Bonjour tout le monde. Voici mon OS du mois d'août
Bon, je l'ai écrit à une époque où il faisait beaucoup plus chaud chez moi qu'en ce moment, parce que là, c'est plutôt l'automne. Voire l'hiver. Genre soupe et bouillotte depuis une semaine. Sauf aujourd'hui où le soleil repointe enfin son nez.
Et chez vous il fait quel temps ?
.
Mais en fait en relisant ce petit texte, je me suis dit qu'il convenait à toutes les météos, finalement.
Parce que si vous avez froid, certains passages risquent de vous réchauffer un peu. Et si vous avez chaud quoi de mieux qu'une bonne douche.
C'est un PWP, je n'en avais pas encore écrit, alors j'ai voulu essayer. Vous voila prévenus, vous savez ce que vous allez lire.
.
Bon allez, je ne vous en dit pas plus.
Ah si quand même, c'est un rating M, mais ça vous l'aviez compris tous seuls.
.
Amusez vous bien... ;)
.
.
Il devait bien faire au moins 40 degrés dans la chambre miteuse de ce motel paumé au milieu de nulle part, dans lequel les frères Winchester s'étaient arrêtés.
Dean essuya d'un revers de la main, la sueur qui dégoulinait le long de sa tempe et s'approcha du boîtier de commande de la climatisation vers le lit.
Il appuya sur le bouton de mise en route sans grand espoir et comme il s'y attendait rien ne se passa. Évidement la clim était en panne, ça aurait été beaucoup moins drôle sinon.
Il prit une nouvelle gorgée de sa bière et grimaça en regardant la bouteille à moitié vide dans sa main. Elle était tiède. Décidément, rien ne lui serait épargné ce soir.
Il savait qu'il ferait mieux de dormir en attendant que Sam ne rentre et qu'ils repartent le lendemain vers le bunker qui, lui, était climatisé, mais un seul coup d'œil au lit une place de cette chambre double l'en dissuada. Un matelas trop mou, des draps à la propreté douteuse, ça, il avait l'habitude. Mais avec cette chaleur à crever, il savait déjà qu'il ne pourrait pas fermer l'œil.
Et pourtant il était claqué. Le nid de vampire qui écumait la région avait été plus dur que prévu à exterminer. Les suceurs de sang avaient pris des humains comme garde-manger sur pattes et accessoirement comme bouclier. Ca aussi ils l'avaient déjà vu, mais ce qui les avait davantage surpris, c'était de voir deux de ces humains vouloir protéger leurs tortionnaires. Du coup Sam et lui n'avaient pas pu foncer dans le tas en tranchant dans le vif, comme ils l'auraient souhaité. Ils avaient dû se battre contre les sangsues et leurs alliés humains, tout en mettant les autres à l'abri. Dean secoua la tête en soupirant.
Vraiment les humains sont barges !
Ou c'était alors le syndrome de Stockholm.
En tout cas l'effet de surprise sur lequel ils comptaient pour décapiter un maximum de vampires pendant leur sommeil avait bien failli se retourner contre eux. Mais ils y étaient arrivés. Il les avait tous eu, et sans que les humains ne soient blessés ou en tout cas le moins possible. Ceux qui les avaient attaqués auraient sûrement besoin d'un bon dentiste. Non mais fallait pas déconner quand même !
.
Dean reposa sa bière à présent presque aussi chaude que l'ambiance de la pièce sur la petite table de la kitchenette. S'il ne parvenait pas à se rafraîchir un peu, il allait se lyophiliser sur place.
Il ne savait vraiment pas comment faisait Sam.
Son frangin lui avait proposé de rentrer au motel pendant que lui finirait de nettoyer le nid après leur passage. Enfin nettoyer était un bien grand mot, il s'agissait juste de s'assurer qu'ils n'avaient rien laissé de compromettant derrière eux, d'effacer leurs empreintes et de ramasser tout leur matériel, enfin bref faire en sorte que rien ne puisse faire remonter les autorités jusqu'à eux lorsqu'ils trouveraient les cadavres sans se douter que ces corps décapités n'avaient rien d'humains.
