Super Cyborg
Auteur : Angelscythe
Genre : Aventures, Sentai, romance, homosexuel, hétérosexuel (parce que c'est bien !), UA
Couple : Reaper76, McHanzo, Fistya, WidowTracer © D'autres ?
Disclaimers : Tout appartient à Blizzard (et a peu importe qui les as fait dans Blizzard) je… ne devrais pas y toucher vu la déconne présente
Chapitre 16 : Effervescence
Graoum.
Un estomac pouvait vraiment faire ce bruit-là ?
Sombra disait toujours que c'était à cause de ses pièces métalliques, que ce n'était pas possible autrement.
En tout cas, il mourrait de faim.
Il était quelle heure ?
Il trouva un réveil et découvrit qu'il était quinze heures. Ça allait alors… Il était quoi… quatorze heures trente quand il s'était endormi ?
Tendant l'oreille, Jesse entendit une voix grave qu'il appréciait beaucoup. Est-ce qu'elle ne se disputait pas avec quelqu'un ? Ou… tout seul ? Il n'entendait personne lui répondre mais…
- On ne va pas encore regarder Transformers ! … Mais tu l'as vu un million de fois. … On ne pourrait pas regarder quelque chose de plus intéressant ? … Tu es bien mieux que tous ces Transformers de toute façon. … Très bien. Très bien !
Jesse grinça des dents en se redressant, à cause de la douleur dans son dos, et lâcha même un léger cri. Il l'étouffa dans sa main et partit vers la porte qu'il ouvrit lentement.
Il trouva Hanzo dans le fauteuil, juste à côté de l'Omnic qui poussait des petits bruits ressemblant à une chanson alors qu'il regardait la télévision. Son ventre gargouilla de nouveau et il rougit, gêné, en se frottant les cheveux, lorsque le Japonais tourna la tête.
Mauvaise idée. Ça lui faisait mal au dos…
- McCree-san !
Hanzo se leva.
- Tu dois aller t'allonger.
- Je me sens en forme. Répondit-il.
L'autre s'approcha et le prit par le poignet.
- Tu vas retourner t'allonger où je t'assomme pour te recoucher !
- J'aime les gens autoritaires. Sourit Jesse.
Il avait vraiment mal et il décida qu'il pouvait aller se recoucher. Il marcha vers la chambre et se glissa dans le lit, repoussant les couvertures pour se nicher en-dessous.
Son ventre continuait de gargouiller et il grommela en enfonçant son visage dans le coussin. Il sentait bon. Une odeur de cerise.
Et s'il humait cet oreiller, l'odeur d'un bouillon de poulet le supplanta rapidement. Il se redressa, serrant les dents et regarda Hanzo avancé avec un bol.
- C'est du bouillon avec du poulet, des cheveux d'ange, des légumes et un œuf. Ça devrait te rétablir.
- Tu n'aurais pas dû mettre tes cheveux là-dedans.
- Pardon ? S'étonna Hanzo en posant le bol sur le tabouret qui servait de table de chevet.
- C'est un compliment. Dit Jesse en se tournant péniblement.
Le Japonais se pencha sur lui pour l'aider, le redressant assez pour soulager son dos. Voyant l'homme frissonner, il alla lui chercher une couverture de plus et vint la mettre autour de ses épaules.
- Merci.
Il suivait ses mouvements du regard.
- Elles ont quoi tes jambes ?
- Mes jambes ? Rien…
- Vraiment ? Questionna Jesse.
Hanzo le regarda avec les bras croisés, un sourcil haussé.
- Tu sais manger seul ?
- Ça devrait aller mais… J'ai envie que tu restes. Et je me demande un peu ce qu'il t'est arrivé. Tu m'as pas laissé crever.
- Tu m'as sauvé la vie, je n'allais pas te laisser mourir. Répondit-il.
- Tu aurais pu.
Jesse tendit les mains pour prendre le bol et boire une cuillérée.
- C'est vrai que rien ne dit que ça m'aurait tué. Dit l'archer en croissant les bras.
Il soupira néanmoins et s'approcha de lui. Ses doigts glissèrent sur sa joue et le Dragon germa pour revenir autour du truand qui frissonna.
- J'ai peut-être un peu d'affection pour toi. Mais je tiens surtout à ce que tu fasses ce que tu veux.
Jesse posa le bol sur le tabouret.
- Je veux te prendre dans mes bras. Je veux sentir ton odeur. Je veux passer mes doigts dans tes cheveux et embrasser ton cou. Je veux te chanter la sérénade et je veux que tu m'embrasses. Ou que tu me laisses t'embrasser, je ne suis pas exigeant.
- Pas exigeant du tout.
Reyes écarta les bras.
- Vas-y. Soupira Hanzo.
L'autre le prit tout contre lui. Il pensait qu'il se contenterait de le serrer dans ses bras mais il sentit les doigts se glisser dans ses cheveux avec une infinie tendresse puis les lèvres chatouiller sa gorge.
Jesse le sentit s'éloigner un peu.
- Ne m'embrasse pas. Mit-il en garde.
