Salut les gens! Un chapitre un peu plus court pour cette fois mais où on installe vachement plus la suite de l'histoire, pardonnez-moi pour ce retard, mais j'ai dû partir à deux stages de judos... Et en plus je suis en plein déménagement... Pakalos soutiens moi...À propos d'elle, elle a écrit une histoire pour un concour Harry Potter sur ShortEdition, si vous avez facebook c'est simple pour vous créer un compte, sinon il suffit d'une adresse mail, je vous conseille vivement d'aller lire, c'est vraiment super bien écrit! Voilà, voilà. Cloups j'allais oublier, ça s'appelle "Ces Yeux Qui M'accusent" et ça raconte les sentiments de Snape... N'hésitez pas à me dire en reviews si vous voyez des fautes, si vous avez aimé, pas aimé, et toujours cette histoire de maison. J'ai vraiment besoin de mettre le disclaimer à chaque fois? Kiss!
.oO0Oo.
Chapitre 4 : Le gardien des clefs.
BOUM ! BOUM !
On frappa à nouveau. Dudley se réveilla en sursaut.
- C'était un coup de canon ? demanda-t-il bêtement.
Il y eut un grand bruit derrière eux et l'oncle Vernon entra dans la pièce en glissant par terre. Il tenait un fusil à la main. À présent, ils savaient ce que contenait le long paquet qu'il avait eu sous le bras la veille, Harry songea qu'une telle arme, bien que rassurante serait inefficace face au demi-géant.
- Qui est là ? cria l'homme. Je vous préviens, je suis armé !
Il y eut un instant de silence, puis...
CRAAAAAC !
On cogna sur la porte avec tant de force qu'elle fut arrachée de ses gonds et tomba à plat sur le sol dans un fracas assourdissant.
Le géant se glissa à l'intérieur de la masure en inclinant la tête pour ne pas se cogner contre le plafond. Il se pencha, ramassa la porte et la remit sans difficulté sur ses gonds. Au dehors, le vacarme de la tempête s'était un peu atténué. Il se retourna et les regarda :
- Si vous aviez une tasse de thé, ce ne serait pas de refus, le voyage n'a pas été facile.
Il s'avança vers le canapé où Dudley était resté assis, pétrifié de terreur.
- Bouge-toi un peu, gros tas, dit-il.
Dudley poussa un petit et courut se réfugier derrière sa mère, tout aussi terrifiée, qui se cachait elle-même derrière l'oncle Vernon. Harry décida à ce moment là qu'il aimait bien le géant et qu'il dérogerait avec plaisir à l'un des conseils de Severus Snape. Il deviendrait ami avec le géant.
- Et voilà Harry ! s'exclama ce dernier.
Harry leva la tête vers son visage hirsute et vit de petites rides apparaître autour de ses yeux en forme de scarabée : le géant souriait.
- La dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais encore qu'un bébé, dit-il. Tu ressembles beaucoup à ton père, mais tu as les yeux de ta maman.
L'oncle Vernon poussa un drôle de grognement.
- Monsieur, j'exige que vous sortiez d'ici immédiatement, dit-il. Vous avez commis une violation de domicile avec effraction.
- Ah, ça suffit, Dursley, espèce de vieux pruneau ! Se fâcha le géant.
Harry songea distraitement qu'il y avait mieux comme insulte mais Hagrid acheva de lui plaire lorsqu'il tendit le bras, arracha le fusil des mains de l'oncle Vernon, fit un nœud avec le canon aussi facilement que s'il avait été en caoutchouc et le jeta dans un coin de la pièce.
L'oncle Vernon émit à nouveau un drôle de bruit, comme une souris sur laquelle on aurait marché.
- Je te souhaites un bon anniversaire, Harry, dit le géant en tournant le dos aux Dursley. Je t'ai apporté quelque chose. J'ai dû m'asseoir un peu dessus pendant le voyage, mais ça doit être très bon quand même.
Il tira d'une poche intérieure de son manteau noir une boîte en carton légèrement aplatie. Harry l'ouvrit en tremblant et découvrit à l'intérieur un gros gâteau au chocolat un peu fondu sur lequel était écrit avec un glaçage vert : « Joyeux anniversaire Harry ».
