Hey. Hey. Hey. Bonsoir !

Chapitre 4 en ligne omagad. J'ai vraiment eu du mal à l'écrire même s'il n'est pas très long en soit, et je le déteste vraiment pour le coup. D:

Un grand merci à Aethyan pour la correction. :3

FairyStalkeuse : Hey, merci énormément pour ta review ! Ravie que l'histoire de plaise pour l'instant, et j'espère vraiment que la suite te satisfera tout autant ! J'ai beaucoup aimé ton trailer (en vrai il m'aide à garder le cap)... Vraiment désolée pour les problèmes de compréhension au précédent chapitre, j'essaierai d'être plus claire à l'avenir !

Enjoy !


Les personnages appartiennent à Haruichi Furudate, l'auteur de Haikyuu!.


On a tous eu ce moment de faiblesse intense où tout l'univers nous retombe lourdement dessus. On avait tendance à se demander, si on avait fait quelque chose de mal et que c'était un simple retour des choses, ou si nous étions simplement malchanceux. Pourtant, on ne réussissait jamais à se décider, parce qu'on finissait par râler et oublier cette futilité.

Kuroo était ce genre de personne, à qui il arrivait trop de choses insupportables et irritantes, mais qui se foutaient de pourquoi c'était sur eux que ça retombait. Il s'était toujours laissé porter par le vent, en le laissant soigneusement diriger sa vie et ses sentiments comme bon lui semblait. Il ne s'interrogeait pas sur des choses aussi inutiles que ça et n'était pas la personne la plus superstitieuse qui pouvait exister. Il aimait bien râler pour embêter ses amis, mais ça s'arrêtait là.

Néanmoins, il y avait des moments où il remettait beaucoup de choses en question et il se demandait sincèrement si on ne lui avait pas lancé un mauvais sort.

C'était idiot, mais aussi profondément agaçant.

Parfois, il voulait savoir si une mauvaise étoile ne veillait pas sur lui depuis sa naissance ou si toutes les conneries qui arrivaient à Bokuto n'avaient pas fini par lui arriver à force de traîner avec lui. Quand il commençait à saturer, il se demandait s'il ne payait pas le prix fort à cause de tous les coups qu'il mettait à ses deux aînés par moments, ou si son sadisme exubérant n'était pas une tragédie.

Il se demandait aussi pourquoi un connard appelait le décoloré à vingt et une heures passées.

Et pourquoi celui-ci ne mettait jamais son téléphone en mode silencieux d'ailleurs.

Une veine pulsait joliment sur son front depuis déjà quelques minutes et il continuait d'observer avec hargne le smartphone de son meilleur ami. C'était la cinquième fois qu'il recevait un appel et la sonnerie insupportable lui tapait sérieusement sur le système il se demandait aussi pourquoi Bokuto restait aussi enfantin.

Et pourquoi Akaashi était aussi insistant ce soir.

Il savait tout.

Il voulait vraiment lui mettre un coup de genou dans la mâchoire.

La sonnerie retentit une sixième fois dans le salon. Qu'il aille se faire foutre.

Et que Bokuto ne sorte jamais de la salle de bains.

Le noiraud décrocha rageusement :

- T'en as pas marre de nous emmerder ? brailla-t-il.

Au diable la politesse.

Son interlocuteur était étrangement muet et il pouvait distinguer sa respiration lente résonner dans le combiné. Kuroo pouvait voir un Oikawa avachi nonchalamment dans le sofa, ses écouteurs blancs enfoncés dans les oreilles et ses iris chocolat le transperçant de toutes parts. Il savait très bien qu'il était à côté depuis tout ce temps et se doutait qu'il avait tout entendu il se sentait terriblement idiot de s'être laissé emporter. Il soupira d'agacement et se pinça l'arête du nez.

Il devait supporter un gamin insupportable qui les harcelait depuis plus de cinq longues minutes et le regard inquisiteur que lui lançait son aîné sans le moindre scrupule. Cette situation était vraiment chiante, en fait.

- J'aimerais parler à Bok-

- Nan, pas moyen.

Akaashi n'insista pas sur le coup.

Le sang-froid de son cadet avait le don d'énerver Kuroo à chaque fois qu'il lui parlait, et il avait de telles pulsions violentes à son égard qu'il essayait de se tenir le plus éloigné de lui. Il était si calme et si gentil qu'il en devenait presque hypocrite et le chat ne supportait pas son comportement. Il se demandait sincèrement pourquoi et comment Bokuto avait pu tomber amoureux de ce con, même s'il se doutait que sa niaiserie devait y être pour quelque chose.

Oikawa avait retiré ses écouteurs et guettait attentivement les moindres gestes du noiraud. Il le surveillait de si près qu'il lui donnait presque mal à la tête.

Ouais, lui aussi l'énervait.

- Écoute, je sais qu'on n'est pas les meilleurs amis du-

- Bravo Sherlock, le coupa une nouvelle fois Kuroo, amer.