- D'accord. Souffla Jesse. Tu sens bon, Darling.
- Pourquoi tu as fait ça ?
- J'ai dit que je voulais te sentir…
- Pourquoi tu m'as protégé ? Pourquoi tu es venu ?
- Je savais que mon père voulait te tuer et je pouvais pas l'accepter.
- Risquer ta vie ? Tu trouves ça malin ?
Hanzo se dégagea et prit le bol pour lui mettre en main.
- Tu dis que je dois faire le bien.
- Je dis que tu dois faire ce que tu veux. Répliqua-t-il en se levant.
- Pourquoi tu t'en soucies ? Et pourquoi tu ne veux pas admettre que, peut-être, je te plais ?
- Parce que c'est faux ! Tu ne me plais pas ! C'est juste que…
Hanzo croisa les bras.
- Je connais ton histoire. Plus ou moins.
Il serra sa main sur sa manche avant de la remonter légèrement.
- Je suis issu d'une famille de Yakuza.
Jesse tapota la place à côté de lui.
- Mon petit frère… il ne voulait pas. Il passait son temps à regarder des films de Kaijus et des Sentais, des films de super-héros. Il voulait en devenir un. Mais ça ne plaisait pas aux anciens qui voulaient tout contrôler après la mort de mes parents. Ils m'ont dit que je devais le tuer car il déshonorait le clan. Et si je ne le faisais pas, ils s'en chargeraient et… que ça ne se passerait pas sans douleur.
Le truand lui prit la main et l'attira auprès de lui, passant son bras autour de lui.
- J'ai manqué à la promesse faite à mon père de toujours le protéger. Quand j'y pense… j'aurais dû fuir avec lui et… la pression était si forte, j'avais si peur pour lui.
Il se sentait misérable. Pourquoi est-ce qu'il lui disait ça ?
- Tuer, après avoir fait ce meurtre-là, c'était devenu facile. Un peu trop facile. Les anciens disaient que j'étais fou et ils m'ont enfermé dans la maison. J'ai décidé de m'enfuir et… ils me connaissaient. Ils savaient ce que j'étais prêt à faire. Quand j'ai sauté, il y avait un trou, rempli de pic et de rocs acérés, caché sous de l'herbes. C'était…
Ridicule.
Il sentit les bras de Jesse se resserrer autour de lui.
- Je suis désolé qu'ils t'aient fait ça.
Hanzo toucha les ajouts métalliques sur ses jambes, ne pouvant supporté la pitié qu'il éprouvait pour lui.
- Je ne veux pas que tu deviennes comme moi.
- J'ai déjà les prothèses, j'ai déjà tué des gens. Être comme toi, ça semble…
Il glissa ses doigts dans ses cheveux et Hanzo secoua la tête.
- Ce n'est pas bien.
- Le type ou la typette que tu protèges…
- Mon frère n'est pas mort. Il a survécu par miracle et quelqu'un l'a soigné. Puis un homme qui était en voyage au Japon l'a ramené en Amérique et c'est comme ça qu'il s'est retrouvé ici.
- C'est super que ton frère soit en vie. Tu n'as pas à t'en vouloir pour ça. Sourit Jesse en lui caressant la joue.
- Je ne pense pas la même chose. J'ai ruiné sa vie et je suis devenu l'assassin que ma famille attendait de moi. Et tu mérites d'être un justicier.
- Tu es un justicier, toi aussi.
- Alors arrête ce que tu fais et reste avec moi.
Jesse sourit et s'inclina vers lui.
Hanzo se tendit et secoua la tête.
- Non ? Pas de bisou ?
- Pourquoi est-ce que tu espères… ça ?
- Sortir avec toi ?
Le Japonais acquiesça.
- Je vais pas te dire que c'est pas parce que tu es canon. Mais j'aime ta gentillesse, ton orgueil, ton honneur… ta façon de parler et ta façon de faire semblant que tu t'en moques des choses alors que non. Tu es vraiment mignon.
- Merci…
- Je te trouve…
Jesse s'approcha de lui et posa un baiser sur son front, caressant sa joue.
- Je ne peux pas rester avec toi. Mon père est le chef de Talon, t'imagine le truc. Il va piquer une crise et tout détruire sur son passage.
- Ça ne t'empêche pas de faire le bien. Tu n'as pas besoin de moi pour…
- Mais j'en ai peut-être envie ? Coupa Jesse.
- On peut se retrouver. Proposa Hanzo. Avec mon Dragon, ça ne sera pas difficile.
- Et j'ai un téléphone, aussi.
Le Japonais hésita avant de lui donner son numéro. Et le téléphone de Jesse qui était sur le tabouret. Pour qu'il puisse le mettre dans son répertoire. Et Hanzo remarqua que c'était au mot « Darling »…
Le truand en profita pour regarder l'heure.
Et vit le jour.
- Je suis ici depuis un jour ? S'étrangla-t-il.
- Oui, tu as beaucoup dormi, tu as perdu beaucoup de sang…
- Je dois rentrer.
Jesse se leva, les dents serrées par la douleur.
- Tu dois encore rester un peu allongé.
