Disclaimer : Harry Potter et son univers appartiennent à J.K.Rowling, je ne gagne aucun argent en m'appuyant sur ses œuvres.

Merci à mon amie Sploutch pour son aide et ses corrections.

Merci à tous pour vos commentaires, et merci à -EliZ- pour m'avoir indiqué mon oubli à propos du bégaiement du professeur Quirrell.

Chapitre 5 – Mystères et boules de gomme

Le professeur Rogue se rendait à son rendez-vous avec le directeur, terrorisant quelques premières années d'un simple regard. Le pas mesuré, la cape claquant dans un vent imaginaire, son chemin se libérait devant lui et le silence se faisait à son approche. Cependant, il ne savourait pas l'effet produit. Il réfléchissait à cette prochaine entrevue. Non pas qu'il se demandât ce que Dumbledore allait lui demander, à coup sûr ce serait pour savoir où il en était avec Quirrell. Le directeur était convaincu, pour une raison ou pour une autre, que leur professeur de défense contre les forces du mal s'éloignait du droit chemin et qu'il fallait le tenir à l'œil. Pour l'instant, rien de suspect. C'est tout ce qu'il aurait à répondre.

En fait, le professeur Rogue se demandait ce qu'il pourrait apprendre du directeur. En effet, un de ses élèves l'intriguait. Fait assez rare pour être noté. Et pas n'importe quel élève. Le célèbre Harry Potter. Ce garçon avait des connaissances inédites pour son âge. Quoique pour un adepte des potions, cela aurait pu être naturel. Cependant, Potter n'avait été retrouvé qu'en milieu d'été, et Dumbledore lui avait assuré qu'il ne savait rien de sa condition de sorcier jusqu'alors. Mais alors pourquoi diable avait-il de telles connaissances sur les composants des potions ? Il était d'une précision telle que l'on aurait dit qu'il avait appris par cœur les manuels avancés. Pourtant à coté de cela, il était comme les autres premières années : d'une médiocrité horrifiante à la préparation des potions.

Autre chose troublait le maître des potions : lors de son premier cours avec ledit élève, il avait usé de légilimencie sur celui-ci. En effet, il avait beaucoup moins de scrupules à utiliser cet art interdit sur ses élèves que le directeur. Quand quelque chose ne va pas, il faut aller chercher les réponses là où elles se trouvent. Mais pour le coup, son excursion dans l'esprit du jeune Potter avait soulevé plus de questions qu'elle n'en avait résolu. Tout d'abord les pensées immédiates se référaient à la réponse donnée et elle était vieille, les connaissances avaient dû être assimilées plusieurs années auparavant. Qui donc s'était amusé à apprendre à un enfant si jeune les plantes au poison mortel avec une telle précision ? Et a priori, les autres connaissances auraient la même ancienneté. Mais cela il n'avait pu le vérifier.

Et pour cause : la deuxième chose qu'avait révélé son inspection de l'esprit de son élève, c'est que celui-ci avait des notions d'occlumancie. Et pour cela il n'avait aucune explication rationnelle. Autant, pour les connaissances insolites, des circonstances extraordinaires avaient pu l'amener à se pencher sur la question, autant pour acquérir des bases en occlumancie, il fallait un professeur sorcier. Et en un mois il n'aurait pas atteint ce niveau autrement. Il s'était donc retiré immédiatement, ne pouvant risquer que le garçon comprenne ce qui se passait, et avait du renoncer à toute intrusion ultérieure. Il pouvait apprendre à tout moment comment détecter et repousser une tentative de légilimencie.

En plus de tout cela, le professeur doutait de la santé mentale du survivant. Il ne semblait pas affecté par l'ambiance de son cours comme les autres élèves, ne réagissait pas aux points enlevés et devoirs supplémentaires et, par dessus tout, quand il lui lançait une pique provocante ou une parole blessante, il lui répondait par un sourire, avec un regard rempli de compassion, de compréhension, presque de pitié. Mais à quoi pensait-il ? Cela n'avait aucun sens.

Harry s'était levé tôt. Peut-être moins qu'à son habitude, les cavalcades de la veille ayant entamé ses heures de sommeil. Pour autant, il s'était levé avant tous les autres et avait continué ses lectures extrascolaires en attendant que ses camarades se lèvent. Lorsque l'heure à laquelle ils arrivaient normalement fut passée d'un bon quart d'heure et que tous les autres occupants du dortoir eurent fait leur apparition, Harry alla voir de quoi il retournait pour s'apercevoir qu'ils venaient de se lever.

