Et salut à tous, ici MrJacketBarths !

C'est déjà le chapitre 8 de « Escape to YouTube World » et cette fois, ce chapitre va prendre une tournure différente.

En fait, ce chapitre est inspiré du chapitre 11 de la fanfic dont je m'inspire (« PPDC » de La Mandragore, pour ceux qui ronflent). Mais il y a certains passages qui, vu qu'ils ne m'inspiraient pas beaucoup, font que j'ai décidé de les laisser tomber pour plus me concentrer sur mon méchant et sur sa personnalité avec les scènes de discussion que vous allez lire.

J'espère vraiment que vous allez aimer ce chapitre.

Enjoy !

« BON. Est-ce que maintenant, on va me dire où je suis et ce que je fous là ? »

Il ne s'était pas vraiment attendu à ça. Certes, il savait qu'elle ne serait pas de bonne humeur mais pas jusqu'à parler comme si c'était un kidnapping par on ne sait quel maquereau ou trafiquant. Même si, techniquement, ce qu'il avait fait était un kidnapping mais bon.

« Euh, t'es sûre que ça va ? »

Instantanément, il regretta sa question. C'était sûrement la question la plus conne qu'il aurait pu poser et il a fallu qu'il lui pose celle-là. Bien joué, gars, c'est sûr que tu vas pouvoir avoir une discussion cool si tu poses des questions comme ça, t'es vraiment le roi des abrutis.

« Maiiiis oui, c'est pas comme si j'étais retenue, loin de mes potes, sans manger et sans voir personne. Et pour couronner le tout, le seul mec qui vient me parler, c'est un mec chelou avec un masque de clown qui trafique la voix ! Mais merci bien de me demander si je vais bien ! »

L'homme anonyme dut vite reprendre ses esprits pour essayer de repartir un peu sur des bases saines.

« Bon, écoute, oui, je sais que t'es énervée et que tu comprends pas ce que tu fais là. Mais si tu t'imagines quelque chose de négatif à mon sujet, je peux t'assurer que tu te trompes, je… ne suis pas je ne sais quel proxénète ou trafiquant d'êtres humains. Certes, je suis loin d'être parfait et je ne suis pas vraiment normal, mais… là, je veux juste discuter. J'aurais pu le faire plus tôt mais ce crétin de Von Tiel ne m'a prévenu que maintenant et crois bien que j'en suis vraiment désolé. »

L'interlocutrice de ce gars resta d'humeur sombre. Comment pouvait-elle savoir s'il lui disait la vérité ? Elle ne voyait même pas son visage !

« Mmh… mouais. Va falloir plus pour me convaincre de ta sincérité. »

« Quoi, tu veux t'assurer que je te dis la vérité ? Eh bien, d'accord. Si t'insistes… »

Et sans crier gare, la jeune femme vit l'homme retirer son masque, dévoilant ainsi son visage et sa vraie voix.

« Mais je pense que tu ne te doutes pas à quel point je souhaitais te voir en vrai, Sasha… »

Autre part

« Gros ! »

« Man ! »

« Gros ! »

« Man ! »

« Heu, les gars, je pense qu'on a compris, vous êtes bien les deux Hippies ! Donc, pourriez-vous arrêter de répéter les 2 mêmes mots ? Et je n'arrive pas à croire que je suis en train de dire ça de manière calme et posée. »

« C'est parce que tu es un moine shaolin, Bobby. »

« Bien sûr, Fanfan, mais je pense quand même que n'importe quel homme serait exaspéré par… ça ! Et puis, pourquoi tu m'appelles Bobby ? »

Fanta ne répondit pas et essaya de se souvenir de tout ce qui s'était passé depuis son réveil. Lui et Bob s'étaient réveillés près d'une pompe à essence dans une station Total désaffectée et nez à nez avec les Hippies qui fumaient on ne sait trop quoi, un peu comme à leur habitude.

Immédiatement, les 2 gamers se pincèrent, histoire de vérifier qu'ils n'étaient pas en train de rêver. Cela fut concluant : ils étaient bien dans la réalité, ce qui n'était pas pour les rassurer, en fait. Dans une tactique légèrement désespérée pour obtenir des informations, Bob sauta sur le duo de drogués et si Fanta n'avait pas été là, sûrement que les deux auraient dû aller à l'hôpital dans les plus brefs délais.

Et ce fut le Réunionnais chauve qui dut prendre les choses en main pour que lui et son pote chevelu puissent savoir le pourquoi du comment. Son argument pour convaincre les Hippies fut imparable : il prit une 8-6 et la but cul sec. Les Créations furent impressionnées et acceptèrent finalement de lui donner des renseignements. Il fallut à Fanta et à Bob beaucoup de patience et la mobilisation de toute leur attention pour pouvoir ENFIN tout savoir sur là où ils avaient atterri.