Il entendit le lycéen souffler légèrement dans son oreille et un léger sourire apparut sur la figure du chat. Si Akaashi possédait un sang-froid hors norme et une patience incroyable avec Bokuto, la donne n'était pas la même avec lui et il prenait un malin plaisir à se moquer de lui et à l'irriter. Il aimait beaucoup le provoquer car il était conscient qu'il était le seul à pouvoir le toucher.

Personne n'était totalement insensible, au fond. Et il le savait mieux que quiconque.

- Je peux parler ? demanda Akaashi, las.

- Toujours pas.

Les sourcils qu'Oikawa avait derechef froncés suite à sa réplique avaient failli lui arracher un rire. Le châtain regardait son ami prononcer des bribes de phrases d'un ton méprisant et il se doutait bien que la conversation ne devait pas être une partie de plaisir pour l'un comme pour l'autre. Même s'il ne savait pas ce que le passeur tentait de dire à Kuroo, celui-ci faisait la sourde oreille et s'amusait à l'envoyer bouler de manière assez extravagante le chat était encore plus détestable que l'aîné du groupe lorsqu'il s'y mettait sérieusement, et celui-ci avait tendance à le détester dans ces moments-là.

Le noiraud se fichait bien de ce que pouvait ressentir ou penser Akaashi. Le mal était fait.

Ils entendirent la porte de la salle de bains s'ouvrir fortement. Oikawa se tendit et lança un regard sévère à son colocataire, qui fit mine de s'en moquer.

Qu'est-ce que ça pouvait bien faire que Bokuto le surprenne en pleine conversation avec son cher et tendre ?

- Le volley, chuchota fortement le châtain.

Ah, ouais, le volley. Peut-être qu'il allait raccrocher, en fait.

Il ne tenait pas à se prendre une raclée par Oikawa. Ce n'était pas dans les habitudes de celui-ci de frapper ses colocataires mais il savait tout de même à quel point c'était douloureux.

Il entendit une exclamation sourde venant du hibou, au loin. Il jura intérieurement.

- Oh, Bokuto va bientôt arriver, je vais te laisser, fit le noiraud platement.

- Atte-

- Salue Konoha de ma part.

Il raccrocha rapidement et reposa la portable à l'endroit où il l'avait pris discrètement. Il se sentait étrangement satisfait de cette conversation.

- T'es vraiment un con, Tetsu-chan.

Il haussa les épaules et s'installa près d'Oikawa sans un mot il pouvait entendre le faible volume de leur vieille télévision ou encore le boucan que Bokuto faisait un peu plus à l'écart dans l'appartement. Le châtain s'était concentré sur son cellulaire sans s'attarder sur sa personne et l'avait laissé faire face à ses actions tout seul.

Oui, c'était un con. Mais il ne regrettait rien.

Il entendit des pas bruts claquer contre le parquet et un reniflement peu élégant se fit entendre juste derrière eux. Il regarda un Bokuto torse nu déverrouiller son téléphone portable avec un air légèrement détaché il semblait survoler les différentes notifications qu'il avait pu voir précédemment et son expression crispée rendit le noiraud perplexe. Il ne savait pas s'il avait vu l'historique de ses appels ou si les nombreuses tentatives d'Akaashi avaient laissé une trace en dehors de l'application, mais il semblait trop absent pour qu'il soit de bonne humeur.

C'était certainement le match de volley.

- Les visites sont jusqu'à quand demain ?

Ou peut-être pas.

Kuroo ignora le décoloré qui le matait sans gêne, tandis qu'Oikawa faisait mine de ne pas faire attention à eux. Le noiraud jouait avec une mèche rebelle de sa frange et laissa la question de Bokuto en suspens, ce qui arracha au concerné un long soupir contrarié. Le chat comprenait parfaitement où son ami voulait en venir et ses intentions, mais il n'avait absolument pas envie de répondre à sa demande. Et puis, c'était à lui d'être contrarié, pas l'inverse.

Il sentit le regard chocolat du châtain peser sur sa personne et il se permit de souffler afin de montrer son mécontentement. Il les regarda tour à tour, sondant et soutenant leurs regards durs et accusateurs, tandis qu'il commençait à être sérieusement irrité par le comportement de chacun. Il n'était pas obligé de répondre à son caprice.

Oikawa ne savait pas tout. Bokuto était en train de se tirer une balle dans le pied.

- Si tu traînes pas après ton match, t'auras peut-être le temps de passer, répondit finalement le chat d'un ton las.

Le hibou hocha simplement la tête en guise de remerciement, et Kuroo se sentit légèrement rassuré qu'il n'ait pas renchéri quoi que ce soit de plus.

- Ça fait un moment que tu n'y es pas allé, non ? demanda calmement leur aîné.

Ouais, Bokuto ne s'était pas loupé. Et il l'avait entraîné avec lui par la même occasion.

