Voilà la dernier chapitre. Comme d'habitude, excusez les éventuelles petites fautes qui se baladent encore à droite à gauche. Un grand merci à Elodie pour sa review, j'espère que ce dernier chapitre te plaira!

Disclaimer: Naruto ne m'appartient pas.


Un nouveau départ

Chapitre IV

Quand Naruto rouvrit les yeux, ce fut pour voir l'immense ciel étoilé qui se déployait au-dessus de lui et au centre duquel trônait la lune dans toute sa majesté. La rivière toute proche ronflait toujours dans son lit quelque part sur sa gauche. Il pouvait sentir l'air chargé d'humidité contre sa peau, emplir ses narines et finalement éveiller son corps dont les muscles ankylosés protestèrent quand il se força à se redresser. Son mouvement trop brusque voila un instant sa vue de blanc, mais il ne se laissa pas le temps de reprendre ses esprits. Non loin de lui gisait une silhouette enveloppée de chakra rouge.

Sasuke était allongé sur l'autre berge, dans un petit renfoncement du sol sans doute créé par l'impact de sa chute. L'onde du choc du rasengan et du chidori combinés avait dû le propulser comme un shuriken de l'autre côté de la vallée, mais contrairement à Naruto qui était indemne, Sasuke avait sans doute encaissé la plus grosse partie du choc, comme le prouvait la déformation de terrain à l'endroit de sa chute. Le chakra de Kurama avait agi à la fois comme une armure contre le rasengan et un coussin amortissant une chute qui aurait pu s'avérer lourde de conséquences.

Ignorant l'état pitoyable de sa cape blanche, réduite à un mince bout de tissu déchiqueté et les manches calcinées de sa veste orange, Naruto tituba jusqu'à la silhouette de son ami pour s'effondrer lourdement à côté de lui. Son regard tomba aussitôt sur l'unique bras de Sasuke. Il ressentit un immense soulagement en constatant qu'il était toujours bien là et en un seul morceau. Le gant que portait l'Uchiwa avait été réduit en cendres par l'onde de choc, ne laissant plus qu'un mince élastique noir lui enserrant le poignet, et sa manche avait été brûlée jusqu'au niveau du coude. Sans réfléchir, Naruto posa ses deux mains contre les épaules de Sasuke tandis que le manteau de chakra rouge s'estompait lentement jusqu'à disparaître complètement, et il laissa les larmes couler sur ses joues.

La poitrine de Sasuke s'élevait et s'abaissait au rythme régulier de sa respiration. Son chakra était calme et stable. Il était vivant et en aussi bonne santé que possible. Son cœur battait, à l'unisson avec celui de Naruto. Le blond sanglota bruyamment dans l'air frais de la vallée, dans le vacarme des eaux qui coulaient à quelques mètres. Il souleva les épaules de l'Uchiwa pour le placer sur ses genoux, soutenant son ami d'un bras et couvrant son visage baigné de larmes de l'autre main, incapable d'étouffer ses pleurs.

– Tu… fais… trop de bruit, idiot, murmura la voix de Sasuke au bout de quelques minutes.

Les pleurs de Naruto s'interrompirent brusquement. Il se figea, sa main toujours appuyée contre ses yeux gonflés de larmes. Il sentit Sasuke exhaler profondément, bouger lentement dans ses bras sans pour autant avoir la force de se dégager de son étreinte. Ils demeurèrent ainsi de longues secondes, immobiles et silencieux l'un comme l'autre, comme si aucun des deux ne souhaitait briser cet instant. Naruto aurait presque voulu passer l'éternité ainsi, dans la nuit de la Vallée de la Fin, avec les étoiles et la rivière pour seuls témoins, avec le chakra de Sasuke qui vibrait en écho avec le sien.

Mais il était las et fatigué, et il savait que Kurama, bien que silencieux, observait et écoutait. Il ne pouvait pas rester muet plus longtemps et il savait que Sasuke ne ferait pas le premier pas. Alors il prit une profonde et fragile inspiration encore entrecoupée de sanglots, et laissa retomber sa main de son visage. Les yeux de Sasuke étaient ouverts, mais ne le regardaient pas. Ils étaient rivés sur la voûte céleste au-dessus de leurs têtes. Naruto suivit son regard, mais ses yeux se fixèrent sur les étoiles sans les voir. Il avait l'impression d'être revenu vingt-six ans plus tôt : il avait perdu son bras, il gisait ensanglanté sur les restes de pierre des statues d'Hashirama et de Madara, et Sasuke, encore inconscient à côté de lui, respirait calmement. Il s'était laissé bercé par son souffle régulier, étrangement serein même s'il savait qu'ils étaient tous les deux en train de se vider de leur sang et qu'il n'était pas certain qu'ils soient encore vivants pour voir le soleil se lever.

