Bonjour, bonsoir !
Cette fiction vient de passer les 100 reviews ! Merci beaucoup ! C'est super ! Merci ! Merci à ceux qui commentent, ceux qui m'encouragent ! Merci aussi aux followers et à ceux qui m'ont mis en favori !
Après moult réflexions, cette histoire sera plutôt courte et sa fin sera ouverte. Pas d'inquiétudes, je ne vous laisserais pas en plan, il y aura une vraie fin, mais je ne veux pas m'embarquer dans une très longue fiction. J'en ai déjà une qui me tiens à cœur et qui me prend beaucoup de temps, « Réapprentissage » et une troisième dont beaucoup attendent la deuxième partie que je ne peux travailler comme je veux … Bref. Je ne spoilerai pas plus :P Je répondrai à vos questions si vous en avez
Ceux qui lisent « Réapprentissage », reconnaîtront sûrement un petit passage ;)
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Chapitre 11
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Dans la bibliothèque, les deux garçons découvrirent plusieurs ouvrages sur le dressage des chouettes. L'un d'entre eux était écrit par la même historienne que leur livre « Histoire de la Magie », qui leur servait de manuel dans la matière du même nom. Baltida Tourdesac leur apprit ainsi que les hiboux avaient commencé à être dressés et utilisés comme postiers au XIVème siècle. Ils firent donc plus de recherches sur cette époque.
Harry était un peu noyé dans le flux d'informations que Ergyd arrivait à tirer de tous ces bouquins, mais il suivait ses indications avec minutie et dénichait tous les livres dont son ami lui dictait la côte. Il commençait à entrevoir une logique dans le rangement des étagères surchargées de la bibliothèque.
- Là ! Chuchota-t-il avec force pour indiquer qu'il avait trouvé l'encyclopédie qui se référait à l'époque cherchée.
Ergyd s'approcha alors et prit l'épais manuscrit que lui tendait Harry. Il l'ouvrit, feuilleta un peu les premières pages et trouva enfin le sommaire. Se référant au titre, il chercha la bonne page. Quand ce fut fait, il parcourut le texte minuscule du doigt et finit par s'arrêter sur un petit titre en italique.
- Dresseurs et dresseuses de chouettes et hiboux du siècle, lut-il.
Harry se pencha dessus et découvrit ce qui semblait être une liste. Cependant, elle était encore plus difficile à déchiffrer que ses manuels. L'écriture était penchée, serrée, tout en fils liés et déliés, incompréhensible pour lui.
- C'est une liste de tous les dresseurs … Archibald, Hector, Cassius … Ce peut être une bonne source d'inspiration pour un nom de chouette !
- Le vendeur m'a dit que c'était une fille.
- Oh. Et bien cherchons une dresseuse !
Il parcouru un peu plus rapidement la liste des yeux. Celle-ci s'étendait sur toute la page en quatre colonnes. Chaque nom était accompagné d'une ville et de deux dates, sûrement celles de naissance et de mort de chacun des dresseurs.
Ergyd atteignait la troisième colonne quand enfin il s'arrêta.
- Hedwige ! C'est un nom de fille, Hedwige. Non ?
Harry haussa les épaules, ne sachant pas.
- Ce serait la première dresseuse de hiboux.
- C'est un joli nom, confirma le petit brun.
Il répéta le nom plusieurs fois, le soufflant du bout des lèvres.
- Oui, ça me paraît bien, affirma-t-il.
Ergyd lui sourit et referma l'énorme manuscrit, le rangea, ainsi que tous les autres livres qu'ils avaient sortis, à l'exception d'un seul à l'aspect bien plus moderne que tous les autres titré « Comment bien s'occuper de son familier ? ».
- Je te le lirai ce soir, indiqua Ergyd à son ami en lui pointant le livre du doigt.
Harry acquiesça et ils se dirigèrent vers des tables libres. Ils avaient encore quatre heures de cours cet après-midi et ils devaient encore bien relire leur cours de Sortilège et Botanique.
