Bonjour ou bonsoir ! Voici le premier chapitre, certes court, de « Endoctrinement » qui, comme promis, est une fiction à part entière, mais pour des raisons d'emploi du temps très chargé, je ne pourrais publier de manière régulière pour l'instant. « Réapprentissage » a ma priorité. Cependant, dès que je le pourrai, je publierai un nouveau chapitre !
Préférez-vous attendre de nouvelles publications régulière (je ne sais pas quand j'aurai le temps, pas avant Septembre) ? ou que ce soit irrégulier ?
En attendant, j'espère que cet avant-goût vous plaira Je n'ai pas de bêta pour cette histoire pour l'instant … Il risque d'y avoir quelques fautes de glissées de ci de là … Si ça intéresse quelqu'un !
Bonne lecture !
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Chapitre 1
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- Garçon !
Harry releva la tête du meuble qu'il était en train de dépoussiérer au garage. Il se dépêcha de poser son matériel et de rejoindre sa tante au salon. Le couple Dursley l'attendait au salon, assis sur leur canapé, côte à côte. C'était bizarre comme position, loin d'être naturel et cela intrigua Harry. Il était pourtant dans les temps, il allait finir de ranger le garage sous peu et il aurait pu aller se coucher. D'ailleurs, normalement, à cette heure-là, son oncle et sa tante étaient déjà au lit. Il s'approcha donc silencieusement, comme toujours, et attendit à son tour qu'il reçoive une explication sur cette convocation tardive.
- Garçon, nous avons reçu une lettre, il y a maintenant quelques semaines, qui t'étais destinée, débuta sa tante.
Harry écarquilla les yeux, mais il resta sagement immobile et muet, patientant pour la suite.
- Au premier septembre, dans trois jours, tu seras en âge d'aller dans une école … spéciale, poursuivit son oncle.
Là, il crut défaillir. Il allait aller à l'école ? Jamais ça ne lui avait été permis, il était trop monstrueux et n'avait de toute façon pas le temps pour apprendre autre chose d'inutile qui ne lui servirait pas à remercier sa famille pour l'avoir accueilli. Il se posait mille questions, mais il ne lui vint même pas à l'esprit de les formuler à voix haute. Il était bien élevé, il n'avait pas à poser la moindre question. Il faisait confiance à ses tuteurs pour lui donner toute les informations qu'il avait besoin de connaître.
- Cette école, est une école accueillant les monstres comme toi. Les frais sont déjà payés et c'est uniquement pour cette raison que tu pourras y aller. Si tu ne vis plus sous notre toit, tu n'auras plus de dettes à accumuler.
- Ça n'effacera pas celle que tu n'as pas remboursée ! Le prévint son oncle en pointant un gros doigt sur lui.
- Oui, mon oncle.
- Dans cette école, reprit sa tante. Il y aura d'autres monstres comme toi, mais ils n'auront sans doute pas eu la chance d'avoir été bien élevés. Je ne veux pas que tu prennes de mauvaises habitudes. Tu feras attention à respecter scrupuleusement ce que nous t'avons inculqué à la lettre et sans manquements. Nous le saurons !
- Oui, ma tante.
Harry se sentait tout chose. Il ne savait pas quoi penser de cette nouvelle et était un peu abruti par le choc et la fatigue de sa journée. Il aurait besoin de temps pour remettre les choses au clair.
- Méfie-toi des professeurs. Ce sont des monstres aussi et ils t'enseigneront des choses monstrueuses, mais tu devras te tenir tranquille. Cette école connaît ton identité et sais que tu vis parmi des gens normaux. Ils pourraient tentés de te convertir à je ne sais quelles croyances, prend garde.
- Oui, ma tante, merci.
- Bien, conclu-t-elle. Finis tes corvées au garage et ne tarde pas à te coucher, demain ta journée sera longue et ne penses pas bayer aux corneilles sous prétexte que tu quitteras la maison d'ici peu.
- Oui, ma tante.
Sans un mot de plus et après un dernier regard sévère, le couple monta se coucher. Lui resta encore un moment, perdu dans ses pensées. C'est machinalement qu'il termina sa soirée et alla dormir à son tour.
Pourtant, il ne put fermer l'œil de la nuit. Il était à la fois impatient de découvrir d'autres monstres comme lui et terrifié. Il n'avait jamais quitté la maison, autrement que pour accompagner sa tante au supermarché, il allait rencontrer d'autres personnes monstrueuses, mais qui ne seraient peut-être pas éduquées comme lui, avait dit sa tante. Que devait-il attendre d'eux, dans ce cas ? Il allait devoir se méfier de chaque parole entendue, de chaque geste qui lui serait destiné et faire attention à son propre comportement pour ne pas s'oublier.
Pourquoi ses tuteurs l'envoyaient-il là-bas s'il allait y être entouré de mauvaises fréquentations et tentations ? Puis il se gifla mentalement. Ils lui avaient dit que tous les frais étaient payés, évidemment qu'il devait y aller. Il cesserait ainsi d'être un poids pour sa famille. Elle serait momentanément soulagée de sa charge et ne s'en porterait que mieux.
C'était lorsqu'il avait ce genre de pensées qu'il se sentait un peu triste. Malgré tout ce qu'il pouvait faire, il était toujours un poids pour sa famille. Elle prenait tant soin de lui et lui donnait déjà tant, il ne méritait rien de tout ça. Il ne voulait pas aller dans cette école et il en avait peur, mais il irait pour sa famille, car elle le méritait.
