Salut ! On m'a fait la remarque que Severus semblait maltraiter Harry en comparaison à Draco et j'aimerais donc signaler que ce n'était pas du tout mon intention... en même temps t'es nulle... (ha vous non plus vous ne comprenez pas pourquoi les auteurs s'évertuent à inventer des personnages pour les contredire?)hum... oui bon, trouvez un nom à ma schizophrénie svp... Je pensais à Jackie perso...le sujet principale? ha oui, bha voilà je voulais juste dire que Severus veut faire semblant de n'éprouver aucune affection pour Harry (il n'est pas un Pouffsouffle, du moins c'est son excuse...) surtout devant Draco, et Harry en est conscient, mais je ferais un passage guimauve sur la relation Sev-Harry lors des retrouvailles à la fin du chapitre du coup ?Héhé tu verras Jackouille. M'appelle pas Jackouille !On s'en fout. Sinon pour la maison j'ai eu peu de voix pour respecter Gryffondor je suis choquée... alors que je voulais de base la garder par flemme de chercher quels personnages sont dans quelle maison je l'avoue... Pas beaucoup de vote pour Sepentard ou des contre-votes... c'est vrai que c'est assez banal mais c'est stylé... Mais j'ai moi même décidé de dire non à cette maison parce que pour développer un Drarry ce serait compliqué... J'ai eu à ma plus grande surprise quelques votes pour Serdaigle... je me tâte encore, je connais aucun personnage là-bas ou alors ça changerait vraiment toute l'histoire et me connaissant ça partirait en cacahuète... Et quelques voix pour Pouffsouffle... qui me plaît énormément puisque c'est MA maison... Donc je sais pas trop... J'avais dans l'idée de l'envoyer à Gryffondor pour une autre raison que je vous expliquerais plus tard... Dites moi si vous voyez des fautes !

Ha j'oubliais : disclaimer :tout est à JK Rowling bien évidement.

Kiss, bonne lecture !

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Chapitre 3 : Les lettres de nulle part.

Lorsqu'il se réveilla à nouveau, il était dans sa chambre, au manoir Snape, et personne ne le veillait. Heureusement d'ailleurs, il aurait été gêné de voir son oncle (ou presque) s'inquiéter pour lui, il se leva avec difficulté et se remémora les événements de... la veille ? D'il y a quelques heures ? Il observa son réveil, dix heure vingt-neuf, de la veille donc. Harry s'habilla rapidement, de manière sorcière cette fois, après avoir pris une douche et descendit rejoindre son tuteur :

- Sev' ? T'es où ?

Des bruits de pas précipités se firent entendre et Harry se retrouva étouffé dans une étreinte désespérée, serré contre une robe noire qu'il ne connaissait que trop bien. Souriant et heureux de cet élan d'affection, il rendit son étreinte à celui qui l'avait élevé. Lequel sembla frapper par l'intensité de son geste et se retira immédiatement des bras de Harry, il fit semblant de ne pas voir l'éclair déçu dans ses yeux et fit sèchement :

- Je peux savoir ce qu'il t'a pris ? Tu es resté quatre jours endormi ! Quatre jours ! Tu m'as fais une de ces peur ! Pour un vulgaire serpent, je n'allais pas le tuer ! Et je t'ai déjà dis de m'appeler Tonton ou autre mais pas par mon prénom, ni un surnom d'ailleurs.

- Mais il ne nous voulait aucun mal, il est gentil ! Il est où d'ailleurs ?

Severus lui fit un vague signe de la main pour lui dire de le suivre et se dirigea vers le salon. Là, Harry vit un aquarium contenant l'animal toujours miniaturisé, il s'approcha de la vitre et observa l'animal, il semblait aller bien mais dormait pour l'instant.

- Dis, je peux l'adopter ? Demanda le garçon innocemment.

Étonnamment l'adulte haussa les épaules :

- Comme tu veux mais si il devient dangereux pour qui que ce soit je le renvois au Brésil.

Le Survivant sourit largement puis marmonna qu'il ne savait même pas si le serpent voudrait rester avec lui. Histoire de se changer les idées il se dirigea vers la porte, où les hiboux déposaient le courrier la nuit.

Il y avait trois lettres : une carte postale d'il ne savait qui qui était en vacance à l'île de Wight, une enveloppe de papier kraft qui devait être une facture et... une lettre pour Harry !