Harry leva les yeux vers le géant. Il songea avec tristesse à la cuisine de Severus, à tout ce que l'homme avait fait pour lui, à tous ces gâteaux ratés et maladroits que le professeur de potion n'avait pas l'habitude de préparer et à la touche d'amour qu'il y avait derrière chacun de ces essais. Le Survivant s'entendit dire d'une voix faible :
- Merci Hagrid.
Le géant eut un petit rire et ne sembla pas se rendre compte qu'il ne s'était pas présenté.
- Mais de rien Harry.
Il serra Harry contre son torse, achevant presque de détruire le gâteau et d'étouffer notre héros favori.
- Et ce thé ? Il faudrait peut-être y penser, dit-il en se frottant les mains. Remarquez, si vous avez quelque chose d'un peu plus fort, je ne serais pas contre.
Son regard tomba sur la cheminée vide. Il se pencha dans l'âtre et Harry le vit secouer son parapluie pour allumer le feu magiquement, il sortit ensuite différentes choses de son manteau : une bouilloire en cuivre, un paquet de saucisse ramolli, un tisonnier, une théière, des tasses ébréchées et une bouteille qui contenait un liquide ambré dont il avala une gorgée avant de préparer le thé. Merlin seul savait comment cette dernière avait réchappée au voyage. Bientôt, l'odeur des saucisses grillées qu'on entendait grésiller dans la cheminée se répandit dans la cabane et Dudley commença à frétiller.
- Dudley, ne touche à rien de ce qu'il te donnera, dit sèchement l'oncle Vernon.
Le géant eut un petit rire narquois.
- Votre gros lard de fils n'a pas besoin d'engraisser davantage, Dursley, ne vous inquiétez pas.
Il donna les saucisses à Harry qui avait tellement faim que rien ne lui avait paru aussi délicieux, il envoya un petit sourire à Dudley en croquant la saucisse et n'eut pas besoin de se forcer pour avoir l'air de vraiment les apprécier. Il se tourna ensuite vers les Dursley et dit :
- Je ne voudrais pas être désagréable mais la conversation qui va suivre concerne les adultes alors veuillez aller autre part.
Les Dursley s'empressèrent de se réfugier dans la pièce d'à côté et Hagrid tendit une lettre à Harry, la lettre de Poudlard. Il la saisit avec appréhension et lut sur l'enveloppe : « Mr H. Potter, sur le plancher de la cabane au sommet du rocher, en pleine mer. », il l'ouvrit et lut la lettre qu'elle contenait :
COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
Commandeur du Grand-Ordre de Merlin
Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers
Cher Mr Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice adjointe
Harry eut un léger sourire :
- Hagrid, je n'ai pas de hibou.
- Mille Gorgones, j'allais oublier ! s'exclama en se donnant sur le front une tape qui aurait suffi à renverser un cheval de trait.
D'une seconde poche intérieure de son manteau, il tira alors un hibou – un vrai hibou bien vivant qui avait l'air un peu froissé -, une longue plume d'oie et un rouleau de parchemin. La langue entre les dents, il se mit à griffonner un mot que Harry, face à lui, parvint à lire à l'envers :
Monsieur le directeur,
J'ai donné sa lettre à Harry. Je l'emmène acheter ses affaires demain. Le temps est affreux. J'espère que vous allez bien.
Hagrid
Harry songea qu'il aurait pu signer : « Votre bien aimé » au vu de sa dévotion mais il n'était pas fou au point d'en faire la remarque. Hagrid roula le billet et le donna au hibou qui le prit dans son bec, puis il alla ouvrir la porte et jeta l'oiseau au-dehors, en pleine tempête. Il revint ensuite s'asseoir sur le canapé comme si ce qu'il venait de faire n'était pas plus étonnant que de passer un coup de téléphone.
À ce moment, l'oncle Vernon, le teint grisâtre mais l'air furieux, vint se poster près de la cheminée.
- Il n'est pas question qu'il s'en aille, dit-il.
Hagrid poussa un grognement mais Harry intervint :
- Et je me demande bien ce qu'un Moldu dans votre genre pourra bien faire, mon cher oncle.
- Quand nous t'avons pris avec nous, nous nous sommes jurés d'en finir avec ces balivernes, dit l'oncle Vernon. Juré que nous allions te débarrasser de tout ça.
