Et salut à tous, ici MrJacketBarths (ou Barthes, c'est comme vous voulez) !
Mais oui, c'est bien les ultimes chapitres de « Escape to YouTube World » qui arrivent, ne pleurez pas, voyons ! En tout cas, Jack va enfin se révéler au grand jour, devant tous les vidéastes. Et vous allez enfin tout savoir de lui !
Enjoy !
Cette fois, c'est le Visiteur du Futur qui défonça la porte de ce qui était autrefois les Arènes de Nîmes. Après un autre voyage en T.G.V, tout ce petit monde était arrivé passablement énervé mais aussi très dégoûté, vu que Maxime Lassaut, qui avait pu remettre des habits plus décents, avait décrit avec force détails les différentes tortures sexuelles que lui avait fait subir le Patron disparu. Et comme c'était le Patron, c'était forcément horrible.
Vous imaginez aussi la satisfaction des vidéastes, mais aussi des Gorillaz, quand ils apprirent que peut-être que la prophétie et l'histoire des Trois Royaumes avait été faussée. Ou peut-être que non… mais quoi qu'il en soit, il fallait y aller et découvrir la vérité. Et ils s'en foutaient si les gens allaient grogner en voyant des portes défoncées, c'était pas ça qui allait les faire reculer.
De plus, l'endroit semblait abandonné et personne n'était présent, pas même un vieux concierge ignorant qu'il était au chômage depuis bien longtemps, pas même un clodo bourré ayant trouvé un endroit pour dormir. Les vidéastes, leurs Créations et les musiciens se dirigèrent vers le centre de la vieille salle de concerts. Et leur déception fut grande : quand ils arrivèrent, personne n'était là, même pas Richard Kruspe, alors qu'il avait dit qu'il serait là.
« Mais attends, s'exclama Murdoc, c'est quoi, ce bordel ? »
« J'allais poser la même question, intervint Plectrum.
« Hellooooooooooo… »
Cet appel mit tout le monde en alerte. Ils sortirent leurs armes. Mais personne ne vint. Puis 2D remarqua une étrange odeur venant lui chatouiller les narines.
« Heu, les gars, vous sentez ? Ils ont pas fermé le gaz dans cet endroit ou… »
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, vu qu'il s'évanouit. Et d'ailleurs, tout le monde s'évanouit, n'ayant pas prévu le coup du gaz. Ce qui précéda l'arrivée de l'homme au masque de clown marchant d'un air nonchalant et tenant précieusement une canne ornée d'un crâne en argent.
« Désolé… mais aujourd'hui, ce ne sera pas vous, les stars ! Bonjour, Internet ! »
4 heures plus tard
2D se réveilla. Attaché à une chaise. Avec sa traditionnelle migraine permanente sauf qu'elle semblait encore plus fulgurante, cette fois. Et avec la bouche sèche, en plus. Il regarda tout autour de lui et vit tous ses camarades de lutte dans la même situation que lui. Il observa l'endroit où il se trouvait. Une pièce sombre ressemblant à un théâtre et qui possédait des rangées de fauteuils rouges comme au cinéma, un rideau rouge et une nuée d'écrans vidéo éteints. Personne ne comprit pourquoi ils étaient là et surtout, qui les avait mis dans cette position.
Soudainement, un projecteur s'alluma, révélant 3 autres chaises. L'homme au masque de clown avec sa canne était présent, mais se tenaient à ses côtés un homme en blouse blanche avec des lunettes et un nœud papillon bicolore et un second, entièrement habillé en noir et avec un bob orné d'un Kirby qui lui donnait une grande prestance. Ces 2 hommes étaient des sosies parfaits de Mathieu. Le Prof et Virus.
« Hé bien, nous nous rencontrons enfin, à ce que je vois… »
« Qui êtes-vous ?, interrogea 2D
« Quelqu'un. Mais je ne vais pas tout de suite raconter, rien n'a encore commencé… »
« De quoi vous… »
Stuart se rendit compte que des caméras étaient présentes et que les têtes des vidéastes étaient visibles sur un écran géant avec un timecode qui s'écoulait lentement, tandis que les autres reprenaient lentement conscience. Enfin, l'écran géant n'était pas totalement visible, vu que le rideau rouge n'était pas complètement ouvert.