Le garçon la contempla bouche bée. Son cœur faisait de grands bonds dans sa poitrine, comme une balle en caoutchouc. De toute sa vie, personne, jamais, ne lui avait écrit. D'ailleurs qui aurait pu le faire ? Il n'avait pas d'amis puisqu'il prenait des cours à domicile et pas de parents à part l'oncle et la tante desquels Severus l'avait sauvé. Et pourtant, il avait entre les mains une lettre dont l'adresse ne pouvait prêter à confusion :

Mr H. Potter

Dans la chambre en face de l'escalier

Manoir Snape

L'enveloppe, lourde et épaisse, était faite d'un parchemin jauni et l'adresse était écrite à l'encre vert émeraude. Il n'y avait pas de timbre. C'était la lettre de Poudlard ! Celle qui lui dirait qu'il pouvait étudier la magie ! En plus comme ça il pourrait passer toute l'année auprès de Severus, il ne serait plus obligé de se terrer dans une chambre du manoir Malefoy en ayant l'interdiction d'en sortir ou d'être surveillé par un elfe de maison.

En retournant l'enveloppe, les mains tremblantes, Harry vit un sceau de cire frappé d'un écusson qui représentait un aigle, un lion, un blaireau et un serpent entourant la lettre « P ». Ce fut le moment où il ouvrait la lettre que choisit le professeur de potions pour venir voir ce qu'il faisait, apercevant la lettre, il la lui arracha des mains et dit d'une voix faussement contrôlée :

- Vas dans ta chambre, cette lettre est une erreur...

Harry fronça les sourcils :

- Quoi, mais il y a mon nom et mon adresse sur cette lettre ! C'est celle de Poudlard.

- Justement, rétorqua Severus, il y a ton adresse. Tu n'es pas censé habiter ici, je t'ai enlevé !

Le garçon se radoucit et tira son oncle par la manche vers le salon, après s'être assit l'un en face de l'autre, Harry prit la parole :

- Severus...

Ce dernier tiqua à l'utilisation de son prénom mais ne dit rien.

- …je sais que je ne suis pas sensé vivre ici mais c'est ici chez moi maintenant et je n'ai pas l'intention de déménager, alors les gens devront bien s'y habituer.

Le professeur de potion soupira :

- Ce n'est pas aussi simple, je n'étais pas sensé de base venir te chercher.

- Mais c'est mieux comme ça ! Je suis heureux avec toi, moi !

- Ce n'est pas suffisant enfin ! Tout aurait été plus simple si je t'avais laissé là-bas.

En d'autres circonstances, Harry aurait été triste d'entendre son tuteur dire ça, mais il savait qu'il paniquait juste et de toute manière, il était trop en colère pour y faire attention :

- Il y a forcément une solution, il faut juste essayer d'y réfléchir mais je t'interdis de regretter de m'avoir récupéré !

Severus releva brusquement la tête, comme frappé par une illumination.

- Mais oui, bien sûr... Il n'y a pas de souci si je ne t'ai pas récupéré... Harry, écoutes-moi bien mon garçon, je vais superposer des souvenirs de comment se serait passer ta vie avec ton oncle et ta tante à ta mémoire. Puis quand tu recevras à nouveau cette lettre, tu t'arrangeras pour qu'ils la voient, je vais de mon côté aussi trafiquer leur mémoire afin qu'ils tentent à tout pris de fuir les lettres. Le vieux citronné va forcément envoyer quelqu'un te chercher, probablement cette brute de Hagrid, je m'arrangerais pour me proposer à aller te chercher, après tout, je sais transplaner.

Harry fixa son parrain, éberlué, le revirement de situation était brusque et inespéré, il s'était presque attendu à devoir le réconforter en cas de dépression, mais apparemment il n'en aurait pas besoin. Alors il se contenta de hocher la tête après avoir simplement murmuré :

- Je te fais confiance.

Il vit un éclair de lumière verte et ses souvenirs disparurent, aussitôt remplacés par d'autres. Il s'évanouit.

Severus ferma un instant les yeux, si quelqu'un l'avait vu, il aurait prétendu avoir une poussière dans l'oeil, mais en réalité il était triste de ce qu'il faisait à Harry.

- Pardonnes-moi, murmura-t-il face au visage endormi.

