Disclamer : Harry Potter et son univers appartiennent à J.K.Rowling, je ne gagne aucun argent en m'appuyant sur ses œuvres.

Merci à mon amie Sploutch pour son aide et ses corrections.

Merci à tous d'avoir suivi mon histoire jusqu'à présent, et merci à ceux qui me laissent des commentaires, ça me permet de voir que je ne plante pas complètement. D'ailleurs si comme moi vous trouvez que l'histoire serait aisément améliorable, n'hésitez pas à me faire part de vos observations ou conseils.

Dernier chapitre d'introduction. Comme le précédent, il est très proche de l'histoire originelle. La suite devrait être plus personnelle.

Chapitre 3 – Discussion avec un chapeau

Harry arriva à la gare de King Cross avec suffisamment d'avance. Il traversa la barrière entre la voie 9 et 10 sans se faire remarquer des moldus présents, la discrétion étant presque devenue une seconde nature pour lui. Son billet indiquant la voie 9 ¾, il s'était douté d'une particularité du monde magique et s'était renseigné auprès de Tom. Il en était heureux : jamais il n'aurait trouvé et aurait eu l'air malin, perdu dans une gare à la recherche d'une voie a priori inexistante.

Sans se soucier de ce qui se passait sur le quai, il chercha des places libres et, traînant laborieusement ses bagages derrière lui, il s'installa dans un compartiment inoccupé. Il sortit un livre sur la magie théorique et attendit le départ.

Au bout d'un certain temps, il fut rejoint par un grand dadais aux cheveux roux et au visage parsemé de taches de rousseur.

- La place est libre? s'enquit celui-ci, désignant le siège en face de Harry. Les autres compartiments sont pleins.

Harry hocha la tête d'un air absent, se désintéressant de la question.

Le voyage commença en silence, Harry étant plongé dans sa lecture, mais sa tranquillité ne dura qu'un temps : son collègue s'ennuyant manifestement avait décidé d'engager la conversation.

- Qu'est-ce que tu lis ?

- Un livre du programme, je viens d'apprendre que je suis un sorcier, j'espère rattraper vite mon retard, expliqua Harry d'un ton morne.

- Tu sais, tu ne seras pas le seul, plein d'autres enfants de moldus n'ont jamais entendu parler de magie avant cet été mais ils apprennent vite. Et puis vous n'avez pas grand chose à nous envier, on en connaît peut-être un peu plus que vous sur les sorciers, mais de toutes façons on n'a pas de baguette magique avant nos 11 ans, comme vous ...

- Oh ... fit Harry, relevant la tête, mi-surpris, mi-énervé. J'imagine que Dumbledore n'a pas jugé bon de me dire ...

- Tu veux dire que tu as vu Dumbledore ? Pourquoi s'est-il déplacé ? demanda l'autre sincèrement surpris.

- Euh ... j'imagine qu'il avait peur de me perdre à nouveau, fit Harry avec ironie.

Son interlocuteur le fixait et, son regard se posant sur sa cicatrice, il demanda :

- Dis moi ... Tu t'appelles comment ?

Son attitude était un brin impolie, mais Harry, commençant à être habitué à ces marques particulières d'attention ne s'en formalisa pas et répondit, du ton de celui qui s'aventure sur un terrain hasardeux :

- Harry Potter, et toi ?

- Je le savais ! s'écria le roux. Normal que Dumbledore se soit déplacé pour toi ! Mais pourquoi dis-tu qu'il t'avait perdu ?

- Hum, à qui ai-je l'honneur ? demanda Harry, répétant sa question.

Son camarade rougit et, gêné, se présenta.

- Ron Weasley, désolé.

Et, voulant faire oublier sa maladresse, il changea de sujet, optant peut-être pour un pire encore :

- C'est ici que tu sais qui ... demanda-t-il, indiquant sa cicatrice.

- C'est ce qu'on m'a dit, répondit Harry, blasé. Mais bon, je ne me souviens que d'une lumière verte ...

Ron fixait Harry comme s'il était un animal rare, puis, comme s'il s'était rendu compte de ce qu'il faisait, il regarda par la fenêtre, et Harry put lire deux-trois pages en silence.

- Hé, Ron.