Dean avait été vraiment reconnaissant à son frangin de bien vouloir se charger seul du boulot pour une fois. Sam tenait vraiment mieux la chaleur que lui.
.
Soudain un éclair de génie traversa son esprit surchauffé.
Une douche.
Oh oui, une bonne douche froide!
Dean imaginait déjà la fraîcheur du jet sur sa peau moite et en frissonna d'anticipation. Ca c'était une bonne idée!
Il ouvrit la porte de la salle de bain, se déshabilla. Étonnement pour le niveau plus que limite du motel, la douche à l'italienne semblait potable, propre et extrêmement attirante par cette canicule.
Dean régla la température de l'eau sur le plus froid possible et lorsque le jet frais tomba sur son corps, il ne put retenir un gémissement de pur plaisir.
- Hummmm, oui !
L'eau n'était peut être pas aussi froide qu'il l'aurait souhaité, la chaleur de ce mois d'août devait être rentrée même dans le sol et chauffer l'eau directement dans les canalisations, mais le contraste entre l'étuve de la chambre et la fraîcheur relative de la douche lui faisait quand même un bien fou.
Les deux mains posées à plat sur le mur carrelé, dos à la porte, Dean restait là, immobile, la tête baissée, les bras tendus devant lui et les yeux clos appréciant les sensations agréables que l'eau lui procurait en s'abattant sur son crane puis ruisselant sur son tout corps.
Bon sang que ça faisait du bien!
Au bout de plusieurs minutes, la fièvre qui avait semblé s'être emparée de son corps céda du terrain. Il releva le visage et accueilli comme une bénédiction le martellement des gouttes fraîches sur sa peau. Il rouvrit les yeux et avisa le flacon de gel douche posé sur la tablette à sa droite. C'était le sien, un produit deux en un pour les cheveux et le corps. Pas comme toute la panoplie dont Sam avait besoin. Dean haussa les sourcils en soupirant, son frangin avait plus de produits différents qu'une nana.
Dean saisit la bouteille, déposa une quantité généreuse de gel au creux de sa main et commença à se savonner les cheveux puis le torse. Il se recula du jet le temps de faire mousser le produit sur tout son corps puis s'avança de nouveau en poussant un gémissement de plaisir lorsque le jet plus froid, toucha sa peau. Il avait dû utiliser toute l'eau contenue dans les tuyaux, maintenant celle qui lui arrivait devait venir de plus loin et était nettement plus froide.
Instantanément sa peau se recouvrit de chair de poule à cause du contraste thermique. Il ferma les yeux.
- Oh putain oui !
.
Un bruissement d'aile se fit entendre mais la tête sous le jet maintenant glacé, Dean n'y prêta pas attention.
Il sursauta lorsqu'un corps se plaqua sans prévenir contre son dos.
En un dixième de seconde, ses réflexes de chasseurs prirent le dessus. Il se tendit, ouvrit les yeux, en avisant ses affaires et donc ses armes restées sur une chaise vers la porte de la salle de bain, évaluant ses chances de parvenir à les saisir avant que son assaillant n'arrive à l'immobiliser.
- Hello Dean.
Un dixième de seconde seulement car le dixième suivant, en entendant la voix chaude si familière, il réalisa que non, ce n'était pas un monstre qui était venu l'attaquer, mais Castiel qui venait de se matérialiser dans la pièce, l'ange qui était entré dans sa vie depuis bien des années maintenant, qui l'avait sauvé de toutes les façons possibles, ramené de l'enfer, celui qui avait été son ami fidèle avant de devenir son amant bien plus tard quand il avait enfin, après tant d'hésitations et de doutes, ouvert les yeux sur les sentiments réciproques qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre depuis presque toujours.
La seconde suivante Dean s'appuyait contre le corps chaud, en sentant des lèvres douces venir se poser dans son cou.
- Tu devrais éviter de faire ça. Dit il avec un sourire dans la voix. Un jour je vais te flinguer si tu me surprends comme ça.
L'ange le retourna dans ses bras et Dean put voir son regard amusé.
- C'est pas grave, je survivrai.
