Bonsoir tout le monde! Les vacances d'été sont terminés... Merci beaucoup pour les reviews. J'adore recevoir des messages du type "Veri n1c3ezdst0ri3E" ;)

Bref bonne lecture

Disclaimer: les personnages appartiennent à Hoshino Katsura et à Lewis Caroll


Le vent…

Lenalee pouvait sentir une légère brise faisant ondoyer ses cheveux. Puis, une sensation d'accélération se répandit dans tous son corps, elle chutait. Elle sentit des bras s'enroulaient autour de sa peau.

– Heu…

Allen la tenait fermement. Il l'avait rattrapée de sa chute.

– Hé bien, mademoiselle, tomber comme cela du ciel…

Il la déposa à terre. Une terre aride et couleur charbon.

Les deux Reines se faisaient face. Leurs soldats n'attendaient que le feu vert.

– Tu as décidé de riposter ?

– Il semble que je n'ai pas le choix. Je vais délivrer ce monde de l'odieuse Reine que tu es.

Link grogna. Personne n'avait le droit de toucher à sa maîtresse.

Allen serra Lenalee contre lui.

– Elles vont s'entre tuer…

Le plaisir résonnait dans sa voix.

– Le scandale… Est tout proche !

Soudain, Allen poussa Lenalee à terre. Il lui avait évité de se prendre un mauvais coup de la part de Kanda.

– Salut le nabot, comme on se retrouve.

– Oh ? Un autre clébard ?

Les yeux d'Allen brillèrent d'une lueur inconnue. Il para les attaques ennemies avec sa Malice devant le visage effaré de Kanda.

– Tu es encore capable de l'utiliser après ce que tu as fait.

Kanda avait remarqué que les mains d'Allen tremblaient. Il sourit. Alors qu'il abattit sur son épée sur Allen celui-ci se défendit de justesse et lui amocha le bras. Le sang coula sur l'uniforme rouge et noir du garçon taciturne. À cette vision, Allen se bloqua.

Du sang.

Du liquide rouge sur du tissu rouge.

Allen recula.

– Alors Chapelier, on a peur ?

Mais il ne lui répondit pas. Il regarda ses mains et les vit couvertes d'hémoglobine.

– Ahahaha! Ah…

Les hurlements…

Les yeux de Chaoji, vide d'émotion…

Violemment égorgé…

Il avait pris soin de ne pas le décapiter…

Le plaisir qu'il avait ressenti malgré lui…

Cette douce extase…

Le petit Timothy qui fuyait…

L'épée plantait dans sa nuque…

Onctueux massacre…

L'odeur de chair brûlée…

Les voix dans sa tête qui vociférèrent…

Jouissance défendue…

Allen tomba à genou et se mutila le visage, les ongles pénétrant sa peau.

Il se souvenait de tout…De chaque détail aussi sordide soit-il. Ils avaient découvert qu'il était porteur du gène N et se méfiaient de lui. Puis… Allen ne voulait pas que cela se finisse ainsi. Allen est désolé. Sincèrement désolé. Mais Allen avait préféré oublier. Allen préféré jongler entre les deux camps et en faire la satire… Il voulait fuir.

Tu es lâche…

Tu mérites de mourir.

Qui es-tu ?

J'aime le gâteau au chocolat…

N'était-ce pas agréable… Ce sang imprégné dans tes habits, leurs visages éteints ?

– Ahahah …Fermez la.

Kanda hésitait maintenant à attaquer. Il pensa à la Reine et se prépara à lui trancher la tête.

– Ne fait pas ça, Kanda !

La gamine… Sur le coup, Kanda s'arrêta mais probablement qu'il n'aurait pas dû.

Allen se releva, un sourire dément au visage.

Kanda n'eut même pas le temps de réagir qu'il se retrouva avec un Katana plantait dans son buste.

– Je ne te croyais pas aussi fourbe, Chapelier…

Il cracha du sang qui souilla la belle chevelure d'Allen qui semblait être en extase. Il n'était plus que l'ombre de ses vices. La laideur du Mal recouvrait sa beauté. Mais la perversité de l'Homme n'est plus intrigante que la bienveillance ? Les humains prennent plus de plaisir à dépeindre un psychopathe qu'un homme saint d'esprit, n'est-ce pas ?

Les deux groupes se défiaient. Eve avait l'air décider à tuer sa sœur.

Que devrais-je faire ?

Je dois sauver le Temps…

J'arrêterai les deux Reines…

Déterminée, elle brandit son arme et se planta face à Adolphine.