Harry était impressionné du courage du Moldu, il comptait réellement l'en empêcher. Cependant, il avait envie de finir sa nuit, et sa voix fut froide et tranchante lorsqu'il prit la parole.
- Mon cher oncle. Si vous vous inquiétez de ne plus toucher l'argent que vous recevez en m'hébergeant n'ayez crainte. Il n'a jamais été interdit d'envoyer un enfant en pension. Et sachez que si jamais cet argent venait à vous être retiré à cause de cela, je m'assurerais personnellement de vous verser de l'argent depuis le compte de mes parents, à Gringott's. Dans le cas où malgré ma proposition vous m'empêcheriez d'aller à Poudlard, sachez que je ferais de votre vie un véritable enfer. Vous deviendrez les voisins étranges du quartier. Maintenant, veuillez nous laisser, j'aimerais finir ma nuit et Hagrid et moi avons une journée chargée demain.
Il avait avancé d'un pas à chaque phrase, acculant l'oncle Vernon à la cheminée, le Moldu couina et disparut dans la chambre d'à côté.
- Tu sais, commença le géant, je sais ce que signifie le fait d'être élève à Poudlard. J'y ai été avant, mais à cause d'un concours de circonstance, je n'ai pas pu y rester et Dumbledore m'a sauvé la vie en me nommant garde-chasse. Et je ne peux plus faire de magie, c'est pour ça que quand il m'a dit que je pourrais en faire pour le trajet, j'étais très heureux de venir te chercher.
- Il n'y avait personne d'autre qui souhaitait venir ?
Hagrid eut un léger rire :
- Ho si ! Tout le monde se battait presque pour toi. Le plus drôle c'était la vieille McGo voulait, je ne l'avais jamais vu avec le chignon de travers, je crois que je vais en rire jusqu'à ma mort. Même Snape insistait pour venir te chercher ! Tu imagines, il avait l'air désespéré alors que de base il était l'ennemi juré de ton père.
Harry déglutit, ainsi Severus avait bel et bien fait tout son possible pour le sortir de là...
- Ceci dit, c'était aussi le meilleur ami de ta mère jusqu'à ce que... ce n'est pas à moi de te dire cela. Il a dû vouloir venir voir si tu ressemblais plus à ta mère ou à ton père. Enfin, c'était une tentative inutile, il ne saurait même pas être aimable avec un roi, ça ne marcherait pas du tout entre vous.
Harry sourit faiblement tout en se remémorant toutes les fois où Severus lui avait paru sensible, gentil, aimant, paternel. Et étrangement, il resta plongé dans ses pensées pendant longtemps jusqu'à ce que Hagrid l'en tire.
- Tu n'as qu'à dormir là-dedans. Ne t'inquiètes pas s'il remue un peu. Il doit y avoir un ou deux loirs dans une des poches.
Le Survivant hocha la tête et demanda une dernière fois :
- C'est quel genre de personne, ce Snape ?
- Pas le genre aimable, surtout avec les Gryffondors, il les déteste. Tu imagines que lui et ses cheveux gras vont jusqu'à traîner dans les couloirs la nuit pour vérifier si aucun rouge et or n'est dehors ? C'est le professeur de potion et le directeur de Serpentard. Il est craint par les élèves mais dans son dos, tout le monde en dit du mal. Son plus redouté surnom est La Chauve-Souris Graisseuse des Cachots, il est infernal mais il le mérite bien.
Harry se roula en boule en serrant autour de lui le manteau de Hagrid, il écrasa la larme silencieuse qui avait roulé sur sa joue et émit un petit rire :
- Oui, je suis sûr qu'il le mérite. Bonne nuit, Hagrid.
Il fallait qu'il s'habitue aux insultes sur Severus, sinon il risquait de se mettre tout Poudlard à dos... Cependant, il serait sûrement détesté au vu de ce qu'il comptait faire. Il se vengerait de Dumbledore, il l'avait empêché de revoir celui qui l'avait élevé sûrement dans l'espoir de diriger sa vie et de tout contrôler. Il se vengerait aussi de Severus pour ne pas avoir bravé les interdictions du vieux citronné.