Les lèvres minces et roses de l'être céleste se posèrent sur celles plus charnues du chasseur qui les entrouvrit lorsque la langue angélique passa doucement sur elles, quémandant le passage. Dean passa ses mains autours de l'ange, l'attirant à lui, frottant son érection naissante et parfaitement visible sur les vêtements trempés que Castiel n'avait pas pris le temps de retirer.
Le baiser d'abord léger devint plus fougueux, plus exigeant.
- Tu sais qu'on se fout à poils habituellement pour se doucher, Cass ? Demanda Dean en souriant contre la bouche qui le dévorait toujours.
- Pas eu le temps. Je t'ai entendu gémir et je ne voulais pas que tu commences sans moi.
D'un claquement de doigts l'ange fit disparaître tout ce qui le recouvrait et Dean sursauta de nouveau en sentant la peau subitement nue contre la sienne. Bon sang, il ne s'y ferait jamais.
Il grogna mi approbateur, mi déçu.
- Super pratique. Mais un peu dommage aussi. J'aurais adoré te déshabiller... avec les dents.
Castiel gronda d'excitation lorsqu'il entendit les derniers mots et leur signification sembla se répercuter directement dans une certaine partie de son anatomie qui tressauta.
Dean le contourna lentement, félin, et alla plaquer son torse contre son dos, exposant l'ange à son tour au jet d'eau froide.
Il prit de nouveau le gel douche et se mit à savonner le dos de Castiel qui se laissa faire, les yeux mi-clos, perdu dans les sensations délicieuses que lui procuraient déjà les mains de son amant. Elles descendaient à présent sur ses fesses, remontaient sur ses épaules, puis se faufilaient de chaque côté de son torse, sur son ventre puis plus bas. C'est lui maintenant qui se tenait bras tendus, mains posées à plat contre le carrelage de la douche, sous le jet rafraîchissant, exactement dans la position qui avait été celle de Dean quelques minutes auparavant.
Le chasseur se détacha du corps de l'ange et recula d'un pas pour admirer les épaules larges, le dos finement musclé, les fesses fermes sur lesquelles la mousse glissait lentement. Il fit courir deux doigts le long de la colonne vertébrale de Castiel qui se cambra davantage sous la sensation, descendit sur ses fesses, puis entre elles, suivant le sillon qui les séparaient pour aller s'emparer des testicules de Castiel qu'il malaxa doucement. L'ange écarta les jambes par réflexes en se cambrant de plaisir sous ce premier toucher intime. Dean le relâcha alors, provoquant un grognement de frustration, et revint se plaquer contre son dos, embrassant la nuque offerte pour se faire pardonner et Castiel, indulgent, tourna son visage pour aller à la rencontre des lèvres de Dean. Il s'en empara de nouveau, tandis que son bras partait en arrière, s'agrippant aux cheveux courts de son amant, s'assurant ainsi qu'il ne reculerait pas, bien que rien dans son attitude n'aurait pu laisser supposer qu'il en ait la moindre envie.
Mettant fin au baiser, Castiel se retourna brusquement. Les deux hommes se faisaient face à présent, leurs corps pressés l'un contre l'autre emprisonnant leurs désirs. Les lèvres se dévoraient avec fougue, presque avec violence, tandis que les mains partaient à l'assaut de la peau offerte.
Dean écarta légèrement les jambes pour que Castiel se rapproche encore, une cuisse de l'ange passa entre les siennes, leurs deux corps semblaient vouloir se fondre l'un dans l'autre par autant de contact, comme si ils voulaient ne faire plus qu'un.
Castiel se mit à onduler du bassin, accentuant encore la friction de leurs deux sexes dressés emprisonnés entre leurs ventres.
Dean gémit sans pouvoir, ni d'ailleurs vouloir, s'en empêcher
- Tu vois, comment est ce que je pouvais résister à un son comme celui là. Dit Castiel à son oreille avant de lui en mordiller le lobe.
Dean se mit à rire doucement, mais son rire se bloqua dans sa gorge lorsqu'il vit Castiel se laisser tomber devant lui, à genoux. Ce n'était pas la première fois, mais cette vision avait toujours le même effet sur lui. Lui, simple mortel, âme damnée, brisée, torturée en enfer, indigne de tant de façons, debout alors qu'un être céleste magnifique de puissance et de grâce se trouvait à genoux devant lui. Il déglutit avec difficultés tandis que Castiel saisissait son membre tendu et en approchait ses lèvres.