– Combien de fois ? soupira le blond d'une voix rauque. Combien de fois on va finir ici, Sasuke ?

– Autant de fois qu'il nous le faudra, on dirait, vint la réponse monocorde.

– Cette fois-là aurait pu être la dernière, réalisa Naruto d'une voix plus brisée qu'il ne l'aurait voulu. Tu t'en rends compte, espèce de salaud ?

Sasuke resta silencieux, au profond désarroi de l'Hokage. Il s'arracha à la contemplation du ciel pour baisser les yeux vers son ami, chamboulé et énervé quand il constata que ce dernier ne prit même pas la peine de croiser son regard.

– Qu'est-ce qui t'a pris, Sasuke ? T'aurais pu y passer !

– C'était un risque à prendre, soupira l'Uchiwa. J'espérais que Kurama arrive à te dissuader d'attaquer, mais apparemment, il a échoué. Ça n'a plus d'importance, ajouta-t-il après un court silence. Au moins, il m'a sauvé. Dis-lui que je lui en suis reconnaissant.

– Tu peux le lui dire toi-même, rétorqua Naruto avec acidité. Apparemment, t'as aucun mal à lui parler sans que je m'en aperçoive.

– … Je suis désolé.

L'excuse sonna creux aux oreilles de Naruto, non pas parce qu'elle manquait de sincérité, mais parce qu'il ne savait pas pourquoi exactement Sasuke s'excusait. Pour l'avoir trompé ? Pour avoir risqué sa vie ? Pour avoir laissé Naruto manquer de le tuer ? Naruto aurait volontiers haï l'Uchiwa s'il n'était pas si… si vidé. Où était son entrain habituel, sa force qui l'avait mené jusqu'ici, sa volonté de fer par laquelle il avait réussi à changer le village de Konoha pour qu'il devienne ce qu'il était aujourd'hui ? C'était comme si Sasuke avait réussi à lui voler toute son énergie en un seul geste.

– T'avais pas besoin de faire ça, lâcha le blond en essayant de capturer le regard de son ami. Pourquoi être allé si loin ? Juste pour une dispute ? Pour… pour me faire comprendre que j'aurais dû écouter Kurama ? Que j'aurais dû t'écouter ?

– En partie, avoua Sasuke en ayant le culot monstre d'esquisser un sourire en coin. Tu me crois maintenant, quand je te dis que tu deviens trop obstiné sur cette histoire de succession ? Pour quelqu'un qui a passé sa vie à créer des liens, tu n'écoutes plus beaucoup les conseils de tes amis.

– Si j'avais écouté les conseils de mes amis, je n'aurais pas passé ma vie à te poursuivre pour te ramener au village, rétorqua sèchement Naruto. Et qui sait où tu serais aujourd'hui ?

Mort sans doute. Ou encore vivant, mais semant terreur et destruction autour de lui. Loin de se laisser démonter, Sasuke amorça un haussement d'épaules, entravées par le bras de Naruto toujours enroulé autour d'elles.

– Mais je suis pas n'importe qui, hein Naruto ? Je suis ton meilleur ami, non ?

– T'es qu'un conard arrogant, rétorqua l'Hokage en inspirant profondément pour retenir de nouveaux sanglots qu'il sentait monter dans sa gorge.

Son corps se tendit comme la corde d'un arc lorsqu'il sentit des doigts agripper sa main de chair et de sang par le poignet. Sasuke le regardait cette fois directement dans les yeux, ses iris noir et améthyste plantés dans son regard comme pour sonder son âme. C'était Madara qui affrontait Hashirama, Indra qui regardait Asura, la lune qui faisait face au soleil.

– Naruto, la dernière fois qu'on s'est retrouvés ici, j'étais prêt à mourir, dit-il avec gravité, choisissant d'ignorer l'étincelle de douleur qui apparut dans le regard de son ami. Si j'ai accepté de vivre et de te suivre, c'est parce que tu incarnais le village et le monde dans lequel j'aurais accepté de vivre. Depuis Hashirama, tu étais le premier à vouloir accepter les Uchiwas sans les craindre ou vouloir les utiliser. Tu as fait de Konoha l'endroit de naissance de ma fille unique, et celui grâce auquel elle est devenue la femme qu'est aujourd'hui.

Naruto était figé, accroché aux paroles de Sasuke. Il tressaillit quand la main de l'Uchiwa toujours enroulée autour de son poignet tira son bras avec force.

– Je t'ai suivi pendant toutes ces années et j'ai fini par croire en toi et en ta vision ridiculement idéaliste du monde, continua Sasuke d'une voix plus ferme. Mais je ne pouvais pas te laisser devenir comme Danzô, comme le Sandaime, comme Tobirama.

– Le Nidaime était…, commença faiblement le blond, mais Sasuke l'interrompit.