Mais Harry ne l'entendit pas, il commençait déjà à apprendre sa nouvelle vie, comment son oncle et sa tante le considéraient, combien il était écrasé par la présence de Dudley et toutes les horreurs auxquelles il n'avait finalement pas échappé.

Un mois et demi passa, durant ce laps de temps il se fit poursuivre par Dudley plus de fois qu'il ne pourrait en compter et appris à détester sa nouvelle famille sans savoir qu'il y échapperait un jour. Sans savoir que Severus Snape s'activait de son côté pour aller lui-même chercher Harry. Pendant ce mois et demi, l'anniversaire de Dudley eut lieu, ce dernier fut déçu lorsqu'il vit qu'un boa constrictor avait mystérieusement disparu et Harry eut un goût désagréable dans la bouche toute la journée, comme s'il se sentait responsable sans savoir pourquoi. Il finit inconsciemment par adopter une routine consistant essentiellement à préparer le repas et effectuer les tâches ménagères des Dursley, mais cette routine allait être brisée de longues semaines après son arrivée dans la maison.

Lorsqu'il se réveilla dans son placard, après s'être habillé d'anciennes affaires de son cousin, il se dirigea vers la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Une odeur pestilentielle se dégageait d'une grande bassine posée dans l'évier de la cuisine. Harry s'approcha et vit de vieilles guenilles qui flottaient dans une eau grisâtre.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il à la tante Pétunia.

Elle pinça les lèvres, choquée qu'il ait l'audace de poser la question.

- C'est ton nouvel uniforme, dit-elle.

- Ha bon ? S'étonna Harry en regardant à nouveau la bassine. Je ne savais pas qu'il fallait le faire tremper dans l'eau.

- Ne fais pas l'idiot, répondit sèchement la tante Pétunia. J'ai teint en gris des vieilles affaires de Dudley. Ça te suffira bien comme uniforme, il ne sera guère différent des autres.

Harry en doutait, mais il était inutile de discuter. Il se demanda à quoi il ressemblerait, là-dedans, le jour de la rentrée.

Dudley et l'oncle Vernon entrèrent dans la cuisine en fronçant le nez à cause de l'odeur que répandait la bassine. L'oncle Vernon ouvrit son journal et Harry eut l'impression étrange que d'habitude un homme s'asseyait à côté de lui en lui demandant si il avait bien dormi, mais son oncle ne fit rien. Quant à Dudley il donna un coup sur la table avec sa canne, dont il ne se séparait plus. Mais depuis quand, s'interrogea furtivement Harry avant de se rappeler la journée de la veille.

Ils entendirent alors le facteur glisser le courrier dans la boîte aux lettres de la porte d'entrée. Un facteur ? Le courrier n'était-il pas distribué par hibou en temps normal ?

- Va chercher le courrier, Dudley, dit l'oncle Vernon sans lever le nez de son journal.

- Harry n'a qu'à y aller, dit Dudley.

- Va chercher le courrier, Harry.

- Dudley n'a qu'a y aller, dit Harry.

- Donne-lui un coup de canne, Dudley.

Harry évita la canne et alla chercher le courrier. Il y avait trois lettre : une carte postale de Marge, la sœur de l'oncle Vernon, qui était en vacances à l'île de Wight. N'y avait-il pas une autre connaissance de son oncle sur cette île ? Bref, restait une enveloppe de papier kraft qui devait être une facture et... Une lettre pour Harry.

Ce-dernier la contempla, seulement à moitié surpris sans savoir pourquoi, il ne savait pas qui lui avait écrit mais l'adresse ne prêtait pas à confusion :

Mr H. Potter

Dans le placard sous l'escalier

4, Privet Drive

Little Whinging

Surrey

L'enveloppe, quoique étrange comparée aux lettres classées dans la catégorie normales par Harry n'étonna pas Harry, l'enveloppe était jaunie, comme si elle avait attendue une dizaine d'année avant d'être envoyée. Le sceau de cire frappé d'un écusson qui représentait un aigle, un lion, un blaireau et un serpent entourant la lettre « P » ne semblait pas inconnu au jeune homme sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi. « Tu t'arrangeras pour qu'ils la voient », les paroles raisonnèrent dans la tête de Harry et il s'exécuta. Il retourna dans la cuisine et distribua le courrier, puis s'assit à sa place, presque en face de Dudley, il observa sa lettre en souriant et se décida à l'ouvrir.