Kuroo haussa simplement les épaules en guise de réponse et évita la question qu'il jugeait indiscrète. Oikawa n'était pas au courant de certaines choses et même s'il allait bientôt tout lui dire, ce n'était absolument pas le moment. Il préférait retarder le moment fatidique un maximum et éviter de mettre le jeune homme sous pression.

Ils savaient que ça n'allait pas bien passer.

Son regard dériva automatiquement vers le décoloré qui baillait comme pas permis, et il haussa un sourcil devant sa mine épuisée. Celui-ci se frotta les yeux d'une main, et fit un signe de l'autre dans leur direction, las :

- Bonne nuit...

- Déjà ? Mais tu n'as-

- Il a dit « Bonne nuit » Oikawa, coupa Kuroo.

Le châtain plissa les yeux :

- S'il meurt de faim ça sera de ta faute, Tetsu-chan.

- Il a plus de chance de mourir intoxiqué par ta bouffe, se moqua le plus jeune.

- J'approuve ! hurla le décoloré à présent dans le couloir des chambres.

- La ferme Bokuto ! répondit le châtain, irrité.

Ils entendirent son rire ridicule résonner fortement avant de s'éteindre lorsqu'il claqua la porte de sa chambre. Oikawa soupira d'agacement et se leva à son tour en prenant soin de lancer un regard noir à son ami qui lui sourit en guise de réponse, railleur. Ils devaient être en grande forme pour demain, et le moindre écart n'était pas autorisé pour les deux volleyeurs. Kuroo finit par les imiter, éreinté.

Il devait aussi passer, demain.


- Je vais jamais y arriver !

Lui non plus. Enfin, au gymnase.

- Lâche-moi Bokuto, abruti !

C'était tout à fait ridicule.

Iwaizumi observait depuis déjà deux longues minutes Oikawa et son ami se disputer dans la rue. Le décoloré s'accrochait désespérément à la taille du châtain en déversant des litres exubérants de larmes et en hurlant, tandis que le plus vieux tentait de se dégager de sa prise en faisant tout autant de bruit. Il ne savait pas s'il devait rire de leur bêtise ou pleurer devant tant de puérilité, ni s'il devait intervenir et calmer le jeu ils étaient étrangement très en avance tous les trois et le brun ne savait pas du tout comment il avait pu les croiser.

Il allait éviter de passer dans cette ruelle à présent.

Un cri de désespoir le fit sortir de sa transe et il grogna d'irritation, tandis qu'une veine pulsait déjà sur son front bronzé. Ledit « Bokuto » venait de hurler parce qu'Oikawa avait presque réussi à s'extirper de la forte poigne de son ami. Ils semblaient tous les deux aussi stressés que l'autre, et leurs comportements respectifs ne faisaient qu'accroître leurs inquiétudes plus qu'autre chose. S'il trouvait son meilleur ami insupportable, ces deux guignols venaient certainement de prendre parfaitement la relève.

Ils arrivaient presque à lui transmettre leur désespoir.

- On va être en retard Bokuto, lâche-moi !

Lui aussi allait l'être s'il poireautait encore ici.

Il soupira fortement et se dirigea d'un pas rapide vers les deux jeunes hommes, en prenant soin de retrousser rapidement ses manches. Ils continuaient de se disputer sans faire attention aux passants qui se retournaient vers eux, soit indignés, soit amusés par leurs enfantillages. Iwaizumi était persuadé que la fille de sa voisine devait être trente-six fois plus mature que ces deux abrutis.

Arrivé à leur hauteur, il attrapa sans délicatesse les mèches douces d'Oikawa afin de le tirer vers l'arrière et asséna un violent coup sur le crâne de Bokuto qui chancela durant quelques instants. Ils prirent le temps de crier une dernière fois à cause de la douleur, tandis que le brun lâcha les cheveux de son ami et lui offrit également un coup sur le crâne.

C'était amplement mérité.

- Vous pouvez pas la fermer deux secondes ? demanda sombrement Iwaizumi.

Il ne fléchit pas une seule seconde sous les regards meurtriers que lui lançaient Oikawa et Bokuto : ils avaient tous les deux les larmes aux yeux à cause de la douleur et ils étaient profondément indignés par cet excès de violence. Leur moue était encore plus ridicule que leur scène de ménage précédente et il ne voulait pas que leur querelle insignifiante se retourne contre lui. Il avait déjà assez donné en intervenant.

Il n'ajouta rien et tourna les talons afin de reprendre sa route vers l'université. Il ne savait pas si les deux jeunes hommes allaient le suivre ou si c'était déjà chose faite, mais il n'en avait que faire. Il n'allait pas mettre sa place dans l'équipe en danger parce qu'ils avaient décidé de se disputer en pleine rue.

Il était de mauvaise foi.

- T'es qu'une brute Iwa-chan.