Lorsque l'ange l'engloutit sans préambule dans son antre chaude et humide, Dean se cambra de plaisir et dû se retenir des deux mains aux murs pour ne pas tomber, les jambes déjà flageolantes. Il les écarta un peu plus pour faire de la place à Castiel qui allait et venait déjà à un rythme effréné sur son membre, massant ses testicules de sa main gauche tandis que la droite tenait son sexe fermement pendant qu'il l'aspirait avec force entre ses lèvres habiles. Il ne s'y serait pas pris différemment si s'était donné pour mission de le faire jouir dans la seconde.
- Cass, attends...
Dean passa la main dans les cheveux noirs trempés, descendit sur la joue qu'il sentit se creuser puis se remplir au rythme de son propre membre qui allait et venait dans la bouche de l'ange. Cette sensation l'excita et le rendit plus dur encore.
C'est à peine si il sentit la main qui se déplaça de ses testicules vers une partie encore plus intime de son anatomie et qui se mit à caresser une de ses fesses, avant de s'insérer dans le sillon entre les deux globes de chair. Puis le doigt vint caresser doucement son entrée et s'y faufila d'abord d'une phalange puis tout entier, rejoint par un second au bout de quelques minutes.
L'eau n'était pas le meilleur des lubrifiants, mais les exquises sensations que Castiel lui procuraient éclipsaient complètement la très légère brûlure que Dean ressentit à l'introduction d'un troisième doigt dans son anneau de chair.
Et lorsque, perdu dans les vagues brûlantes qui l'assaillaient, boule de plaisir gémissante sous la caresse experte des doigts de Castiel dans son intimité et de ses lèvres chaudes sur son membre au supplice, Dean parvint dans un effort titanesque à ouvrir les yeux, ce fut pour tomber directement dans les deux orbes bleues qui le fixaient sans ciller. Dean ne put retenir un hoquet de surprise à cette vision qui dépassait en luxure et en beauté, tout ce qu'il avait pu imaginer dans ses fantasmes les plus fous.
Il recula d'un pas, entraînant son amant avec lui, jusqu'à ce que son dos touche le mur froid et qu'il puisse s'y appuyer, libérant ainsi son autre main qui alla rejoindre la première sur le visage de son ange.
Dean n'imposait rien, il se laissait aller, sans rien perdre des mouvements de la tête de Castiel, ses deux mains simplement posées sur les joues de l'être céleste qui le fixait toujours droit dans les yeux, le visage relevé vers lui sans aucune gêne apparente.
Oh que Castiel était beau ! Même ainsi il était lui, donnant tout ce qu'il pouvait, sans aucune retenue, entier, fier et magnifique, même à genoux avec son membre qui allait et venait entre ses lèvres à présent écarlates.
Et plus encore que les sensations qui embrasaient son corps tout entier, lui envoyant des décharges de plaisir depuis sa prostate stimulée et son membre délicieusement malmené jusqu'au bout de ses doigts et de ses orteils, c'est cette vision incroyable qui fit éclater Dean dans un orgasme brûlant, tout son corps se tendant tandis que sa semence se rependait entre les lèvres douces.
.
Le bruit d'une porte qui s'ouvre le tira à la vitesse de l'éclair de la bienheureuse béatitude post orgasmique qui l'avait pourtant englouti.
Oh putain, Sam est rentré!
Immédiatement, Dean rouvrit les yeux qu'il ne s'était pas rendu compte avoir fermé, pour constater que la porte de la salle de bain était restée ouverte. Et si lui pouvait voir de sa place la porte d'entrée s'entrebâiller, il ne faisait aucun doute que Sam, même si il était parfaitement au courant de la nature exacte de la relation entre le chasseur et l'ange, lorsqu'il pénétrerait dans la pièce, tomberait directement sur un spectacle qu'il n'aurait vraiment jamais voulu voir.
- Cass... Dans un murmure paniqué.