– Il est temps d'en finir.

– Oh toi…

Il lui sembla qu'elle allait pleurer.

– Je t'ai fait confiance, mais tu voulais juste le Chapelier.

– Je…

– Ce n'est qu'une ordure. Il a tué tellement de gens…Alors qu'il était à mon service… Une trahison dont beaucoup n'ont pas pu se remettre.

– Vous aussi vous avez tué. Du moins indirectement.

La Reine devint rouge pivoine et sortit les crocs. Littéralement.

– Oh non, tu l'as réveillée, commenta Eve, amusée.

Ses vêtements se déchirèrent tandis que sa peau se recouvrit d'écailles. Ses os craquelèrent et sa langue s'affina.

Le Jabberwocky…

Impossible.

– Elle est le réceptacle de ce monstre qui avait été scellé dans une vulgaire statue.

Quel ridicule scénario, n'est-ce pas ?

Lenalee jeta un coup d'œil à son Katana.

– Cette arme a été faite avec son corps ?!

– Bien deviné, ma jolie.

Cette Eve l'agaçait. Elle s'occuperait de son cas aussi.

En attendant, la « Reine » rugissait, prête à attaquer.

Lenalee se jeta corps à corps sur la bête et lui infligea le plus de dégâts possible. Cependant, elle s'arrêta comme paralysée. Elle ne pouvait plus bouger comme elle l'entendait. Elle pointa sa propre arme au niveau de son cou. Une voix résonna en elle.

Tu croyais que tu pouvais l'attaquer en m'utilisant. Je suis conçue avec son corps, son âme…

Elle gémit…Elle ne voulait pas se faire conduire par un Katana.

– Tu m'as choisi, tu m'obéis !

Lenalee, par la force de sa volonté, blessa à nouveau la bête qui se trouvait sur le point de la dévorer.

Devrait-elle la tuer ?

La rédemption était-elle envisageable pour cette femme ?

Certes, elle n'a pas toujours été le Jabberwocky, mais il me semble qu'elle était déjà capricieuse et détestable auparavant.

Mais son arme n'était pas du même avis.

Tue Eve ! Elle est coupable de tous nos malheurs ! Je la hais ! Je la hais !

Est-ce que ce Katana pleure ?!

Lenalee se sentit tirer en arrière. Quelque chose avait pénétré sa poitrine.

– Je pourrais arracher ton cœur, encore battant.

Cette voix perfide…

– Laisse la Reine s'occuper personnellement de son cas.

Lenalee se défendit et enfonça son Katana dans la jambe de Tyki. Il poussa un cri de fureur ne s'attendant pas à une tel riposte. Elle se libéra de son emprise et eut juste le temps d'entendre un violent bruit répugnant. Tyki venait d'être coupé en deux. Le visage du Chapelier apparut derrière. Couvert de sang, défiguré par la psychose, il lui sourit.

– C'est un vrai carnage, n'est-ce pas ?

– …

– Je suis content que tu ne sois pas blessée.

Son attention fut détournée… Quelque chose avait roulé jusqu'à elle. Quelque chose avait frôlé ses jambes. Quelque chose était à ses pieds ! Une tête… La tête du Jabberwocky. Eve riait fière de son exploit.

– LA REINE ROUGE EST MORTE !

Les exorcistes et l'armée rouge furent troublés mais ne s'interrompirent pas. Ils devaient se venger maintenant. Link ne bougea pas. Il avait failli à se devoir. Finalement, il n'avait été qu'un simple Chienpillère, supportant les pieds de sa maî Il l'avait laissé mourir… Il méritait de mourir

Eve remarqua qu'Allen avait tué le troisième gardien.

– Je croyais que tu combattrais à mes côtés.

– Comme tu peux être naïve ! Je détruirais tout… Rouge ou Blanc. Blanc ou Rouge.

Il marcha lentement vers celle qui considérait comme une mère.

– Mais je ne vais pas perdre mon temps avec de vilaines et faibles proies…

– Tu crois pouvoir me vaincre ?

– Je te hais ! Toi qui m'as élevé, toi qui m'as trahi ! Je me croyais aimé, désiré…Mais tout n'était que supercherie, hypocrisie…

Il sanglotait.

– Il faut mettre un terme à tout cela.

Lenalee s'interposa. Elle n'appréciait pas Eve, mais elle voulait qu'Allen se calme.

– Hors de mon chemin, demoiselle.