- Papa ! S'écria soudain son cousin. Papa, regarde ! Harry a reçu quelque chose.

Lequel décida de ranger précipitamment la lettre sous son tee-shirt et s'éloigner du garçon mais l'oncle Vernon fut plus rapide, fait étonnant au vu de sa corpulence et réussit à la lui arracher.

- Qui donc t'écrirait ? Dit-il d'un ton plein de mépris.

Il observa la lettre et sembla se liquéfier :

- Dans vos chambres. Immédiatement ! Hurla-t-il aux deux enfants.

Harry fit mine de résister et de vouloir lire la lettre avant de déguerpir lorsque l'homme rugit :

- DEHORS !

Harry s'assit contre le mur tandis que Dudley collait son œil à la serrure, il s'interrogeait sur son comportement, Harry bien sûr, l'autre étant incapable d'aligner deux pensées cohérentes. Il suivait des ordres dont il ne connaissait pas la provenance mais se sentait forcé à les écouter, il se sentait stupide, la seule lettre qu'il recevait de sa vie allait assurément finir brûlée ou déchiquetée, et quel genre de personne s'ennuierait à lui renvoyer la lettre s'il n'avait pas répondu ? De longues minutes plus tard, l'oncle Vernon et la tante Pétunia sortirent enfin de la pièce, ils trouvèrent Dudley l'oreille collée contre la porte ce qui valut une punition à Harry parce qu'il n'avait pas su empêcher son cousin d'écouter. Le garçon eut beau protester, il n'eut droit qu'à deux regards noirs de la part des adultes, et un autre narquois ainsi qu'un doigt d'honneur à demi-caché derrière la main de Dudley. Il en fit abstraction et décida de poser la question qui lui brûlait les lèvre :

- Où est ma lettre ?

- C'était une erreur, gronda l'oncle Vernon, ne pose pas de questions.

Le regard dangereux que lui envoya l'adulte le dissuada de plus l'interroger, il déglutit et serra les points, furieux de ne pas avoir caché la lettre. L'oncle reprit :

- Au fait, préparez votre valise, on part en vacances !

Harry haussa un sourcil, surpris, jamais les Dursley ne l'avaient emmenés en vacance avec eux, ils le laissaient toujours avec Mrs Figg, ça cachait quelque chose. Voyant qu'il ne bougeait pas -Dudley avait couru préparer ses affaires- l'oncle Vernon cria :

- MAINTENANT !

Le jeune garçon sursauta et se précipita dans son placard, où il rassembla rapidement les affaires propres qu'il avait dans une valise. Lorsqu'il ressortit, il demanda brusquement :

- Combien de temps partons nous ?

Personne ne daigna lui répondre et il observa avec effarement l'oncle Vernon clouer la boîte aux lettres. De longues heures plus tard –comme quoi Harry n'aurait pas eu besoin de se presser- les Dursley furent enfin prêts à partir, ce qu'il firent d'ailleurs vers quatorze heure après avoir manger.

Ils passèrent une demi-journée et une nuit dans un hôtel de leur ville, le lendemain matin, quatre lettres attendaient Harry à la réception. Ce dernier se battit presque avec, simultanément, son oncle, son cousin et sa tante pour tenter de récupérer les lettre mais perdit la bataille. Ils partirent rapidement dans un autre hôtel où ils passèrent une agréable journée, même Harry se consola en se disant que peut-être demain il en recevrait encore d'autres. Effectivement, ils furent informés le lendemain matin qu'une quinzaine de lettres attendaient un certain Harry Potter. Le garçon ne chercha même pas à se battre pour en avoir une, il sourit malicieusement à son oncle, ce qui eut pour effet de le rendre rouge de colère et de hurler sur la pauvre réceptionniste de brûler les lettres. Ils partirent tard dans l'après-midi, se rendant bien compte que les lettres n'arrivaient que le matin, la petite famille passa la soirée dans la voiture et finalement, Pétunia et Dudley furent déposés dans un hôtel tandis que Harry et l'oncle Vernon passaient la nuit dans la voiture. De longues heures après, ils furent réveillés par des bruits de coups sur les vitres de la voiture et aperçurent des dizaines de hiboux toquer contre celles-ci, l'oncle Vernon réussit finalement à les chasser mais récupéra plus d'une cinquantaine de lettres et de fientes sur sa carrosserie à la plus grande satisfaction de Harry qui ne réussit tout de même pas à en dissimuler une. Lorsque la tante Pétunia entendit le récit de l'arrivée des chouettes de la bouche de son mari, elle serra les lèvres et murmura :

- Il faut aller quelque part où ils ne nous trouveront pas. Où ils ne pourront pas venir.