Deux jumeaux avaient fait irruption dans le compartiment, leur cheveux roux et leurs taches de rousseurs les désignant comme les frères de Ron. Celui-ci, sautant sur ses pieds leur dit, son excitation renouvelée :

- Les gars ! Je vous présente Harry Potter, dit Ron, comme s'il montrait un trophée. Harry voici mes frères, Fred et George.

Les deux nouveaux arrivés le regardèrent bouche bée. Harry, singulièrement agacé, aurait bien jeté un sort sur Ron. Il choisit une autre alternative.

- Enchanté, dit-il d'un ton acerbe.

Les jumeaux, comprenant qu'il n'appréciait pas cette attention excessive, se reprirent et cessèrent de le fixer.

- Heureux de te connaître dit Fred.

- Si tu as besoin d'un peu de pub, nous serons ravis de t'aider ajouta George avec un clin d'oeil.

Puis, se tournant vers Ron :

- On était venu te dire qu'on va dans le wagon du milieu. Lee Jordan a une tarentule géante, on va aller voir ça.

- D'accord, marmonna Ron.

- Et n'embête pas trop notre célébrité. A plus tard, ajouta l'un d'eux en s'en allant.

Et en effet, Ron le laissa tranquille. Savourant le calme nouvellement installé, Harry retourna à sa lecture ; bien qu'il n'y ait plus d'urgence à progresser en magie, il voulait laisser Ron culpabiliser de ses bourdes à répétition.

Vers midi et demi, une jeune femme souriante vint leur proposer ses marchandises et Harry prit un peu de chaque friandise proposée, la plupart étant des nouveautés pour lui. Ron ouvrit de grands yeux lorsqu'il revint avec ses acquisitions.

- Tu as faim ? demanda celui-ci, surpris.

Harry haussa les épaules.

- Je n'ai rien pour le déjeuner.

Et il mordit dans une patacitrouille pendant que Ron déballait ses sandwichs. Devant l'air accablé de celui-ci, Harry proposa généreusement :

- Si tu en veux, sers-toi, j'en ai pris plus qu'il n'en faut pour satisfaire ma faim. C'est quoi ça, ajouta-t-il en montrant un paquet de Chocogrenouilles, elles ne bougent pas j'espère ? Harry avait commencé à se poser des questions sur les idées des sorciers.

- Euh .. si, mais elles ne font qu'un seul saut, tu ne vas pas les perdre. répondit Ron. Et tu as une carte d'un sorcier dans le paquet, j'en fais collection.

Et le voyage continua, sur un ton plus détendu qu'alors, Harry découvrant des sorciers célèbres, retrouvant Dumbledore sur une des cartes pendant que Ron l'instruisait sur les friandises qu'il avait achetées. Le tas de celles-ci avait sérieusement diminué lorsqu'un garçon joufflu entra dans le compartiment. Il avait l'air malheureux.

- Vous n'auriez pas vu un crapaud ? demanda-t-il.

Il lui firent signe que non et il reprit :

- Je l'ai perdu, il n'arrête pas de s'échapper. Si vous le voyez ...

Et il s'en alla.

- Je me demande pourquoi il s'inquiète tellement, dit Ron. Il va sûrement revenir. Et puis un crapaud ... Enfin, je n'ai rien à dire avec Croûtard.

Il sortit de sa poche un vieux rat gris en train de dormir et continua :

- Il pourrait être mort, ce serait pareil. Je voulais le rendre jaune pour qu'il soit plus marrant mais le sort n'a pas fonctionné, attends.

Il sortit une vieille baguette magique de sa valise et s'apprêta à lancer son sort quand la porte s'ouvrit à nouveau, laissant entrer le garçon de tout à l'heure accompagné d'une fille déjà habillée pour Poudlard.

- Vous n'auriez pas vu un crapaud ? Neville a perdu le sien, dit-elle.

Elle les observa un instant, et, remarquant Ron et sa baguette levée elle reprit, sans leur laisser le temps de répondre :

- Tu allais faire de la magie ? Je peux regarder ?

