Super Cyborg
Auteur : Angelscythe
Genre : Aventures, Sentai, romance, homosexuel, hétérosexuel (parce que c'est bien !), UA
Couple : Reaper76, McHanzo, Fistya, WidowTracer © D'autres ?
Disclaimers : Tout appartient à Blizzard (et a peu importe qui les as fait dans Blizzard) je… ne devrais pas y toucher vu la déconne présente
Chapitre 14 : Ouverture
L'odeur du sang était forte, les grognements de Jesse montaient dans la cage d'escaliers. Sa main flottait dans l'air, tentant de se refermer sur quelque chose alors qu'il glissait vers l'avant.
Il entendit un juron qu'il ne comprenait pas et sentit une main sur son dos alors que la sueur roulait sur son front et ses joues. Il ferma sa main sur le poignet.
- Tout va bien, McCree-san. Je vais te ramener à la maison, on va te soigner.
Le jeune homme appuya son front contre le métal froid sous lui. Le métal froid de Bastion. Ça lui donnait l'impression d'aller un peu mieux. Juste un peu mieux. Son père allait le tuer pour s'être pris une balle aussi stupidement. Et Amélie allait s'en vouloir.
µµµ
Comme Genji avait un sac, et que la voiture de Zarya était plus que légèrement endommagée, tout le monde y avait mis ses affaires. Il était extrêmement bombé à présent et il en avait sorti les deux peluches. Mei avait gagné le tigre et il serrait le papillon entre ses bras. Le papillon offert par Cultist.
Ils marchaient dans les rues.
Blessés, perturbés, mais souriants.
- Je ne pensais pas qu'on se ferait comme ça attaqué par ce groupe mais on s'en est bien sorti, non ? Dit Tracer.
- J'ai mal au ventre à force que ce type m'ait frappé mais ça va !
Oui, elles saignaient beaucoup, tout comme Genji. Ils pouvaient s'amuser à calculer le pourcentage de blessures qu'ils auraient selon le générateur de Lynx Seventeen. Et parler de ce combat.
Personne, ou presque, n'était dans les rues à cause des attaques. Ils avaient fui les journalistes.
- Je pense qu'on a trouvé comment on devait s'y prendre. Dit Genji. Il nous faut un chef.
- Un chef ? Reprit Zarya.
- Quand Lena nous a dirigés ces deux dernières fois, ça a fonctionné. On s'en sortait bien. Ce que vous avez fait avec Mothra… C'était tellement rapide.
- Mais je n'aime pas l'idée de chef. Souffla Mei. Je trouve que c'est triste.
- On peut peut-être avoir un chef. Mais pas tout le temps le même ? Proposa Hana. Si quelqu'un a une idée, on suit son idée.
- Et si on se dispute ? Questionna Genji.
- J'en colle une à un des deux et on suit l'avis de l'autre. Sourit Zarya.
Ils rirent à cette réponse.
Tracer ne manqua pas de remarquer que son ami resserrait sa peluche.
- Tu as de la chance ! Tu as un super héros rien que pour toi !
- Ne raconte pas n'importe quoi. Souffla Genji.
- De quoi ? Questionna Mei.
- Ce super-héros est revenu protéger Genji et c'était trop chou !
- Mais… Souffla-t-il. C'est n'importe quoi. Il est juste tombé sur moi.
- On pourrait essayer de le recruter ? Sourit Hana.
Genji n'osait y penser et il secoua vivement la tête.
Ils marchèrent jusqu'à revenir à la maison. Bien sûr, ils eurent à peine passé la porte que Jack vint vers eux.
- 'Pa ! Tu as gardé la télé allumée ? Sourit Lena.
- Oui. Vous vous êtes bien débrouillé. Mais vous êtes blessés, bien sûr.
- Douze, treize virgule sept, sept virgule neuf, dix virgule quatre et quatorze virgule trois.
- Lynxou ! Protesta Tracer.
- Allez vous soigner. Je ne veux pas que vous risquiez quoi que ce soit. Si vous avez besoin d'aide, prévenez-nous immédiatement. Ordonna Jack.