- Sur mon dos ? S'esclaffa-t-il.
Il toussa un peu. Hanzo se pencha vers lui.
- Ça va ! J'ai l'habitude.
Jesse lui prit néanmoins les mains pour les embrasser.
- Laisse-moi t'accompagner. Dit l'archer.
- Avec plaisir.
Hanzo alla lui chercher une chemise qu'il put enfiler tout de suite, au prix de quelques douleurs. Alors qu'il la mettait, le Japonais regarda les vêtements sombres.
- J'ai réparé ton écharpe, lavé tes vêtements. Tes autres vêtements. Je réparerai et laverai la tenue jaune.
- T'embête pas. T'es déjà trop mignon comme ça.
Hanzo le dévisagea.
Le jaune n'était pas idéal pour être un justicier mais il tenait à lui rendre ses affaires…
Jesse récupéra les vêtements et vérifia qu'il avait son GSM, en profitant pour envoyer un SMS à son père. Il ne devait pas s'inquiéter ! Allez savoir ce qu'il avait déjà fait comme carnage ? Il était presqu'inquiet en sortant dans la rue. Mais il ne voyait aucun bâtiment effondré, pas de fumée menaçante.
Ils marchèrent ensemble et en silence, Bastion marchant derrière eux.
C'était comme si l'extérieur leur empêchait de garder cette même facilité de discussion qu'à l'intérieur. Comme si on pouvait entendre leurs mots et que ça leur donnait une force ou une nuance différente.
Il fallut douze minutes pour qu'ils arrivent finalement devant chez Jesse. Une toute petite maison calée entre deux appartements.
- Rentre bien. Dit Hanzo.
- Merci. Toi aussi, c'est toi qui es le plus loin.
- Ça devrait aller. Je ferai une patrouille au passage.
- Appelle-moi…
- La prochaine fois qu'il y aura un danger et que tu pourras aider. Et que tu seras en état.
- Ou si tu veux me voir.
Le Japonais hocha la tête. Est-ce qu'il voulait le voir ? Eh bien… en un sens, oui. Et, en même temps, il n'en avait pas envie.
Il regarda Jesse fouiller ses poches, à la recherche de ses clés sans doute. Son père lui avait répondu mais il n'était peut-être pas à la maison. Il devait sillonner la ville. Peut-être qu'il était aussi au travail ? Surtout en apprenant que son fils allait bien.
- McCree-san ?
- Tu peux m'appeler Jesse si tu as envie. Lui répondit-il.
Le truand leva les yeux en sentant des mains sur ses joues. Yeux qui s'écarquillèrent lorsqu'il sentit des lèvres contre les siennes. Il posa sa main dans le creux du dos d'Hanzo, répondant à son baiser. Bon, il n'embrassait pas bien du tout et semblait plus essayer de lui manger les lèvres qu'autre chose mais bon sang ! Qu'est-ce qu'il était heureux !
- Merci. Chuchota Jesse.
- De… rien ?
- Je peux te mettre la main au cul ?
- Rentre !
Jesse alla vers la maison et ouvrit la porte. Il envoya un baiser au Japonais qui haussa un sourcil. Puis il entra et ferma derrière lui. Ce fut à son tour d'hausser un sourcil lorsqu'il entendit des gémissements venant de l'étage.
Il semblait que son père ne s'ennuyait pas tant que ça pendant qu'il était absent, finalement.
µµµ
Amélie regardait le SMS que lui avait envoyé Gabriel. Lequel la prévenait qu'on avait retrouvé Jesse et que tout allait bien. Elle, elle pensait que ce qui faisait que tout allait bien, c'était qu'avec ce maquillage dont elle se couvrait à longueur de temps, on ne risquait pas de voir qu'elle avait été rouée de coup. Elle était rassurée que Jesse soit de retour mais elle savait qu'elle l'avait blessé.
Reaper l'a tuerait un jour.
- Love ?
La jeune femme leva les yeux et vit Lena se tenir devant elle.
- Je ne t'avais pas vu…
- Moi non plus, de toute la journée ! Je pensais manger avec toi à la cantine.
- Désolée, je suis allée manger en ville.
Elle avait surtout cherché Jesse sans avoir rien avalé.
- Tu as une petite mine, ça ne va pas ?
- Si, si. Tu veux aller au parc avec moi ? Je veux un de leur hot dog.
Elle lui décocha un merveilleux sourire.
- D'acc' ! Sourit Lena.
Elle lui prit la main et entremêla, sans honte, leurs doigts. Si on leur reprochait leur sexualité, tant pis. Ce n'était pas comme si elle ne savait pas se défendre. Et elle défendrait Amélie aussi s'il fallait !
L'Anglaise eut même l'audace de l'embrasser tendrement.
Amélie allait y répondre quand elle sentit la terre trembler. Ce n'était pas vrai ! Un monstre devait vraiment apparaître à chaque fois qu'elle était avec sa petite amie ? Quoique… là, ça devait être pour forcer les justiciers à venir.
Et si Jesse était en sécurité, ils avaient tous envie d'en faire de la chair à pâtée…