« Bon ben, Fanta, c'était cool de faire toutes ces vidéos, dit Bob de manière théâtrale, mais le temps est venu pour moi de tracer ma route seul… de faire mon testament au cas où le Pyro-Barbare m'attrape. »

« Mais gros, rétorqua le Hippie de Mathieu, t'as pas encore été attrapé par la police. Et puis, ce serait bête que t'y ailles seul. Faut que tu recherches les autres, ils sont peace ! »

« J'approuve, man. On pourrait vous accompagner. »

Les gamers eurent des yeux gros comme des soucoupes face à la proposition spontanée du Hippie de Kriss.

« Euh, ouais, mais je croyais que vous étiez censés être Neutres, faire votre vie tout seuls, ce genre de choses, demanda Fanta.

« En théorie, man. La réalité, c'est qu'on est pas vraiment un clan, on voulait juste voir seuls ce qu'était devenu ce monde et essayer de s'en sortir. Certains ont réussi, mais d'autres dans notre genre, non. Techniquement, on a été créés comme des gens ne vivant que pour la drogue, donc ça nous prive un peu de volonté. C'est pour ça qu'on est considérés comme Neutres. Mais là, man, je pense que ce qui se passe vaut le coup d'arrêter de fumer de la ganja et de s'impliquer. »

La réponse du pacifiste augmenta l'étonnement des 2 amis. Eux, essayer de les aider ? Cela devenait de plus en plus bizarre. Néanmoins, ils acceptèrent la proposition des 2 Hippies et Bob sortit même une boîte de biscuits de sa poche pour en donner à leurs nouveaux amis.

« Mais ?, s'écria une voix masculine plus loin. Que sens-je ?

La voix appartenait à un homme ressemblant trait pour trait à David Breut, sauf qu'il était habillé comme ces cuisiniers dans les restos de luxe. Il s'avança vers le quatuor en regardant le paquet de biscuits de manière fixe et très très insistante.

« Qu'est-ce que… Olivier ?, demanda le Hippie aux lunettes mauves.

« En chair et en marmite, répondit-il en étirant les bras comme pour faire star.

« Tu le connais ?, interrogea Bob.

« On se connaît tous, man. Vu qu'on est des Créations, on est un peu tous liés. »

Lennon rangea son paquet de biscuits dans sa poche, tenant à en garder. Ce qui, bien évidemment, ne plut pas à Olivier.

« Et puis-je savoir pourquoi m'empêchez-vous de m'inspirer de cette magnifique vision pour ma grande cuisine ? »

« Parce que c'est des biscuits vendus pas cher dans une grande surface !, lui balança Fanta du tac au tac. Si tu veux jouir en voyant ça, va en acheter toi-même, merde ! »

« Bien. En attendant, je vais sûrement prendre de la viande pour l'assaisonnement. »

Tout en disant ça, il avait les yeux fixés sur le quatuor.

« Et pourquoi nous ?, s'inquiéta le Rennais chevelu.

« Parce que la viande traditionnelle n'a plus assez d'attrait. Trop de médicaments, trop de saletés. Les gens s'en sont désintéressés. »

« C'est pas une raison ! Les gens ne se dévorent pas impunément comme ça ! »

« Avant, peut-être, rétorqua le cuisinier dans un magnifique sourire de fou. Mais maintenant… »

Sur ce, Olivier sortit un couteau extrêmement bien aiguisé sous les yeux des 4.

« Bon, les gars, chuchota discrètement le Hippie de Kriss, s'il bouge et que personne vient à notre secours, on part dans l'autre sens et on court, d'accord ? »

Tout le monde approuva en silence. Mais ils n'eurent pas le temps de faire quoi que ce soit, vu que la tête d'Olivier explosa, répandant sang et bouts de cervelle sur le quatuor. Les deux Hippies lâchèrent de petits cris peu virils avant d'avoir la bouche bée en voyant les gars se tenant devant eux : un mec en manteau marron, le visage tuméfié, un scientifique d'allure extrêmement distinguée ainsi que… Maître Panda ? TheFantasio974 ? Et Antoine, qui avait l'air d'être en bonne santé ? What the…

« Oui, je sais, les gars, s'empressa de dire Antoine, ça doit vous paraître dingue mais on est là pour vous sauver ! Faut qu'on vous emmène loin d'ici, dans notre planque ! »

« Mais, demanda un Bob encore sous le coup de l'émotion, mais je sais même pas qui sont ces gens ! Et puis ce que tu fais avec eux ! Et… ET DIRE QUE JE NE SAIS MEME PLUS CE QU'EST LA SANTE MENTALE ! »

« Du calme, s'exclama le scientifique avec une voix forte et pleine de self-control. Si vous nous suivez tous, vous pourrez retrouver vos amis. Nous allons faire revenir tout ça à la normale. »

Ayant tous les 4 compris qu'ils n'auraient sûrement aucun autre allié à leur disposition, Fanta, Bob et les deux Hippies se joignirent au petit groupe et tout le monde fut téléporté.