L'ange se retourna et avant que Dean n'ai eu le temps de cligner des yeux, tout son environnement se brouilla. Il fut pris d'un vertige et sentit soudainement sous son dos la douceur et la fraîcheur de draps propres et réalisa qu'il était maintenant allongé sur un matelas moelleux dans une toute autre pièce.
Lorsque sa vision floue s'éclaircit, Dean constata qu'effectivement, il se trouvait dans un lit gigantesque d'un blanc immaculé, dans la chambre chaleureuse d'un probable chalet de montagne, si ses déductions étaient exactes au vu des murs de bois brut, et de la décoration rustique bien que raffiné de la pièce. Lorsqu'il tourna la tête, il aperçut un feu de cheminée qui crépitait et se demanda un instant qui pouvait bien être assez dingue pour allumer un feu par une chaleur pareille. Puis il réalisa que la température de la pièce était douce et pas étouffante comme celle qu'il venait de quitter, et lorsque de sa place il regarda par la large porte-fenêtre qui occupait tout un pan de mur devant lui, il eut la surprise de voir de la neige tomber à gros flocons.
- Cass, on est où ?
L'ange vint déposer un baiser sur ses lèvres, puis fit de même sur ses joues, son front, et revint sur les lèvres encore entrouvertes dans une expression de surprise.
- C'est important ?
Puis il redescendit le long du corps du chasseur et écarta les jambes de Dean, pour reprendre ses caresses intimes un instant interrompues.
Dean posa une main sur l'épaule de l'ange et le repoussa en douceur.
- Mais regarde, Cass, il neige !
Bien que frustré, Castiel ne put retenir un sourire en entendant le ton enthousiaste, presque enfantin avec lequel Dean avait prononcé sa dernière phrase.
Le gratifiant d'un baiser rapide, Dean repoussa son amant qui en eut une moue offusquée et se leva du lit. Il s'approcha de la baie vitré, nu comme un ver, tournant le dos à Castiel qui s'assit dans le lit pour le regarder s'extasier devant le paysage magnifique qui s'étendait devant lui.
- Putain, viens voir !
Sous ses yeux se trouvaient des hectares de nature sauvage préservée, recouverte d'un manteau blanc épais. Des arbres centenaires s'élevaient, seules taches de couleur sombre, aux branches pourtant alourdies de neiges, dans ce paysage immaculé.
Dean posa les mains sur la vitre froide.
- Viens soir Cass, c'est magnifique. Répéta t'il toujours aussi enthousiaste.
- Ce que je contemple n'est pas mal non plus. Répondit Castiel de sa voix chaude.
Surpris, Dean se retourna, pour voir Castiel, étendu, nu sur le lit et qui se caressait langoureusement en ne le quittant pas des yeux. Il sourit à cette vision de pure luxure.
- Mais dis moi... est ce que les anges ne sont pas censés être des modèles de vertu, purs et chastes ?
Castiel pencha la tête sur le côté avec cet air si sérieux qui le caractérisait lorsqu'il réfléchissait sérieusement à une question complexe.
- Alors je ne dois pas être un ange.
Dean revint vers le lit et s'approcha à quatre pattes de Castiel qui le regardait avec des yeux gourmand
- Ne dis pas n'importe quoi. Tu es mon ange.
Parvenu à sa hauteur, Dean retira la main de Castiel de son sexe et la remplaça par la sienne.
- Où en étions nous déjà, avant que Sam ne débarque? Demanda le chasseur d'une voix suggestive. Je ne me souviens plus très bien.
Sans prévenir Castiel le bascula sur le dos et se plaça à califourchon sur ses jambes puis se pencha pour venir l'embrasser sauvagement. Puis il se recula sur le matelas, prit les jambes de Dean qu'il plaça sur ses épaules.
- Et là, ça te dit quelque chose ?
Le chasseur releva la tête et se cala avec des oreillers pour regarder Castiel avancer deux doigts vers son intimité exposée. Il s'attendait à ressentir la brûlure de la pénétration sans lubrifiant, mais il n'en fut rien. Ce fut au contraire une délicieuse sensation humide et froide qui se fit sentir lorsque l'ange massa son anneau de chair avant d'y faire pénétrer son doigt.
