas comme ça. Je prends mon courage et je me jette à l'eau.

- Moi, mon père est aussi mort de la Braise… Depuis ce temps, bah ma mère se drogue et… ma vie est devenue un enfer. Ça a commencé quand j'avais 8 ans. Ma mère ne prenait que de l'alcool mais rapidement, elle a voulu quelque chose de plus puissant. Alors elle a consommé pour la première fois de la drogue. À partir de ce moment, elle s'est mise à me frapper, moi et ma sœur Sonya. Pendant 6 ans on a rien dit, rien fait. Ma mère changeais d'emplois tout le temps, puis quand Sonya a eu enfin 16 ans et que moi j'en avais 10, elle s'est barré. Ce jour-là a été terrible pour ma mère. Et elle a arrêté de prendre tous les trucs dégueulasses qu'elle, puis elle a fini son doctorat. Après, elle a recommencé son manège. L'alcool puis la drogue. Me frapper, me crier dessus. Je continu à voyager beaucoup pour qu'elle trouve une job mais elle se fait renvoyer le jour ou la semaine après.

Je me suis mis à pleurer. Thomas me sert dans ses bras et je laisse des gouttes d'eau sur son épaule. Il ne dit rien. Il nous balance d'avant en arrière. Son cœur bat à mille à l'heure. Je pense que mon histoire l'a affecté. On reste enlacé une bonne minute. Soudain, j'entends fuser des «Ils sont mignons», «Trop cute», «Les deux amoureux» et des rires dans mon dos. Je m'arrache de l'étreinte de Thomas et je me mets à marcher dans leur direction en boitant légèrement.

- Ça vous fait rire?

Les personnes qui ont passé des commentaires me sont encore inconnus sauf un : Gally.

- Calme-toi le bleu, On vous trouve mignons c'est tout.

La dernière remarque est lancé avec ironie et fais rire les amis de Gally. Le rouge me monte aux joues. J'entends Thomas arriver.

- Gally, ce n'est pas le moment et pas de tes affaires.

- Tranquille Thomas, ne soit pas agressif. Lance Gally sarcastiquement.

- Gally, s'impatiente le brun, va-t'en.

- Nah, on préfère vous regarder toi et ton petit ami. Vous êtes tellement mignons.

Encore des rires. Je n'en peux plus. Je le frappe. Il est d'abord surpris puis :

- Oh ça ne va pas le bleu! Espèce de Plonk!

- TOI ÇA NE VA PAS! ARRÊTE DE TE MOQUER DE NOUS! TU N'ES QU'UN CONNARD GALLY!

- Wow il sort les griffes le chaton! Sérieusement, tu crois vraiment que tu peux me parler comme ça? Je vais te défoncer la gueule!

Je m'apprête à recevoir un coup. Je veux lui faire comprendre que je ne suis pas n'importe qui et que moi aussi je peux le blessé. Je qu'il aille mal. Je vois rouge. Comme lui ne fait rien, je le refrappe. Cette fois-ci il le pare et me lance son poing à la figure. Je l'esquive de justesse. Je me prépare à continuer mais les mains de Thomas se referment autour de mes bras. Je me débats mais sa poigne est trop forte. Je me calme. Thomas m'entraîne ailleurs alors que je fais un dernier doigt d'honneur.

Des mois passent. Je me suis réconcilier avec les amis de Thomas qui m'ont avoué qu'eux aussi avait perdu un membre de leur famille à cause de la Braise. En fait ce jour-là, il ne voulait pas être insultant mais plus faire passer la douleur dans l'humour. Je n'ai pas tout à fait compris leurs explications mais je leur ai pardonné. Je n'ai pas revu Gally depuis la dernière fois. Tant mieux. Je m'intègre bien à l'école. Mais toute bonne chose a une fin.

- On déménage. Le WICKED ne veut plus de moi. Alors monte dans ta chambre et fais tes valises. On part dans une semaine.

Je suis détruit. Je ne quitterai pas le Bloc pour rien au monde.

- Non. Je réponds

- Non? Demande ma mère. Comment ça non?

- Je ne quitte pas le Bloc! Je ne bougerai pas d'ici.

Elle prend ses aires menaçant.

- ISAAC NEWTON! JE T'OBLIGE À ALLER FAIRE TES VALISES. SINON…

- Sinon quoi, répliquai-je, tu vas me frapper? Encore? Ça ne marche plus sur moi. Je ne suis pas ton punching-ball. Ne compte plus sur moi Pour faire passer ta colère. Je ne suis pas papa. PENSE À LUI DES FOIS! TU CROIS VRAIMENT QUE C'EST-CE QU'IL VEUT, QUE TU ME MALTRAITE? NON ALORS POUR UNE FOIS, AU LIEU DE ME FAIRE MAL, RÉFLÉCHIS! JE TE DÉTESTE, TU ES LA PIRE!

Ma mère se fige.

- Tu me vois comme un monstre Isaac. Je ne le suis pas je t'assure…

- NON ÇA SUFFIT! J'EN AI MARRE, JE ME CASSE! PARFOIS TU ES DOUCE, PARFOIS TU NE L'ES PAS! JE NE TE SUIS PLUS!

Je ne laisse pas le temps à ma mère de réfléchir plus longtemps, je pars. Je claque la porte derrière moi. J'attrape mon téléphone et je compose le numéro de Thomas. Deux minutes plus tard, il vient me chercher en voiture. Je monte et nous roulons jusqu'à chez lui. Je ne dis rien, il ne dit rien. Je fais de mon possible pour ne pas pleurer.

Rendu chez lui, je m'affale sur son lit. Je suis déjà venu souvent ici après l'école pour faire mes devoirs avec Thomas. Cette fois c'est différent. C'est l'hiver. Dans quelques jours c'est Noël. Joyeux Noël…

- Hey Newt! Mec! Ça va? Dis donc, tu es courageux!

Je me redresse. Moi courageux?

- Tu veux me raconter ce qu'il s'est passé?

Je lui raconte tout. Je pleure. Vie de merde.

- Chut, tout va bien maintenant. Tu es parti, tu as pris la bonne décision.

Je renifle. Une des mains de Thomas vient essuyer une larme. Sa main sur ma joue. Je le regarde droit dans les yeux. Je me perds dans son regard. Puis soudain j'ai une envie. Je plaque mes lèvres sur les siennes. Il répond sans hésiter à mon baisé. Il colle nos corps l'un à l'autre. Je mets mes bras autour de son cou.

- Joyeux Noël mon héros, dit-il

- Joyeux Noël Tommy…

Il a raison, je suis un héros.