Bonjour à tous, c'est MrJacketBarths !
Voici donc le chapitre 2 de « Escape to YouTube World » qui voit l'entrée en scène de 2 personnages de la Phase 3 de Gorillaz : Cyborg Noodle et le Boogieman.
Petite séance de rattrapage si vous connaissez pas : Cyborg Noodle est donc un robot construit par Murdoc pour remplacer la vraie Noodle, qui était supposée morte après El Mañana, en tant que guitariste. Elle lui sert également de garde du corps avec la tripotée d'armes qu'elle dispose.
Le Boogieman, lui, est tout simplement l'incarnation vivante de tout ce qui est mauvais sur Terre. Bref, le type pas recommandable du tout, de loin. Mais de près, on ne sait pas.
J'espère que vous apprécierez ce chapitre !
Enjoy !
Le Visiteur était effaré, Henry était consterné. Là, c'était une bonne grosse boulette que le voyageur temporel venait de faire. Surtout que les Gorillaz n'étaient en aucun cas présents dans le scénario, pourquoi étaient-ils donc là ?
« Mais t'es sûr que c'est les vrais ?, demanda Renard. Parce que tu sais, en 2015, pour les interviews, ils utilisaient des hologrammes d'eux… »
« Tu trouves que ces tronches-là, ça ressemble à des hologrammes ? »
« Non, je sais pas, je dis juste ça comme ça. »
« Ben, moi, ce que je dis, c'est que tu vas devoir les ramener chez eux avant qu'ils ne se réveillent. Surtout qu'avec la corpulence de leur batteur, on risque d'être réduits en bouillie. Donc, on les ramène, histoire qu'ils croient avoir fait un mauvais rêve ! »
« Oui, bien sûr. Faisons-le tout de suite ! »
« Je crains, humain, que ça ne va pas se passer de cette manière. »
Les 2 hommes sursautèrent en entendant la voix féminine ayant parlé tout à coup. Ils se retournèrent pour voir… une créature encapée et avec un masque à gaz sur la tête, des volutes de fumée l'entourant, et ce qui semblait être, par le ton de voix légèrement « métallique », un cyborg de sexe féminin (donc) et armé jusqu'aux dents. A cet instant, le Visiteur ressentit face à ces 2 apparitions une grande trouille qu'il voulut essayer de masquer avec un sourire pas naturel du tout.
« Euh, commença-t-il, vous êtes qui ? »
« Aucune importance, dit l'encapé. Par contre, vous avez kidnappé des amis à nous… »
« Dont mon maître, rajouta le robot.
« Oui, bien sûr. Et ça, ça ne passe pas. Alors, rendez-les nous et on repart sans faire de dégâts. »
« Eh bien, lança Henry d'une voix digne et pleine d'assurance, cela pourrait être possible… »
« Mais il s'avère, l'interrompa le Visiteur, que vous ne faites pas partie de ce monde. »
« Et donc ? »
« Et donc, vous avez trouvé notre laboratoire secret par des moyens que j'ignore et il n'est donc plus un secret. Et je suis désolé d'en arriver là, mais… BAGARRE DE RUE ! »
A ces mots, le bourlingueur temporel se jeta sur Cyborg Noodle (car c'était elle) en brandissant son poing et… se cassa la main face à la carcasse métallique de son adversaire. Renard se plia en 2, gémissant de douleur et tenant sa main meurtrie tandis que Cyborg et le Boogieman (car c'était lui) se regardaient d'un air incrédule.
« Cet homme est extrêmement bizarre, dit le robot.
« Cet endroit est extrêmement bizarre, tu devrais dire, corrigea l'incarnation vivante du Mal sur Terre, pendant qu'il chantait Smack That d'Akon pour se moquer un peu du Visiteur.
Puis, ce dernier fut soudainement fauché et tomba à terre. La faute en était du docteur Castafolte, qui avait enclenché son turbo-poing et l'avait dirigé sur le Boogieman. Cela poussa la version cybernétique de Noodle à se jeter sur Henry en faisant un plaquage de rugbyman. Les 2 robots se mirent à lutter pendant de longues minutes, quand soudainement, Castafolte se retrouva comme porté loin du sol avant d'être violemment smashé sur ce même sol par la gigantesque montagne de muscles qu'était Russel Hobbs.
« Oh merde, s'exclama le Visiteur, ils sont réveillés ! »
« Et comment qu'on est réveillés. »
A ces mots, le voyageur se retourna… pour sentir le gros coup de poing adressé par un Murdoc Niccals passablement énervé à sa tronche.
