Bonjour, me voilà de retour de vacances.

Disclaimer; les personnages appartiennent à Hoshino Katsura et à Lewis Caroll.

Sur ce Bonne lecture.


Donc, récapitulons : elle devait chercher une sorte d'animal plutôt imposant de couleur blanche. Elle supposa qu'il était entretenu hors du château qu'elle n'avait rien vu de tel lors de ses introspections.

Elle prêta ses oreilles au vent. Divers hurlements polluaient les ondes sonores. Elle se rappela qu'une écurie existait non loin d'ici. Les chevaux étaient constitués de papiers mais c'étaient bien des chevaux. Peut-être que les autres bêtes étaient logés non loin d'ici. En arrivant à l'écurie, elle glissa malencontreusement sur la boue et roula sur le côté. Elle se releva avec difficulté. Elle s'était aventuré en terrain glissant.

Zut, ma robe est toute sale.

Elle avait atterri devant une immense niche en bois dont elle ne pouvait distinguer les couleurs. Elle reconnut des grognements. Aurait-elle trouvé ce qu'elle cherchait. S'approchant sans un bruit, elle regarda ce qu'il y avait à l'intérieur. Une bête, à qui elle ne pouvait attribuer de nom, dormait.

Le Bandersnatch…

Avançant doucement, elle s'approcha pas à pas de ce que gardait l'animal. Il s'agissait d'un coffre plutôt large. Il contenait probablement plusieurs armes. Il était fermé à clé. Alors qu'elle secouait désespérément le coffre, elle sentit une aire putride. Elle esquiva de justesse les griffes du Bandersnatch. Plus précicément , elle fut touchée mais que légèrement à l'épaule droite. Le coffre avait éclaté sous le poids de la bête. Même les armes furent réduites en lambeaux. Néanmoins, elle distingua un fourreau intact. Probablement, une « Malice » qui n'avait pas de propriétaire. Elle cherchait celui d'Allen mais ne le trouva pas. Elle roula pour éviter une nouvelle attaque et agrippa à l'arme. Son dernier espoir.

– Donne-moi ta force s'il te plaît.

La bave dégoulinait le long de la bouche du Bandersnatch qui se tenait au-dessus de la jeune fille. Elle essaya de garder son calme. Et avalant une bouffée d'air, elle sortit l'arme de son fourreau et le menaça elle avait réussi. L'effet fut instantané, il recula comme apeuré. Rien que la vue du Katana l'effrayer. Elle ne savait pas trop quoi faire maintenant. Partir ? Et si le Bandersnatch hurlait pour prévenir ses maîtres ? Lorsqu'elle regarda l'animal dans les yeux, elle ne vit que la tristesse, le désespoir et la peur. Il n'était qu'une victime au final. Elle soupira et le libéra de ses chaînes. Compassion et Pitié.

– Maintenant, va. Pars-le plus loin que tu peux.

Elle lui caressa délicatement la tête pour lui montrer sa bienveillance. Mais la bête ne fit que s'allonger. Elle ne comptait pas fuir. Elle attendra. Lenalee se détourna du chien ours truc muche et observa nouvelle arme. Elle luisait et était de forme classique. Son fourreau abordait une couleur pourpre rappelant le sang.

Les affaires d'Allen étaient donc entretenues ailleurs. Tant pis. Elle le sauverait d'abord et le mettra en sécurité. Il fallait profiter de la nuit. Se glissant dans les cachots à pas de loup, elle détourna l'attention des gardes en jetant des objets quelconques du côté opposé. Ils étaient un peu stupides, mais ils se rendront bientôt compte de la supercherie. Arrivant au niveau d'Allen, elle trancha les barreaux sans difficulté. Ce katana n'était effectivement pas normal. Les chaînes lui demandèrent cependant plus d'effort. Elle pouvait entendre les gardes arrivés. Prise de peur, elle délivra le plus de prisonniers possible dans le but de les divertir. Komui ne voulait pas sortir et se replia sur lui-même lorsqu'il vit Lenalee.

– Sors je t'en prie.

Elle lui tendit la main dans le but de le rassurer, mais il continua de la considérer comme étrangère.

– Lièvre gentil. Lièvre promet de ne pas révéler la vérité sur virus étoiles.

– Je sais, je sais…

Mais rien n'y fait. Bien que l'évasion générale avait ralenti l'armée, elle pouvait entendre les gardes s'approchaient. Elle tira le lièvre par la patte, mais il hurla. Désespérée, elle porta sur Allen sur son dos. Elle le pensait évanouis, mais il cria :

– Fuis, Komui. Ignore tout le monde sur ton passage et va le plus loin possible dans la forêt.