Il tourna légèrement la tête pour observer son camarade de classe. Il avait les lèvres retroussées et ses yeux plissés ne daignaient pas le regarder, comme s'il fuyait son regard. Il pouvait voir sa grande main masser doucement l'endroit où il l'avait frappé récemment et ses doigts jouer avec ses bouclettes de temps à autre.

C'est vrai qu'il lui avait tiré les cheveux.

Il haussa les épaules.

Le décoloré se trouvait d'ailleurs un peu plus loin avec une mine similaire à celle du châtain, certainement avec son aura sombre et peu rassurante en plus. Il semblait réellement préoccupé par quelque chose : on aurait dit un homme condamné à mort qui marchait droit vers l'estrade publique où il allait se faire trancher la tête. S'il n'était pas en train de déprimer, Iwaizumi se demandait sérieusement ce qu'était cet état d'esprit.

Il se passa une main dans les cheveux, tout à coup légèrement embarrassé.

- Bokuto c'est ça ? commença le brun d'une voix calme, désolé pour le coup.

Le hibou se tourna lentement vers l'intrus qui tressaillit en voyant plus nettement le visage qu'il abordait depuis déjà quelques instants : ses grands yeux d'or étaient injectés de sang et ses sourcils se haussaient nerveusement dans de mouvement réguliers et rapides. Lui qui ne comprenait pas pourquoi tout le monde avait changé de trottoir en les voyant, tout semblait s'éclairer dans sa tête d'un coup.

- C'est pas grave...

Tout chez ce garçon lui disait que si, ça l'était.

- Ça lui passera normalement, informa Oikawa.

- C'est censé me rassurer ?

- Non.

Iwaizumi se pinça l'arête du nez tandis que le châtain rit légèrement. Lorsqu'ils aperçurent le grand bâtiment de leur université, la pression monta derechef et ils se sentirent soudainement un peu plus angoissés. Ils n'allaient pas à un simple entraînement ou à un match officiel qui leur permettrait d'accéder aux Nationales.

Ils jouaient pour leur avenir professionnel. Tous les trois.

Personne n'avait cours aujourd'hui et le campus était presque vide. Ils voyaient simplement quelques étudiants qui rentraient ou sortaient, seuls ou accompagnés, certainement pour travailler leurs cours dans la bibliothèque en toute tranquillité. Ils reconnurent deux ou trois garçons qu'ils avaient eu l'occasion de voir lors de la réunion il y a quelques jours. Ces trouvailles accentuèrent leur stress plus qu'autre chose heureusement que le décoloré ne pouvait pas les remarquer.

Oikawa frappa -presque- joyeusement ses mains et une expression déterminée naquit sur son joli minois :

- Bokuto-san, tu vas tous les éclater !

Iwaizumi fronça les sourcils.

- Personne ne peut se mesurer au meilleur attaquant de tout le Japon ! T'es trop fort pour qu'on espère te mettre à terre un jour, chantonna innocemment le châtain.

Ils s'étaient tous les trois arrêtés pendant que Tooru vantait les mérites du décoloré en tant que joueur. On pouvait voir à des kilomètres l'oreille de Bokuto grossièrement tendue, comme si elle attendait patiemment de recevoir tous les compliments possibles et imaginables.

Hajime ne comprenait pas.

- Tu es le meilleur Ace que j'ai jamais rencontré !

C'était comme une sorte de déclic,

Le brun ne savait pas pourquoi l'attaquant était pris de tremblements et il ne comprenait strictement rien à la situation actuelle. Il regarda Oikawa, dubitatif, tandis que celui-ci haussa innocemment les épaules et lui sourit d'un air indéchiffrable.

Ils étaient vraiment étranges.

- Hey hey hey ! hurla Bokuto et tendant ses bras vers le ciel. Je suis le meilleur !

Le brun retint de justesse un rire trop indiscret et il remercia le ciel d'avoir masqué cet écart aux yeux du décoloré. Celui-ci semblait rayonner, comme si c'était un nouveau jour et qu'il n'avait jamais été préoccupé. Il marchait gaiement et continuait de hurler qu'il était « le meilleur joueur du Japon » et qu'il allait « écraser tout le monde » aujourd'hui. Cette scène frôlerait presque le ridicule si Oikawa n'était pas un tant soit peu soulagé qu'il ait repris du poil de la bête.

Iwaizumi ne comprenait toujours pas la situation d'ailleurs.

Ils surent qu'ils étaient arrivés au gymnase lorsque Bokuto cessa de geindre joyeusement et qu'il prit soudainement une expression déterminée. Ils se sentaient tellement sous pression qu'ils seraient prêts à prendre leurs jambes à leur cou à n'importe quel moment et ils savaient que ça allait être très compliqué pour eux s'ils ne se calmaient pas.

Ils étaient les derniers ils restaient pourtant en avance.

