Bonjour, bonsoir ! Je poste tard, mais hé ! C'est encore le week-end ! ^^

Petit chapitre cette semaine, je n'ai pas pu aller aussi loin que je le voulais, je n'ai vraiment pas eu le temps d'écrire plus, prise dans un exercice pour la fac toute la semaine … Bref. J'espère tout de même qu'il vous plaira !

Sur ce je vous dis bonne lecture :)

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Chapitre 8

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Après le repas, Harry et Ergyd s'installèrent à nouveau à une table de travail, dans leur salle commune, et révisèrent les leçons de la journée. Les Poufsouffle s'en allèrent un à un se coucher et, bientôt, il ne resta plus grand monde à veiller.

Ergyd bailla outrageusement en s'étirant et s'exclama :

- Je n'en peux plus ! Je vais aller prendre une douche et me coucher !

- Je vais continuer encore un peu, fit Harry concentré sur une définition dans son dictionnaire.

Le rouquin le regarda avec un air désapprobateur.

- Je te laisse jusqu'à ce que j'aie fini ma douche. Mais quand je sors, tu t'arrêtes. Le repos est important pour la santé. En plus, c'est le moment où tu assimiles tout ce que tu as appris pendant la journée.

Ergyd fit deux pas vers le dortoir, puis se retourna.

- J'aimerais que nous parlions, avant de dormir.

Harry acquiesça doucement en rentrant la tête dans les épaules. Ergyd, satisfait, s'en alla prendre sa douche. Le petit brun, qui avait une autre idée derrière la tête, en profita alors pour ranger toutes ses affaires précautionneusement. Il se faufila dans le dortoir, y déposa son sac et vérifia autour de lui que personne ne lui prête attention. Quand il fut certain qu'aucun n'avait le regard posé sur lui, il tira rapidement les rideaux de son lit et se glissa dessous. Il espérait que son ami ne vérifierait pas s'il y était bien couché et se contenterai de le penser endormi au vu des rideaux fermés.

Après avoir parlé de son statut, lors du repas, Ergyd avait déjà paru suffisamment choqué. Harry ne voulait pas le perdre. Pas alors qu'il commençait à se faire à l'idée qu'avoir un ami, même un autre monstre, pouvait être agréable.

Il attendit que le rouquin revienne mais, comme il l'avait espéré, Ergyd ne vérifia pas son couchage et il put s'endormir serein.

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Le lendemain, il se réveilla avant les autres, comme la veille. Il enfila son pantalon, espérant qu'il n'y aurait pas trop de regards posés sur lui. Il savait qu'en temps normal, les vêtements se changeaient plus régulièrement. Lui affichait les mêmes depuis son arrivée. Il avait vu tout le monde se retourner sur son passage lorsqu'il traversait les couloirs. Heureusement, cet après-midi, ça allait changer.

Tout en s'installant sur une table de travail avec son livre de métamorphose, premier cours de la journée, il pensait à ce qu'il allait vivre en cet après-midi. Il n'y avait pas repensé, mais il se demandait avec quel argent sa professeure pourrait-elle bien lui acheter ses fournitures. Il n'avait pas une livre avec lui, il n'en avait jamais eu, et son oncle et sa tante ne lui feraient jamais de prêt. Il s'était toujours débrouillé avec les affaires de son cousin, il pouvait continuer ainsi. Seulement, là, ce nouveau monde demandait un matériel bien précis et son cousin ne pouvait le lui fournir.

Lorsque Ergyd apparu dans la salle commune, Harry avait déjà bien entamé son premier chapitre. Le rouquin le découvrit entouré de son dictionnaire, sur lequel il était penché, un pot d'encre, plusieurs parchemins, son livre de métamorphose à sa gauche et sa plume dans la main.

Le jeune garçon sourit avec affection et réprima un soupir. Une nouvelle journée à affronter pour son ami. Il se demandait comment faisaient les autres nés-moldus, mais sans doute qu'eux n'avaient pas de problèmes de lecture ou d'écriture. C'était là le plus gros handicap de son ami.

En s'approchant, Ergyd passa sa main dans la chevelure brune et hirsute et il s'exclama :

- Salut petit hérisson ! Tu as bien dormi ?

Harry sursauta et, dans un réflexe bien ancré, leva les mains au-dessus de sa tête. Aussitôt, une lueur de compréhension brilla dans les yeux du rouquin.

- Harry, je suis désolé, je ne voulais pas te faire peur.

Il s'assit à ses côtés et posa sa main sur son bras pour le baisser.

- Je ne te ferai jamais de mal, petit hérisson. Je te le promets.

Il garda sa main là où elle s'était posée et caressa doucement la peau de son ami, plongeant son regard si clair dans celui vert vif du petit brun.

- Est-ce que …

Ergyd tritura sa lèvre inférieure avec ses dents, semblant hésiter, avant de se lancer :

- Est-ce ta famille qui t'appelle « monstre », Harry ?

La salle commune était vide, les élèves qui se levaient rejoignaient directement la Grande Salle pour prendre leur petit-déjeuner. Rares étaient ceux qui attendaient quelqu'un ici, ils préféraient plutôt le faire en mangeant.

