Super Cyborg
Auteur : Angelscythe
Genre : Aventures, Sentai, romance, homosexuel, hétérosexuel (parce que c'est bien !), UA
Couple : Vous verrez ! ©
Disclaimers : Tout appartient à Blizzard (et a peu importe qui les as fait dans Blizzard) je… ne devrais pas y toucher vu la déconne présente
Chapitre 7 : Frayeur
- Lynx Seventeen !
- Oui ? Répondit une voix robotique dans son oreille.
- Les enfants ?
- Je les contacte pour toi.
- Merci.
Le cœur de Jack martelait dans sa poitrine alors qu'il se précipitait vers le centre-ville. Il pouvait peut-être les trouver ?
Il devait les trouver !
µµµ
Gabriel martelait sa radio spéciale, tentant d'avoir un contact de l'autre côté.
- Y a quelqu'un ? Appela-t-il. Eh !
Pourquoi est-ce qu'ils ne répondaient pas ? Il tentait de se concentrer sur la route pour éviter tout accident.
Mais pourquoi personne ne répondait ?!
- Oui ? Questionna une voix robotique.
- Jesse ?! Où est Jesse !
- Je l'ai laissé sortir il y a deux heures. Je pensais qu'il t'avait prévenu.
- J'ai été prévenu ! Trouve-le moi ! Ordonna Gabriel.
µµµ
- Ça va ?
Lena tourna la tête vers Genji qui venait de lui parler.
- Hm…
Il tourna la tête vers Hana.
- Et toi ?
- Ils disent qu'il y a quatre morts.
Elle avait les yeux rivés sur son téléphone.
Si elle n'avait pas fait exploser son Meka, ils n'auraient pas eu le problème. Quatre morts, dix-sept blessés légers, seize blessés graves et deux personnes dont on ne savait rien. Enfants, adultes, vieillards…
- Ce n'est pas ta faute. Dit Mei. On s'est tous laissé dépasser par la situation.
- On était une seule équipe pour la première fois. Reprit Zarya. Et je trouve qu'on s'est bien débrouillés. Il y a eu des accidents et on est dans un sale état mais on s'en sort bien.
Genji acquiesça distraitement. Il regardait la flèche qu'il avait ramassée sur le sol.
- On a été nuls, Zarya… Soupira Tracer.
Super Sentai retira son écharpe et l'enroula autour des épaules de Lena.
- On a été dépassés, Zarya a raison. On peut s'entraîner, être capable de faire plus que ça. Souffla le garçon.
- Oui. J'ai l'impression que, la prochaine fois, on sera plus doué. Répondit Mei. Je trouvais qu'on se coordonnait mieux. On pensait aux autres.
- C'est vrai. Souffla Hana. Et on commence à voir nos faiblesses, nos forces. On va pouvoir s'accorder.
- Et papa sera fier de nous ! Sourit Lena en serrant ses mains sur l'écharpe de Genji.
- Oh oui ! Souffla Mei.
- J'espère qu'il nous le montrera pour une fois.
- Moi aussi. Répondit Hana vers son amie russe.
- Lena ? Mei-Ling ? Aleksandra ? Hana ? Genji ?
- Lynxou ? Demanda Tracer.
Elle venait de porter sa montre à sa main.
- C'est moi ! On est inquiet avec Jack. On a appris pour l'explosion au centre-ville. Vous allez bien ?
- Plus de peur que de mal. Répondit Zarya.
- On se sent un peu inutiles ici. Souffla Mei.
- Où êtes-vous ? Demanda l'Omnic.
- On rentre. On sera là en un clignement d'yeux ! Fit Tracer.
- Dépêchez-vous mais restez prudent.
- Promis ! Répondirent cinq voix.
µµµ
La porte de la maison de Gabriel s'ouvrit d'un violent coup. Il se précipita vers le salon où se tenaient deux filles et un homme. Ils étaient tous occupés avec leurs écrans. Qu'est-ce que c'était que cette génération toujours concentrée sur leurs machines ?!
- Où est Jesse ?! Appela-t-il d'une voix forte et violente.
L'homme releva les yeux.
- Il est sorti il y a deux heures.
- Tu as entendu ce qu'il s'est passé en ville ? Questionna une fille à la peau bleutée.
- Tu sais que moi, j'en ai un peu rien à faire de Jesse. Va voir dans sa chambre ?
Gabriel fronça les sourcils. Il partit directement à l'étage et ouvrit la porte en question. Et trouva son fils allongé sur le lit.
- Jesse ! Cette explosion ?!
- Rien de grave, 'pa.
Il se redressa dans le lit.
- J'avais demandé à un groupe de truands de bosser pour moi et j'étais… relativement loin de l'explosion. Par contre, j'ai pas réussi à te venger. Mais…
- Mais quoi ?
