Bonjour ! Bonsoir ! J'étais inspirée, vous avez de la chance, j'ai eu le temps d'écrire cette semaine ! Ce sera sans doute moins le cas les trois semaines suivantes étant donner que l'échéance de rendu de mémoire approche à grands pas ...
En tout cas : Merci à tout ceux qui ont pris le temps de laisser des messages ! Ça fait plaisir :D Merci pour les encouragements aussi ! Pour les follows et favoris ! J'espère que la suite vous plaira ! :)
Bonne lecture !
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Chapitre 3
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Lorsque Harry émergea de son inconscience, il était dans un endroit inconnu aux couleurs blanches ou très claires, mais très confortable. Immédiatement, il se redressa. Il avait beau ne rien voir, ses lunettes ne reposant plus sur son nez, il savait qu'il était dans un lit et ça lui était intolérable. Jamais il n'avait eu le droit de dormir sur un matelas avec sommier, il avait toujours couché à même la moquette du placard, sous l'escalier de la maison de son oncle et sa tante. Il n'avait pas le droit à plus de confort et au-delà de ça, il ne le méritait tout simplement pas. Avoir ne serait-ce que passé quelques minutes sur un lit lui donnait la nausée à la pensée de la punition qui lui serai attribuée dès que ses tuteurs apprendraient sa bévue.
Il sauta du lit et s'en éloigna le plus possible, coupable. Dans sa panique, il n'avait même pas cherché à retrouver ses lunettes et il se retrouvait maintenant bien embêté, au milieu de la pièce, à ne distinguer que de vagues formes claires. Sauf à l'opposé de l'endroit où il se tenait, il y avait une fine et haute tache bleue.
- Ah, enfin vous vous réveillez, Harry. Vous n'auriez pas du quitter votre lit, cependant. Je crains que Poppy ne se fâche.
Harry sursauta encore. Finalement la tâche n'était pas un meuble ou une fenêtre, comme il l'avait supposé, mais le directeur de l'école dont il reconnut la voix. Aussitôt, il se mit à trembler. Il ne pouvait pas lui faire face seul. Sa tante l'avait mise en garde contre les paroles que les adultes monstrueux pouvaient avoir pour lui et il avait peur de ne pas savoir répondre correctement. Aussi, préféra-t-il rester silencieux et attendre immobile. Peut-être le monstre s'en irait-il de lui-même.
Seulement, tout espoir tomba à l'eau lorsqu'une autre personne se pointa et s'adressa directement à lui.
- Monsieur Potter, que faites-vous hors de votre lit ? Retournez tout de suite vous coucher que je vous examine. Vous n'êtes pas en état de vous lever, on ne se remet pas comme ça d'un évanouissement !
Heureusement que la phrase lui avait fait comprendre que la personne s'adressait à lui, car il ne connaissait même pas son nom de famille. Ni sa tante ni son oncle ne le lui avaient dit et, de honte, il n'avait jamais demandé.
Une silhouette vêtue de blanc s'approcha de lui et vint lui empoigner le coude afin de le reconduire à bon port. Harry tenta de résister, mais la femme avait une force folle et lui était bien trop faible. Il avait beau être un peu musclé – atout nécessaire au bon accomplissement de toutes ses tâches quotidiennes – il n'était pas bien lourd pour autant et sa petite taille et sa vitesse ne l'avantageait en rien ici.
De force, il fut assis sur un lit, mais dès qu'il en eut l'occasion, il se carapata dans un coin, déclenchant de nouveaux cris.
- Poppy.
C'était la voix du directeur et ce simple mot provoqua le silence de la femme. Ce devait être son nom et l'autorité raisonnante dans la demande sous-entendue du directeur lui laissa l'occasion de prendre la parole.
- Harry, pourquoi ne t'assieds-tu pas ?
L'enfant ayant affaire à une question directe et qui lui était clairement adressée, répondit avec toute la politesse qui lui était habituelle :
- Je ne dois pas m'asseoir sur un lit, monsieur. Je n'en ai pas le droit.
La femme eut un hoquet, mais ce fut le directeur qui reprit de son ton toujours aussi calme :
- Préférerais-tu une chaise ?
- S'il vous plaît, monsieur.
Harry distingua un mouvement de la part de l'homme, puis une autre forme colorée apparut près de lui. Il préféra ne pas s'attarder dessus.
- Approche, Harry. N'aie pas peur, viens t'asseoir. Poppy, voulez-vous lui apporter ses lunettes, je vous prie.
Il y eut du mouvement sur sa droite et l'infirmière lui tendit rapidement quelque chose. Ouvrant sa main, Harry put voir à nouveau clairement. Il découvrit alors son environnement, mais ne se laissa pas distraire longtemps. Le directeur lui avait fait une demande, il ne devait pas se déconcentrer et le faire patienter. Alors il entama un geste pour se diriger vers lui, mais il vit alors la chaise dans laquelle l'homme l'invitait à prendre place. C'était un grand fauteuil à l'air très confortable. Il était bien trop précieux pour lui, jamais il n'oserait s'y asseoir.
