Bonjour :)

Disclaimer: les personnages appartiennent à Hoshino Katsura et à Lewis Caroll

Bonne lecture!


Des flammes…

Déflagration…

L'odeur de fumée envahit mes narines.

Quelque chose goutte… Je l'entends…

Des yeux dorés félins…

Lenalee se réveilla dans une pièce d'une blancheur éclatante.

Ah oui, je suis chez la Reine blanche.

Au final, elle a beau être arrivée au pays des merveilles, il n'y a pas beaucoup de merveilles. Dominé par une Reine capricieuse et sanglante qui sembla avoir ravagé la plupart des espaces verts, le peuple ne peut même pas compter sur la Reine Blanche. Même si elle récupère le territoire, chose auquel elle pourrait parvenir sans problème, elle ferait probablement régner la terreur, mais de manière différente.

Elle soupira.

J'aimerais bien rentrer à la maison.

Grand-frère.

La nuit avait été mouvementée. Le bal avait pris fin à minuit et Allen avait été bruyant jusqu'à l'aube. Les murs étaient plutôt insonorisés, mais elle avait tout de même put l'entendre. Inquiète, elle toqua à sa porte et ouvrit sans attendre. La première chose qu'elle vit fut les taches de sang au sol. Et un épais rouleau de bandages. Son Katana était mis en évidence sur son lit. Allen enfilait sa chemise. Sa pâleur surprit Lenalee qui pensa pendant un instant qu'il avait appliqué du fond teint sur peau.

– Good morning, Lenalee. Tu aurais pu attendre ma réponse avant d'entrer.

Il souriait.

Ce sourire…

Elle retrouvait enfin l'Allen exorciste. Le Chapelier s'en éloignait beaucoup trop. Le faux sourire pour cacher sa douleur l'en rapprochait. Il finit de boutonner sa chemise et se tourna totalement vers Lenalee. Il jeta un regard de dégoût en apercevant sa Malice.

Si ces armes te répugnent tant, pourquoi ne pas détruire la tienne ? Contrairement aux autres, tu as la chance de pouvoir t'en débarrasser.

Mais Lenalee ne dit rien. Elle resta paralysée, le regard peureux en face du jeune homme.

– Tu… T'es blessé ?

– Seulement mes plaies qui se sont rouvertes.

Tu mens

Il marcha en titubant vers elle et bascula. Elle le rattrapa sans problème. Elle rougit au contact de sa poitrine avec la tête du Chapelier. Celui-ci dégagea rapidement sa tête toute aussi rouge et bafouilla une excuse. Il se devait d'être un gentleman.

– Ahaha…J'ai perdu beaucoup de sang.

– Ce n'est pas drôle.

Lenalee était au bord des larmes. Elle n'était pas particulièrement triste. Juste en colère. Qu'importe où elle se trouve et avec quel Allen elle est, il reste un menteur.

Allen l'observa silencieusement puis déclara en ricanant :

– Tu es inquiète pour moi ?

Elle eut envie de le frapper. Le Chapelier était vraiment insupportable, finalement.

Calme-toi.

– Qu'importe. Je suppose que la Reine blanche avait prévu quelque chose d'important ce jour.

– Oh que oui.

Il rit aux éclats et manqua de tomber pour une deuxième fois.

– Aujourd'hui est un jour particulier. Huhu… Rien que d'y penser, je tremble d'excitation.

Il tremblait en effet. Mais était-ce réellement d'excitation? Son regard se teinta d'une couleur ambre.

Il attacha son épée à la ceinture.

– Vas-tu vraiment t'allier avec la Reine blanche ?

Son sourire s'agrandit.

– Bien sûr que non, voyons. Je suis libre.

Je n'en suis pas certaine…

Il l'a pris par le bras et ils sortirent bras dessus bras dessous de la pièce. Elle était si frêle… Il mettra bientôt fin à cette comédie, ils verront. Un sourire mauvais au visage, le Chapelier conduit sa partenaire jusqu'à l'extérieur. Elle devait le voir ! Le vrai visage de ce monde !

– Vivement la prochaine Tea Party !

Mais Lenalee ne répondit pas, terrifiée. Lenalee se serra d'instinct contre Allen. Quelque chose n'allait pas. Déjà, le Chapelier qui sort sans chapeau… Dehors, les animaux couraient dans tous les sens paniqués. Mais pourquoi donc. l'orage grondait malgré le ciel azur et l'arc-en-ciel actuellement dévoré par un oiseau trop angoissé. Non, vraiment, quelque chose n'allait pas.