À peine les mots prononcés, le lièvre bondit hors de la cage et courut en évitant chaque garde.

Il écoutait donc Allen…

Épuisé, celui-ci enfouit sa tête dans la nuque de la jeune fille. Les gardes étant occupés, elle sortit non sans difficulté. Elle se savait poursuivit. Comment allait-elle faire ? Allen murmura avec difficulté dans son oreille.

– Tu t'es synchronisée avec cette arme à ce que je vois… Te voilà condamnée maintenant…

– Hein?!

– Si mes affaires ne sont avec le Bandersnatch alors elles sont probablement dans le bureau de la reine. Si tu pouvais récupérer ma Malice et mon chapeau…

Voilà qui lui demandait un service maintenant… Enfin, c'était probablement important. Les pas des ennemis se rapprochaient. Elle se cacha dans une des premières pièces du château. Elle était fatiguée. Elle ne pourrait pas trimballer Allen. Elle le cacha dans une armoire.

– Désolée…

Le bureau de la Reine se trouvait en hauteur et Lenalee dut faire appel au peu d'énergie qui lui restait dans les jambes. Elle serrait son arme contre sa poitrine pour se rassurer. Elle pouvait se défendre maintenant.

Le bureau était fermé alors elle cassa la serrure. De toute façon l'alarme était déjà enclenchée et bientôt tout le château sera réveillé. Les affaires d'Allen étaient disposées dans une vitrine où était écrit « Trophée ». Des têtes y étaient exposés. Elle prit ce qu'elle désirait et fit semblant d'être inquiète personne ne savait qu'elle était la cause de ce chaos pour l'instant. Bien que cachée des armes fut compliquée. Ce détail n'échappa à un garde qui ameuta tout le monde contre elle.

Récupérant Allen, elle sortit du palais et trébucha.

– Livrez-moi cet homme, fit une voix glaciale derrière elle.

Le garde l'avait suivi.

– Non !

Elle s'apprêtait à utiliser son Katana lorsqu'elle remarqua que le Chapelier se relevait. Lentement, comme un zombie. Elle ne savait à quel moment, il avait attrapé le fourreau Rose Bonbon, mais il se jeta armé sur le garde. Ils commencèrent à se battre. Allen parer ses attaques et parvenait avec difficulté à le toucher.

– Je ne sais même pas comment est-ce possible que tu n'aies pas été déchu comme ce connard de Cross.

– Oh ? Qui sait ? Peut-être est-ce parce que je ne suis pas un « connard » ? Quel langage grossier, jeune carte.

D'autre gardes affluèrent et Allen dut se battre encerclé.

– N'interviens pas Lenalee.

Il repoussait les ennemis qui revenaient encore et encore.

– Ne les tuent pas Allen-Kun.

L'Allen que je connais est un philanthrope qui ne ferait pas mal à une mouche.

Je ne veux pas le voir souillé.

– Je ne tue jamais, répondit-il avec un sourire tordu. Seul Dieu et le Temps devraient avoir l'autorisation d'inoculer la mort, à mon avis. Mais le Temps est juste une autre marionnette. Donc au final seul Lewis Carroll possède ce droit.

Lewis Carroll ? Elle avait déjà entendu ce nom, il y longtemps…

Ses mains tremblaient et seulement assommer ses adversaires se révéla difficile. Allen fut souvent touché mais aucune plaies n'étaient particulièrement profondes. Sa vue se brouillait de plus en plus. Le dernier garde tomba à terre après s'être pris un violent coup de fourreau.

Il était vraiment impressionnant même dans cet état…

Il lâcha son Katana.

– Oui, je n'ai jamais tué, répéta-t-il avec son sourire démesuré.

Alors qu'il allait tomber, Lenalee le rattrapa. Il cracha du sang salissant de nouveau la robe de la jeune fille.

Les lames étaient empoisonnées.

Ils avaient pris de nouvelles mesures. D'autres gardes affluaient probablement avec des exorcistes.

Comment fais-je faire ? Je maîtrise à peine l'épée.

Un homme au long cheveu noir bouclé, en costume sortit des bois et s'approcha du duo avec une révérence.

– On est coincé, gamins ?


J'espère que ce chapitre vous a plut et à la prochaine.

Reviews?