Ils eurent à peine le temps de s'installer qu'ils remarquèrent l'heure. Le repas allait bientôt être servi dans la Grande Salle. Ils auraient encore un peu de temps après, avant leur premier cours de l'après-midi pour entamer leurs devoirs.
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Ergyd profita de la concentration de son ami sur la rédaction au propre de son premier paragraphe pour rédiger sa lettre. Il avait décidé d'écrire à sa mère au sujet de Harry, elle saurait quoi faire et lui dirait qui prévenir.
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Chère maman,
J'espère que tu vas bien, ainsi que papa et Brocvan*. Salue-les de ma part. (A-t-il enfin vaincu papa à l'escrime ? J'en doute, mais sait-on jamais. Si ça arrive, tiens-moi au courant, ou pas, Brocvan sera assez fier pour s'en vanter tout seul).
Mes cours se passent très bien, les cours sont intéressants (sauf celui d'histoire de la magie, c'est toujours Binns qui est professeur et il semble être aussi soporifique que tu le disais). Ah, et le professeur de Défense Contre les Forces du Mal a changé aussi. La malédiction doit encore faire office.
Je n'ai pas besoin de te dire que j'ai été réparti à Poufsouffle, en revanche, je peux t'informer que je m'y suis déjà fait des amis. Tout le monde est très gentil, mais j'ai fait la rencontre d'un garçon bien particulier.
Les journaux ont du rapporter cet événement : Harry Potter, nouvel élève de Poudlard, réparti à Poufsouffle et non à Gryffondor, comme tout le monde l'attendait. Eh bien, il s'avère que Harry est très différent de l'image que le monde à de lui. Tu as deviné, j'ai sympathisé avec lui. Ce ne fut pourtant pas chose aisée. Il est farouche le petit hérisson ! (Tu verrais ses cheveux, on dirait plein de petits pics qui partent dans tous les sens, c'est assez mignon).
C'est de lui dont je veux te parler. Tu sais, il est très maigre, il ne mange presque pas, ne sait pas bien lire, à peine écrire (alors c'est pire avec les plumes de l'école), mais surtout, le pire, c'est qu'il est persuadé d'être un monstre ! Il dort sous son lit, pas dedans et trouve ça normal ! J'ai réussi à lui faire dire que c'était ses tuteurs qui l'appelaient comme ça. Mais c'est vraiment étrange, parfois j'ai un peu peur, pas de lui, mais pour lui.
Maman, que dois-je faire ?
J'attends ta lettre avec impatience, je t'en prie, réponds vite !
Je t'aime,
Ergyd
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Il eut juste le temps de faire un détour par la volière avant de se rendre en cours, Harry l'accompagnant et en profitant pour donner son nom à sa nouvelle compagne.
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Le soir même, alors que tout le monde était attablé dans la Grande Salle, de nombreux hiboux se précipitèrent vers les cinq tables accueillant toute la population de Poudlard. C'était l'heure habituelle du courrier, mais cette fois-ci, l'un des volatiles déposa une épaisse lettre devant Ergyd. Celui-ci reconnu immédiatement le sceau de sa famille. Il la lut rapidement, souriant aux premiers paragraphes racontant une énième défaite de son frère face à son père, levant les yeux au ciel devant les milles recommandations à propos de sa réussite scolaire, mais redevint sérieux à la fin.
Harry avait vu que son ami avait reçu une lettre, mais mais n'en fit pas cas. Après tout, Ergyd avait une famille aimante chez lui, il leur avait envoyé une lettre ce midi, il était normal que ses parents y répondent ce soir. Il eut un petit pincement au cœur, mais se détourna rapidement, finalement soulagé que l'attention de son ami soit concentrée ailleurs. Ainsi, il n'aurait pas à manger la quantité astronomique de nourriture qu'il avait placée dans son assiette.
Bizarrement, les autres Poufsouffle, s'ils le saluaient poliment le matin, souhaitaient le bon appétit aux repas et disaient « bonne nuit » le soir, n'empiétaient jamais sur son intimité. Et il en était de même à table. Ses camarades étaient présents, lui souriaient lorsque leurs regards se croisaient, les préfets lui demandait de ses nouvelles lorsqu'ils se rencontraient dans les couloirs, mais ils n'étaient jamais invasifs et c'était agréable. Il ne sentait pas le besoin de se cacher.