Allen intercepta brusquement une flèche. Mais d'où venait-elle ?

– Ne t'inquiètes-pas. Un grand tournant est sur le point d'avoir lieu bien que tu assistes actuellement à une scène mensuelle.

– Hein ?

– Une fois par mois, La Reine rouge introspecte tout le territoire à la recherche du moindre traître et détruit pas mal de choses sur son chemin.

Allen trembla et refoula un rictus lorsque Tyki enroula son bras autour de sa nuque.

– T'excites pas trop gamin !

— Ne me touche pas !

Il repoussa violemment le portugais qui fut surprit. Les gardiens étaient rassemblés autour de la Reine. Il se passait visiblement quelque chose.

– Nous allons enfin agir.

– Que comptez vous faire après ?

Allen fixa Lenalee, étonné.

– Allez-vous… Déclencher les trois jours de ténèbres ?

Allen rit de sa remarque et répondit à la place de la Reine.

– Les trois jours de ténèbres ?! Mais que racontes-tu ?

– Elle en veut pas détruire le pays et tous ses habitants, y compris ses soldats ?

Il rit de plus bel.

– Après les ténèbres, les ténèbres ? Quel intérêt, dis-moi ?

– Je…

Il lui murmura:

– Dans tous les cas, elle ne parviendra pas à ses fins, crois-moi.

Le ton employé par le Chapelier lui glaça le sang. Cruauté, désir perfide, joie mauvaise…

Elle serra les dents. L'ambiance devint de plus en plus pesante. Elle recula et sentit des mains se posaient sur ses épaules.

– Nous n'avons pas le temps avec ses sottises.

Cette voix féminine… Ce tremblement… Ce serait…

Lenalee n'eut pas le temps d'émettre un son qu'elle disparut. Pendant 2 secondes et quart, elle ne vit rien.

– Désolée d'avoir été violente avec toi. Je suis sincèrement désolée…

– Miranda ?!

Elle lui sourit timidement.

– Enchantée, je suis le Temps.

Une Tour…

Touts ces mécanismes…

Ces aiguilles…

On dirait le Big Ben…

L'union du bleu et du gris donnait un aspect à la fois triste et mystique au lieu.

Miranda la tira par le bras.

– Écoute, si je t'ai emmenée ici, ce n'est pas pour rien.

– Alors pourquoi ?

– Le Chapelier est le destructeur du Temps.

Cette prophétie…

– En conclusion, il veut me détruire. Et s'il n'y a plus de temps, le chaos régnera… Non, le pays des merveilles disparaîtra.

– Mais tuer le Temps… C'est inimaginable !

– Détrompe-toi, le Chapelier a déjà su déjouer mes tours il n'est plus condamné à vivre l'heure du thé.

– Pourquoi vous détruirait-il ?

– Sa haine… Cet homme est rongé de l'intérieur par quelque chose d'obscure. Il ne peut que sombrer. S'il pouvait tuer Dieu, il le ferait.

– Allen est quelqu'un de bien. Il n'est pas comme les autres gardiens. Il est opposé au meurtre et la torture !

– Lenalee…

Miranda était à bout de souffle. Elle était visiblement paniquée.

– Hevlaska ne se trompe jamais…

– Et quel est le rapport avec moi ?

– Il semble que le Chapelier commence à te considérer comme autre chose qu'un jouet. Peut-être pourrais-tu…

Elle ne finit pas sa phrase et l'emporta dans une salle sombre où de milliers de boules de cristal étaient entreposées. Après avoir cherché plusieurs boules, Miranda les donna à Lenalee.

– Tu comprendras.

– Hein ?

Lenalee fut aspirée .

Où suis-je maintenant ?

Elle ne voyait pas son corps. Elle n'en avait pas. Elle voyait juste des scènes défilaient sans pouvoir rien faire.

Elle se trouva brusquement dans un grand manoir.

Une petite fille au long cheveu noir, et aux yeux ambres discutait avec une jeunefille au visage sévère.

– Ce n'est pas juste.

Elle boudait.

– Rien n'est juste…, répondit la cadette en caressant les cheveux de sa sœur.

– Ils te préfèrent. Ils te croient toujours et sont beaucoup moins dur avec toi ! Je les déteste ! Et toi aussi avec tes yeux de démons !

Ses yeux brillèrent de mil feux en réponse à l'attaque.

– Ne dis pas ça, ma sœur.