« Oh, vous êtes là, Maître !, dit Cyborg Noodle. Je craignais qu'il ne vous soit arrivé une emmerde. »
« Non, c'est bon, ça va. Par contre, je sais pas si ce qui nous arrive est une hallucination ou si c'est vrai. Et il va falloir qu'on s'échappe très vite avant que les deux ne nous renvoient chez Morphée ! »
« J'ai ce qu'il faut ! »
Noodle avait lancé cette exclamation car, profitant de sa discrétion à toute épreuve, elle avait saisie l'une des machines à voyager dans le temps du Visiteur.
« OK, bien joué, Noods !, s'exclama le Boogieman. Maintenant, faut qu'on s'échappe vite ! »
« Non mais oh, mais c'est pas correct !, apostropha Henry. Rendez-nous ça ! »
Mais personne n'entendit, car Boogey (le surnom que tout le monde donnait au Boogieman) avait enveloppé tout le monde dans sa longue cape et le bruit de téléportation se fit entendre.
« Merde !, pesta le scientifique avant de se diriger vers un Visiteur du Futur bien sonné après le fabuleux coup de poing donné par Murdoc.
« Oui… je sais, arriva à prononcer le voyageur du temps essayant de reprendre ses esprits, j'ai fait une boulette. Encore, c'est vrai. Mais on est habitués, tout va s'arranger, je le jure ! »
« Peut-être, dit Henry. Mais je te signale que maintenant, grâce à toi, on a les Gorillaz qui se sont échappés avec une machine à voyager dans le temps et qui vont se téléporter je ne sais où alors qu'ils ignoraient jusqu'à l'existence de l'Internet français ! On a jamais autant été dans la merde ! »
« Tu… tu sais que quand tu t'énerves, ton… œil de robot bouge n'importe comment ? »
Après avoir évité quelques tirs de blasters dus à l'extrême énervement du docteur Castafolte, lui et le Visiteur décidèrent de faire la paix et de mener leur enquête dans le monde extérieur. Ils étaient en 2040.
Jusqu'à maintenant, Limoges, Montbéliard et Montluçon étaient peuplées par les survivants de la guerre de 2036 et la crainte de l'extinction avait poussé les humains à débuter des unions interraciales avec les Daleks.
Mais l'enlèvement et l'altercation avec les Gorillaz avaient complètement modifié le scénario. Parce qu'ils avaient commis un évènement qui avait empêché la Troisième Guerre Mondiale, vu que ça avait conduit Mathieu Sommet à ne jamais parler de la vidéo de propagande venant du Tréloindistan. Mais ce qu'ils avaient fait avait créé quelque chose de pire, de bien pire…
« Tout ça parce que tu n'as pas été fichu de prendre une photo de Mathieu Sommet et de bien la regarder !, s'horrifia Henry.
Un monde inconnu, année indéterminée.
Le bruit de téléportation résonna et le Boogieman s'écroula sur le sol, n'ayant pas pu se dresser sur ses pieds à temps. Il ouvrit sa cape en grand, permettant à ses amis de goûter à l'air du monde extérieur, la téléportation leur ayant coupé le souffle. Tout le monde se releva, tentant de comprendre ce qui s'était passé.
« Mais putain, il s'est passé quoi ? C'est qui, ces types ? Et pourquoi ils s'intéressaient à toi, Stu ? »
« Je… j'en sais rien, Murdoc. Je voulais aller faire un petit tour et il est apparu comme ça devant moi… »
« On le sait, vu comment t'as hurlé, ne put s'empêcher de préciser Russel.
« Ouais, et donc, il a commencé à me parler d'une histoire de guerre entre pays, de poissons, de Doctor Who, c'était complètement insensé, je n'arrivais pas à le croire. Et c'est là que vous êtes arrivés… »
« Et qu'il nous a balancé ses somnifères, compléta Noodle.
« Bon, ce n'est pas tout, mais est-ce que vous ne sauriez pas où on se trouve ? Parce que cet endroit ne me dit absolument rien, s'empressa de demander le Boogieman.
Et il était vrai que cet endroit ne ressemblait à aucun endroit connu des musiciens. C'était, de toute évidence, une grande ville. Elle était très peuplée mais les gens marchaient très vite et regardaient leurs pieds ou le sol. Il faisait nuit mais l'obscurité semblait ne pas exister, vu qu'il y avait des centaines de panneaux lumineux et d'écrans faisant la promotion de produits au niveau d'utilité plus ou moins variable. Autant le dire clairement, le brouhaha et l'animation des rues tranchaient avec l'obscurité de la nuit (c'était logique, la nuit, y'avait pas un grand soleil éblouissant).