– Tu ne tuerais pas Mana ?!

Les mains du Chapelier semblaient prises de folie.

Stupeur et tremblement.

Il suffoquait presque lorsqu'il ouvrit la bouche.

– Bon sang, Lenalee ! Pousse-toi sinon… Tu subiras le même sort que tous les autres.

Combien de personnes a-t-il tué ?!

Eve vint à lui par elle-même. De nulle part, elle sortit un magnifique Chapeau haut de forme mêlant Noir et Blanc et le déposa sur la tête du jeune garçon.

– Je veux t'affronter dans toute ta splendeur.

– C'est déjà un miracle que tu veuilles m'affronter.

– Tu t'es attaquée à ma famille.

Le duel commença. Néanmoins l'attention de Lenalee se porta sur Lavi.

– Bats-toi ! Je ne te prendrai pas par surprise par fierté, mais je ne laisserai pas couler non plus.

– Lavi… Ta Reine est morte… Tu es libre…

Son unique œil se remplit d'épouvante. Était-ce dû au choc des paroles de la jeune fille ? Ou alors…

– On peut te libérer de ce Katana !

Il resta figé en proie à de multiples émotions. Puis, son visage s'adoucit.

Il est vraiment mignon.

Il crut qu'il allait pleurer. Vivre avec la Reine, travailler pour la Reine… Tout ça fut un véritable cauchemar. Mais elle l'avait convaincu… De manière peu éthique. Il frissonna. Il avait fini par s'auto convaincre que tout ça était bien. De plus, en dehors du lavage de cerveau, il était harcelé par son arme qui ne cessait de répéter qu'il fallait obéir à la Reine.

– Vraiment ?

Elle lui sourit et le serra dans ses bras.

J'ai toujours rêvé de pouvoir tenir un lapin dans mes bras

Puis, elle se rappela qu'elle se trouvait sur un champ de bataille et que l'heure n'était pas à la tendresse.

Elle aurait voulu tout arrêter. Personne ne l'écoutera. En observant les lieux, elle remarqua que bon nombres de soldats avaient péri. Ils semblent que les deux camps eurent recours à des poisons. Au centre se trouvait Kanda, au sol.

– Kanda !

Elle courut vers lui. Allen ne l'avait pas découpé, c'est déjà ça. Il était gravement blessé mais en vie. Un soldat rouge l'effleura de sa lame.

– Nous n'avons aucune raison de se battre ! J'essaye d'aider l'un des vôtres.

Il n'en avait rien à faire. Pour une fois qu'il pouvait se défouler.

De son côté, Allen s'en sortait plutôt bien. Il connaissait la reine et ses faiblesses. Il n'hésita pas à les exploiter. Son Katana ne pouvait qu'approuver ses actes.

Pour une fois que tu t'en prends à la bonne personne… Ce pourquoi je t'ai choisi… Tue-la… Tue-la !

Il était salement amoché lui aussi. Eve ne pouvait le tuer… Ou plutôt Mana. Elle était beaucoup trop faible mentalement pour cela. Il l'embrocha directement au niveau du cœur. Il préféra de lui retirer cet organe vital pour être certain qu'elle ne se réveillera pas.

Sanglant spectacle.

– Je t'aime, Allen…

Ces derniers mots… Prononcée avec une telle sincérité. Allen hurla et déversa ses larmes. Il l'avait tuée ! Il en rêvait depuis 6 ans ! Alors pourquoi avait-il si mal ?

Les deux armées arrêtèrent de se battre. Ils n'avaient plus de Reine. Ils étaient perdus ils n'avaient que de gentils toutous… Comment allaient-ils se débrouiller sans maître ? Lenalee profita de cet instant de silence pour hausser la voix.

– Vous n'avez plus aucune raison de vous battre ! Cessez ce massacre inutile et aidez-vous entre eux. Soignez les blessés ! Et formons un nouveau gouvernement ensemble ! Une utopie où personne n'aura plus de pouvoir que les autres. Finis les décapitations ! Fini meurtre, assassinat, complots !

– Tu rêves ?! Mais dans quel monde vis-tu ?

– Au pays des merveilles ?

Elle lui sourit.

Ils se regardèrent consternés. Ils n'avaient plus aucune pression sur les épaules. Mais étaient prêt à construire un nouveau idyllique ? L'armée rouge ne pouvait avoir confiance en les gardiens. Ils étaient naturellement mauvais, non ?

Allen éclata de rire.