– Il n'a jamais compris le rêve de son frère. Hashirama considérait le village comme une profonde action d'unité. Aux yeux de Tobirama, ce n'était qu'un édifice inamovible qu'il fallait à tout prix protéger, même au détriment de ses habitants. Il se méfiait du sentiment d'indépendance de tous les clans, en particulier de celui des Uchiwas, sans doute à cause de Madara. De qui crois-tu que Danzô a hérité sa vision étriquée de ce qu'est un village et un Hokage ?

« Comment quelqu'un qui ne peut même pas sauver un ami peut devenir Hokage ? » souffla une petite voix perfide dans l'esprit de Naruto. Sasuke hocha la tête, comme s'il avait lu dans ses pensées, ce qui était probablement le cas.

– Tu es la réincarnation d'Asura, mais pour moi, tu as toujours davantage porté les valeurs de Senju Hashirama, avoua-t-il. Un idiot idéaliste qui croyait en la réunification des shinobis sous une même bannière, au-delà des différences et des conflits. Je veux que tu restes ce même idiot, Naruto, et pas que tu deviennes une pâle copie de toi-même.

– Tu aurais pu me dire ça, au lieu de faire ta crise suicidaire, protesta Naruto.

– Je t'ai parlé, mais tu as refusé de m'écouter, remarqua Sasuke d'une voix morne. Tu te souviens de ce qu'on disait quand on était gamins ? Les ninjas de haute-volée voient dans le cœur de l'autre en se battant. Tu as vu dans mon cœur, Naruto ?

Naruto ouvrit la bouche, la referma, jetant un regard pensif vers Sasuke. Ses yeux étaient indéchiffrables, insondables, mais déterminés.

– Non, répondit finalement l'Hokage. Je crois que j'ai vu dans le mien, cette fois.

Le sol d'eau, la silhouette imposante de Kurama, la forme inerte de Sasuke contre le démon-regard. Deux anciens ennemis unis dans son esprit pour le sauver de lui-même. Pour la première fois depuis longtemps, Naruto s'était senti affreusement seul, séparé de ses plus proches amis – Kurama avec qui il partageait son corps, Sasuke avait qui il partageait son cœur – par sa propre obstination. Avait-il vu ses enfants grandir ? Avait-il profité du retour de Sasuke au village ? Avait-il remarqué ses amis qui, les uns après les autres, avaient passé le flambeau ? Avait-il réalisé que Konoha n'était plus le village dans lequel il avait grandi, mais qu'il était animé d'une nouvelle force, d'une nouvelle âme incarnée par la jeune génération ?

– Et qu'est-ce que tu as vu ? interrogea Sasuke.

– Un idiot, soupira Naruto.

Cette fois, un véritable sourire apparut sur le visage de l'Uchiwa, avant de se muer en un rire un peu rauque qui monta vers le ciel nocturne. Son regard changea, se teintant de douceur.

– Alors je suis soulagé, souffla-t-il en fermant brièvement les yeux.

– C'est si jouissif que ça d'avoir raison ?

– C'est si difficile que ça d'admettre qu'on a perdu ?

Naruto se sentait plus soulagé que défait. Il avait l'impression qu'un poids s'était soulevé de ses épaules. Son rôle d'Hokage lui semblait soudain moins important, comme quelque chose de secondaire. L'importance même du village, sans être moins essentielle à ses yeux, lui paraissait plus relative. Il regarda le ciel en ayant le sentiment de redécouvrir l'existence des étoiles.

– Un peu, dit le blond en réponse à la question sûrement rhétorique de son ami. Je me sens vraiment débile. Je suis désolé. Je n'ai jamais voulu que tu ailles aussi loin pour me faire ouvrir les yeux.

Il aurait pu reprocher à Sasuke d'avoir ainsi risqué sa vie, juste pour prouver qu'il avait raison, mais se retint. Il ne pouvait pas blâmer son ami de ses actions, car il avait fait exactement la même chose durant des années, pendant qu'il courait après l'Uchiwa qui se perdait lentement mais sûrement dans la noirceur de sa haine. Comme l'avait dit Kurama, ils avaient tous les deux risqué leur vie à chaque fois qu'ils s'étaient affrontés, incapables l'un et l'autre de lâcher le morceau. Cette fois, les rôles étaient inversés.

– C'est inutile de me remercier, répondit Sasuke. Après tout ce que je t'ai fait subir, c'était la moindre des choses.

– Ne refais plus jamais ça, ordonna Naruto en usant instinctivement sa voix d'Hokage.

– Si tu promets de céder enfin ta place et de choisir un successeur.