Lorsque le dîner prit fin, Harry et Ergyd se levèrent.
- Je dois rencontrer Madame Chourave, je te rejoins dans la salle commune ?
Harry mit une seconde à répondre. Une seconde pendant laquelle il se demanda pourquoi, mais rapidement il revint à lui. Il n'avait aucun droit de poser ce genre de question. Alors il sourit et hocha la tête. Ergyd répondit à son sourire et partit vers les escaliers montant dans les étages tandis que Harry prenait ceux qui descendaient vers la salle commune des Poufsouffle.
Ergyd patienta quelques minutes avant que sa directrice de maison n'arrive.
- Monsieur Smith, que puis-je pour vous ? Avez-vous un problème ?
- Je vais bien, madame. Je voudrais vous parler …
Il jeta un coup d'œil aux alentours avant de murmurer :
- C'est au sujet de Harry, madame.
La professeure ouvrit la bouche, mais resta silencieuse, acquiesçant seulement avant d'ouvrir la porte de son bureau et d'inviter son élève à entrer. Elle lui indiqua un fauteuil derrière son bureau et s'installa elle-même de l'autre côté.
- Dis-moi tout Ergyd.
Le petit rouquin prit une grande inspiration et passa plusieurs fois ses mains sur ses cuisses, dans un geste nerveux. Il ne voulait pas le faire, Harry lui avait donné sa confiance. Il avait l'impression de le trahir en parlant à leur directrice de maison. Pourtant, c'est ce que lui avait conseillé sa mère et il avait totalement confiance en son jugement. Elle connaissait Madame Chourave et si elle lui disait qu'il devait lui parler, alors il le ferait.
Et il déballa tout ce qu'il savait, au début, difficilement, avec une boule dans la gorge, puis avec empressement, nerveusement, jusqu'à craquer et finalement se mettre à pleurer. Pomona se leva et vint s'agenouiller auprès de lui, posant une main sur son genou et passant l'autre dans son dos.
- Tu as bien fait de venir me parler.
La femme soupira.
- Nous sommes en train de faire une enquête. L'équipe pédagogique entière est sur le coup, tu n'es pas le seul à faire un signalement. Ton témoignage est précieux. Me permets-tu de garder le souvenir de notre conversation dans un flacon de sorte à pouvoir le réutiliser auprès des autorités compétentes ?
- Vous allez contacter les Aurors ? Paniqua Ergyd, réalisant l'ampleur que pouvait prendre son intervention.
- Ergyd, ton témoignage ne fera qu'accélérer la procédure, car procédure il y aura quoi qu'il arrive. La famille de Harry est néfaste pour lui, ton rapport le corrobore. Tu ne dois pas culpabiliser. Si tu veux, nous ne dirons rien à Harry de ton apport de preuves. Il n'aura pas à le savoir.
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Quand Ergyd quitta le bureau, les couloirs étaient vides. Il était encore chamboulé par l'entretien qu'il venait d'avoir. Après négociation, il avait accepté que Madame Chourave conserve son souvenir et il s'en voulait énormément. Même en reconnaissant que sa professeure avait raison, qu'il avait fait la bonne chose, que c'était pour le bien de Harry, il conservait une boule dans le ventre.
Il fit tout le chemin jusqu'à sa salle commune lentement, tentant de se recomposer un visage serein. Harry n'allait sans doute poser aucune question, mais lui savait. Il allait lui mentir et ça lui tordait les tripes.
C'était pour son bien, c'est ce qu'il se répéta une ultime fois avant de prendre une grande inspiration et de caresser la glycine qui gardait l'entrée du domaine des Poufsouffle.
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*Brocvan n'existe pas, je l'ai composé à la manière traditionnelle galloise avec les deux mots « broc » qui signifie blaireau et « van » qui signifie combattant.
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