– Je ne suis pas ta sœur ! Tu as été adoptée ! Tu n'es qu'une gamine ramassée dans la rue et pourtant ils t'accordent plus valeur qu'à moi. Le sang noble ne coule même pas dans tes veines !

Pendant un instant, la jeune fille semblait vexée, mais elle cacha ses émotions.

– Adolphine, calme-toi. Il n'y a aucun favoritisme dans cette maison.

– Ne me touche pas ! Je te hais, toi Mana. Si seulement, j'étais fille unique.

Pense-t-elle vraiment ses paroles ?

L'enfant partit en pleurant de la maison. Mana était un monstre, elle en était sûre. Elle était venue dans cette famille spécialement pour tout détruire. Elle manipulait leurs parents en vue à de machiavéliques desseins. Elle ne regardait pas où elle allait qu'importe. Elle s'approcha dangereusement d'une statue d'une sorte de Dragon, le « Jabberwocky » et... Glissa. Elle se cogna la tête au bloc de pierre et pendant un instant la frayeur se dessina sur son visage. Mais il y avait autre chose. Une émotion auquel Lenalee ne put donner de nom. Une émotion qui ne devrait pas se lire sur le visage d'une enfant. Sa tête gonfla. Les passants accourent auprès d'elle et ses parents arrivèrent rapidement. Ils étaient inquiets. Ils l'aimaient cette enfant…

– Mon chou, comment vas-tu ?

– J'ai très mal à la tête ?

Pendant un instant, Lenalee crut voir l'enfant faire un drôle de mouvement avec sa langue. Une langue de serpent.

Que…

La vision devint floue et Lenalee se retrouva perdu au milieu d'un défilé de souvenir une nouvelle fois.

Un garçon… Elle le vit. Un enfant aux yeux argentés et au cheveu brun. Il était sale et maigre. Un gamin des rues. Alors qu'il asticotait les chaussures d'un noble, la jeune fille se prénommant Mana se pencha au-dessus de lui.

– C'est toi le petit garçon qui vend des chapeaux pas chères ?

– Ouais.

Il finit son travail et se retourna vers Mana.

– Donc ? Tu veux un chapeau, j'suppose.

Elle lui sourit.

– Que voudrais-je d'autres ?

Il l'amena vers un vieux cabanon où étaient réunis divers chapeaux bricolés avec des déchets.

Il lui expliqua sa manière de travailler, ses objectifs voire ses rêves.

– Ohoh, tu es un garçon intelligent.

Il rougit et ne répondit pas.

– Que dirais-tu de venir vivre avec moi ?

– Je…

– Tu ne peux pas dire non. Tu es orphelin, sans abris…

– Personne n'est orphelin. On est tous les fils de Dieu.

— Un enfant pieu ?

– Sauf que Dieu, j'l'emmerde !

Elle rit.

– Comment t'appelles-tu ?

– Je n'ai pas de réel nom, à part le surnom de Red.

– Dans ce cas, tu t'appelleras Allen.

Il fut visiblement touché.

– Comme le chien que ma sœur aimait tant. Elle adore les chiens…

Il se rembrunit mais prit tout de même sa main. On ne lui avait jamais montré d'affection. Sa petite enfance ne l'avait épargné au vu de sa haine déjà existante envers Dieu.

Lenalee fut pris dans un tourbillon. Tous se mélangeaient. Elle assistait maintenant à la cérémonie de couronnement d'Aldophine. Allen assistait à la Scène. Il était correctement habillé et proprement coiffé. Il n'aimait pas sa tante et lui portait aucun intérêt. Plus précisément, personne ne s'intéressait à Allen et il fit de même. Seul Mana s'occupait de lui. Ses parents avaient été surpris qu'elle adopte un enfant. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Allen s'en fichait d'avoir des réponses. Tant qu'il était aimé, tout allait bien. Il avait été source de dégoût lorsqu'il vivait dans la rue et il se l'avouait, il ne comprenait pas pourquoi. Quelque chose en lui effrayait les gens normaux. Même ses grands parents l'évitaient. Pourtant leur fille avait aussi été ramassée dans la rue et ils la respectaient, elle. Tant pis, l'amour de Mana lui était suffisant. Lenalee remarqua un rictus sur son visage. À dix ans déjà, il avait ce genre d'expression. Il semblait essayer d'étouffer un rire. En effet, la tête d'Aldolphine était trop large pour la couronne qui se éclata en plusieurs morceaux. Elle l'avait vu… Le plaisir qu'avait pris son neveu à la voir humiliée. En colère, le visage rouge pivoine, elle insulta la Cour et partit en pleurant.