« Décor pittoresque, pour une rencontre avec votre plus grand fan, n'est-ce pas ? »
« Euh, comme fan, il existe mieux, intervint Mathieu. Si vous vouliez des autographes de nous tous, il suffisait de juste nous demander. »
« Ha ! Vous êtes drôle… »
« Ça, c'est ma réplique, dit Maxime Lassaut assez timidement.
« Je sens que ça va être long, cette histoire, rétorqua Plectrum. Et sinon, vous n'auriez pas à boire, monsieur le plus grand fan auto-proclamé ? »
« Vous aviez raison, lâcha le Prof, il est vraiment très énervant, nom d'un chien ! »
« Hé ! »
« Prof, Virus, allez vous reposer. Vous avez déjà fait un magnifique travail, je ne vais pas vous demander plus. »
Les deux sosies de Mathieu s'en allèrent. Et en effet, leurs visages trahissaient leur besoin de repos.
« Bon, ce n'est pas tout ça mais maintenant, il est temps… et comme on disait avant, it's… »
Et il retira son masque.
« …showtime ! »
Jetant ce masque, le rideau rouge s'ouvrit, en même temps que plusieurs projecteurs s'allumèrent, braquant l'attention sur les prisonniers. Et l'homme se mit à danser sur We Don't Have To Dance d'Andy Black, qui s'était déclenchée. Il avait presque exactement la même tête que les Pouces Rouges, sauf que ses yeux n'étaient pas rouges mais bleu-vert et que ses cheveux étaient rasés des deux côtés, ne laissant qu'une imposante crête de punk au centre. Et son sourire semblait encore plus fou que celui de ses clones.
Et il dansait, dansait, toujours en passant très près de ses prisonniers et en faisant comme des claquettes sur le sol. Et chacun semblait ressentir une énorme gêne en voyant cet homme s'approcher avec un air voulant dire qu'il pourrait faire ce qu'il voulait d'eux. Même les gars comme le Patron ou Lilith, qui n'étaient pas contre se faire dominer, se sentaient mal devant lui. Ce qu'il ne manqua pas de remarquer, vu qu'il utilisa sa canne pour fouiller dans le nez du Patron avant d'en ressortir une magnifique crotte de nez qu'il avala tout rond. Ce spectacle assez glauque dura pendant 3 minutes avant qu'il ne reprenne sa place sur sa chaise, s'adressant à un auditoire.
« Et bonjour à vous tous ! Oui, aujourd'hui, cette passionnante histoire des Trois Royaumes est sur le point de s'achever, je vous le dis tout de suite ! Et ce n'est pas pour rien que ce Live se nomme le Live de la Fin ! Aujourd'hui, vous serez tous témoins de la fin d'un âge, que dis-je, d'une ère ! La fin… de l'ère Internet. Alors, commentez avec les hashtags #LiveDeLaFin et #AuRevoirLaWebTeam, partagez et likez ! »
Immédiatement, un compteur de vues s'afficha et se mit à augmenter. Puis le streamer se retourna vers ses prisonniers.
« Hé bien ? Vous ne dites plus rien ? Ma tête vous effraie ? »
« Mais vous… vous êtes un Pouce Rouge !, lâcha Noodle.
« Non ! Je suis bien plus ! Mais le Docteur Frédéric et Maxime Lassaut doivent le savoir, j'ai dû tellement leur manquer… »
Les susnommés déglutirent.
« Mais je m'occuperai d'eux plus tard. Voyez-vous, je suis très content de vous voir car… »
« On nous avait dit qu'on nous révèlerait la vérité !, s'indigna Plectrum une nouvelle fois. Et à part un numéro de claquettes, on a eu aucune grande révélation ! Alors, arrête les petits jeux et dis-nous ce que tu sais ! »
« C'est ce que je m'apprêtais à faire et je raconterais déjà si tu ne me les cassais pas autant. »
« Ouais, bon, ça va, expliquez, râla Cyborg Noodle.