Les derniers arrivants se dirigèrent rapidement vers le petit groupe animé en prenant soin de surveiller leurs aînés du coin de l'œil. Plus ils avançaient, plus ils voulaient jouer, et moins ils avaient confiance en eux. Ils étaient nombreux : largement pour faire un vrai match à six contre six, et beaucoup trop pour se laisser aller.

Ils ressentaient des choses si contradictoires qu'ils perdaient peu à peu la raison.

Ce n'était plus un combat à six contre six où les joueurs allaient se donner à fond afin de faire tomber la balle dans le camp adverse.

C'était une bataille qu'ils délivraient seuls, condamnés à se mesurer à une dizaine de personnes, et surtout à eux-mêmes.

Ils ne devaient pas perdre.

Tous les joueurs s'étaient tus depuis déjà quelques minutes, tandis que leurs aînés avaient pris la parole pour leur expliquer le déroulement de la séance d'aujourd'hui ainsi que leur présenter les critères sur lesquels ils allaient être évalués. Endurance, saut, technique, sens du jeu, tout était soigneusement examiné afin de pouvoir distinguer les génies des joueurs qu'Oikawa aimait qualifier de « banals ».

Lui.

- Bien, nous allons annoncer les équipes.

Oikawa attrapa l'un des doigts de Bokuto par réflexe et le serra si fort qu'il se demandait si le sang y circulait encore convenablement. Il se sentit monter en pression à chaque seconde qui passait, entre chaque nom lentement cité il calait sa respiration sur celle irrégulière de son meilleur ami, tandis qu'il sentait une légère pression sur sa propre main. Il attendait impatiemment que l'entraîneur finisse de citer les noms et voulait constater qu'il se trouvait en fait dans la même équipe que ses deux amis.

Le décoloré semblait être au bord de l'arrêt cardiaque.

- Bokuto Koutarou en tant qu'attaquant-ailier, finit le coach. Bien, ceux qui n'ont pas été appelés formeront la seconde équipe.

En fin de compte, c'était le hibou qui se retrouvait seul.

- L'équipe B jouera avec le libéro durant l'intégralité du premier set, puis nous changerons au cours du second. Il restera avec l'équipe A en cas de troisième set.

Ça allait être difficile.

Bokuto avait senti la main du châtain se crisper contre la sienne lorsque son nom avait été prononcé, et il avait été forcé de constater que la sienne tremblait légèrement tant la déception et la pression se battaient en lui. Il adressa un sourire qui se voulait rassurant à son aîné, mais son désarroi était tellement visible qu'il n'avait pas la volonté de continuer à se forcer. Ça ne servait à rien de se morfondre, au fond.

Ils étaient dépités.

- Vous avez trente minutes pour vous échauffer, déclara l'entraîneur avant de tourner les talons.

Bokuto sentit une légère tape dans son dos et constata que l'auteur de ce coup n'était qu'Iwaizumi, qui regardait le duo d'un air légèrement désolé. Ses yeux verts alternèrent plusieurs fois entre lui et Oikawa, puis il se focalisa sur le décoloré et tendit gentiment sa main vers lui. Ils ne se lâchèrent pas une seule fois du regard et le hibou sentit la grande main d'Oikawa libérer la sienne. Il empoigna brusquement celle plus robuste du brun et une lueur de détermination traversa soudainement leurs iris.

- Épate-moi.

- Compte sur moi, renchérit calmement Bokuto.

Il ne perdrait pas.

Il vit Iwaizumi rejoindre rapidement son équipe qui commençait déjà à se rassembler, tandis qu'il se retourna vers Oikawa pour le sonder rapidement. Il semblait s'être légèrement ressaisi, mais les deux appréhendaient toujours la suite des événements bien que la victoire ne soit pas importante, ils étaient rivaux aujourd'hui et ils n'avaient pas le soutien de l'autre.

Ils étaient seuls contre tous jusqu'au bout.

Bokuto plaqua ses deux mains contre les joues bombées du châtain dans un bruit sourd et l'observa longuement dans les yeux : il tentait de lui transmettre toute sa rage de vaincre afin de l'aider pour ce match, bien qu'il ne doutait pas une seule seconde de sa détermination. Il voulait voir un Oikawa qui s'imposait aujourd'hui, un Oikawa qui montrait toute l'étendue de son talent actuel, le Oikawa si beau et rayonnant qu'il aimait voir lorsqu'ils jouaient au volley ensemble.

Si les mots n'étaient pas entendus, si les gestes n'étaient pas perçus, il le regarderait jusqu'à ce que le châtain comprenne que non, il n'était pas seul ici.

- T'es le meilleur, Tooru.

Il brillait toujours après tout.

L'aîné plaqua ses fines mains sur celles de son ami qui n'avaient pas bougé d'un centimètre et le jaugea du regard avec une lueur de détermination brûlante.

- Je te battrai.

- Pas moyen.