- Oui. Dirent-ils d'une même voix.
Mei s'empressa de filer dans sa chambre, bientôt suivie par Hana qui regardait son téléphone et les quelques vidéo qu'elle avait fait pendant le combat. Les vidéos et les photographies. Si elle pouvait ouvrir un blog, elle pouvait avoir des visiteurs et, très vite, être payée. Ce qui ne serait pas négligeable pour ce qu'ils faisaient. En plus, Genji était déjà connu et elle pouvait s'en servir.
Tracer trottina à leur suite, prenant son téléphone pour appeler Amélie. Zarya essayait de savoir, auprès de Lynx Seventeen, qui était amoché et à quel point. Et Genji partit, à son tour, dans sa chambre. Pour installer la peluche près de son coussin. Il se passa la main sur les joues. D'un côté, il était content, de l'autre, tracassé. C'était bien Hanzo qui avait été présent… Il était sûr que c'était lui…
µµµ
- Je ne le trouve pas !
Les yeux de Sombra étaient grands ouverts. Elle avait utilisé ses pouvoirs, hacké des ordinateurs mais rien ne lui disait où était son frère. Et lorsqu'elle vit le visage de son père, elle réalisa qu'il n'en savait pas plus qu'elle.
Amélie avait tiré sur Jesse… D'accord, c'était peut-être un accident mais comment est-ce qu'il avait pu disparaître ensuite ?
Pourquoi s'était-il interposé ? Pourquoi avait-il essayé d'intervenir avec ce sniper alors que WidowMaker était là ? Est-ce qu'il lui faisait du mal à ce point ? Est-ce qu'il lui avait laissé à ce point croire qu'il était inutile ?
Mais c'était son bébé.
Et il l'aimait plus que tout…
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Une bière à la main, un hot dog dans l'autre, Reinhardt regardait les vieilles diffusions d'Alerte à Malibu. Il n'avait pas trop aimé les films malgré la présence du légendaire The Rock, préférant de loin les formes généreuses de Pamela Anderson et la prestance de David Haselhoff ! Déjà qu'il adorait sa musique. Il ne comprenait pas pourquoi les jeunes ne s'y intéressaient pas plus.
Il se pencha vers la voiture lors d'une scène de noyade, captivé, ben que l'issue était rarement dramatique, lorsqu'il entendit qu'on ouvrait la porte.
Il cacha rapidement son hot dog. Il était quinze heures et il allait le lui reprocher. Mais il pouvait faire ce qu'il voulait faire quand il était en congé, n'est-ce pas ?
- Reinhardt-san !
Son ton était alarmé.
L'Allemand se leva d'un bond et se précipita vers l'entrée. Il vit le jeune homme posé sur le canon de Bastion, le dos en sang.
- Je n'ai pas pu le soigner. Il a une balle dans le dos.
- Dans ma chambre ! Va chercher de l'eau chaude, des serviettes propres et quelque chose de dure dans lequel il va pouvoir mordre. Lave-toi les mains et attache-toi les cheveux correctement. Je vais avoir besoin d'aide.
Reinhardt était lui-même parti se laver les mains. Surtout qu'il avait encore de la moutarde sur les doigts. Ce pauvre type ne voulait pas ça dans ses plaies.
Il récupéra un couteau, une pince et un verre. Il désinfecta le tout et arriva dans la chambre où Hanzo installait le pauvre blessé.
- Parfait. Dépêche-toi, Hanzo.
- Hai !
Il partit en courant et Reinhardt arracha les vêtements de Jesse qui maugréa sans vraiment se débattre, très pâle. Son corps était couvert de cicatrices pâles mais le plus important c'était le bouillon sanglant qui coulait depuis une zone entre les omoplates.
- Bastion, va te laver la main aussi, mon grand.
L'Omnic fila.
- Courage, gamin. On dirait que ta colonne vertébrale n'est pas touchée. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Grognement.
- Comment tu t'appelles ?
- M…c… Cree…
- McCree ?
Grognement.
- Ok, McCree, soit courageux. Hanzo !
Le Japonais venait de rentrer dans la pièce.