« DONC. Comme j'allais dire, en effet, je vais bien révéler ce qui a créé cet univers. Après tout… c'est bien moi qui le contrôle. »
« Euh, là, tu te goures !, intervint le Roi Lennon. Nous sommes les Rois et nous avons des adjoints, donc techniquement, c'est nous qui… »
« SILENCE !, hurla le geôlier. Tu parleras quand j'en ressentirai l'envie. »
Et soudainement, les écrans vidéo s'allumèrent tandis qu'il commença à raconter une étrange histoire.
« Il y a bien longtemps, je n'étais qu'un adolescent normal à la vie étant tout ce qu'il y a de plus normale. A la différence près que, comme beaucoup d'autres, je canalisais mon imagination, qui avait toujours tendance à déborder, vu que je me gavais d'images, dans des écrits qu'on ne pouvait voir que sur Internet et seulement si on était initié. Ici, j'y étais plus qu'un jeune homme normal. Ici, j'y étais un écrivain du futur. Ici, j'y étais… MrJacketBarths. »
Les écrans changèrent. Cette fois, ils représentèrent une pièce capitonnée, blanche et vide avec plusieurs personnes en camisole de force se débattant furieusement. Le visage de Jack devint plus sombre.
« Jusqu'à ce qu'on m'apprenne que l'endroit où je croyais vivre n'était qu'une vaste fumisterie. Imaginez… vous croyez que vous vivez dans un appartement meublé, confortable et bien chauffé, vous laissant la possibilité de faire tout ce dont vous avez envie. Puis, un jour, un psychiatre vient et vous retire tout sans le moindre remords et vous prive de toute autonomie en prétendant que c'est pour votre bien et en prétendant que vous n'êtes qu'un fou. »
Les regards se tournèrent vers un Docteur Frédéric assez honteux.
« En tout, continua-t-il, je suis resté pendant 2 ans dans cet asile. 2 ans à perdre toutes mes barrières mentales, 2 ans à être bourré de médicaments, 2 ans à devenir si amorphe et si enchaîné que je ne pouvais même plus m'essuyer la bouche tout seul. Et finalement 2 ans à sombrer dans cette fameuse folie. »
Changement d'écrans. C'était toujours l'asile, mais cette fois complètement détruit et suintant la mort et le désespoir.
« Même mes camarades de torture, d'autres auteurs de fanfictions, ne pouvaient rien faire, affaiblis qu'ils étaient. Et puis un jour, IL est apparu. Il m'a dit qu'il pouvait m'aider, me sortir de là si j'acceptais qu'il devienne une part de moi. J'étais désespéré, au bout du rouleau. Que croyez-vous que j'aie dit ? »
« Pauvre gros !, lâcha le Hippie de SLG.
« J'ai accepté. Et puis, ce fut le trou noir. La seule chose dont je me souviens, c'est d'avoir marché sur une route et que quelqu'un s'est arrêté au volant de sa voiture et m'a insulté en me disant de bouger mon cul. Et je me suis énervé et je l'ai réduit en bouillie, lui et sa caisse. »
Certains des prisonniers commençaient à être effrayés par le visage sombre de l'ancien écrivain. Il continua sa triste histoire.
« Quand je me suis réveillé, j'étais dehors, comme il me l'avait promis. Mais je ne savais pas ce que j'avais foutu. En faisant des recherches, je me suis rendu compte que j'avais tué tous les médecins, mais aussi mes compagnons. Et puis, sûrement qu'il avait fouillé dans toutes mes pensées, car j'avais aussi pénétré dans différents partis politiques et j'avais buté tout le monde. »
« Ça sera pas une grande perte, dit Mathieu.
« Et c'était encore pas assez, alors je suis parti au Site-Aleph, là où la Fondation SCP avait sa branche française. Personne n'a survécu, à part les très rares immortels du Site. »
« Mais bâtard !, s'exclamèrent Links et ses frères en même temps. On a plus de travail à cause de toi et… »
Ils se turent, tandis que tous les regards se tournèrent vers eux.
« Et vous savez où je me suis réveillé après ça ? Aux Etats-Unis. J'avais pénétré dans la Maison Blanche, assassiné tous les gars de l'administration Trump et enclenché les codes de la bombe nucléaire. C'était d'ailleurs uniquement les Créations de vidéastes américains qui avaient été libérées, en ce temps-là. Et j'ai rencontré Ferdinand Von Tiel. Il avait été libéré du cerveau de Spoony et recherchait des réponses à sa nouvelle condition. Et quand nous apprîmes tous les deux que c'était moi, je me suis très vite posé une question : pouvait-on reproduire cela dans d'autres pays ?