Ils se firent un sourire énigmatique et se séparèrent hâtivement avant de prendre des chemins différents.

Ils allaient donner le meilleur d'eux-mêmes.


Bokuto, la balle entre les mains, attendait patiemment le coup de sifflet lui signalant qu'il pouvait la lancer. Il observait soigneusement chacun de ses coéquipiers, il tentait d'analyser et de déchiffrer chaque geste et chaque expression de ses adversaires, mais n'arrivait pas à comprendre ce à quoi pensaient ses adversaires à cet instant précis ni ce qu'ils prévoyaient de faire. Il se méfiait tellement des capacités de son ami qu'il était au taquet plus que jamais.

Le hibou était terriblement tendu.

C'était lui qui ouvrait les hostilités. Son équipe avait misé très gros sur lui en lui permettant de servir en premier et il avait pleinement confiance en ses capacités. Il était certain que son service ne pouvait pas être meilleur qu'il l'était actuellement, mais avait tout de même très peur du châtain et de son sens du jeu, de ses compétences en tant que passeur ou encore de ses attaques redoutables.

Il avait peur de tout ce dont était capable Oikawa.

Il fut surpris par le coup de sifflet de l'un des anciens.

Il lança la balle dans les airs maladroitement et prit son élan un peu trop tard. Il observait les hurlements accusateurs de l'objet en plein vol et entendait vaguement les regards moqueurs de ses adversaires la sensation qu'il eut lorsque sa main entra en contact avec l'objet était indescriptible. Il ne voulait pas détruire ce point et gâcher la confiance que ses coéquipiers avaient en lui, mais il le savait, pourtant, qu'il venait de foirer.

Fait chier.

Elle s'écrasa pile sur le filet et tomba lourdement sur le parquet. De son côté.

- D-désolé, je suis un idiot ! s'inclina prestement le décoloré, embarrassé.

- La prochaine sera la bonne !

Il ne savait pas qui avait répondu. En fait, il n'avait même pas reconnu le timbre de voix qui avait tenté de le rassurer, mais son instinct lui disait que c'était sûrement l'attaquant spécialisé en défense qui lui avait parlé. Il avait simplement croisé le regard moqueur de son meilleur ami et entendu les différents rires indiscrets de ses opposants les spectateurs sur le banc n'avaient rien dit. Une veine pulsa sur son front.

Il allait se les faire.

Il écouta les brèves indications de leur passeur et en profita pour se positionner convenablement sur le terrain. Ils venaient de concéder le service à l'autre équipe et Bokuto se sentait terriblement frustré de ne pas avoir réussi à mettre ce point. Un blond avec des allures de mauvais garçon avait pris sa place dans l'autre camp et semblait aussi légèrement mal à l'aise. Le décoloré souffla intérieurement en constatant qu'ils avaient encore un peu de temps avant de devoir affronter le service de son ami.

Le serveur adverse lança enfin la balle.

Bokuto la voyait arriver avec une lenteur abominable, comme si elle retardait volontairement son arrivée dans son camp. Il pouvait à peine distinguer les gestes de tous les joueurs présents sur le terrain tant il était concentré sur l'objet flottant : il la voyait parfaitement arriver sur lui, il était presque sûr de connaître l'endroit où elle allait atterrir s'il ne la recevait pas. C'était comme si elle s'offrait à lui pour qu'il répare son erreur.

Ils misaient beaucoup trop sur ses sautes d'humeur. Oikawa était son pire ennemi aujourd'hui, il ne devait pas l'oublier.

Il n'allait pas pouvoir attaquer. Putain.

Il reçut aisément la balle et l'envoya en direction de son passeur, tandis qu'il entendait une grande exclamation vantant sa réception. Il eut à peine le temps de voir un des centraux de son équipe s'élancer rapidement et sauter, tandis que leur passeur -à la couleur de cheveux étrangement claire lui lançait la balle convenablement. Ils marquèrent.

Les exclamations de ses coéquipiers se firent entendre et le hibou sentit quelques tapes un peu brutales sur son dos, tandis qu'il lançait un regard insolent à son meilleur ami de l'autre côté du filet. Le décoloré se moquait de lui avec ses yeux dorés et arborait un sourire amusé, tandis que le châtain essayait de garder une expression neutre. Pourtant, Bokuto pouvait très bien lire cette lueur de provocation irritante dans ses iris chocolat.

C'était la guerre, littéralement.

Les points s'enchaînaient, les cris fusaient de toutes parts, le bruit des pas rapides, des sauts, de la balle qui s'écrasait violemment sur le parquet, tout cet ensemble était agréablement familier pour chacun d'entre eux. Ils livraient une bataille acharnée comme de vrais guerriers avides de victoire ils avaient besoin de gagner. Ils se battaient avec tous et contre tous, avec un seul et unique objectif qu'ils s'efforçaient de garder.