Une salle, lieu indéterminé

« Ma question est : n'es-tu pas un peu… désireuse, je dirais, de savoir qui je suis ? »

Sasha ne répondit rien sur l'instant. Certes, ce gars mystérieux ne ressemblait pas au cliché du vieux scientifique ayant pété un boulard et voulant conquérir le monde, pas du tout. Mais sa tête ne lui disait absolument rien. Sûrement un de ces hommes hyper-secrets qu'on ne croise pas n'importe où, loin de là. Finalement, elle se décida à dire quelque chose.

« Là… j'avoue que tu me poses une colle. Je sais même pas ton nom. »

« Je me fais appeler Jack par ceux qui me connaissent. »

« Hmm… D'où ça vient ? Des Etats-Unis ? »

« Disons que ce nom… n'est qu'une « réminiscence ». Un bout de passé, si tu préfères. »

« Oh, surtout, ne me dis pas ton origine, j'vais trouver : t'es un fils de nabab, vu la grosse demeure que t'as pu avoir. »

« Ah non mais alors pas du tout. C'était un vieux château que moi et Ferdinand avions trouvé un peu par hasard. Il nous a fallu un peu de temps pour le rendre présentable. Mais il est plutôt cool, je trouve. »

« Si tu le dis. Mais à quoi ça te sert, tout ça ? Tu y fais quoi ? »

« Je regarde. J'observe. »

« Qui ? Les gens de YouTube ? »

« Alors, si tu parles de ceux qui travaillent dans la maison-mère de Mountain View, non, parce que j'en ai vraiment, mais vraiment rien à foutre, soyons francs ! »

Le ton plutôt blagueur sur lequel il lâcha cette dernière phrase fit rire la membre de VoxMakers, signe plutôt flagrant que l'ambiance se détendait peu à peu.

« Non, plus sérieusement, reprit-il, disons que c'est plus vous que j'observe. Les évolutions de ce monde et ce que certains font pour le changer. Après tout, si ce monde est comme ça… j'y suis un peu pour quelque chose. »

Sasha leva un sourcil.

« Qu'est-ce que tu veux dire par « j'y suis pour quelque chose » ? »

« Longue histoire. En gros, disons que j'étais un être humain normal qui avait une vie cool et puis qu'un jour, tout est parti en fumée et depuis, il m'est arrivé tellement d'emmerdes qu'aujourd'hui, il ne reste plus rien de normal ou de sensé en moi. »

« Extérieurement, ça se voit pas tant que ça, pour être honnête. »

« Oh, merci ! Mais sache que pour l'instant, je peux juste te dire ce que je viens de te dire sur moi, vu qu'il y a des lecteurs qui regardent et que je ne veux spoiler personne ! »

« De quoi ? »

Il aurait dû s'y attendre. A chaque fois qu'il parlait de ce genre de choses, toujours une réaction d'étonnement. A chaque fois, il devait toujours répondre « Non, rien » et vite changer de sujet. Est-ce que là, il devait le faire ? Il supprima vite cette solution de sa tête, il allait préciser le fond de sa pensée pour une fois.

« En fait… disons qu'un jour, je me suis rendu compte qu'il existait d'autres mondes et où d'autres « nous » vivaient. Et que nous n'étions que des personnes, disons… observées par ces autres personnes de ces autres univers en tant que personnages fictionnels. Ce qui fait que dans un autre univers, tout ce qui arrive… se passe en tant qu'histoire racontée par quelqu'un d'autre. »

La chanteuse de Starrysky ne comprit pas la pensée de l'homme masqué (même si plus trop masqué, maintenant). Celui-ci dut trouver une autre façon d'expliquer.

« Bon, en gros, le Multivers de Marvel et de DC, tu connais ? Eh ben, là, c'est pareil. »

« Aaaaaaah, d'accord ! Désolée, c'est juste que t'es pas clair quand tu veux expliquer un truc. »

« Je sais. »

Un long moment de silence succéda à cette réponse. Jack, intérieurement, se blâma pour sa conversation de bulot mort. C'était bien la peine de faire venir Sasha ici si c'est pour se taire après un petit peu de conversation. Mais bon, c'était sûrement ça, ce moment où on s'imagine que le jour où on rencontrera une de ses idoles, on pourra lui faire la conversation de manière riche, profonde et sincère. Et que quand ce jour arrive… on perd tous ses moyens et on ne sait plus quoi dire.