Les vidéos changèrent, représentant Barths et Von Tiel au travail.
« Il s'avère que par un hasard que je ne m'explique pas, Ferdinand avait récupéré du matériel informatique extrêmement avancé, connecté à de multiples réalités. Et j'ai vu Renard et le Docteur Castafolte en train de se préparer pour une prochaine mission. Le rapt de Mathieu Sommet. »
Les gens étaient de plus en plus abasourdis tandis que le puzzle spatio-temporel se reconstituait peu à peu.
« Par chance, cet imbécile s'était trompé et avait atterri au 212, Wobble Street. La maison des Gorillaz, si je ne m'abuse. Et j'ai pu suivre leur enlèvement et leur petit combat contre Cyborg Noodle et le Boogieman. Et c'est là que j'interviens, dit-il en se tournant vers les musiciens. Grâce au matériel informatique de Ferdinand, on en a profité pour prendre le contrôle de la machine à voyager dans le temps et on l'a dirigée, après quelques secondes de patience, droit vers Antoine. Et ça l'a assommé. »
« Merci, connard, murmura Daniel.
« Evidemment, vous étiez désemparés face à cet homme qui s'était évanoui. Alors, vous l'avez caché dans une cave. Je ne sais pas laquelle, mais je suis sûr que c'était une cave. Et vint le rassemblement des Créateurs. Le moment était parfait. Alors, on a utilisé les codes de l'arme nucléaire – ceux de l'Elysée, bien évidemment – pour reproduire l'explosion. Et tout le monde est sorti. Au fait, désolé pour Wifi et ses problèmes respiratoires, Mathieu. »
En prononçant cette dernière phrase, Jacket semblait un peu honteux. Bizarre pour un mec qui avait on ne sait trop quoi en lui et qui avait massacré des dizaines de personnes sans vraiment le regretter.
« Puis, tout s'est enchaîné. La séparation des Créations en 3 clans, l'avènement des Trois Royaumes, la création des Pouces Rouges, la prophétie, votre arrivée, le combat contre l'Engel, les fantômes ayant pris possession de certains… tout cela était mon œuvre. »
En disant cela, il semblait sincèrement fier d'avoir fait tout ce qu'il avait fait.
« Mais je comprends pas, demanda Benzaie. Pourquoi vous n'avez pas directement pris le pouvoir au lieu de nous faire croire toute une histoire étant votre invention ? »
« Je me suis posé cette question, répondit le manipulateur. Puis, après avoir mûrement réfléchi, je me suis dit que le pouvoir ne m'intéressait pas et que manipuler tout un clan en les laissant croire qu'ils avaient décidé tout ce qu'ils avaient fait par eux-mêmes, c'était bien plus intéressant. Et puis, en restant caché, cela m'a permis de mettre en place la plus grande fanfiction IRL qui s'était jamais produite. C'était mon seul objectif, un peu pour honorer la mémoire de tous les auteurs tués par ma faute. Bon, au début, on a été remarqués par plusieurs personnes. FloBer peut en témoigner de par son œil et la Brigade Temporelle… ne peut plus en témoigner, vu que j'ai été la dernière chose qu'ils ont vu. Mais ces derniers m'avaient énervé et je deviens susceptible très facilement, ces derniers temps. »
Les vidéastes saisissaient maintenant très bien le profil de l'homme qu'ils avaient en face d'eux : quelqu'un de normal dont le cerveau avait été ruiné par la vie et qui s'est mué en tueur sanguinaire, doublé d'un génie criminel (oui, on pouvait dire ça comme ça) sans scrupules, maîtrisant tout depuis le début. Oui, le vrai monarque, c'était lui, en fait.