– Hahaha ! Nous sommes tous des êtres pervers et corrompus ! Seul la mort devrait nous attendre.

Il s'avança vers Lenalee. La détresse pouvait se lire sur son visage. Il venait de tuer tant de gens… Et surtout sa mère. Mais, il voulait le cacher… Se persuader qu'il n'était pas en tort. Il n'avait pas fait le mauvais choix. N'est-ce pas ?

– Allen-kun… Détruis cette arme.

– Ne me donne pas d'ordre.

– Détruis toutes les Malices. Débarrasse le pays de ces horreurs.

– Et des gardiens ?

Il souriait.

– Nous sommes aussi des horreurs, non ?

Petit ricanement vicieux.

Dans l'état dans lequel il se trouvait, Lenalee le voyait bien attenter à la vie du Temps.

Elle lui retira son arme des mains et le regarda droit dans les yeux même si leur couleur dorée la repoussait.

– Allen, te rappelles-tu ce que tu avais dit avant la bataille ?

– Aucune importance…

– « Vivement la prochaine Tea Party » !

– Et alors ?!

– Alors nous avons l'occasion d'être en paix. Tu peux organiser cette fête…

Il détourna les yeux, plus rien n'avait d'importance pour lui.

– Je sais que tu es dégoûté du monde… Mais tu n'as pas le droit de le détruire. Te souviens-tu ? Seul Dieu possède ce droit Dieu donne, Dieu reprend.

– Dieu est abject !

Elle s'impatienta et s'énerva.

– Comme tu peux être égoïste ! Ce monde ne t'appartient pas ! Les gens autour de nous ont encore de l'espoir et sont prêts à repartir à zéro ! Alors, s'il te plaît…

Elle sanglotait de colère.

– Lenalee…

Elle était si belle, même quand elle pleurait. Divine enfant. Allen réalisa : il venait de faire pleurer une fille ! Il avait été éduqué de façon a être un gentleman et voilà ce qu'il faisait !

Il essuya ses larmes. Il la désirait.

Tu n'as pas le droit d'abandonner… Tue cette salope de Miranda !

La ferme

Toutes ces ordures ne méritent pas la compassion !

la ferme !

Il pressa ses lèvres glaciales contre les siennes et la voix se tut. Rien n'était plus fort que l'amour. Mais était-ce réellement de l'amour ou un simple désir charnel ?

Elle l'enlaça et pleura dans ses bras. Il était à la fois chaud et froid. Elle commençait à oublier son ancienne vie.

– Je suis tellement désolé… C'est moi qui ne mérite pas de vivre.

Elle lui tapota le dos.

– Mais non…

Lenalee était une femme tolérante. Elle estima que chaque personne présente avait le droit à la vie. Mais n'était-elle pas un peu trop laxiste ?

Un jour plus tard :

– It's Tea Time !

Lenalee riait avec Komui. Elle était heureuse de voir Allen de nouveau souriant. Elle l'avait empêché toute la nuit de se mutiler ou de se suicider. Avec les autres gardiens, il brisa toutes les armes libérant le pays de ce fardeau. Bien sûr, que leur cas était le plus compliqué. Ils n'avaient plus de Reine à protéger, mais ils restaient des Hommes fourbes et sadiques. Ils en voulaient à Allen d'avoir tué Tyki et Eve. Et un mort reste un mort. On ne peut réparer cette erreur. Avait qui allait-il jouer aux cartes maintenant ? Ce sera dur pour lui. Pour eux. Le peuple prendra sûrement du temps à s'en remettre. Les blessures guériront mais les cicatrices resteront.

– Tss !

– Oh, Kanda sourit un peu !

– Écoutez mademoiselle, partager l'heure du thé avec ce taré n'est pas une partie de plaisir.

Et puis, il avait horreur des sucreries. Mais il se devait de leur accorder que leur thé était en effet succulent.

– Bon, maintenant que toute cette histoire est finie, je vais enfin pouvoir vendre mes chapeaux !

– Personne ne voudra de tes horreurs !

Il ne releva pas.

– Lenalee, on t'a déjà dit que tu avais une bonne tête a chapeau ?

Elle rougit. Et le sourire d'Allen n'en fut que plus grand. Un sourire pur et innocent pour une fois qui ne cachait aucunes pensées malsaines ni hypocrisie.

Quelle scène rayonnante et apaisante.

Une vision parfaite. Trop parfaite.


Bon, voilà, il s'agissait de l'avant dernier chapitre. J'espère qu'il aura plu et à la semaine prochaine ;)