Et, sans attendre de réponse, elle s'assit sur la banquette. Ron sembla déconcerté. Il se reprit et, sous les regards attentifs des trois autres, essaya de lancer son sort, qui ressemblait plus à un poème sur mesure qu'à une formule magique. Harry se disait que ça ressemblait plus à une mauvaise blague qu'à autre chose et lorsqu'ils constatèrent qu'il n'y avait eu aucun résultat, il pensa que finalement il s'était vraiment inquiété pour peu de chose. La maîtrise de Dumbledore lui avait paru invraisemblable mais il commençait à comprendre que c'était loin d'être un cas universel et que la mention « plus grand sorcier des temps modernes » aperçue sur sa carte de Chocogrenouille avait sûrement quelque chose de mérité. Alors que sans un geste apparent il avait immobilisé un combattant hors pair, Ron avait besoin d'une baguette pour changer la couleur de son animal et le résultat n'était pas très concluant.

La fille avait commencé à raconter sa vie, expliquant à qui l'écoutait qu'elle était heureuse de s'être découverte sorcière et qu'elle espérait être à la hauteur en apprenant tous les cours à l'avance et quand enfin elle s'interrompit, s'étant finalement présentée, il y eut un blanc pendant lequel les garçons restèrent stupéfaits.

Répondant par automatisme, Ron et Harry se présentèrent, ce dernier suscitant une fois de plus les commentaires de la jeune fille, qui enchaîna sur les maisons de Poudlard, apparemment Dumbledore avait été à Gryffondor et Voldemort à Serpentard, et lorsqu'elle se leva pour partir, ils lui promirent tout ce qu'elle voulait, en fait juste de la prévenir s'ils voyaient le crapaud de Neville, pour échapper à ce flot incessant de paroles.

Le calme revenu dans le compartiment, les deux garçons discutèrent de choses et d'autres, Harry apprenant par Ron les dernières nouvelles du monde sorcier : la banque des sorciers, réputée inviolable avait été forcée. Suivit ensuite un discours passionné de Ron qui, lorsqu'il avait compris que Harry ne connaissait pas le Quidditch avait entrepris de lui apprendre tout ce qu'il savait sur ce sport. Inutile de dire que cela lui aurait probablement pris le reste du voyage si d'autres visiteurs n'avaient pas fait leur apparition.

Le nouveau venu, apparemment à la recherche du célèbre Harry Potter, se présenta avec suffisance comme Drago Malefoy et désigna les deux brutes qui l'accompagnaient, jouant aux gardes du corps, sous les doux noms de Crabbe et Goyle.

Ignorant les remarques que s'échangeaient Ron et le nouveau venu, Harry attendait, se disant qu'il partirait de lui-même.

Il finit par se tourner vers Harry pour lui dire de sa voix traînante :

- Tu devrais faire attention à ceux que tu fréquentes, Potter. Je peux t'aider à éviter les gens douteux si tu veux.

Il lui tendit la main et Harry l'attrapa.

- Oh, les gens douteux ne me dérangent pas, s'ils sont dignes d'intérêt, dit Harry, en lui lançant un regard ironique. Et je pense que je saurai reconnaître quelqu'un digne d'intérêt si j'en vois un.

Les joues pâles du garçon rosirent légèrement.

- Tu devrais être plus prudent Potter, ou tu vas finir comme tes parents. Ils n'étaient pas très malins eux non plus. Si tu restes à proximité de la racaille comme Weasley, elle va finir par déteindre sur toi.

Harry se leva instinctivement à ces paroles, accompagné de Ron. La remarque sur ses parents l'avait blessé et s'il s'interrogeait pourquoi, il se demandait surtout de quelle façon le jeter dehors. Alors que Ron reprenait sa joute verbale, il jaugeait Crabbe et Goyle, se demandant s'ils seraient aussi bêtes et lents qu'ils le paraissaient ou s'ils recelaient des talents cachés.

Avant qu'il ait pu se décider, Ron se jetait sur Goyle qui allait se servir en Chocogrenouilles. Mais Croûtard avait été plus vif et ce fut à ce dernier que tout le mérite d'avoir chassé les trois garçons revint, le doigt endommagé de Goyle en constituant la preuve.

Ron et Harry s'étaient finalement changés et s'étaient joints aux autres première année lorsqu' à la descente du train Hagrid les avait appelé, saluant Harry au passage. Ils suivaient maintenant le chemin que montrait Hagrid, et Harry observait ses camarades, essayant de voir par avance avec qui il serait plus facile de traiter. Mais il interrompit son activité lorsque Hagrid les prévint de la prochaine apparition de Poudlard et, même s'il avait vu de belles choses de par le monde, il resta en admiration, comme les autres, devant le château perché sur la montagne.