- Pratique ça aussi. Mais est ce qu'il y a pas une loi qui vous interdit d'utiliser vos pouvoirs pour ce genre de choses. Demanda encore Dean taquin.
- Dean, la ferme ! Ordonna Castiel d'un ton faussement autoritaire.
Le chasseur se mit à rire, puis se cambra lorsque les doigts atteignirent en lui un point terriblement sensible qui lui fit voir des étoiles.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, étendu sur le dos, cambré, la tête enfouie dans les oreillers moelleux, il réalisa que le plafond de la chambre n'était qu'un miroir gigantesque qui lui renvoyait l'image de leurs deux corps nus, lui allongé offert et Castiel agenouillé entre ses jambes, la main entre ses fesses. Cette vision de lui, les jambes écartées de la plus indécente des façons, les mollets posés sur les épaules de l'ange le crispa. Il écarquilla les yeux, surpris et sentit la chaleur de la honte envahir son visage. Castiel le sentit se tendre et suivit son regard, puis lorsqu'il reporta les yeux sur Dean, il lui sourit.
- Est ce que tu te vois, comme moi je te vois ? Lui demanda t'il avec une infinie tendresse et presque comme de l'adoration dans la voix.
Dean ne put retenir un rire nerveux et gêné.
- Euh, ouais... et c'est bien un peu ça le problème. En détournant son visage de son reflet dans le miroir.
Castiel retira ses doigts de l'intimité de Dean et reposa ses jambes repliées sur le matelas, rampant sur son corps jusqu'à arriver à sa hauteur
- Non, je ne crois pas. Repris l'être céleste. Si tu voyais ce que je vois, tu n'aurais pas honte de toi, tu te trouverais magnifique.
- Cass... En se sentant rougir plus encore.
Mais avant que Dean ne puisse finir la phrase qu'il avait commencée sans savoir comment il allait la terminer, il sentit le membre de Castiel pénétrer son intimité. Il se cambra sous la sensation de cette intrusion inattendue à ce moment là.
- Nous sommes magnifiques. Continua Castiel tandis qu'il pénétrait lentement le corps de son amant qui retenait son souffle. Ce que nous faisons est magnifique.
Castiel s'immobilisa un instant, venant déposer une myriade de baiser sur le visage tendu.
Puis il se retira très lentement, juste de quelques centimètres, sans ressortir de l'antre chaude et étroite, puis s'y réenfonça, tout aussi doucement, en murmurant à l'oreille de Dean à quel point son âme était belle et vertueuse.
Les mouvements d'abord lents se firent plus rapide puis plus amples. Castiel se redressa sur les bras, se maintenant en suspension au dessus du corps de Dean qui le fixait droit dans les yeux, préférant mille fois se perdre dans la beauté des saphirs qui lui faisaient face et lui renvoyait une image de lui même infiniment plus belle et rassurante que celle du miroir.
- Cass...
- Oui, Dean, dis moi.
- Je ...
Dean posa une main sur le visage de l'ange, et tandis que ses jambes étaient toujours enroulées autours des hanches de Castiel dont le membre en lui allait et venait, lui faisant voir des étoiles, il la glissa sur sa nuque, l'obligeant à redescendre vers lui et vint poser ses lèvres sur celles de son amant, simple caresse, avant de poser son front contre le sien.
- Je t'aime Cass. Dans un murmure presque imperceptible.
L'ange se redressa et son sourire illumina la pièce, à moins que ce ne soit la lumière bleuté qui émana à cet instant de son être et les enveloppa tout entiers.
Dean douta de ce que ses yeux lui montraient. Ca ne pouvait être qu'un pur produit de son imagination, n'est ce pas ? Et pourtant la sensation de chaleur et de douceur qui se coula dans ses veines était, elle, bien réelle.
Dean gémit de plaisir lorsque la main de Castiel vint se poser sur son membre de nouveau dur.
- Je t'ai toujours aimé, Dean, depuis la première seconde où j'ai posé les yeux sur ton âme.
.
Le reste ne fut plus que caresses, gémissements et baisers.
