Super Cyborg

Auteur : Angelscythe

Genre : Aventures, Sentai, romance, homosexuel, hétérosexuel (parce que c'est bien !), UA

Couple : Reaper76, McHanzo, Fistya, WidowTracer, Genyatta (clairement même s'il est bizarre et que le nom est limite bizarre) © D'autres ?

Disclaimers : Tout appartient à Blizzard (et a peu importe qui les as fait dans Blizzard) je… ne devrais pas y toucher vu la déconne présente


Chapitre 23 : Choses sérieuses

Passant en revue toutes les données qu'il avait téléchargées, Gabriel se demandait à quoi ça lui servait d'avoir un Omnic s'il n'était même pas fichu de lui mâcher le travail. Au lieu de ça, il avait l'impression d'être submergé comme jamais.

- Sombra ?!

La jeune fille arriva en courant.

- Ouiiiip ? Dit-elle.

Elle se pencha au-dessus de la table et attrapa sa tasse de café pour en boire une gorgée.

- Je cherche quelqu'un.

- Han…

- Non. Je ne vais pas remplacer Jack. Je pense que c'est un trésor. Par contre, je cherche cet idiot de Soldier 76.

- Bah… Jesse dit que c'est toi qui lui a donné ce nom. Comment tu veux le trouver ?

- Je sais pas. J'espère un peu ?

Il se passa la main dans les cheveux.

Il connaissait le nom des Super Justiciers et il pouvait souvent les espionner. Même s'ils ne lui posaient pas de réels problèmes. Mais Soldier 76 lui faisait se poser des questions. Il savait ce qu'il faisait de toute évidence. Il avait une prestance qui allait au-delà de celle des jeunes justiciers.

Eux, ils hésitaient quelquefois, ils savaient se battre mais ils n'étaient pas des guerriers. Ils apprenaient encore.

Soldier 76 était un adulte. Et il n'avait plus rien à prouver.

C'était ça qui le gênait et qui le mettait sur la liste des ennemis à abattre. En première place. Ils s'occuperaient des autres bien plus tard. Ils avaient le temps pour ça.

- Tu as des infos sur lui ? Un truc à lui ? N'importe quoi qui me permettrait de le pister ?

- Nan. Mais il y avait un truc entre le jouet de ton frère et Soldier 76. Peut-être qu'il sait quelque chose.

- Je peux aller voir mais seulement s'ils ne font rien.

Gabriel s'appuya contre le dossier de sa chaise, écoutant.

- Je crois pas qu'il joue avec son jouet. Tu peux aller voir. Merci.

- Je lui tire les vers du nez !

Sombra lui envoya un baiser puis fila à l'étage.

µµµ

Toc toc toc.

Hanzo ne put qu'être réveillé par ces trois coups. Il sentit quelque chose autour de son corps. Quelque chose de dur. Il était d'ailleurs appuyé contre quelque chose d'autre qui était tout aussi dur. Il leva les yeux puis tourna la tête pour découvrir qu'il était dans les bras de Jesse…

Pourquoi ?

Toc toc toc.

- Jeeeeeeeeeesse ! On peut emprunter ta puuuuute ?

Jesse grogna et frotta son visage dans le cou d'Hanzo qui le repoussa.

- Jesseeeeeeee ! Tu peux mettre un calbute ?

- McCree-san.

- J'en ai. Maugréa Jesse en relâchant un peu Hanzo, se frottant le front.

La porte s'ouvrit sur Sombra qui se précipita vers le lit.

- Tu me prêtes ta pute ?

- Je ne suis pas une pute. Répondit le Japonais.

- C'est bien, il sait qu'on parle de lui !

- Qu'est-ce que tu veux ? Demanda Jesse en retirant son bras de sous Hanzo.

Il se redressa légèrement.

- Papí doit lui poser des questions.

- Je ne répondrais à aucune. Décréta l'archer.

- Han ! Merci !

Les jambes d'Hanzo se mirent à bouger toute seule et il se retrouva debout à marcher vers la porte sans comprendre comment.

Jesse se leva d'un bond et le suivit.

- Ma sœur fait bouger tes jambes. Elle a un pouvoir sur tout ce qui est mécanique. Et les gens aussi.

- C'est parce que Sombra est parfaite. Dit Hanzo.

Ses yeux s'écarquillèrent.

- Voilà… Elle l'utilise pas trop sur la famille mais…

- Tu y vas toi-même où je te fais tomber dans les escaliers ? Sourit la fille. Et n'essaie pas de fuir. Tout est verrouillé.

Jesse attrapa Hanzo et le souleva d'un bras. Le Japonais serra les dents mais laissa le jeune homme le transporter. Ça lui faisait serrer les dents, il détestait ça mais c'était Jesse.