La suite du trajet se passait sur l'eau, et Harry s'installa dans une barque en compagnie de Ron, Hermione et Neville. Pendant que les autres élèves fixaient le château, Harry songeait à ses camarades. Malgré ce qu'il avait dit, Drago Malefoy était une figure importante et un personnage intéressant. Cependant il ne voyait pas trop par quel bout le prendre. De plus, il n'était pas sûr de le supporter s'il gardait cette attitude. Il songea qu'il aurait plus de chances avec Ron qui avait l'air de l'apprécier, même si sa renommée y était un peu pour quelque chose. Mais Ron n'avait pas grand chose d'intéressant pour Harry. Il serait facile à rallier mais serait probablement un élève parmi les autres. Harry haussa les épaules. C'était déjà un début. Hermione semblait plus intéressante puisqu'elle semblait travailleuse, mais ce ne serait probablement pas la seule, et Harry ne s'habituerait certainement pas à un débit de paroles comme celui de tout à l'heure. Et enfin Neville avec son air maladroit pourrait être un allié de poids : on ne se méfierait pas de lui.

Harry décida que parmi ceux dont il avait croisé la route, Neville était celui dont il voulait se rapprocher en premier. Sans se douter que de telles pensées n'avaient pas lieu d'être dans la tête d'un enfant de 11 ans, et oubliant qu'il n'y aurait probablement pas de danger à Poudlard, Harry dressait un plan de bataille comme s'il pénétrait en terrain ennemi. En fait, il s'agissait peut-être bien de cela. L'arrivée à Poudlard le stressait plus qu'il ne l'aurait admis. Et s'il avait regardé Ron blanchir à l'arrivée du train et écouté les autres discuter nerveusement alors qu'ils marchaient maintenant vers les portes du château, Harry avait quant à lui appliqué toutes les méthodes d'infiltration que lui avait apprises Jack.

Hagrid les confia au professeur McGonagall qui les mena jusque dans une petite pièce où il durent se serrer pour tous tenir. Harry écouta attentivement le discours du professeur lorsque celle-ci prit la parole, mais rien ne lui indiqua ce qu'allait être la répartition. Après son départ, il écouta ses camarades discuter de ce qui les attendait, mais rien de bien rassurant parmi les hypothèses avancées. Voulant être prêt pour n'importe quelle épreuve, il chassa toute pensée inutile et lorsque le professeur revint les chercher, il était sûrement le plus serein des élèves.

En rang, les élèves sortirent de la pièce pour arriver dans la Grande Salle où tout le monde attendait le début de la répartition. Les descriptions de cette salle dans l'histoire de la magie ne pouvaient préparer à ce que Harry avait sous les yeux. Des milliers de bougies suspendues dans les airs, les longues tables remplies d'étudiants, les fantômes brillant de manière irréelle, les couverts en or reflétant les flammes incertaines des bougies et, par-dessus tout, le plafond enchanté, qui faisait que Harry, bien que se sachant à l'intérieur, ne pouvait s'empêcher de s'imaginer à ciel ouvert.

Le professeur McGonagall apportant un tabouret et un vieux chapeau rapiécé qu'elle déposa dessus, Harry porta son attention sur l'objet qu'il supposait magique. (non, pas le tabouret, vous l'aurez compris) Cela fut confirmé lorsque celui-ci, semblant se déchirer, s'ouvrit en grand et commença à chanter.

Sa chanson décrivait les quatre maisons et leur qualités, et pendant qu'ils applaudissaient, Harry se demanda bien à laquelle il était destiné. Il avait prouvé son courage plus d'une fois quand il était avec Jack, n'était pas du genre à trahir, il aimait travailler, voulant en savoir toujours plus et savait manœuvrer pour remplir ses objectifs.

Le professeur McGonagall s'avança, tenant un long parchemin et expliqua qu'il leur faudrait porter le chapeau à l'appel de leur nom. Harry profita du défilement progressif des élèves pour essayer de mémoriser leur nom et les regarda se faire accueillir à l'une des quatre tables avec force cris et applaudissements. Il remarqua ainsi Granger, Hermione puis, un peu plus tard, Londubat, Neville rejoindre la table des Gryffondors puis Malefoy, Drago se féliciter de se retrouver à Serpentard, retrouvant ses deux gardiens.