Le bruit de la chair tendue glissant dans l'antre lubrifiée, et le claquement de la peau contre la peau aurait pu paraître obscène à tout observateur étranger qui aurait été présent pour l'entendre, et pourtant la tendresse et la douceur qui enveloppaient ces deux être sublimaient cet acte primal, le rendant l'expression la plus pure de l'amour.
L'amour d'un ange pour un homme.
L'amour de deux hommes qui s'unissaient sans se préoccuper à cet instant de quoi demain serait fait. Il n'y avait plus qu'eux, plus que leurs deux corps imbriqués qui auraient voulu ne faire qu'un pour toujours, que le plaisir qu'ils se donnaient mutuellement et l'amour qu'ils en recevaient.
Dean se tendit alors que Castiel frappait une nouvelle fois ce point si sensible en lui et la décharge qui parcourut tout son corps combinée aux délicieuses sensations que la main experte de Castiel lui prodiguait eut raison de sa résistance et il se cambra, les mains agrippées aux draps, les jointures blanchies sous l'effort, alors que de longs jets nacrés venaient maculer son ventre et la main de son ange.
Perdu dans les vagues de plaisir qui le submergeaient, il put quand même sentir Castiel se redresser, lui relever les jambes et le posséder avec plus de force encore, accentuant et prolongeant ses propres sensations, tandis que l'ange poussait en gémissant dans son intimité hypersensible et à présent resserrée.
Puis, dans un cri de jouissance, Castiel se déversa à son tour en son amant, le corps tendu, le visage relevé vers le ciel, tandis que la lueur bleutée qui les entourait toujours culminait, presque éblouissante, puis diminuait lentement en un faible halo pour finalement disparaître
Essoufflé, Castiel, embrassa la jambe droite de Dean qu'il maintenait toujours relevée avant de replacer ses membres courbaturés sur les draps puis de se laisser retomber aux côtés du chasseur qui le regardait en souriant béatement.
- Alors là, Cass... haleta le chasseur,... on peut dire que c'est la putain de meilleure douche que j'ai jamais prise!
Il passa une main derrière sa tête et relevant les yeux vers le plafond, contempla cette fois sans honte le reflet que le miroir lui renvoyait de leurs deux corps nus alanguis sur les draps. Il sourit simplement. Il était bien. Il avait encore parfois du mal à s'en persuader mais ce qu'ils venaient de faire ne pouvait pas être mal.
C'était bon, C'était beau.
C'est un ange qui le lui avait dit, alors ça ne pouvait qu'être vrai.
- Euh... Cass...
L'ange se redressa sur un coude et se tourna vers lui pour lui faire face, attendant qu'il poursuive.
- Tu crois que ce serait vraiment abuser de tes pouvoirs d'emplumé de faire apparaître des vêtements d'hiver pour qu'on puisse sortir dans la neige. Pas longtemps. Juste quelques minutes. Je voudrais pas que Sam s'inquiète, ça fait un moment qu'on est parti.
Pour toute réponse, Castiel claqua des doigts et des vêtements chauds apparurent sur le lit. Il sourit à Dean qui commençait déjà à s'habiller, puis ouvrit la baie vitrée et fit une boule avec la neige qui se trouvait sur le bord de la fenêtre et la lança sur Castiel torse nu, qui n'avait encore enfilé que son pantalon.
- Un ange, ça peut pas s'enrhumer, si ?
Le dit ange se retrouva entièrement habille en une seconde, alors que la suivante, il se précipitait sur Dean et le plaquait dans la poudreuse.
Dean roula sur le côté, et lorsqu'il fut allongé de tout son long dans la neige, il ouvrit grand ses bras et ses jambes, dessinant la silhouette d'un ange dans la neige. Il dévisagea Castiel puis regarda de nouveau la trace sur le sol et dessina une petite auréole au-dessus de la tête de la silhouette blanche.
- Voilà, comme ça c'est très ressemblant.
C'était idiot, c'était puéril, mais il était heureux, et cela ne lui était pas arrivé si souvent. Alors pourquoi pas ?
Dean se retourna vers Castiel qui le contemplait comme on regarde une merveille et en fut presque gêné.
- Bon, il va falloir qu'on y aille. Sam va vraiment s'inquiéter.