Ce qui amena les 2 à leurs propres conversations intérieures, la chanteuse commençant à se demander qui était vraiment ce gars au-delà du fait qu'apparemment, il observait les vidéastes, qu'il n'avait pas l'air d'un joyeux luron en permanence et que ça l'avait fait sincèrement bien chier d'avoir été prévenu en retard tandis que l'observateur de ce monde suppliait son moi intérieur de trouver quelque chose à dire car sinon, l'ambiance allait vraiment devenir glauque.

Enfin, glauque… c'était surtout qu'à chaque fois que lui et une autre personne se regardaient dans les yeux, plus il regardait la personne, moins il savait où se mettre. Soit il se mettait à rigoler comme un débile, soit il se mettait à détourner le regard, soit il stoppait la conversation et s'en allait. C'était encore pire quand il commençait à parler avec une fille. C'était pire-to-pire, vu que Sasha était juste en face de lui. Déjà qu'il faisait de gros efforts pour ne pas se mettre à marcher comme un chat et ronronner contre ses jambes…

« Mais…, commença-t-elle, c'est quand même un peu bizarre. »

Barths s'étonna.

« De quoi ? »

« Ben, de ce que j'ai vu, tu ne sembles pas vouloir conquérir le monde comme dans les films. Tu ne sembles… pas non plus m'avoir amenée ici pour, je sais pas, m'utiliser comme « monnaie d'échange » ou esclave. »

« KEUWAH ? Non mais, pour ça, faut aller chez Christian Grey ou un groupuscule intégriste. Je suis pas aussi taré que ça ! »

« C'était un exemple, j'en sais rien. Mais ce que je veux dire, c'est que si tu n'as pas vraiment de mauvaises intentions… pourquoi m'avoir amenée ici ? Pourquoi, parmi toutes les personnes avec qui tu pouvais discuter, t'as voulu discuter exclusivement avec moi ? »

Instantanément, dans l'esprit du questionné, il y eut un très gros blanc. Pas parce qu'il ne savait pas la réponse. C'était parce qu'au contraire, il la savait trop bien. Et que s'il « révélait » ce qu'il pensait vraiment… ben, il y avait 1 chance sur 2 pour que ça soit la merde. La membre des Vox remarqua très bien sa déconnexion de la réalité et se mit à sourire, histoire qu'il se relaxe un peu à ce sujet qui devait sûrement être difficile à aborder.

« Hé, Armstrong ! Ici Houston, sur la Terre, la parole est à vous ! »

Sa blague fonctionna, vu qu'il sembla revenir à lui.

« Euh, oui, oui, oui, pourquoi je t'ai amenée ici, donc, ben, si je voulais… te parler, c'est parce que… ben, parce que… quuuuuue… ben, que… »

Sasha vit donc Jack en train de chercher ses mots pendant plusieurs minutes, tandis que ce dernier commença à rougir (bien que ça ne se vit pas tant que ça), à transpirer et à tourner en rond. Puis après 5 minutes, il se lâcha à lui-même un Oh, et puis merde ! avant de se diriger vers son « invitée » et de poser ses lèvres sur les siennes. Cela ne dura qu'une seconde mais pourtant, il faut croire que ces genres de métaphores sur le sentiment d'éternité qu'apporte un premier baiser sont vraies, vu que cette seconde sembla durer une minute.

« Voilà, dit-il après s'être remis debout, maintenant, tu sais. J'ai rien trouvé d'autre. Je savais pas comment le dire avec des mots et désolé si je n'ai pas été… diplomate à tes yeux. »

« En fait, là, j'aimerais que tu me détaches, parce que ces cordes commencent à me gêner, ça serre un peu. »

Cela fit se souvenir à Jack qu'en effet, la chanteuse était fermement attachée (encore un petit cadeau de Ferdinand). Il s'empressa immédiatement de couper ses liens, bien qu'il dut se servir d'un modèle de mini-tronçonneuse fait sur mesure pour que ça aille plus vite. Enfin libre, Sasha se leva, s'approcha de l'observateur et… lui fit un câlin. Le câliné, bien qu'il fut surpris (qui ne le serait pas ?), ne se fit pas prier pour lui rendre la pareille.

Pendant un instant, il n'y eut donc plus de futur apocalyptique, plus de Neutres, plus de Belliqueux, plus de Pacifistes, plus de Ferdinand, plus de Gorillaz, plus de prophétie. Juste lui… et celle qu'il aimait le serrant contre elle. Rien de plus.

Et voilà, c'est fini ! J'espère que ça vous aura plu et que vous aurez pu en savoir plus sur la personnalité du méchant sans qu'on n'en sache trop sur toutes ses raisons !

Dans le prochain chapitre, ce sera le retour de l'action et de la réunification des vidéastes avec encore plein de combats contre des Pouces Rouges ! En attendant, n'hésitez pas à laisser une review et je vous dis à la prochaine !

Tshaw !