Cependant, il n'eut pas le choix quand le directeur réitéra sa demande. Après un discret soupir et les jambes quelque peu tremblantes, il s'approcha et prit place. Les fesses au bord du siège, il regardait ses mains, attendant les questions suivantes qui ne tarderaient pas à arriver.
- Je voudrais que tu laisses l'infirmière te manipuler un instant, Harry.
Ainsi, la femme était une infirmière. Il n'en avait jamais vu, mais avait compris leur rôle après que son cousin soit revenu de l'école, un jour. Il se lamentait que l'infirmière n'ait pas voulu lui donner un médicament pour le ventre lorsqu'il avait eu des maux d'estomac après son retour de la cantine. Sa tante avait offert une glace à son fils et son oncle avait beaucoup tempêté auprès des « institutions incapables de prendre soins de leurs enfants chéris ».
- Nous nous sommes inquiétés à propos de ta perte de connaissance, repris le directeur. Nous voudrions nous assurer que tu es bien remis et que rien de grave ne se cache derrière. Peux-tu le faire pour moi, s'il te plaît ?
Harry aurait bien répondu qu'ils n'avaient pas s'inquiéter et qu'il n'avait rien de grave, mais il ne pouvait refuser une demande du directeur de sa nouvelle école. Alors, timidement, il acquiesça. Il avait un peu peur de ce qu'elle allait faire, mais jamais il ne se plaindrait, donc il laissa faire. Aussitôt, la femme se rapprocha et fit plusieurs gestes avec ses bras, un morceau de bois dans sa main.
Pendant ce temps, alors que l'infirmière continuait son inspection, le directeur reprit ses questions :
- Sais-tu où tu es, Harry ?
- À l'école, monsieur.
C'était une question étrange, mais directe, donc il devait y répondre sans détour, le plus justement possible. Il espérait ne pas paraître idiot dès le premier jour, même s'il savait qu'il n'était pas très instruit.
Le directeur, face à lui, lui sourit et hocha de la tête.
- Tu es à Poudlard, la seule école de sorcellerie du Royaume-Uni et l'une des plus célèbre du monde. Sais-tu ce qu'est la magie, Harry ?
Piège. C'était ce que lui criait tout son être. Harry se sentait pris au piège. Il ne savait pas quoi répondre. Son oncle et sa tante n'avait cessé de lui répéter que la magie n'existait pas, qu'il n'y avait que les monstres et les gens normaux.
Son silence du être trop long pour le directeur car il posa une autre question, sans paraître pour autant agacé, ni manifester aucune autre émotion, d'ailleurs.
- As-tu conscient d'être différent des autres ?
Beaucoup plus facile.
- Oui, monsieur, répondit Harry avec un soupir de soulagement.
- Cette différence se caractérise par un don que tu possèdes, comme moi ou Poppy. Nous sommes nombreux et formons une communauté à part. Tous les élèves de Poudlard ont ce don aussi, Harry. Nous sommes des sorciers et faisons de la magie, comprends-tu ?
Ça y était, les monstres lui posaient des questions auxquelles il ne pouvait donner de bonnes réponses. S'il disait la vérité, il serait sûrement puni par son directeur, s'il mentait, il le serait à son retour chez son oncle et sa tante. Les yeux bas, il se triturait les mains, cherchant une solution. Il ne pouvait être malpoli, c'était inconcevable. Cependant, il ne pouvait satisfaire le directeur non plus.
- Tout va bien, Harry. Tu n'as pas à craindre tes réponses. Tu peux répondre honnêtement ce que tu penses de la situation.
Restant silencieux, le directeur lui posa une autre question et Harry se demanda quand ils en auraient fini avec lui.
- J'imagine que tu n'as pas d'affaires scolaires, puisque tu n'as pas de robe. Tes tuteurs t'ont-ils donné de quoi suivre correctement les cours ?
Harry sentait les larmes s'accumuler dans ses yeux. Il était fatigué, il avait faim même s'il savait qu'il ne pourrait manger avant le lendemain matin, et son angoisse lui crispait les épaules de façon très désagréable. Encore une fois, il ne pouvait répondre correctement à la question. Il n'avait effectivement aucune fourniture scolaire, mais le reconnaître serait incriminer son oncle et sa tante et ça lui était totalement impossible.
Cette fois ce fut l'infirmière qui prit la parole, comblant le silence qui s'éternisait encore une fois dans la pièce.
- Il est épuisé, Albus. Mais avec une bonne nuit de sommeil, tout ira mieux.
- Évidemment. Je vais chercher Pomona, indiqua-t-il à la femme en se levant.
Puis il se tourna à nouveau vers Harry :
- Un professeur va te conduire à ta salle commune et ton dortoir, Harry. As-tu une question avant d'aller dormir ?
Harry tergiversa un petit moment, mais il devait savoir alors il se força à répondre :
- Je pourrais utiliser des livres et stylos de l'école, s'il vous plaît, monsieur ?
Il hésita puis choisit de mentir pour sauvegarder l'image de ses tuteurs :
- Je les ai oubliés à la gare avant de partir, ce matin. Je promets de faire attention à pas les salir.