Il était donc parti prendre son petit déjeuner seul, pour une fois. Mais sur le chemin l'attendait Malefoy. Il réclamait sa baguette bien sûr. Harry l'entraîna dans une salle à l'écart et lui demanda de raconter ce qu'il savait, conséquence de leur pari. Étrangement, Malefoy ne protesta pas, et commença son récit avec un sourire sadique. Pour résumer, Harry apprit que ses parents avaient été protégés par le sort de Fidelitas, lancé par Dumbledore, mais que le gardien choisi avait été mal choisi, et qu'il s'était précipité pour dire où il se cachaient à leur ennemi. Le traître s'appelait Sirius Black et était à Azkaban.

Malefoy le regardait maintenant comme s'il allait faire un acte très stupide ou s'effondrer sous la nouvelle. Au lieu de cela, Harry demanda :

- Dis-moi, Malefoy, combien des ennemis de Voldemort se sont protégés avec le sort du Fidélitas ?

Malefoy tressaillit au nom du mage noir, mais répondit.

- Le seul exemple connu fut celui de tes parents. Cela ne leur a pas servi à grand chose d'ailleurs. Le sort est très complexe à mettre en place, et il faut un sorcier puissant pour le réaliser. De plus, il protège un lieu et non pas une personne. Dès que l'on sort du lieu protégé on est vulnérable.

- Alors pourquoi Voldemort s'est-il déplacé pour les tuer jusque dans leur demeure ? Ne pouvait-il pas attendre qu'ils sortent ? Ou étaient-ils un symbole à abattre, un défi ou une menace ? Mais cela n'a aucun sens. Un symbole perd de son pouvoir si on le cache, un défi ou une menace n'a aucune raison de le faire sinon ce n'en est plus.

- Ne prends pas la grosse tête, Potter. Tes parents étaient des ennemis de Celui-que-l'on-ne-nomme-pas et ils sont morts pour prouver que rien ne pouvait lui échapper.

Harry ne répondit pas. Bien sûr, Malefoy pouvait avoir raison. Mais il avait semé le doute dans son esprit et le Serpentard se renseignerait. Il devrait trouver comment en retirer les fruits. Plus tard. Il commençait à sortir de la pièce quand Malefoy reprit.

- Autre chose, Potter. Je pense que tu l'as remarqué mais quelqu'un savait que nous serions là-bas hier soir.

Harry franchit la porte sans ralentir. Oui, quelqu'un savait. Mais probablement pas à l'avance, sinon il y aurait eu un comité d'accueil. La seule solution était qu'on les avait aperçus dans les couloirs. Il fallait donc se renseigner sur les surveillances magiques.

Après une matinée où il avait pu une fois de plus admirer l'ingéniosité de son professeur de potions à maintenir un climat de terreur dans ses cachots, Harry se retrouvait en weekend. Il profita donc de son temps libre pour rendre visite à Hagrid. Sur le coup de trois heures, il frappa à la porte de la cabane qui logeait le garde chasse.

Hagrid était manifestement content de voir qu'il n'avait pas été oublié. Ils discutèrent longuement. Lorsqu'il repartit vers le château, il remettait en ordre ce qu'il avait appris, triant ce qui lui serait utile pour comprendre ce qui s'était passé dix ans auparavant. Hagrid ne savait manifestement pas pourquoi Dumbledore avait protégé les Potter ainsi, ni pourquoi Voldemort s'était déplacé pour les tuer. Il n'avait fait que lui fournir ses hypothèses. Deux choses méritaient son attention. D'une part, Hagrid semblait croire que Voldemort n'était pas mort et qu'il attendait son heure. Était-ce possible ? D'autre part, et beaucoup plus utile, Sirius Black aurait tué Peter Petigrow, un proche ami de son père, mais il restait un dernier représentant de la bande d'amis qu'ils avaient été, du nom de Remus Lupin.

Harry s'immobilisa. Il était entré dans la salle commune. Il avait donné le mot de passe par automatisme et le portrait lui avait répondu quelques banalités. Il venait de découvrir le système de surveillance. Il l'avait sous les yeux tous les jours. Les peintures faisaient partie du décor, pouvaient communiquer entre elles et avec les vivants et pouvaient se déplacer. Et il n'y avait a priori rien d'autre pour surveiller des élèves. Et le directeur devait bien se moquer que quelques étudiants décident d'une exploration nocturne. Non, ce qui avait du le faire réagir devait être la mention du duel. Aussitôt, Harry ressortit de la salle commune, provoquant l'irritation de la grosse Dame qui en gardait l'entrée, et alla vérifier les alentours de la salle des trophées. Tout concordait.

Ce fut donc d'un pas léger, tout content d'avoir résolu une énigme de longue date qu'il retourna chez les Gryffondor. La dernière chose méritant d'être notée qu'il fit ce jour là fut la rédaction d'une lettre à Remus Lupin. Il lui expliquait qu'il avait récemment appris sa condition de sorcier et qu'il serait heureux de rencontrer un ami de ses défunts parents. Il expliqua également qu'en plus de vouloir le connaître, il cherchait à savoir qui étaient ses parents, les lignes des livres d'histoire ne parlant pas de l'homme et de la femme qu'ils avaient été.