L'oncle Vernon sembla frappé d'une illumination et disparut de la journée sans dire où il allait. Lorsqu'il revint enfin, la nuit était tombée depuis longtemps, il dit à son fils et sa femme de le suivre et agrippa Harry par le col pour le traîner dans une barque. Là, il les emmena loin, très loin dans la mer où, sur une minuscule île, trônait une bâtisse en bois qui menaçait de s'envoler à cause du vent. Lorsqu'il observa la bâtisse Harry se rappela brusquement quel jour on était, pourquoi ? Parce qu'il n'était pas censé pleuvoir ce jour-ci, il n'était pas censé y avoir du vent à cette période de l'année. Il avait toujours fait beau aux alentours de son anniversaire, surtout la veille et le jour même. Voilà, le lendemain il aurait onze ans, il y avait de cela quelques années il avait reçu un cintre et de vieilles chaussettes ayant appartenu à l'oncle Vernon. Il avait cependant le vague souvenir d'une photo d'une femme offerte en cadeau mais il ne se souvenait pas du visage de la femme ni qui la lui avait offerte.

- On prévoit une tempête pour cette nuit, dit l'oncle Vernon d'un ton joyeux, et en frappant des mains.

Harry hocha distraitement la tête, distrait et abattu, personne ne viendrait lui amener ses lettres ici, personne. « Je m'arrangerais pour me proposer à aller te chercher » encore cette voix que Harry n'arrivait pas à identifier et qui lui donnait mal à la tête, comme un souvenir lointain cherchant à refaire surface. Le Survivant entra dans la cabane, l'endroit était épouvantable, il y régnait une odeur d'algue, le vent sifflait à travers les fissures des murs en planches et la cheminée humide ne comportait pas la moindre bûche. Il n'y avait que deux pièces.

Les provisions de l'oncle Vernon étaient plutôt maigres, un paquet de chips chacun et quatre bananes. Harry dût céder la moitié de son paquet à Dudley et observa tristement son oncle essayer en vain de faire du feu avec les emballages des chips.

- C'est maintenant qu'on aimerait avoir quelques unes de ces fichues lettres pour faire un bon feu.

Harry hocha la tête distraitement, peu enclin à la conversation, de toute manière personne ne lui parlait jamais. La tante Pétunia et l'oncle Vernon s'installèrent dans la chambre voisine sur un vieux lit défoncé et la femme trouva des couvertures qu'elle donna en grande partie à Dudley pour qu'il soit confortablement installé dans le canapé, Harry s'enroula dans une couette à même le sol. Alors que les ronflements de l'oncle Vernon et de son cousin résonnaient dans toute la bâtisse, le garçon ne parvenait pas à trouver le sommeil, il frissonnait, se tournant et se retournant dans la couverture la plus miteuse que la tante Pétunia lui avait déniché. Au poignet de Dudley brillait une montre au cadran lumineux, dans dix minutes exactement, Harry aurait onze ans, il décida de rester éveillé afin d'assister à ce qu'il aurait souhaité être un jour particulier, un jour magique.