« Alors, dit Murdoc avec un grand sérieux, je pense que nous sommes à Amsterdam. »
« Pourquoi ?, demandèrent ses amis à l'unisson.
« Ben, vous avez vu le nombre de bordels et de boutiques X ? Y'en a au moins trois par rue, à vue d'œil ! »
« C'est pas un peu un cliché sur les Pays-Bas que vous faites là, Maître ? »
« Oh non, crois-moi, Cyborg, je sais de quoi je parle. »
Voulant empêcher que le bassiste ne s'épanche plus sur ses expériences passées, Noodle et le Boogieman proposèrent d'explorer la ville pour trouver des informations, voire des personnes pouvant les aider à rentrer chez eux. Ils se mettèrent donc en marche et parcoururent la mystérieuse ville pendant 10 minutes jusqu'à ce qu'une enseigne particulièrement voyante ne leur fasse de l'œil : Le Choix de Buscarron.
« Savent plus quoi mettre comme nom, les patrons de bar, on dirait, s'exclama Boogey.
Ignorant la remarque, les musiciens purent voir un homme extrêmement imposant, grand, barbu, bardé de tatouages et muni d'un bonnet masquant sa calvitie discuter avec un homme de 25-30 ans habillé et se comportant comme un gamin. Ce qui ne manqua pas de les étonner. Ils s'approchèrent donc pour écouter.
« Pourquoiiiiii ? »
« Petit, tu ne peux pas entrer ici ! »
« Pourquoiiiiii ? »
« Parce que tu es mineur ! »
« Pourquoiiiiii ? Le Roi s'en fiche ! »
« Eh ben, si tu penses que je suis le Roi, achète-toi des lunettes ! Et pars d'… »
Le videur s'interrompit et posa clairement son regard sur 2D.
« Vous !, s'exclama-t-il.
La violence de cette exclamation et le regard malveillant du gars firent instantanément comprendre aux Gorillaz que ce n'était probablement pas un ami. Surtout quand il se retourna vers son bar.
« Wendy ! Jack ! Je vais tuer des gars et je reviens ! »
« OK !, répondirent en écho 2 voix plus jeunes.
Sur ce, le videur/peut-être culturiste tatoué dégaina une immense épée et se mit à courir vers 2D. Lui et les autres, soudainement mus par leur instinct de survie, déguerpirent sans demander leur reste. Ils coururent pendant quelques minutes pour réussir à échapper à leur poursuivant et se retrouvèrent dans une ruelle déserte. Sauf…
« Eh, mon gars ! Cool ! On est tous copains… eh, attendez, vous êtes pas des ennemis, vous ? »
Aucun des gars du groupe n'eut le temps de reprendre son souffle et Stuart fut soudainement empoigné à la gorge par un homme bizarre, portant une chemise hawaïenne orange, un jean, des lunettes de soleil, des bracelets et des bagues et s'exprimant comme s'il était drogué.
« Non mais putain, vous êtes qui à vouloir nous tuer ? Vous êtes tous dingues ou quoi ?, s'exprima avec fureur Murdoc.
« Non, moi, c'est Jeff Surf ! Et si je ramène vos têtes à l'autre Roi, à moi la Rolls et la villa en Provence ! Ouais, j'suis pacifiste mais seulement quand j'ai rien à faire de ma journée ! »
« Il délire, il est complètement fou, chuchota Noodle à l'oreille du bassiste.
Soudain, tout le monde entendit un grand coup de pelle et Jeff s'évanouit tandis que la pression de sa main sur la gorge de 2D se relâchait, dévoilant un grand homme brun, barbu et aux cheveux fous, muni d'une pelle. Immédiatement, le chanteur prit peur et alla se cacher derrière Russel et le Boogieman.
« Mais qui vous êtes, encore ?, cria Stuart, effrayé. Nous touchez pas ! »
« Du calme, répondit l'homme. Je m'appelle Antoine Daniel. Et vous et moi, nous avons beaucoup de choses à nous dire, même si vous ne vous en doutez pas vraiment… »
?
« Eh bien, eh bien… on dirait que vous avez fini par vous croiser, mes amis… ce que j'attendais est donc arrivé… »
Et voilà, c'est fini !
J'imagine que vous vous demandez qui est ce gars à la voix modifiée qui parle. Alors, déjà, non, ce n'est pas Maxime Lassaut de la saison 5 de SLG, car je garde ce personnage pour un autre rôle dans l'histoire. Et, à vrai dire, ce ne sont pas ceux à lesquels vous allez probablement vous attendre, vu que je garde des rôles de lieutenants de ce mec (le grand méchant, donc) pour eux.
Alors, je vous dis à la prochaine pour de nouveaux écrits !
Tshaw !