Pourquoi est-ce que le fait que ce soit Jesse ait seulement de l'importance ?!

Il tenta de bouger ses pieds mais n'en était de nouveau plus capables. Il sentait la hargne monter en lui face à ce déshonneur. Mais aussi quelque chose d'autre… Une sorte de plénitude. Il serra sa main sur l'épaule de Jesse, pestant intérieurement. Et ce crétin qui lui lançait un sourire réconfortant.

Pourquoi y répondait-il seulement ?!

Ils arrivèrent dans le salon et le jeune homme regarda vers la table en bois épais.

- Il n'y a pas à manger ?

- Non. Je vois que ton jouet est traité comme un Roi.

- Moi j'ai dit « pute ». Dit Sombra en arrivant.

La colère de Hanzo se multipliait. Il avait envie de leur cracher au visage un « je suis là » mais s'obligeait à rester de marbre.

- Il paraît que vous vouliez me voir.

Gabriel lui lança un sourire. Sardonique. Cruel. Qui donnait froid dans le dos…

Hanzo resta de marbre, même si sa pomme d'Adam tressauta, et il fixa le visage bourriné, constellé de blessure, surmonté d'un chignon aux cheveux ondulés.

- Je veux tout ce que tu as sur Soldier 76.

- Autant que vous. Répondit Hanzo.

- Il avait l'air de te connaître.

- De toute évidence non puisqu'il pensait que je contrôlais vos monstres.

- T'as besoin des dents de ton jouet ? Demanda Gabriel en se levant. Parce que je vais les lui arracher l'une après l'autre. Et les ongles. Et tout ce qui est à portée de main.

Le Japonais eut un rire moqueur.

- Vos menaces ne m'effraient pas ?

Jesse resserra Hanzo contre lui parce qu'il savait que ce n'était pas des menaces. Le principe d'une menace c'est que c'était du vent. Hors, Gabriel n'hésiterait pas à le blesser.

- Il se trompait mais toi, tu savais pertinemment ce qu'il se passait.

L'étranger haussa les épaules en lui donnant un sourire moqueur.

- Ok. Pose-le Jesse.

- Non.

- S'il ne veut pas parler, je lui arracherais la vérité.

- Il ne sait rien.

- Alors je retirerais cet air arrogant de son visage. Pose-le, Jesse.

L'intéressé secoua la tête, resserrant Hanzo contre lui. Il lui lança un regard suppliant pour qu'il avoue tout, n'aimant pas du tout l'idée qu'il se fasse torturer. Mais Hanzo semblait s'en moquer ben que ses doigts étaient plus enfoncés dans son épaule.

- Jesse, je ne veux pas te faire de mal. Pose-le et dégage.

- Fais-le. Lui dit Hanzo. Soit je n'ai rien à avouer, soit je me ferai une joie de continuer à lui donner un sourire moqueur.

- Papa…

Sombra s'approcha de son frère et leva sa main.

Jesse baissa la tête et la manipulation l'obligea à poser Hanzo avant de marcher vers sa chambre. Sa sœur le suivit alors que Gabriel s'éloignait dans la cuisine. Il attrapa une boîte de cure-dent puis revint auprès du Japonais qui le fixa immédiatement. Avec ses jambes inactives, il n'aurait pas pu s'enfuir.

Pas assez vite.

- J'espère pour vous que votre fils ne peut rien entendre.

- Alors tu as vraiment de l'affection pour lui ? Dit Gabriel en lui attrapant le menton et en le redressant.

Hanzo lui attrapa le poignet et le tourna brusquement.

Gabriel fit apparaître des fumerolles qui s'opacifièrent autour d'Hanzo, lui collant les bras au corps. Il regarda ensuite sa chair rougie.

- C'est pas sympas ça. J'ai besoin de mes mains. Toi aussi d'ailleurs, Archer.

Il lui en saisit une.

- Peut-être que mon bébé entendra chacun de tes cris. Ça te ferait quel effet ?

- Vous ne lui ferez pas de mal. Vous l'aimez.

- Ouais.

Hanzo sentit quelque chose se glisser sous ses ongles et la douleur le scia, l'obligeant à pousser un cri. Il serra les dents.

- Mais je suis un connard qui a obligé son bébé à tuer pendant des années. Chuchota-t-il à son oreille.

Il se recula avant qu'il ne puisse tenter de le mordre ou quoi que ce soit.

- Alors on va travailler ensemble. Dis-moi tout ce que tu sais. Et je vais être gentil. Sur les Justiciers aussi. Je prendrais n'importe quoi.

Hanzo lui cracha au visage et le regarda avec haine.

Un nouveau cri lui fut voler alors que l'aiguille s'enfonçait sous son ongle.

