Super Cyborg

Auteur : Angelscythe

Genre : Aventures, Sentai, romance, homosexuel, hétérosexuel (parce que c'est bien !), UA

Couple : Vous verrez ! ©

Disclaimers : Tout appartient à Blizzard (et a peu importe qui les as fait dans Blizzard) je… ne devrais pas y toucher vu la déconne présente


Chapitre 6 : Intimité

Remettant les tapis de danse à sa place, Jack ne pouvait que repenser à la façon dont Gabriel s'était col lé contre lui plus tôt. À la façon dont ils avaient dansés. Il était un bien piètre danseur mais il aimait danser avec son professeur.

Il s'était même senti… désarçonné lorsque, pendant la séance, Gabriel l'avait confié à une femme et avait guidé les pas d'un vieil homme. Il aurait voulu qu'ils restent ensemble. Il avait même cherché quelque chose à dire pour qu'il change d'avis, en vain.

Il s'assura que le tapis n'allait pas tombé puis il se tourna vers la salle.

- J'ai quelque chose pour vous, Morrison !

Gabriel arriva dans la petite pièce où il entreposait tout. Il avait de nouveau relâché ses cheveux qui dansaient autour de lui à chaque pas. Tout en lui était dirigé vers la danse. Chaque parcelle de son corps. Chacun de ses muscles.

- À ce propos, ça va si je vous tutoie ? Proposa-t-il.

- Bien sûr. Dit Jack. Si je peux vous tutoyer aussi.

- Avec plaisir.

Il lui prit la main pour y mettre quelque chose de froid.

- Glace au chocolat !

- Merci.

Gabriel l'invita à le suivre dans sa salle privée, une petite pièce avec quelques fauteuils, un frigo et un évier avec de l'eau. Il alluma la radio pour mettre une douce musique et se laissa tomber dans un fauteuil. Jack le rejoignit.

- Je devrais te proposer un repas plus consistant en fait. Tu n'as rien mangé depuis… qu'on s'est rencontré.

- J'ai avalé une madeleine.

Gabriel le regarda, sa glace entre ses lèvres.

- Je n'ai pas avalé grand-chose non plus. Dit-il ensuite. On mange le dessert en premier et on se faire quelque chose de plus consistant ?

- Je devrais désapprouver ça. Si mes… enfants faisaient ça. Rit Jack.

- Mais on est des grands adultes ! On fait ce qu'on veut !

L'homme ne put s'empêcher de rire. Il avait ouvert sa glace et lécher quelques fois la crème au goût délicieux.

- Tu vas me détourner du droit chemin.

Gabriel tendit la main pour essuyer le coin de ses lèvres, un peu taché par le chocolat.

- Moi ? Je suis innocent. Sourit-il.

- J'ai l'impression que tu es plutôt un vil serpent tentateur.

Il avait une main de maître sur son fils, sur ses élèves, il était visiblement quelqu'un de bien… mais il lui donnait envie de franchir des pas qu'il ne devrait pas. Comme d'embrasser ce doigt.

Il porta sa glace à ses lèvres.

- Un serpent ? Tu es cruel ! Je suis une adorable et gentille petite chouette. Et si j'étais un serpent… c'est une pomme que je t'aurais proposé. Dit-il. Pas une glace.

Gabriel emmena sa glace à ses lèvres, avalant un peu de la douce crème, puis il se pencha vers lui.

- Est-ce que tu veux manger de la compote de pomme ?

Jack ne put s'empêcher de rire.

- Dis-moi, Morrison…

- Tu peux m'appeler Jack, aussi.

- Jack…

Il leva la main.

- J'ai combien de doigts ?

Son élève déglutit difficilement.

- Pardon ?

- Combien ?

- Dix sauf accident ?

- Comment est-ce que c'est arrivé ?

- Pendant la guerre contre les Omnics. Une explosion. J'ai eu des éclats dans les yeux.

- Ça explique leur couleur. Je pensais que tu avais juste les yeux les plus clairs que je n'aie jamais vus. Très séduisants.

Jack baissa la tête.

- Ne dis pas ça.

- Tu utilises des prothèses ?

- Non. J'utilise des fois un viseur tactique. Il m'informe sur ce que je ne vois pas…

- Comme de l'audiodescription ?

- Voilà.

- Donc… Tu ne sais pas à quoi je ressemble ?

- Je sais que tu as de longs cheveux parce qu'ils font un certains sons. Je sais que tu as ma taille et que tu es musclé.

Gabriel se pencha vers lui, posant la glace dans une coupole.

- Combien de personnes le savent ?

- L'Omnic. Et c'est tout.

- Je vois… Enfin, je veux dire : je comprends !

Jack rit.

- La phrase ne me gênait pas.

Le professeur le regarda, fasciné.

- Je te trouve très courageux.

- Moi pas. J'ai dû m'adapter, comme tes enfants.

- Je trouve mes enfants très courageux.

- Dans ce cas.

Gabriel lui prit la glace des mains.

- Tu veux toucher mon visage ?

- Tu sais qu'on ne fait presque jamais ça ?

Il riait encore. Son professeur lui donnait une véritable vitalité.