- Je suis amoureux 'pa ! J'ai rencontré le mec le plus… fuuuuaaaaah ! que tu n'aies jamais rencontré.
Gabriel haussa un sourcil. Bizarre parce qu'il aurait juré que le mec le plus « fuuuuaaaaah ! » qu'il ait rencontré, c'était Jack.
- J'étais inquiet pour toi ! Et tu draguais ?
- Je ne draguais pas… C'était un accident. Mais il est…
Il se laissa retomber dans le lit.
- Et il sentait… Et il était…
Il ne disait aucuns qualificatifs mais il avait les yeux remplis d'étoiles.
Gabriel s'approcha de lui et l'attrapa par les cheveux pour le faire se redresser.
- Calme-toi ! Cette mission n'était pas utile. Je m'en moque complètement que tu « venges mon honneur ». Cette personne qui s'en est pris à moi ne peut rien contre nous.
Jesse préféra ne pas préciser que, si, il pouvait beaucoup contre lui. Et peut-être contre Talon, par conséquent.
- Je ne veux pas que tu te mettes en danger. Tu es…
- Je sais. Soupira Jesse.
Le problème, c'était qu'il n'était rien comparé aux autres. Il se sentait continuellement inutile. C'était aussi pour ça qu'il voulait montrer sa valeur. Pour ça qu'il voulait venger son père.
Mais, une fois encore, il n'avait rien réussi…
µµµ
Faisant les cents pas, Jack se mordillait la lèvre inférieure. Pourquoi est-ce qu'il était resté à la maison à ne rien faire ? Il aurait dû courir rejoindre ses enfants et leur montrer ce qu'il pensait d'eux. Mais non. Il était là, comme un lâche…
La porte s'ouvrit et il se hâta de s'en approcher.
- On est rentrééééé ! Lança Lena en dressant les bras en l'air.
- En effet… Comment ça s'est passé ?
Elle vint lui coller un baiser sur la joue.
- Bien ! On commence à s'en sortir. On n'a pas été très bon, par contre. Dit-elle.
- Vous êtes revenus en vie, vous avez faits des progrès et vous avez aidé des civils… Je pense que vous avez fait du bon travail.
Les yeux de Lena s'illuminèrent et Hana sautilla.
- Ouiiiii ! Merci !
- Est-ce qu'on a le droit à une glace ? Questionna Tracer.
- Une glace ?
Jack ne put s'empêcher de penser à Gabriel et il souffla ces souvenirs. Il ne pouvait pas penser à lui. Il devait se concentrer sur les adolescents et jeunes adultes qui se tenaient là, devant lui. Ils attendaient de lui qu'il agisse comme un père, un modèle. Pas comme une collégienne qui avait hâte de retrouver l'amour de sa vie.
Ce n'était même pas l'amour de sa vie.
Ça ne pouvait pas.
- Vous ne pouvez pas avoir de la glace juste parce que vous avez fait une mission à l'extérieur.
- Mais on a été traumatisé ! Tenta d'avancer Tracer.
- Pas de glaces. Mais vous faites du bon travail. Demain, ne traînez pas en revenant de l'école. On s'entraînera encore. Vous êtes habitués à être seul et vous devez apprendre à ne pas vous gêner. À utiliser vos atouts et à éliminer vos faiblesses. C'est très important. Ce n'est qu'en vous entraînant régulièrement que vous deviendrez une bonne équipe.
Lynx Seventeen rapporta des serviettes chaudes et des gants de toilettes humides. Les filles, et Genji, le remercièrent.
- Et on pourra être individuels des fois ? Questionna Genji.
- Je ne veux pas que vous y pensiez pour l'instant. Répondit Jack.
- Ça, ça veut dire « oui ». Dit Tracer en lui donnant un coup de coude.
Le jeune homme retira son casque en soupirant. Il passa la serviette chaude sur son visage mais, lorsqu'il vit Lena essayer de retirer son écharpe, il lui mit la main sur le poignet.
- Tu peux la garder.
- On fera garde alternée alors !
- D'acc' !
Elle lui colla un baiser sur la joue et il passa son bras autour de sa taille. Elle était contente de pouvoir passer du temps avec lui. Avec eux. Elle avait prévu d'essayer de parler à Amélie sur Facebook mais elle pouvait attendre.
Elle savait qu'une des façons de réunir leur équipe c'était d'aller au-delà de juste un travail d'équipe. Ils devaient œuvrer ensemble mais ils devaient surtout tisser des liens encore plus forts. Au lieu de simplement se voir pendant les repas, de cohabiter sans vivre ensemble…
µµµ
Une serviette autour des épaules n'empêchait pas pour autant l'eau de glisser sur son haut blanc. Il avait beau se frictionner les cheveux, ils ne semblaient jamais pouvoir se sécher.