Après cette nuit là, Malefoy fit attention à ne pas dépasser certaines limites. Il n'arrivait pas à se décider sur la menace que pouvait représenter Harry. Il se demandait s'il avait eu un coup de chance, s'il avait fait exprès d'utiliser un sort si commun ... La seule chose dont il était sûr c'est qu'il était malin et qu'il n'avait certainement pas montré toute sa force, ni à ce duel, ni à n'importe quel autre moment.

Crabbe et Goyle ne les avaient pas dénoncés. Probablement par peur de Malefoy. Ils avaient eu une semaine de retenue à nettoyer les fonds de chaudrons, incapables d'expliquer pourquoi ils étaient dans les couloirs. La sentence avait certainement été aussi légère parce que les professeurs se doutaient qu'ils n'étaient pas venus là seuls.

Pendant deux mois, Harry avait profité de sa découverte sur les tableaux pour reprendre ses activités extrascolaires. Tous les matins il trouvait une salle sans aucune décoration et s'entraînait à reproduire ce qu'il avait lu dans les domaines qu'il avait choisis, évitant la magie noire, sachant qu'elle pouvait être détectée aisément. Il avait décidé de changer de salle le plus souvent possible et s'exerçait durement. Ses résultats en classe semblaient s'en ressentir. Comme si travailler plus la magie augmentait ses capacités globales. Cependant, il faisait attention à ne pas trop se faire remarquer, laissant Hermione répondre à la plupart des questions, aidant Neville avant d'essayer un nouveau sort.

Halloween vint vite. Entre les études qu'il s'imposait, les cours et leur lot de devoirs, les matches de Quidditch et l'aide qu'il tenait à apporter à Neville, Harry trouvait qu'il y avait décidément bien trop peu d'heures dans une journée. L'avantage cependant était qu'il progressait et qu'il dormait bien le soir. Il ne voyait pas ce qui aurait pu le rendre plus heureux.

Le soir d'halloween, ils se rendirent pour le banquet dans la Grande Salle, Harry se demandant comment la fête des morts était célébrée à Poudlard. Neville et Ron se disputaient depuis que ce dernier avait adressé des paroles blessantes à Hermione, que Neville considérait comme son amie depuis qu'elle l'avait aidé dans le Poudlard Express. Apparemment elle était encore aux toilettes.

Mais tous les tracas furent oubliés à l'arrivée dans la Grande Salle. La magie permettait de faire de grandes choses. Tout y était : les citrouilles lumineuses qui semblaient vous suivre des yeux avec des intentions pas très honnêtes, les chauves-souris par nuages, obscurcissant tour à tour les quatre coins de la salle, les araignées longeant les murs à toute allure et les ombres projetées, vacillantes et plus grandes que nature. Harry se plaisait à imaginer que leur professeur de potions avait participé à la préparation.

Le festin avait l'air prometteur et se serait sûrement déroulé dans la meilleure ambiance qui soit, mais le professeur Quirrell était venu tout gâcher. Dans un moment puissamment théâtral, il avait traversé toute la Grande Salle, l'air affolé, le turban de travers, hors d'haleine pour venir s'effondrer sur la table devant Dumbledore pour lui dire :

- Un troll ... dans les cachots ... je voulais vous prévenir ...

Et l'assemblée qui était restée silencieuse tout ce temps explosa alors en une immense cacophonie, tout le monde voulant y aller de son commentaire. Les professeurs eurent tôt fait de ramener l'ordre et le silence dans la Grande Salle, et bientôt ils suivaient les préfets vers leurs salles communes respectives.

Soudain, Neville s'arrêta. Frappé d'horreur.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Harry.

- Hermione, elle n'est pas au courant pour le troll. Il faut la prévenir !

- Tu as raison, il faut trouver un professeur, commença Harry.

Mais Neville était déjà parti. Harry était heureux de cette démonstration de courage, cela revenait à dire que ses leçons portaient ses fruits. "Il faut que tu y croies pour que ça marche" lui répétait-il au moins trois fois par jour. Mais pour être honnête, il aurait bien aimé que cela se manifeste à un autre moment.

Cela ne l'avait pas pour autant empêché de lui emboîter le pas. Et Ron avait suivi, naturellement. Ils se dirigeaient vers les toilettes où s'était enfermée Hermione quand ce qui devait arriver arriva. Harry pensait sérieusement vérifier si Neville ne possédait pas un super pouvoir pour attirer toutes les catastrophes possibles. Le troll faisait quatre mètres de haut. Il sentait mauvais aussi. Et en le regardant, on pouvait dire que c'était normal. Il avait des verrues partout, la peau grise, les ongles noirs et les dents jaunes. Et accessoirement il avait une massue qu'il traînait derrière lui. Sûrement pour le cas où il croiserait des ennemis sans odorat.