- Désolé.

- Mais ça ne veut pas dire que je ne veux pas.

Il leva les mains et les posa sur le visage de l'homme, les passant doucement sur ses tempes, le long de ses pommettes, dans sa barbe, sur la mâchoire carrée. Il rencontre des blessures. Et lorsqu'il les eut découvertes, il se permit d'aller vers les cheveux pour les toucher. Ils étaient doux…

Il revint vers son visage pour effleurer ses lèvres. Puis il se rapprocha un peu plus, goûtant le chocolat sur sa bouche.

Il réalisa ce qu'il venait de faire et se recula immédiatement.

- Désolé. Je ne sais pas ce qui m'…

Une main se posa sur sa nuque et il sentit les lèvres l'embrasser en retour. Et il s'abandonna à ce baiser enivrant.

µµµ

Les pompiers, les ambulances et la police arrivaient. On les entendait au loin. Maintenant que les Super Héros agissaient, de plus en plus de gens étaient sauvés. On entendait la toux, les pleurs, la peur…

L'homme masqué était toujours au-dessus de l'archer, l'empêchant de bouger. Son revolver était toujours sur sa tempe, le métal froid étant plus que désagréable.

- Alors… tu vas tirer ?

Son ton était glacial, impérieux.

- Tu travailles avec ces gamins ?

- Non.

Le truc était, qu'auparavant, des flèches avaient rarement plu de la sorte. Et si ces super héros étaient déjà un problème, ils ne pouvaient pas en tolérer un nouveau.

- Depuis quand tu es dans les parages ?

La main de l'archer était toujours serrée sur sa gorge, seule la quantité de tissu l'entourant lui permettait de survivre à la poigne. Semblait-il. Lui-même, il glissa son autre main sur sa gorge. Protégée par la même matière noire que son visage bien que des plaques métalliques se trouvaient ci et là.

- Un moment.

Le bruit des sirènes continuaient en bas. De plus en plus vif.

- Je vais te laisser une opportunité de régler tout ça sans que personne ne soit blessé. Je vais te laisser partir et tu ne pointeras plus jamais le bout de ton nez.

- Sinon quoi ? Tu comptes me faire éclater mon joli minois ? Tu n'en as pas le cran.

- Qu'est-ce que tu en sais ?

- Ton cœur bat vite.

- Ta faute, tu me fais de l'effet.

- Ton corps tremble légèrement. Tu n'as jamais tué qui que ce soit.

- Et si, beauté !

- Jamais quelqu'un avec qui tu as parlé plus d'une minute. Tu te rends compte que je suis quelqu'un de réel. Pas un numéro.

- Ou ça me ferait vraiment juste chier de tuer quelqu'un de si mignon avant d'avoir pu tenter un rencard.

- Je n'aurais pas cette bêtise. Répondit l'archer sans faire fi de ce qu'il venait de lui dire.

- D'accepter un rencard ?

L'homme masqué fut brutalement repoussé avec la main qui lui tenait la gorge jusqu'alors. L'autre se redressa en projetant ses jambes en arrière, non sans lui donner un coup au passage, et élança la main vers son carquois.

Là où le truand allait se moquer de lui, il était vide, il ne put qu'écarquiller les yeux. Il venait d'installer une flèche contre l'arc.

- Mais… Mais…

La flèche fila vers son torse et…

Ricocha.

- Ah ! Bien tenté ! Mais nop !

Le fusil se braqua de nouveau vers lui. Une flèche venue de nulle part fut tiré du carquois. Armée.

- Tu ne peux pas. Dit l'homme masqué en frappant son torse.

Le métal résonna.

L'arc fut redressé ver son crâne.

- Ah si, tu peux…

- Je te l'ai dit, je n'hésiterai pas.

- Même si je te dis que j'ai une femme et des enfants ?

- Surtout si tu me dis que tu as une femme et des enfants, sachant que tu me dragues.

- Est-ce que tu veux devenir ma femme et que je te fasse des enfants ?

L'archer tira un peu plus sur sa corde. L'autre dressa ses mains.

- Je plaisante ! Je rigole. Je fais de l'humour.

Le regard noir resta sur lui.

- Mais je veux savoir pourquoi tu t'en es pris à mon boss.

Il s'avança vers lui.

Cette fois, il n'avait pas l'air d'avoir peur ou de plaisanter. Une certaine force émanait de lui.

La corde fut tirée.

L'homme masqué jeta quelque chose, dressant son bras sur son visage, qui explosa. L'archer agita les bras, la respiration saccadée, les paupières pressées. Il soufflait des petits « non » médusés. La flèche était partie sur le sol, se figeant entre eux.

- Hey, hey, hey.

L'homme masqué s'approcha de lui et lui soutint le dos, le faisant s'agenouiller.

- Tout va bien. Dit-il.

Il lui effleura l'oreille d'où coulait un mince filet de sang.

- Outch, j'y suis allé un peu fort.

Il le pressa doucement contre lui, le laissant s'ancrer à la réalité grâce à son torse.

- Tu m'entends ?