- Ne t'en fait pas, Dean, nous avons tout notre temps. J'ai laissé un petit mot à Sam. " Dean et moi sommes partis copuler dans les Alpes". Tu vois, il ne s'inquiétera pas du tout. Nous pouvons rester aussi longtemps que tu le voudras.
- Les Alpes ? Nous sommes en France ?
Puis Dean s'assit tandis que les mots prononcés par l'ange faisaient chemin dans son esprit embrumé et le fixa en fronçant les sourcils jaugeant la possibilité que l'être céleste puisse plaisanter, mais Castiel semblait mortellement sérieux.
- Euh Cass, sans blague, tu lui as pas écrit ça, j'espère.
- Mais enfin Dean, tu n'aurais pas voulu que je nous emmène sans prévenir ton frère. C'était la moindre des choses que de lui dire que nous...
- Tu lui as pas écrit qu'on allait baiser ?
Castiel eut un petit sourire en coin purement démoniaque lorsqu'il constitua une nouvelle boule et la balança au visage d'un Dean écarlate et totalement éberlué.
- Ca, tu ne le sauras que lorsque nous rentrerons. Tu es toujours sûr de vouloir partir tout de suite ?
Dean hésita en s'essuyant le visage, imaginant en rougissant le visage ahuri de son frère lorsqu'il avait dû lire le message. Puis le regard de pure malice que lui lança Castiel eut raison de ses doutes.
- Oh et puis merde. Il s'en remettra.
Et il se rua sur l'ange, un paquet de neige dans sa main droite, lui fourrant la masse gelée et fondante dans le cou tandis que Castiel tentait sans succès de le repousser.
- Tu vas me le payer !
.
.
Dans la chambre de motel, Sam fixait une nouvelle fois la feuille qu'il avait trouvée sur son lit en entrant dans la pièce deux heures auparavant et il se mit à rire, gêné.
C'était tout Castiel ça.
Mais à l'occasion, il faudrait quand même que son frangin explique à l'ange certains usages humains. Et d'ailleurs Sam aurait bien voulu être une petite souris pour assister à la dite conversation. Puis il grimaça lorsque son imagination lui laissa entrevoir les images qui découleraient forcement d'une telle explication. Finalement, non, mauvaise idée, il préférait largement ne pas y assister. Mais il demanderait quand même à Dean de parler à Cass. Il y avait des choses qui ne se disaient pas quand même, pensa t'il en relisant le petit mot écrit par l'ange.
Sam grimaça de nouveau en relisant les termes employés.
"Copuler", non mais sans blague ?
Mais les Alpes, hum... bon sang, son frangin avait quand même de la chance. Au moins là bas, il devait faire moins chaud qu'ici.
Il grimaça de nouveau lorsque des images de vitres embuées s'imposèrent à son esprit.
Moins chaud ... ou pas d'ailleurs.
Fichue d'imagination débordante !
.
Sam saisit la télécommande de la télévision et alluma le poste bien décidé à chasser au plus vite les images plus que dérangeantes qui avaient envahi son esprit.
" Venez skier dans les Alpes françaises, terre vierge, contrée sauvage..." commença la voix off qui commentait la publicité sur laquelle il venait de tomber.
Sam se mit à rire et éteignit le poste de télévision. Il fronça le nez en sentait l'odeur âcre qui lui parvint lorsqu'il avait levé le bras. Il avait quand même bien transpiré tout à l'heure dans ce nid de vampires. Il haussa les épaules, se leva de sa chaise et se dirigea vers la salle de bain.
- Bon allez, une bonne douche et au lit !
Un bruissement d'ailes se fit entendre dans son dos...
.
.
OoOoOoOoOoOoOoOoOo
.
.
Et voilà, à vous d'imaginer ce que vous voulez à présent. Dean et Castiel qui reviennent de leur petite escapade montagnarde ou alors (mon option favorite), qu'un autre ange... ou pourquoi pas un archange soit venu tenir compagnie à notre pauvre Sam esseulé.
A chacun sa version... ;)
.
J'espère que ça vous a plu, réchauffé ou rafraîchi selon ce dont vous aviez besoin.
A bientôt peut être...
.