Il entendit du bruit à l'entrée et prit la casserole de Maultaschen, des ravioles au porc et épinards ainsi qu'oignon, qu'il accompagnait de salade de pomme de terre. Installant les plats à table, il se dirigea vers l'entrée.
- Boo doo boo doo !
- Hanzo !
Le corps imposant traversa l'encadrement de la porte en se voûtant un peu.
- Tu n'étais pas dans le centre-ville ?!
- Si mais je vais bien. Le repas est pr…
Les mains imposantes se posèrent sur ses joues et il se fit observer de haut en bas.
- Tes yeux sont rouges.
- J'ai reçu une grenade incapacitante.
- Quoi ? Pourquoi ?!
- Un gars qui se prenait pour un truand. Mais ça s'est bien passé. Le repas est prêt.
- Un truand ?
- Un gars qui se prenait pour un truand, Reinhardt-san. Tout va bien. Et je sais me défendre.
- Je t'ai déjà dit que tu devrais avoir une armure ! Quelque chose de résistant à mettre sur ton corps.
Hanzo soupira en se reculant.
- Je porte une armure. Et je reste en hauteur.
- Mais s'il t'arrivait quelque chose…
L'homme avait l'air triste. Pourtant, au lieu de chercher à le rassurer, Hanzo se détourna et alla vers la table pour servir les assiettes.
- Hanzo ! Tu as déjà été blessé par le passé. Quand je t'ai trouvé…
- J'ai fait tout ça seul. Je n'ai eu besoin de personne pour…
- Te briser les jambes ! Comment puis-je ne pas avoir peur pour toi ? Quand tu me dis que tu as vu un truand et que tu as pris une grenade incapacitante…
Hanzo tendit un bidon d'huile au Bastion.
- Woo wow !
Le bras de l'Omnic l'attrapa.
- De rien.
Hanzo s'assit et posa ses mains contre son visage.
- C'est mon devoir de faire quelque chose.
- À quel prix. Regarde-toi !
Reinhardt posa sa main sur son épaule.
- Ce… truand.
- Quoi ? Demanda l'homme en se penchant sur lui.
- Il m'a touché.
- Quoi ?! Je vais le tuer ! Bastion, mon marteau !
Hanzo leva les yeux vers l'Allemand.
- Pas comme ça. Si… un peu comme ça mais…
Le Japonais se redressa et lui prit le poignet.
- Je ne dois pas m'inquiéter ? Tu as l'air traumatisé !
- Il était… gentil. Et j'avais envie d'y croire… À part toi et mon frère, je n'ai connu personne de gentil.
- Doo-woo !
- Et Bastion. Dit Reinhardt en le désignant.
- Et Bastion-kun, bien sûr. Mais… ce type. Je me suis laissé…
Il ne pouvait pas dire « séduire » parce que ce n'était pas ça. Mais peut-être…
- Amadoué.
Il secoua la tête comme un enfant pris en faute.
- Je n'aime pas ça.
- Mein Strudel…
- Je ne dois pas me détourner de ma vocation.
- Tu parles de celle qui fait qu'aujourd'hui, tu n'es rien ? Pas d'études, pas de travail ! Si je n'étais pas là…
Hanzo savait que ce n'était pas des reproches. Il le secouait mentalement pour qu'il comprenne qu'il ruinait sa vie, qu'il la bridait continuellement. Il avait bien un diplôme mais il ne menait à rien. Et il ne voulait le laisser mener à rien. Il avait tant de choses à faire.
- Je dois protéger mon frère. En ce moment, il se met dans les soucis continuellement. Si je ne veille pas sur lui…
- Je sais que tu fais ça pour lui.
- J'ai juré de toujours veiller sur lui. Et j'ai manqué une fois à ma promesse.
Il regarda sa main. Tremblante.
- Je n'aurais pas dû…
Son visage fut redressé par Reinhardt qui plongea ses yeux dans les siens.
- Tout le monde fait des erreurs. Tu ne dois pas ruiner ta vie pour une erreur.
- J'ai accepté d'être un fardeau pour toi car tu es brave et que tu es juste. Et tu peux comprendre.
- Permets-toi des distractions.
Les yeux d'Hanzo s'écarquillèrent.
- Pas avec ce truand ! Mais des distractions. Tu le mérites, Hanzo.
Il lui toucha la joue, l'air soucieux.
- J'y réfléchirais.
- Danke schön.
- Maintenant, il serait tant qu'on mange, ça va refroidir.
- En effet ! Et ça a l'air délicieux !
Il le remercia de nouveau en allemand et s'installa à table pour goûter. Comme chaque jour, il le félicita pour le repas et le remercia. Il travaillait très tard et avoir quelqu'un pour s'occuper de soi, ça faisait plaisir.