Iwaizumi arrivait à peine à garder les pieds sur terre tant il était tendu. Il n'arrivait pas à analyser convenablement chaque situation à laquelle il était mêlé ni celles auxquelles il ne prenait pas part. Il gardait simplement la balle dans son champ de vision un maximum, prêt à riposter si elle décidait de s'attaquer à eux d'une manière ou d'une autre. Il se sentait comme un héros sur le terrain, à la sauver de toutes ses chutes et à la renvoyer dans les mains d'un expert. Ce même expert qui s'occupait si bien d'elle et qui la dirigeait vers le droit chemin.

Ça lui donnait le tournis.

Oikawa était bon.

Il avait à peine le temps de capter le regard passionné de Bokuto, d'observer toutes les réceptions abominables de leur capitaine provisoire, de voir leur passeur aux cheveux argentés offrir gracieusement la balle à l'un de leurs atouts offensifs, avant de sauver la pauvre d'une violente ascension vers le sol.

Oui, il était un héros.

Pourtant, même si Iwaizumi restait constamment focalisé sur l'objet de sa convoitise, il ne pouvait pas s'empêcher de voir et sentir Oikawa près de lui. Il avait beau ne pas l'observer, il arrivait parfaitement à distinguer tous les gestes qu'il faisait, à entendre chaque mot qu'il prononçait, à comprendre ce à quoi il pensait lorsque leurs regards se croisaient accidentellement. Le passeur se démarquait si bien que le brun avait tendance à le comparer au soleil d'une journée d'été.

Oikawa vous fascinait tellement qu'il vous brûlait la rétine si le regardiez trop longtemps.

Il ne voyait que lui sur ce terrain. C'était comme si Iwaizumi comprenait enfin ce que signifiait « jouer au volley-ball » et qu'il réalisait qu'on lui avait menti toute sa vie. C'était comme si Iwaizumi n'avait jamais réellement pratiqué et qu'il venait pour la première fois.

Oikawa lui apprenait malicieusement chaque aspect de ce sport.

Il possédait technique, puissance, vitesse, saut, intelligence, sens du jeu. L'attaquant avait l'impression que son ami pouvait jouer à n'importe quel poste rien qu'avec ses capacités, et qu'il pouvait combattre ses adversaires seul. Il ne semblait pas avoir besoin de quiconque.

Pourtant, tout chez ce garçon criait au brun que ce n'était pas naturel.

Il n'était pas un génie.

- Iwa-chan !

Il vit la balle se diriger gracieusement dans sa direction, tandis qu'il s'élançait déjà vers les airs. Il voyait parfaitement sa trajectoire et savait exactement à quel moment il allait l'envoyer dans le camp opposé les passes de son camarade étaient certainement les plus précises qu'il n'avait jamais eu l'occasion de frapper. Le contre adverse avait cependant bien suivi les mouvements de l'attaquant et se présentait déjà devant lui, telle une barrière en acier qu'il ne pourrait jamais franchir.

Le contact de la balle froide sur sa grande paume moite le fit frissonner. L'action était si lente que ça en devenait nauséeux, tandis qu'il arrivait à voir l'autre côté de ce mur solide qui se dressait devant lui.

Ils ne l'auraient pas.

Il vit un angle mort. Bokuto n'était pas le meilleur au contre.

La balle tomba soudainement sur le parquet adverse sous les yeux exorbités de beaucoup des joueurs présents sur le terrain. Le hibou n'y faisait pas exception.

Ni leurs aînés sur le côté d'ailleurs,

Une rotation eut lieu il se replaça convenablement, en entendant les quelques exclamations fières de ses coéquipiers quant à son attaque surprenante.

C'était au tour d'Oikawa de servir.

Le passeur réussit à percevoir le visage angoissé de son meilleur ami et un sourire apparut sur son visage d'ange. Il avait eu l'occasion de servir à plusieurs reprises depuis le début et il avait surpris l'expression apeurée de Bokuto à chaque fois, il n'avait pas vu le regard insistant d'Iwaizumi, ni la soudaine attention qu'avait l'entraîneur sur sa personne. Il n'y avait que la balle et lui à cet instant.

S'il marquait, ils gagneraient le premier set.

Il n'avait pas fait de service smashé aujourd'hui.

Un long silence pesant régnait dans le gymnase et le serveur sentait les regards durement fixés de ses adversaires sur lui. Il inspira et expira lentement, tandis qu'il attendait patiemment le coup de sifflet qui lui permettrait de s'élancer. Les yeux d'or perçants de Bokuto étaient certainement les plus intimidants parmi les autres paires, pourtant, il n'avait absolument pas peur d'eux.

Leur arbitre provisoire siffla, lui donnant le feu vert. Il avait sept secondes.

Il observa la balle jaune et bleu une dernière fois avant de la lancer dans les airs rapidement et de s'élancer. Il la voyait flotter gracieusement, et sa descente semblait si lente et si agréable qu'un sentiment de satisfaction s'empara de lui. Elle tournait légèrement sur elle-même et se dirigeait patiemment vers lui de façon envoûtante.