Il se mit à se demander ce qu'étaient les lettres. Celles de Poudlard. L'école de magie d'Écosse. Comment savait-il cela ? Ha oui, c'était Severus qui le lui avait dit, l'homme qui l'avait élevé. Qui ? Severus Snape, le maître des potions que personne n'aimait. Celui qui lui parlait de sa mère. Et de son père avec beaucoup moins d'entrain. Dans le noir, Harry écarquilla les yeux, le souffle coupé. Il se souvenait, plus jamais il n'aurait à subir sa soi-disante famille, en fait il n'avait eu à les supporter que quelques semaines. Il ferma les yeux, Severus allait venir le chercher, il ne laisserait pas cette brute d'Hagrid le faire à sa place. Quand il était sincère Harry devait avouer qu'il adorait cet homme ténébreux (malgré ses cheveux gras que Harry le forçait à laver, il n'y parvenait qu'une fois par mois environ malheureusement). Il ne l'aurait jamais trahis, c'était pour cela qu'il savait que Severus allait arriver dans peu de temps. Qu'il le sortirait de cet enfer. Pour lui ça avait été une évidence lorsque l'homme lui avait raconté qu'il l'avait enlevé, aux yeux de Harry, il l'avait sauvé, alors il avait décidé de toujours lui être fidèle. C'était ce sentiment qui avait engendré ses disputes avec Malefoy, il était jaloux. Jaloux de l'attention que l'homme portait à ce prince pourri gâté alors que lui ne réclamait jamais rien. Il savait que le Manoir Snape était certes imposant mais ça ne voulait pas dire qu'il conservait des richesses, bien au contraire. Ils avaient bien assez pour vivre, bien plus que les Weasley dont se plaignait tout le temps son parrain, mais les plus grosses dépenses de l'année avaient lieu lors de l'anniversaire de Draco. Il voyait bien que Severus tentait simplement de garder la face et c'était pour cela qu'il avait conclut « l'accord » avec l'homme. L'accord qui stipulait que Harry ne devrait jamais demander de cadeaux ou faire des dépenses inutiles et en contrepartie... Peu importait, c'était pour plus tard. Dans quelques instant. Harry songea à Draco, le garçon l'avait toujours méprisé mais il était certain que lorsqu'il saurait qui il était vraiment, Harry Potter, il lui tendrait la main, et Harry se ferrait alors une joie de l'humilier. En fait, Severus n'avait dit qu'à Lucius qui était vraiment le garçon apparu du jour au lendemain chez lui. Il lui avait fait faire un serment inviolable comme quoi il ne nuirait jamais au sus-dit garçon. Pour les autres, Narcissa, Pansy, Draco, Théodore ou Blaise, les seules personnes que Harry connaissait finalement, il était le neveu de Severus ou un lointain cousin, bref, il s'appelait Harry Snape et non Potter. Et il comptait sur son « oncle » pour faire en sorte que les choses restent comme ça.

Plus qu'une minute et il aurait onze ans.

Plus qu'une minute et Severus viendrait le chercher.

Harry se leva, était-ce le vent qui frappait si fort contre les rochers?

Vingt secondes.

Et ce craquement... ce n'était pas la cabane quand même ?

Dix. Neuf...

Toute la cabane se mit à grincer.

Trois... Deux... Un...

BOUM ! BOUM !

Le sang de Harry se glaça. Non, impossible. IL ne ferait jamais une chose aussi peu délicate. IL se serait contenté d'ouvrir la porte en faisant claquer sa cape. IL aurait toisé la pièce du regard avant de voir Harry recroquevillé sur le sol. IL se serait avancé en silence, empêchant le moindre commentaire de la part de son oncle, sa tante ou son cousin d'un regard glacial. IL leur aurait rendu leurs souvenirs d'un coup de baguette. IL se serait accroupi à côté de Harry et lui aurait lancé un sort pour le réchauffer tout en le prenant dans ses bras. IL aurait lancé un dernier regard froid aux Moldus et se serait tourné dans un mouvement de cape vers la porte. Puis IL aurait transplané. IL lui aurait ensuite offert un chocolat chaud sans un mot. IL lui aurait raconté son entrevue avec le vieux citronné et lui aurait dit avoir dû faire des pieds et des mains pour venir le chercher. Puis ils aurait parlé.

Zéro.

Harry avait onze ans et c'était Hagrid qui se tenait dans l'embrasure de la porte.

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Oui, je sais, je suis méchante. Mais c'était important. J'allais pas faire un truc simple non plus! À la prochaine! Kiss! J'aimerais juste mentionner une guest qui a voulu m'envoyer une review mais n'a pas réussi, j'ai pas ton pseudo mais t'as laissé une review à ma soeur Pakalos, là elle me répond pas alors que je dois poster ça... Donc j'ai pas ton nom, mais je me souviens que ça m'avait beaucoup touché quand elle me l'avait lu! Alors merci beaucoup et j'essaierais de te mentionner dans le prochain chapitre!

À propos du prochain chapitre! Je pars à un stage de judo à Montpellier là et donc je ne pourrais pas ni écrire ni publier... Juste pour vous prévenir! Kiss