Tous étaient des monstres, ici, donc ce ne devait pas être très grave s'il se servait d'affaires qui ne lui appartenaient pas.
Le directeur le regarda dans les yeux qu'il avait relevé pour formuler sa demande et marqua un arrêt qui parut être une éternité à Harry. Puis le visage du vieil homme se transforma en une expression bienveillante avec un sourire presque joyeux qui donna un frisson à l'enfant, jamais une telle expression ne lui avait été destinée.
- Bien sûr, Harry. N'hésite pas à venir me voir quand tu en sens le besoin.
Harry le regarda perplexe. Ne sachant comment prendre cette invitation et si c'était encore un piège, mais il répondit poliment, pour faire bonne figure.
- Merci, monsieur.
Le directeur lui répondit avec un nouveau sourire puis lui souhaita bonne nuit et quitta la pièce. À peine le battant de la porte se fermait-il qu'il se rouvrait sur une nouvelle personne. Harry la reconnut comme étant l'une des professeurs qui avait dîné sur l'estrade dans la grande salle où avait eu lieu la répartition plus tôt dans la soirée.
- Monsieur Potter, salua-t-elle. Je suis le Professeur Chourave et j'enseigne la botanique à Poudlard. Je suis aussi la directrice de la maison Poufsouffle et je suis ravie de vous compter parmi mes nouveaux élèves. Venez, suivez-moi, je vais vous conduire à votre salle commune. Je suis certaine que vous être fatigué et n'avez qu'une hâte : gagner votre lit.
La femme aux cheveux gris et aussi désordonnés que les siens avait dit tout ça avec bonne humeur et un sourire resplendissant. Elle paraissait aussi âgée que la tante Marge, mais beaucoup plus sympathique.
Harry se flagella mentalement pour avoir pensé une telle chose, mais il suivit la professeure silencieusement dans les couloirs de la grande école, écoutant son discours enthousiaste sur sa venue à Poudlard.
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- Comment va monsieur Potter, Albus ?
La directrice adjointe était soucieuse de la santé de son nouvel élève. Jamais encore un enfant n'était tombé dans les pommes sous ses yeux à quelques minutes de la répartition.
- Il s'est réveillé assez vite. Poppy ne devrait pas trop tarder à arriver et nous en dire plus. Pomona le raccompagne à sa salle commune.
Minerva McGonagall acquiesça tandis que Filius Flitwick faisait les cents pas et Severus Snape patientait calmement dans l'un des si confortables fauteuils du directeurs. Les directeurs de maisons, ainsi que l'infirmière, avaient été convoqués dès l'évacuation du jeune Harry Potter de la Grande Salle, pendant le repas, lorsqu'il s'était évanoui. Il était apparu à tous qu'il y avait un problème lorsque l'enfant d'apparence plus que chétive et vêtu en haillons moldus s'était présenté à la répartition.
Après plusieurs minutes d'attente, l'infirmière pénétra dans le bureau directorial, rapidement suivit de Pomona Chourave.
- Dites-nous tout, Poppy, demanda Albus Dumbledore une fois que les deux femmes furent installées.
Poppy Pomfresh soupira, atterrée.
- Le pauvre petit. Il n'a rien d'un enfant en bonne santé. Il a de grosses carences et sa croissance a été largement altérée. Il a plusieurs lignes épiphysaires … Pardon, des marques d'arrêt de croissance sur ses fémurs, tibias, péronés, humérus, cubitus et radius qui dépassent l'entendement. De nombreux os ont aussi été fracturés, notamment des métacarpes et phalanges de la main droite, ce qui sous-entend que sa main à probablement été écrasée par quelque chose. Heureusement, sa magie a fait des miracles ! La plupart sont ressoudés, bien qu'il reste quelques fragilités. Je ne veux pas faire de conclusions trop hâtives, mais il y a un réel problème avec ce jeune garçon.
- C'est terrible ! S'exclama le petit professeur de Sortilèges.
- Ce n'est pas tout, indiqua Albus avec calme. Harry ne reconnaît pas être un sorcier.
- Expliquez-vous, Albus, la pressa Minerva.
- Il a mal réagi à l'évocation de la magie et a seulement affirmé qu'il était différent des autres.
- Et il n'a pas de fournitures, pas d'uniforme, il ne connaissait même pas le nom de l'école ! Les informa l'infirmière.
- J'ai peur pour lui, ajouta Pomona. Quand je l'ai conduit à sa salle commune, il n'a pas dit un mot, il marchait la tête basse et lorsque je suis partie, il est resté immobile à l'entrée de la porte. Heureusement, monsieur Stebbins était présent et a pris les choses en main.
- C'est à ça que servent les préfets, intervint pour la première fois Séverus d'un ton morne.
- Je crains que ce ne soit plus complexe que ça, l'invectiva Minerva.
- En effet, coupa Albus qui endigua un nouveau conflit entre les deux chefs de maisons opposés. Harry est a surveiller. Je pressens que l'étendue du problème ne soit plus importante qu'elle n'y paraît.
- Vous croyez ? Demanda Filius, très inquiet.
- J'en ai bien peur.
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Merci pour votre lecture et à bientôt !