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Deux jours plus tard, après deux journées lambda pour Harry qui avait fait ses corvées comme chaque jour depuis qu'il était en âge de les faire, le fameux jour du départ dans cette mystérieuse école était arrivé. Vernon le conduisit à la gare et tout en lui tendant un vieux cartable de Dudley bourré de vieux vêtements et de sa petite couverture, il lui fit les dernières recommandations d'usage :
- Tu sais ce à quoi tu as droit et ce que tu ne mérites pas. Je compte sur toi pour être irréprochable jusqu'à la fin de l'année. Si tu fais le moindre écart de conduite, nous le saurons et attends-toi à recevoir la punition adéquate à ton retour. Suis-je clair ?
- Oui, mon oncle.
Sur ces derniers mots, il le laissa seul et partit sans se retourner une seule fois. Harry se retourna et observa son environnement. C'était la première fois qu'il entrait dans une gare et ce serait son premier voyage en train. Il avait hâte, comme il appréhendait. Timidement, il s'avança dans le hall et chercha des yeux un indice pour sa direction, peut être un panneau informatif. Si ses tuteurs ne lui avaient rien donné comme indication, c'est qu'ils jugeaient qu'il pourrait se débrouiller seul. Il en avait l'habitude, il devait tout le temps trouver des solutions pour faire les choses qu'on lui demandait sans poser de question.
En voyant quelqu'un composter un ticket, il se souvint qu'il n'avait pas de titre de transport. Un moment de panique le prit. Comment allait-il rejoindre son école – dont il ne savait rien, même pas le nom – par il ne savait quel train, sans avoir payé sa place ? Il eut beau essayé de se concentrer sur sa respiration, il commençait à suer à grosse gouttes et il perdit tout espoir. Son oncle avait finalement décidé de l'abandonner, il avait perdu patience et avait décidé qu'il était un fardeau de trop à supporter.
Les larmes n'eurent pas le temps de lui monter aux yeux, qu'il entendit derrière lui une voix de femme parler de choses étranges. Il n'y aurait pas prêté attention si tant de mots ne lui avaient pas parus si bizarres et donc sûrement monstrueux.
- Allez, Percy, Ron, cessez de vous chamailler, Ron reprends Croutard et passez la barrière. Le Poudlard express ne va pas tarder à partir et il serait dommage de rater ta rentrée, n'est-ce pas Ronny ? Ginny, prend la main de ton père et prenez la tête. On vous rejoint dès qu'il y aura moins de moldus sur le quai. Décidément, 9 ¾ devrait être muni d'un sort qui les repousse, ça nous faciliterait la vie ! Allez allez !
Harry se retourna et observa avec étonnement une famille incroyablement nombreuse de roux. Ils étaient habillés plutôt pauvrement, mais avaient une multitude de bagages et l'un d'entre eux avait un hibou enfermé dans une cage posée sur sa malle. Ce devaient être des monstres, à n'en pas douter. Il reprit son souffle et se dissimula derrière un pylône, attendant que la famille se dirige vers un quai.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il se retrouva face un pilier entre deux quais et que tous les membres de la grande famille le traversèrent les uns après les autres, disparaissant à l'intérieur comme si tout ça était normal. Les gens autour n'y avaient pas prêté attention. Il était sidéré. Puis il se raisonna. Ce devait être normal, pour les monstres, d'user de tels systèmes. Sa tante lui avait souvent répété qu'il était bizarre et qu'il faisait des choses étranges, comme ses parents avant lui. Ce passage devait être une illustration du monde des monstres où il allait vivre pendant un an.
Prenant son courage à deux mains et fermant les yeux de peur de l'impact, il fonça dans le mur. Sauf qu'au lieu d'une douleur terrible, il ne sentit qu'un léger flottement comme s'il avait traversé une barrière d'eau sans être mouillé. C'était très étrange. Il s'empressa de rouvrir les yeux et découvrit un paysage qui lui sembla magnifique. Là, sous ses yeux, une locomotive ancienne d'un rouge rutilant crachait des volutes de fumée et ronronnait en attendant le départ. Derrière elle, plusieurs wagons se suivaient, tous aussi anciens et brillants, le capot noir sur une carlingue du même rouge carmin que sa tête.
Évitant la population sur le quai surchargé, il se faufila agilement jusqu'à l'une des portes et pénétra dans l'authentique train à vapeur. Là, il dut encore slalomer entre les élèves et parents qui les accompagnaient pour se trouver un compartiment vide. Quand ce fut fait, il s'assit au sol, ramenant ses genoux près de lui, son vieux sac calé contre son ventre, ses bras entourant le tout, et patienta. Il espérait sincèrement ne pas s'être trompé ni de quai ni de train. Il ne savait pas combien de temps allait durer le voyage, ni où se situait l'école, d'ailleurs il ne connaissait rien à la géographie. Ce n'était pas utile pour faire ses corvées donc sa tante, qui lui avait appris tout ce qu'il savait, ne la lui avait jamais enseignée.
Soudain, le train siffla trois fois et tout s'ébranla. Il partait pour un nouveau monde, inconnu et monstrueux.
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J'espère que ça vous a plu, dites-moi tout ce que vous en avez pensé !
J'espère à bientôt !