L'archer entendait un vague son, rien de bien perceptible pour savoir ce qu'il avait entendu. Il lui tira sur le tissu couvrant sa bouche et toucha ses lèvres avec la main de l'autre.

- Là ? Tu… m'entends ?

- Oui. Qu'est-ce que c'était ?

- Grenade incapacitante.

Il entendit la respiration de l'homme s'arrêter une fraction de seconde et il leva prudemment sa main pour lui abaisser l'étrange tissu noir.

- Arrête ! Protesta l'archer en enfonçant ses doigts dans ses lèvres.

- Je veux t'aider à respirer !

Alors qu'il forçait la matière vers le bas, les doigts s'enfonçaient plus fort en lui, dans ses joues, dans sa bouche. Il le mordit alors qu'il parvenait à libérer l'autre qui toussait en tentant de se dégager.

Il lui saisit les mains et les éloigna de lui avant de venir à son oreille.

- Mes grenades sont conçues pour être une plaie pour tout le monde. Si tu sais respirer avec ton truc, ça se sera infiltré. Respire bien, ça passera rapidement.

Il lui lâcha les mains.

- Mon visage ! Siffla-t-il. Tu as vu mon visage !

Il toussa de plus belle.

- Quand tu ouvriras les yeux, tu verras le mien.

L'homme masqué lui caressa doucement les joues.

- Je pense que tu peux le faire.

- Tais-toi ! Je ne crois pas en ton numéro de sympathie !

L'archer sentit qu'on lui essuyait les yeux. Il serra les dents mais papillonna des paupières en toussant.

Il réussissait à entendre correctement maintenant. Bien qu'une douleur persistait. Tout comme ses yeux lorsqu'il parvint à complètement les ouvrir pour découvrir une peau tannée, un visage mal rasé mais qui semblait doux.

Qui était doux.

Les poils ne piquaient pas, la peau était presque tendre.

- Lâche-moi.

Un bras fort était autour de son dos. Glacé. Il réalisa ce qu'il n'avait pas pu comprendre avant à cause des vêtements. Ce bras était aussi de métal.

- Ça va ? S'assura-t-il.

- Qu'est-ce que tu en as à faire ?! Tu veux me tuer parce que je me ferai une joie de tuer ton boss s'il…

La rage de l'archer était palpable mais il se mordit la langue pour se taire.

- S'il s'en prend à tes protégés ?

L'archer lui donna un violent coup de pied et le métal résonna contre métal.

- Tu peux m'appeler McCree au fait.

- Tu peux aller te… voir ailleurs si j'y suis !

- C'est mignon comme nom !

- Zwee ?

L'archer tourna la tête.

Il serra les dents et se redressa, sortant de son étreinte. Le dénommé McCree fit de même et il lui colla un baiser sur le coin des lèvres avant de lui remonter sa protection. L'inconnu serra alors les dents et tourna sur lui-même. Des dragons apparurent et chassèrent l'homme masqué, manquant de le faire tomber du toit. Il se précipita vers un vieux modèle de Bastion E54 sur lequel il sauta. McCree eut le temps de voir l'Omnic, en configuration tank, s'en aller avec son chargement.

Les dragons disparurent dans les quelques secondes, laissant l'homme masqué seul, avec un léger sourire sur les lèvres.

µµµ

Il n'avait pas besoin de découvrir la force et la douceur des muscles de Gabriel mais ses mains étaient descendues naturellement et le t-shirt était tombé peu après que son professeur lui ait dit, amusé, qu'il était écrit « Secrètement, je suis une licorne » dessus. Jack avait ri puis il l'avait embrassé en découvrant son torse. Les longs cheveux retombaient contre sa gorge, le chatouillant.

La radio fonctionnait toujours et une musique de Louis Armstrong les accompagnait. Il n'était pas un grand adepte mais ce n'était pas ce qui comptait pour l'instant.

- J'aime beaucoup ton odeur.

- Merci au déodorant « senteur viril » que je vole à Jesse.

Jack sourit.

- Et j'aime ton goût. Dit Gabriel.

Il lui prit une main pour la porter à ses lèvres alors qu'il souriait.

- Merci à ta glace. Souffla Morrison. Ton sourire à l'air magnifique.

Gabriel embrassa ses mains puis lui vola un tendre baiser.

- Deux immeubles ont été détruits dans le centre-ville

Jack repoussa vivement son professeur, regardant vers la radio.

- … Le groupe de héros de Super Sentai s'est occupé de la plupart des habitants mais il y a eu de nombreux blessés.

- Je dois y aller. Dirent Gabriel et Jack d'une même voix.

- Chips, tu me dois un soda. Mais où tu vas ? Demanda Morrison.

- Drôle de façon de me proposer de sortir avec toi. Dans le centre-ville. Dit-il en se levant pour aller chercher sa veste. Jesse était de sortie.

- Mes enfants aussi.

- Tu veux que je t'emmène.

- Ça ira. Je vais voir avec Lynx Seventeen ce qu'on fait. Merci.

Il s'empressa de rejoindre le porte-manteau pour prendre sa propre veste et ils se séparèrent. Un à pied, l'autre en voiture.