« Non mais attendez, là !, s'exclama le Prof de Philo. Ça veut dire quoi, tout ça ? Notre clan a toujours tout contrôlé et là, on apprend que tout était faux ? C'est de la connerie ! »
« Absolument pas !, rétorqua l'ancien écrivain. Et d'ailleurs, Prof de Philo, pourquoi penses-tu que c'est spécialement les Belliqueux que j'ai utilisé pour parvenir à mes fins ? Tout simplement parce que vous étiez faciles à manipuler. Pour que mon plan réussisse, il me fallait me mettre dans ma poche les Créations les plus dépravées, les plus humainement dégueulasses, tellement mues par l'envie de pouvoir, de contrôle et de montrer à quel point elles se pensaient grandioses. Ferdinand n'a eu qu'à colporter chez certains la peur de la suppression par les Créateurs, jusqu'à ce que cette peur ne contamine tout le clan. Et voilà. Ce fut plus facile que je ne le pensais et je croyais honnêtement que certains seraient plus à même de se méfier de cette rumeur. J'avais tort. »
En disant cela, Barths regardait les Belliqueux avec un sourire de dément, son regard indiquant parfaitement qu'il ne leur avait jamais porté de respect ou de considération.
« Même toi, qui te disais capable de prévoir tout du comportement humain primaire. Et même toi, Tueur, qui pensais que les gens lambda n'étaient pas capables de comprendre ta vision du monde. Et même toi, Lilith, qui, en tant qu'avocate du diable, aurait pu deviner ma ruse, vous êtes tous tombés dans mon piège comme des bleus. »
Les susnommés allaient exploser de rage. A la fois parce qu'ils étaient blessés dans leur fierté mais aussi parce qu'il avait raison. Ils ont cru tout décider d'eux-mêmes alors qu'en fait, c'était quelqu'un qu'on n'aurait jamais pu soupçonner qui les manipulait, caché dans l'ombre. Et ils s'étaient tous laissés prendre !
« Mais putain !, s'énerva le Tueur. T'as de la chance que je sois ligoté car sinon, je t'aurais défoncé la gueule ! Tu nous as tous pris pour des cons avec tes petits jeux juste pour tes trucs de fanfiction de merde ! »
« Je n'ai pas eu besoin de vous prendre pour des cons…, se contenta de répondre Barths.
« Ah oui ? Et pourquoi donc ?, demanda impatiemment Richard.
« Parce que je me suis rendu compte que de base, vous l'étiez. Tout simplement. Car si on vous enlève le charisme de vos Créateurs, qu'est-ce que je vois devant moi ? Un mec avec la trique en continu et qui est tellement obsédé qu'il n'a pas pu voir au-delà de toutes les bites et les chattes qu'il broutait. Une peluche débile qui a, de plus, fait le crime impardonnable d'aller dans les festivals de rock et de metal avant d'exécuter tous les musiciens en direct à la télévision. D'ailleurs, en parlant de ça… »
« De quoi ?, le nargua la peluche. Peut-être que tu nous as manipulé et que tu contrôlais tout, mais c'est pas ta dégaine d'ado puceau qui va m'effrayer, au contraire des autres ! Tu vas faire quoi, grand méchant écrivain ? Te fâcher tout rouge ? »
Pour toute réponse, Jacket disparut, ce qui provoqua l'étonnement de Richard. Puis, en un éclair, la peluche devint une semi-peluche, vu qu'elle a perdu sa tête et le Docteur Frédéric ainsi que Maxime Lassaut devinrent des macchabées sanglants. Et il réapparut, avec 2 revolvers et un sabre dans ses mains.
« Voilà, tu as ta réponse. Bon, j'en étais où ? Ah ouais ! Ensuite, on a un parrain de la drogue qui a un comportement encore plus débile et hystérique qu'une fangirl de Justin Bieber ou, en tout cas, leur caricature. »
« On va faire comme si j'avais rien entendu. »
« Un prétendu « philosophe » dont la principale activité est de taper tous ceux qui feraient de prétendus « hors-sujet », ce qui est tout, sauf philosophique et intelligent. »
« MAIS JE VAIS TE… »
« Et enfin, un tueur qui croit que la meilleure manière de promouvoir un cinéma intelligent, c'est de tuer tous ceux qui préfèrent le cinéma un peu plus mainstream et donc, un peu plus con. Au passage, j'ai jamais su pourquoi tu faisais ça, à part que ton père était légèrement pédophile. Et Escape From Tomorrow était vraiment un film de merde, pareil que La Famille Bélier en termes de médiocrité crasse ! »
« Espèce de… »
« En fait, je n'ai accordé d'attention qu'à la p'tite Lilith. Et si je n'avais pas ma copine, j'adorerais me pencher tout le temps sur elle. Attendez, vous allez voir. »
Et il se pencha effectivement sur la Création de Charlotte, qui préféra détourner la tête, presque dégoûtée par cet homme.