Il la trouvait belle.

C'est un bon lancer.

Lorsqu'il sauta, il put étonnamment sentir l'affolement de Bokuto et la surprise de toutes les personnes qui l'observaient. Personne ne s'attendait à ce qu'il fasse un service smashé à ce stade du jeu.

Il frappa fortement la balle.

Personne ne bougea d'un iota lorsqu'elle s'écrasa bruyamment sur le parquet et tout le monde garda le silence, tandis qu'Oikawa jaugeait chacun de ses adversaires de son regard provocateur. On entendait encore l'écho du choc dans le gymnase et les derniers rebonds de l'objet à intervalles un peu plus courts à chaque fois.

L'arbitre siffla la fin du premier set. Le vingt-cinquième point avait été marqué.

Il eut à peine le temps de croiser le regard légèrement abattu du décoloré qu'il vit toute son équipe se précipiter vers lui en criant et en le félicitant. Il prit un air en peu trop fier et acquiesça à chaque compliment qui lui était destiné tout en essayant de répondre aux nombreuses interrogations de ses coéquipiers.

- Mec, t'as un service de malade !

C'était le blond à l'aspect peu attrayant qui venait de vanter son atout. Un certain Terushima s'il ne se trompait pas il avait eu l'occasion de lui parler durant l'échauffement et il le trouvait tout de même assez sympathique, bien que sa vision des choses concernant le volley ne lui plaisait pas énormément. Lui qui avait toujours pris ce sport très au sérieux, trouver quelqu'un qui ne partageait pas la même idée ne l'avait pas vraiment convaincu.

Lorsqu'ils se dirigèrent vers le banc afin de prendre une pause bien méritée, il sentit une forte tape dans son dos, suivie d'une main robuste qui lui frotta énergiquement le crâne sans manquer de le décoiffer. Il s'indigna silencieusement.

- Beau service.

Il regarda Iwaizumi le contourner et attraper une gourde et une serviette qu'il lança au passeur. Celui-ci le remercia d'un hochement de tête tandis que le brun s'empara également de son matériel avant de se poster calmement près de son ami.

- Belles attaques.

Le léger rictus qu'afficha le brun satisfit le passeur et il l'interpréta comme un remerciement. Il ne complimentait pas son ami pour la forme : il avait eu l'occasion de voir sa puissance de frappe à plusieurs reprises durant ce set et avait été plus que conquis par son jeu et sa technique. En plus d'être un excellent attaquant, il avait également des affinités avec les réceptions de balle.

Il était extrêmement polyvalent et s'il n'était pas pris, Oikawa songerait sérieusement à remettre toutes ses connaissances en question. Ainsi que sa carrière professionnelle.

Bokuto avait réussi à marquer quelques points impressionnants mais était resté tout de même légèrement absent durant tout ce set, et pourtant, le châtain n'avait pas besoin de le regarder pour savoir que, pour une fois, il n'était pas déprimé pour si peu. Il était parfaitement conscient de l'enjeu de ce match et Tooru sentait qu'il faisait son maximum pour rester motivé et ne pas se laisser submerger par ses émotions. Le décoloré était quelqu'un de solide lorsqu'il le voulait, et le passeur se doutait que la suite des événements allait être bien plus intéressante.

Ils ne faibliraient pas.

Ils devaient le faire.

Ils n'avaient pas de don particulier dans cette discipline ni un sens du jeu assez développé pour avoir la prétention de songer ou dire qu'ils étaient l'élite, mais cela ne les empêchait pas de s'entraîner durement et de poursuivre leurs rêves. Ils n'étaient pas ce qu'on appelait plus communément « des génies », mais ils se fichaient bien de ce que les gens pouvaient penser : ils avaient leurs propres aptitudes, et même s'ils ne progressaient pas aussi facilement, rien ne les détournerait de leur objectif. S'il fallait prouver au monde entier qu'ils étaient passionnés et qu'ils étaient dignes de porter les couleurs de leur école ou même du Japon, soit, ils le feraient par tous les moyens.

Ils étaient là pour la victoire.

Ils aimaient le volley-ball.

Le deuxième set allait débuter.


Je crois que j'ai lâché une nouvelle bombe. Faudrait que j'arrête et que je me concentre sur tout ce qu'il y a déjà ?

Et oui j'ai mentionné Konoha, maintenant faudrait savoir pourquoi. c:

Cette scène de volley était beaucoup trop chiante à écrire, j'ai lu 90 articles et regardé jesaispascombien de vidéos de Haikyuu pour ne pas dire de bêtise. Enfin c'était marrant quand même en vrai, j'espère que cette partie n'était pas trop nulle. ;;

Gros chapitre (c'est faux) dans deux semaines ! Que la patience vous préserve.

Peace !