Un rire cassé échappa au Nanadaime. C'était injuste quelque part, pensa-t-il, car si leurs rôles étaient inversés, leurs situations respectives n'étaient pas les mêmes. Sasuke n'avait jamais cherché à épargner la vie de Naruto et Naruto avait toujours essayé d'épargner celle de Sasuke. Aujourd'hui pas moins qu'autrefois, Naruto était incapable de vivre avec le sang de Sasuke sur les mains et l'Uchiwa s'en était sciemment servi pour enseigner une cruelle leçon à son ami. Un violent frisson secoua l'échine du blond à cette pensée et, instinctivement, il resserra son étreinte autour des épaules de Sasuke.

L'Uchiwa releva les yeux en sentant Naruto trembler contre lui. Le visage de l'Hokage était à peine visible dans la pénombre nocturne, mais le Rinnegan de Sasuke pouvait voir l'expression torturée du blond comme en plein jour. Ses doigts pâles se resserrèrent autour du poignet du blond.

– Hé, arrête ça idiot, intima-t-il d'une voix étonnement douce. Je suis là, en vie.

Comme Naruto resta muet, Sasuke tira la main du blond vers lui, et enroula d'autorité son index et son majeur autour de ceux de son ami. Le geste eut le mérite d'arracher un soupir douloureux à l'Hokage.

– Je suis là, répéta Sasuke avec plus de force. Et si tu es d'accord, je te laisserai même venir avec moi pour mon prochain voyage.

Tout comme Madara avait un jour retenu la main d'Hashirama qui avait préféré mettre fin à ses jours plutôt que de tuer son meilleur ami, Sasuke tendait la main vers Naruto pour l'aider à avancer. La haine des Uchiwas était peut-être dévorante, mais l'amour des Senjus pouvait s'assimiler à un paralysant qui empêchait de voir au-delà des frontières du village. Naruto avait toujours été intimement lié à Konoha. En plus d'être son lieu de naissance, il y était lié par ses parents, par Tsunade qui avait fait de lui son héritier, par Sasuke lui-même dont la haine qu'il avait nourri à l'égard de Konoha n'avait que renforcé la détermination du blond à protéger le village.

C'était difficile d'abandonner ce qui ressemblait à une raison de vivre. Naruto avait envie de retourner dans son bureau, de poursuivre son interminable travail. Il avait encore tellement de projets, tellement de rêves pour Konoha. Mais les doigts de Sasuke contre les siens étaient pareils à une ancre qui, au lieu de le fixer au même endroit, l'entraînait plus loin, en avant. Oui, l'amour des Senjus pouvait être paralysant, mais le feu des Uchiwas l'aiderait toujours à aller de l'avant, à regarder toujours plus loin.

Pour la première fois depuis sa discussion avec Kurama, un sourire sincère perça l'expression de détresse de Naruto. Il resserra son bras autour des épaules de son ami.

– Hé, Sasuke…

– Hm ?

Naruto regarda le ciel. Les étoiles étaient vraiment belles.

– Je vais avoir besoin d'aide pour me le trouver, ce successeur.

Il sentit la main de Sasuke se serrer autour de la sienne en guise d'accord silencieux. Il ressentit l'approbation de Kurama dans son esprit. Il n'avait pas particulièrement l'impression d'avoir fait le bon choix, mais il sentait un curieux sentiment de paix et de légèreté l'envahir tout entier. Il se demanda distraitement quand son rôle d'Hokage était devenu un poids si lourd sur ses épaules, avant d'abandonner l'idée de trouver la réponse.

– Sasuke…

– Quoi encore ?

– J'espère vraiment que c'est la dernière fois qu'on se bat comme ça, confessa Naruto d'une voix fatiguée.

– Moi aussi, répondit Sasuke en fermant les yeux. Je deviens trop vieux pour ces conneries… Je crois que je me suis bloqué le dos, avoua-t-il à mi-voix, les joues rougissant dans la pénombre.

Un rire roula dans la poitrine de Naruto. Mais il choisit ne pas faire de remarque et invita son ami à grimper sur son dos. Sasuke ne protesta pas et enroula son unique bras autour des épaules de Naruto. Lentement, ils prirent le chemin du retour.

– Sakura-chan va nous tuer, soupira le blond alors qu'il marchait entre les arbres.

– Je lui dirai que c'est de ta faute, marmonna Sasuke, le visage appuyé contre son épaule.

– Lâcheur.

– Idiot.

Naruto pouvait presque sentir le sourire de l'Uchiwa contre son dos. Il regarda au loin, aperçut les lumières de Konoha entre les troncs rouges au loin, perçant l'obscurité de la nuit. Les gardes de surveillance avaient certainement entendu le vacarme de leur affrontement dans la Vallée. Ils devaient être sur le pied de guerre, mais Naruto se sentait prêt. Même s'il savait pertinemment qu'il avait perdu cette bataille contre Sasuke, ça ne ressemblait pas à un échec. Non, ça ressemblait vraiment à un nouveau départ, avec son meilleur ami à ses côtés.

Fin


Voilà, j'espère que vous avez aimé cette histoire. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de la lire, et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.