– Il semble que cette place devrait revenir à Mana.

Mana était connu pour sa sagesse et sa pureté. Mais aussi son côté excentrique. Seulement, au pays des merveilles, ce genre de chose n'étonnait plus personne.

Les aiguilles de l'horloge perdirent la Raison et tournèrent rapidement. Il faisait nuit maintenant. Lenalee crut distinguer un hurlement. Un son lui était malheureusement familier. Chair découpée…

Mana apparut au centre de la pièce, tachée de sang, le regard vide. Allen arriva bien entendu à ce moment-là précis.

– Maman ?

– OH, Allen, comme il est bon de te revoir.

Elle rit à gorge déployée.

Elle s'avança en vacillant légèrement.

– Je suis la Reine maintenant…

Le pays de merveilles a donc été gouverné par la Reine blanche a une époque.

– Qu'as-tu fait ? Pourquoi es-tu tachée de sang ?

– Oh rien juste le sale boulot…

Les yeux de Mana originairement ambre devinrent plus vif à en tourner au doré. Allen avait toujours aimé ses yeux. Mais pas cette fois-ci. Il avait peur et trembla comme une feuille.

– Si je suis la Reine, il ne fallait plus le roi et la reine précédente.

– Mais Mana…

– Ne m'appelle pas Mana ! Je ne suis plus Mana ! Je ne suis pas Mana !

Il avala ses sanglots.

– Mais ne pleure pas mon chou, tout ira bien. Quelque chose en toi te placera haut dans la société. Tu es différent…

Alors qu'elle s'approchait de lui, il fuit. Dehors, la neige cachée la laideur du monde en le couvrant d'une fine couche blanche. Les petits pas de l'enfant se dessinèrent sur le sol. Arrivé au niveau du bois, il tomba. Il l'entendit.

– Pourquoi fuir ? Il faut juste accepter.

Accepter quoi ?!

Allen sentit quelque chose froid dans sa main un fourreau d'une couleur Rose bonbon. Le Tsuka était fait d'écailles lui rappelant celle d'un certain dragon… Mais d'où venait l'arme ? Elle lui rappelait étrangement Adolphine.

Rien qu'à al vu du Katana, « Mana » s'empourpra et trancha le visage de l'enfant. Elle ne se contrôlait plus. Elle ne voulait pas faire mal à l'enfant à l'origine. Elle avait besoin de lui. Allen pleurait c'était douloureux. Elle l'avait coupé avec un morceau de miroir. Mana avait toujours détesté les miroirs…

Il sortit l'arme de son fourreau et se défendit. Surprise, la Reine blanche disparut. Il ne fallait pas se battre avec lui… Les cheveux d'Allen commencèrent à prendre une teinte similaire à celle de la neige qui l'entoura et il hurla. Au loin, un homme d'une corpulence remarquable se faisait de plus en visible. Il s'approchait. Sa longe chevelure hirsute d'un rouge flamboyant ne pouvait passer inaperçue.

Lenalee se réveilla dans la tour d'horloger.

Elle se souvenait qu'Allen avait déjà perdu la tête une fois. Il s'était souvenu que le Comte était Mana, l'homme qui l'avait élevé. Mais il ne lui avait jamais voué une haine aussi féroce. Lenalee était parvenu à le calmer.

– Pourquoi m'avoir montré ça ?

– À toi de voir.

Miranda se rembrunit.

– Je n'aurais pas dû. Je suis désolée.

– Mais non, ce n'est pas grave. Je ne savais pas que Mana avait été à la tête de pouvoir.

– Une période de débauche où les vices étaient à la fête !

Elle aida Lenalee à se relever et la serra dans ses bras.

– Le sort de ce monde repose sur tes épaules. J'en suis (sa voix se brisa) sincèrement désolée. J'ai été choisi par un des Katanas et… J'ai autrefois aidé la Reine Rouge pensant qu'elle pourrait changer les choses en bien mais… Je me suis fourvoyée. Le Temps fait des erreurs et on ne peut les réparer… Nous ne pouvons pas changer le passé.

– Mais le futur, si.

– Adieu, brave enfant.

Le monde tourna autour de Lenalee puis tout devint sombre.


Alors voilà. Les choses prennent une tournure étrange et Lenalee a pu apprendre plus de choses sur le passé d'Allen et de Mana.

Merci d'avoir lu et à Vendredi prochain ( on aura déjà repris l'école, :'( )