- Mets-lui ça en bouche. Ordonna Reinhardt.
Il ne perdit pas de temps et lui glissa un gant de toilette rouler dans lequel Jesse put presqu'immédiatement mordre. Le couteau fonçait dans ses chairs.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda l'Allemand.
- La situation était sous contrôle. Puis cette tireuse est arrivée de je ne sais où et il a surgi de nulle part. Il s'est pris la balle.
- Il t'a protégé ?
Hanzo mordit sa lèvre inférieure sous le couvert de son masque mais hocha la tête.
- J'aime bien ce gamin.
Jesse enfonça sa main dans le matelas. Le Japonais le regarda et approcha sa main avant de se figer. Il ne pouvait pas…
- Donne-moi le verre et va chercher du désinfectant.
Hanzo posa le récipient et partit en courant pour aller fouiller la salle de bain.
- Tu devrais t'en sortir. Rassura Reinhardt. Ça va bientôt faire encore plus mal. Prépare-toi. À trois. Un…
Il arracha la balle et Jesse hurla contre le mors.
L'Allemand eut le temps de voir la chair, un peu d'os et… de métal.
- Scheiß ! Le métal a éclaté.
- S… Sûr ? Demanda Jesse d'une voix pâteuse. Parce que… j'ai… je… cyborg…
- Quoi ? Peut-être…
Reinhardt écarta un peu les chairs.
- Bastion ! Scan ?
Le E54 arriva en courant et lança le scan avant de rejeter l'image. Hanzo arriva à son tour et posa le désinfectant avant de reprendre le mors pour le mettre dans la bouche de Jesse. Lequel bougea la main aussi loin qu'il le pouvait… de cinq centimètres. Vers le Japonais.
- Pourquoi est-ce que tu n'as pas fait le scan avant ?
- Doo-woo !
- Taisez-vous ! L'adrénaline. Répondit le géant.
- Boo woo.
- On va le recoudre.
Hanzo sortit de nouveau de la pièce alors que Reinhardt épongeait le sang. Il rapproche les bords de la plaie.
- Courage. On te fera de la soupe après et tu pourras te reposer. Tu pourras rester aussi longtemps que tu en as besoin !
- Boo woo boo woo !
Jesse ferma les yeux.
- Ne t'endors pas, c'est pas le moment gamin.
Hanzo revint dans la pièce et il plongea son aiguille dans le désinfectant. Il grimpa sur le lit pendant que Reinhardt maintenait la plaie et il commença à recoudre. Bien sûr, Jesse grognait à chaque fois que l'aiguille entrait et sortait dans sa chair.
Les points furent rapidement fait et un coup de ciseau retira l'excès de fil.
- Voilà. Dit Reinhardt. On va peut-être le mettre dans ta chambre pour que je change le lit. Tu pourras dormir ici et j'irai dans le fauteuil.
Son protégé hocha la tête. Il attrapa alors le jeune homme et l'emmena dans la chambre, l'allongeant sur le ventre. Il lui dit de l'appeler s'il avait besoin de quoi que ce soit avant de sortir pour ranger tout ça.
Jesse était à deux doigts de fermer les yeux mais il luttait, essayant toujours de tendre la main vers lui.
Tout ce que Hanzo voulait lui dire, c'était que s'il l'avait ramené ici, c'était parce qu'il était redevable. Mais il s'assit à côté de lui et lui prit la main.
- Repose-toi. Dit-il.
- Darling…
Il tira misérablement sur sa main.
- J'ai encore beaucoup de choses à faire. Souffla Hanzo.
De nouveau un petit coup. Le Japonais se sentait misérable s'il partait mais également s'il restait. C'était assez difficile de choisir ce qu'il voulait faire. Il ne pouvait pas abandonner Jesse comme ça mais s'il cédait…
- Il faut que tu dormes. Je te réveillerais quand la soupe sera prête.
Les yeux du truand se fermèrent lentement et il lui caressa les cheveux jusqu'à ce que la prise sur sa main ne se relâche et qu'il puisse fuir cette affection qui lui faisait bien trop d'effet.