Lorsque vint son tour, Potter, Harry ! des murmures se firent entendre dans toute la salle et Harry se dépêcha d'aller mettre le chapeau, souhaitant abréger cette attention excessive dont il était l'objet.

Le chapeau descendant devant ses yeux, Harry, plongé dans le noir total, se demandait comment l'inspection du chapeau se manifestait quand il entendit une petite voix prendre la parole.

- Eh bien, voilà un cas bien difficile ... Les quatre se seraient battus pour t'avoir, sois-en fier mon garçon. Voyons ... tu es intrépide, à ne pas en douter, mais tu sais planifier tes actions. Tu es un adepte du travail acharné et tu as de grandes qualités intellectuelles.

- Puis-je me prononcer ? pensa Harry

- Bien sûr, bien sûr, ce n'est pas parce que la plupart des étudiants sont trop angoissés pour prendre la parole qu'il faut les prendre comme exemple.

- Eh bien, je crois que j'aimerais beaucoup aller à Gryffondor.

- Hum ... voyons cela, bien sûr au vu de tes qualités tu aurais ta place là bas. Mais tes intentions à ce propos sont très proches de la manière de fonctionner de Serpentard mon garçon.

- C'est vrai que je compte trouver des alliés et ne pas ménager mes efforts pour les avoir avec moi, mais le fait que ceux qui ont retenu mon attention se soient dirigés vers Gryffondor n'est-il pas une indication quant à mes affinités ?

- Oui, oui, c'est possible, mais le principe des maisons ne se base pas sur les liens entre les personnes, il m'est déjà arrivé de séparer des jumeaux qui ne comptaient que l'un sur l'autre. Et puis si je vois que tu n'as pas besoin de l'influence de Poufsouffle et Serdaigle pour développer les qualités que ces deux maisons prônent, Serpentard risque de te manger pour tes désirs de grandeurs.

- Oh, je suis sûr que je pourrais m'en passer, et puis, je ne serais pas le premier Gryffondor un peu roublard, dit Harry en pensée, songeant à Dumbledore et ses manières d'essayer de lui arracher des informations.

- Tu as raison, mais tu n'es pas "un peu roublard" mon garçon, tu es plus complexe que la plupart de ceux qui sont passés par ici. Cependant, je pense que je vais accéder à ta requête. Bien que je pense qu'il est dommage de te priver des atouts de Serpentard, avec un peu de chance tu apprendras à Gryffondor des qualités humaines primordiales qui ont l'air de te faire défaut. Mais le travail est énorme, et j'espère que l'enjeu en vaut la chandelle, je ne voudrais pas que tu y perdes plus que tu n'y gagneras.

Harry voulut demander des précisions sur ces paroles pour le moins étranges, mais, avant qu'il n'ait pu ordonner ses pensées, un GRYFFONDOR résonna dans la Grande Salle et Harry ôta le chapeau.

La première chose qu'il vit fut que le professeur McGonagall avait été sur le point de parler. Il se leva et déposa le chapeau sur son tabouret. Il régnait dans la Grande Salle un silence stupéfait. Aucune répartition n'avait jamais duré aussi longtemps. Alors qu'il commençait à marcher vers la table qui lui était attribuée, les jumeaux avaient commencé à applaudir et à scander :

Potter avec nous ! Potter avec nous !

L'effet rendu était plutôt surréaliste, mais ils furent bientôt rejoints par le reste de la table, et il finit son trajet sous une ovation impressionnante.

Le repas vint vite après cela. Wealey, Ronald fut lui aussi réparti à Gryffondor et apparemment Dumbledore était un adepte des discours les plus brefs possibles, ce pour quoi l'estomac de Harry le remercia. Harry fit connaissance avec le reste de la tablée et, après avoir éludé les questions sur son temps passé sous le Choixpeau, l'ambiance était telle qu'il décida qu'il n'avait jamais passé un si bon repas. A la fin de celui-ci, Dumbledore fit quelques recommandations, parmi lesquelles l'interdiction d'accéder à un couloir au deuxième étage, ce qui intrigua Harry et ses camarades, puis il fut temps de regagner les dortoirs et les préfets les entraînèrent par un dédale de couloirs que Harry n'était pas sûr d'avoir réussi à mémoriser. Il se coucha se soir là bienheureux. On allait se souvenir de Harry Potter pour autre chose qu'une bête disparition de mage noir, il était prêt à le parier.