- Ce n'est pas une réponse.

- Qu'est-ce que vous ferez…

Il haleta pour se reprendre de cette douleur.

- … quand je n'aurais plus d'ongles ?

- Chuuuut, savoure le moment, Archer. Ou met fin à tout ça en crachant le morceau.

Un glaviot vola vers lui mais il l'évita cette fois-ci. Un deuxième ongle fut assailli et il se mordit la lèvre inférieure pour contenir son cri. En vain.

- Tu en veux une facile ? Ton nom.

- Vous pouvez rêver.

Nouvelle douleur.

- Tu ne me simplifie pas la tâche.

Hanzo regarda sa main d'où des filets de sangs s'échappaient. La douleur n'arrêtait pas, irradiant encore et encore. Il restait buter.

Gabriel avait l'habitude. Quand il était à l'armée, on lui avait appris des choses, il avait dû en faire d'autres…

Il enfonça une troisième aiguille puis lui redressa le visage.

- Alors ?

- Allez vous faire voir chez les Grecs. Haleta Hanzo. Vous pouvez me torturer aussi longtemps que vous voulez. Je ne resterais pas longtemps ici. Jesse m'aidera…

Gabriel sourit. Sa langue se déliait déjà.

Hanzo éclata de rire.

- Ne croyez pas que je vais vous livrer quoi que ce soit. Vous vous lasserez avant moi.

La douleur l'irradia à nouveau.

Mais il était habitué. Il vivait avec la douleur tous les jours. Il avait senti tant de douleur. Il pouvait se reprendre. Il pouvait faire face…

Gabriel ne lui répondit pas. Hanzo savait ce qu'il voulait alors il le ferait souffrir jusqu'à ce qu'il décide de parler. S'il n'avait rien, à part sa douleur et ses propres gémissements, il se déciderait peut-être.

µµµ

Les minutes passèrent, les heures furent englouties. Hanzo était en sueur, les cheveux couvrant à moitié son visage ravagé par la souffrance pure. Ses ongles étaient sur le sol, le sang coulait lentement. Dix ongles. Des petits ruisseaux écarlates.

Des cris dans l'air.

Gabriel lui passa la main dans les cheveux, les lui ramenant en arrière. Il lui remonta le visage et lui lança un sourire.

Il avait été lent, torturant chaque doigt avec lenteur avant de le lui arracher.

- Tu as de la chance, j'ai du travail. Je vais te laisser un peu tranquille. Mais tu vas y réfléchir.

Il passa son doigt sur sa lèvre inférieur pour lui ouvrir la bouche.

Hanzo put comprendre ce qui l'attendait.

Gabriel le relâcha et s'éloigna vers la cuisine pour se laver les mains. Il cria à ses enfants qu'il y allait puis sortit.

Juste après, Hanzo entendit une cavalcade dans les escaliers. Les liens vaporeux redevinrent fumée et il s'effondra, incapable de se garder droit. Il grogna et tâtonna difficilement le sol. Sa main lui fit immédiatement mal, comme des milliers de braises jetées sur ses chairs. Sans pitié.

- Darling !

Il vit les genoux de Jesse puis se sentit légèrement soulevé. Sa joue s'appuya contre la cuisse ferme et des doigts se glissèrent dans ses cheveux, les caressant et les remettant doucement en place.

- Je vais aller te chercher de l'eau fraiche.

Hanzo serra les dents. Il connaissait la technique. Après la souffrance, le soulagement. La souffrance serait bientôt pire encore. Ou il livrerait tout à cette douceur inespérée.

- Reste.

Il serra ses mains sur lui et gémit en se faisant mal.

- Pourquoi tu ne lui dis rien ?

- Plutôt mourir.

Jesse lui caressa la joue et regarda son visage qui s'apaisait, les paupières fermées.

- Tu sais quelque chose ?

- Je ne dirais rien.

Les doigts passèrent sous ses yeux.

- Il ne me tuera pas.

- Il te fera souffrir.

- Mais je resterai avec toi.

Hanzo posa sa main sur le sol, redressant ses doigts, et s'en aida pour se tenir aussi droit que possible. Jesse le soutint et lui caressa la joue.

- Je préfère que tu sois loin de moi.

Le Japonais posa ses mains tuméfiées sur ses joues et l'attira doucement vers ses lèvres. Jesse accepta le baiser et posa un baiser sur son front.

- La douleur te rend fou, tu es vachement téméraire.

- Tu étais mignon à ne pas vouloir me lâcher.

- J'veux pas que tu souffres.

- Tu n'entendais rien ?

- J'entendais. Répondit Jesse.

Hanzo entendit son ton triste, abattu. Il ne comprit pas pourquoi la douleur était subitement insupportable…