Harry jeta un œil à son ami par dessous sa frange et baissa la tête avant de la hocher timidement. Ergyd prit une grande inspiration et carra les épaules. Maintenant, il comprenait mieux la situation de son ami. Il ne savait, cependant, quoi dire. Du haut de ses onze ans, que pouvait-il bien faire, hormis soutenir indéfectiblement son ami ? Devait-il prévenir un adulte ? Leur préfet ? Peut-être pouvait-il demander conseil à Cédric et Dorian. Oui, c'est ce qu'il ferait.

Prenant cette décision, il se releva et, affichant un sourire confiant, il entraîna son ami avec lui.

- Aller, viens petit hérisson ! Il faut aller remplir nos estomacs. Ma mère m'a toujours dit que le petit-déjeuner était le repas le plus important de la journée.

Harry sourit, content que Ergyd ne s'appesantisse pas sur le sujet. Ils firent un détour par le dortoir, le rouquin avait insisté pour lui prêter une cape d'uniforme – « Comme ça tu n'auras pas froid et tu passeras un peu plus inaperçu dans les couloirs ! » – puis ils rejoignirent, à leur tour, la Grande Salle et le banquet du matin où Harry consentit à manger correctement.

De toute façon, c'était son premier repas de la journée et s'il devait forcer de la fourchette à un repas, il valait mieux que ce soit celui du matin. Ça ne sortait, ainsi, pas trop de ses habitudes.

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La professeure de métamorphose, madame McGonagall, fut aussi prévenante que ses collègues avec Harry. D'abord, elle approuva du regard la cape sur son dos et en remercia Ergyd. Ensuite, elle lui remit un manuel d'occasion pour qu'il suive la classe et lui prêta un livre sur les notions générales de sa discipline adapté aux enfants. Elle lui indiqua que, même s'il n'était pas un élève de sa maison, il ne fallait pas qu'il hésite à lui parler de quel que sujet que ce soit.

Pendant le cours, Harry et Ergyd procédèrent comme la veille. Le rouquin prenait consciencieusement les notes sur les cours et le petit brun écoutait attentivement tout le discours du professeur. Lors des essais, ils s'entraidèrent aussi.

Harry resta, cependant, silencieux lorsqu'un autre camarade de classe lui demanda son aide. Heureusement, Ergyd était beaucoup plus à l'aise avec les autres et n'hésita pas à répondre à sa place.

Encore une fois, les Poufsouffle étaient associés aux Serdaigle et la classe était très studieuse. Ils avaient trouvé la salle plutôt facilement, elle se situait au premier étage, juste après le bureau de la directrice adjointe, à quelques pas de l'escalier de marbre, celui qui faisait face aux Grandes Portes. Ainsi, Harry avait pu éviter le gros des foules et rester discret.

La deuxième partie de la matinée se termina dans les serres. Pour cette dernière heure, ils étaient seuls avec leur directrice de maison et la professeure se servit de la première moitié du cours pour prendre des nouvelles :

- Comment se déroule votre rentrée, les enfants ? Est-ce que tout le monde arrive à se repérer dans l'école ?

Plusieurs élèves répondirent que oui et l'un d'entre eux, un brun à lunettes aux yeux sombres ajouta :

- Je me suis perdu en allant à la bibliothèque, hier, mais un septième année m'a ramené à la salle commune, bredouilla-t-il timidement.

- Wayne Hopkins, c'est cela ? Demanda madame Chourave à son élève.

Le jeune garçon acquiesça et la professeure lui sourit chaleureusement.

- Tu n'es pas le premier à te perdre, il n'y a pas de honte à cela. Il vous sera facile de demander votre chemin à un camarade. N'hésitez jamais. Les Poufsouffle sont un exemple de loyauté et nous sommes tous solidaires entre nous, pour quoi que ce soit.

Des sourires naquirent sur les lèvres des élèves et le cours commença.

Lorsque la sonnerie de fin de cours retentit, le professeur Chourave héla Harry.

- Reste un instant, mon petit, veux-tu ?

Harry acquiesça et attendit que tous ses camarades soient partis. Seul Ergyd resta au fond de la serre, près de la porte, signifiant qu'il l'attendait, mais qu'il leur laissait de l'intimité pour leur conversation.

- Nous partirons après le repas de midi, un peu avant que les cours ne reprennent. Je sais que vous n'avez pas cours le mardi après-midi, donc tu ne rateras rien. Quant à moi, je n'ai pas de classes, cependant, il ne faudra pas que l'on rentre trop tard car j'ai encore beaucoup de préparation à faire pour les prochains cours de la semaine. D'accord ?

Le jeune garçon hocha de nouveau la tête et répondit obligeamment :

- Oui, madame Chourave.

- Bien. Disons alors : rendez-vous devant les Grandes Portes à 13h 30.

Elle avait dit ces mots en se rapprochant de la sortie et ils furent bientôt près de Ergyd qui attendait toujours silencieusement. Harry sortit et, dans son dos, la professeure accorda un sourire et un merci discret au rouquin.

Quelqu'un veillait sur son élève tout au long de la journée et ça la rassurait beaucoup. Surtout que ce gardien n'était pas n'importe qui. Les Smith étaient connus pour leur filiation à Poufsouffle et Pomona avait eu les parents du jeune garçon comme élèves de sa maison avant lui. Elle savait qu'elle pouvait avoir confiance, ils étaient des gens bien et leur fils semblait fait du même bois.

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Merci pour votre lecture :)

A bientôt !