« Ouais, bon, voilà, reprit-il. Mais vous voyez, le principal, c'est que vous, vous n'avez jamais été les Rois de rien du tout. Je me suis bien amusé à voir vos petits empires d'opérette se construire mais maintenant, voyez la vérité : vous n'avez jamais été puissants. Vous n'avez été que des petites merdes que j'ai pu contrôler aisément pour faire de cet univers ce que j'en voulais. Et avec votre stupidité, tous mes projets ont pu se réaliser. Alors, merci beaucoup, cré… »
Il fut coupé d'un trait. Le Patron avait délié ses liens avant de lui tirer dessus.
« Tu m'as cherché, tu viens de me trouver, gamin ! »
Jacket ne répondit plus rien, vu qu'il s'était effondré sous les tirs d'un Patron absolument énervé. Immédiatement, le criminel sexuel alla délivrer les autres, toujours ligotés. Sauf le Docteur Frédéric et le Directeur de l'Asile, on ne pouvait plus rien faire pour eux et puis ils avaient bien enfermé l'écrivain, non ?
« Les gars, on se casse ! Moi et les autres, on a été complètement cons, la seule bonne chose que je puisse encore faire, c'est vous permettre de vous enfuir. »
Les autres, une fois qu'ils furent remis sur pied, se saisirent de leurs armes. Ils étaient parés à s'enfuir puis se rappelèrent que cet endroit leur était inconnu et qu'il avait encore des sbires à sa disposition. Alors, que faire ?
« Je sais !, intervint le Docteur Castafolte. Vous vous souvenez que le Prof et Virus étaient en sa compagnie ? Avec un peu de chance, on pourra leur arracher la direction de la sortie ! »
« Ce serait pas plus simple d'utiliser votre machine à voyager dans le temps et-bon dieu, Patron, remets ton froc ! »
Le Patron baissa ses yeux. En effet, sa virilité était pleinement exhibée… mais il ne se souvenait pas d'avoir voulu la montrer. Bizarre.
« Euh, les gars, pour une fois, j'ai pas voulu ça. Attendez, je vais remettre ça et… »
Il fut coupé d'un trait, la bouche pleinement ouverte et fut peu à peu soulevé. Puis il s'effondra, terrassé. Et Jacket était réapparu. Sauf que là, ses cheveux étaient devenus longs, ses yeux, rouges, ses dents, des crocs et de plus, des tentacules, une barbe faite avec on ne sait quoi et des ténèbres l'enveloppant ont fit leur apparition. Il avait tout simplement sodomisé le Patron avec un gourdin chauffé à blanc. Et maintenant, le génie manipulateur avait laissé la place à un monstre. Dans tous les sens du terme.
Et il se mit à grandir jusqu'à ce que sa taille soit quasiment doublée. Et son corps avait subi de telles transformations que, maintenant, il ressemblait à Cthulhu. Un Cthulhu dont la seule différence avec le vrai était qu'il avait toujours ses lunettes. A part ça, rien d'autre. Et de plus, les ténèbres s'étaient assemblées pour former des personnages des séries Sonic. A part que les doubles étaient entièrement noirs, avaient les yeux rouges et n'étaient pas franchement amicaux, ils ressemblaient aux vrais personnages des jeux vidéo/dessins animés/mangas/comics basés sur le hérisson bleu. Et alors, Jacket-Cthulhu regarda ses futures victimes et les glaça d'horreur par son ordre :
« TUER. TOUS. »
Et voilà !
Ce chapitre était bien long, mais je n'avais pas envie de saloper le background du vilain. Donc, actuellement, je n'ai plus que 3 chapitres pour conclure la fanfiction. Pour une fois que je termine une fanfic… (bien évidemment, je ne prends pas en compte le futur making-of)
Donc, si vous avez aimé, n'hésitez pas à laisser une review !
Tshaw !