Heureusement, il semblait ne pas les avoir vus. Il s'arrêta devant une pièce, hésita un instant, puis entra. Harry s'élança, suivi des deux autres, et ferma la porte à l'aide d'un sort. Il savait bien que ce ne serait pas très utile face à un troll, mais peut être serait il assez bête pour ne pas comprendre qu'il était bien entré par là. Ils allaient se remettre à courir vers leur destination initiale quand un cri retentit, rappelant à leur bon souvenir où se trouvaient les toilettes en question. Le troll venait de leur montrer le chemin.

Harry rouvrit la porte précipitamment. Le troll s'avançait vers Hermione, dévastant tout sur son passage. Hermione semblait tétanisée, rien à en tirer. Neville semblait également loin de pouvoir réagir, après tout, il n'avait pas prévu de devoir affronter un troll. Ron semblait plus apte, mais manifestement ne savait pas quoi faire.

Harry n'hésita pas, il courut vers le troll, rassemblant le maximum de puissance magique pour augmenter la puissance de son coup de poing. Le troll recula. Dommage, il n'était pas encore assez fort pour le projeter à travers la pièce. Il espérait que pour une fois tout se déroulerait bien, et que le troll le suivrait jusqu'à ce qu'il retrouve les professeurs. Il espérait aussi qu'il courait moins vite que lui.

Mais avant qu'il n'ait pu vérifier son hypothèse, Ron prononça la formule qu'ils avaient apprise plus tôt dans la journée, Wingardium Leviosa, et la massue du troll s'échappa des mains de celui-ci et s'éleva lentement dans les airs pendant que tous la regardaient, avant de s'abattre sur la tête de son propriétaire. Finalement, Ron n'était peut-être pas un cas si désespéré. La massue était loin d'être légère.

Mais peut-être que la plus grande surprise pour Harry n'était pas encore arrivée ce soir là. En effet, les professeurs avaient fini par retrouver la trace du troll, peut-être à l'odeur, et étaient arrivés avant qu'ils ne puissent s'en aller. Et Harry put assister à un phénomène qu'il n'aurait pas cru possible : Hermione mentit aux professeurs pour les couvrir.

Après cela, Hermione était devenue beaucoup plus amicale avec eux qu'auparavant. Et Neville était heureux de voir ses meilleurs amis se rapprocher. Il est vrai que Ron acceptait plutôt bien la présence de Hermione, par contre, Harry ne lui portait pas beaucoup plus d'attention.

Dix jours plus tard, c'était le match de Quidditch. Jusque là il avait toujours vu les entraînements comme un exercice physique pour maintenir son corps en forme, mais là c'était un jeu où chacun voudrait remporter la victoire, et devant toute l'école réunie. Et Harry voulait gagner. Mais Harry voulait aussi que son estomac veuille bien cesser de faire des nœuds. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti pareille sensation.

Il essaya de tromper son stress en se disant que ce ne serait qu'un entraînement comme tant d'autres. Mais ce n'était pas très compatible avec son désir de gagner. Et ses camarades ne l'aidaient guère. Le matin du grand jour, il ne put rien manger.

Gryffondor contre Serpentard. Rouges et verts s'affrontaient dans un mélange de couleurs changeant sans cesse. Dans les airs, Harry avait oublié tout le reste. Seul le match comptait. Les marées vertes et rouges se succédaient, et Harry n'avait toujours pas vu le vif d'or. Soudain, le silence se fit sur le stade. Le vif d'or s'était dévoilé, et Harry ne mit pas longtemps à le localiser au centre de toute l'attention. Sans attendre un instant, il fonça dessus pendant que son adversaire, Terence Higgs, faisait de même. Il évita quelques joueurs avec souplesse et se retrouva le premier dans la course. Malheureusement, le capitaine des Serpentard avait voulu le bloquer, et Harry avait fait une violente embardée. Le vif en avait profité pour disparaître.

Le match avait repris son cours normal, et Harry patrouillait à la recherche du vif d'or. Bien décidé à l'avoir cette fois ci. Il prit de l'altitude, évita un cognard, et au même moment, son balai eut un sursaut. Le doute ne fut plus permis quand il changea brusquement de direction, manquant de le désarçonner. Il essaya de redescendre, mais le balai ne lui répondait manifestement plus. Bientôt, Harry offrait au public une prestation de rodéo des plus originales. Essayant de rester sur son balai, il ne s'apercevait pas qu'il prenait de plus en plus de hauteur.

Les réactions de son balai se firent de plus en plus violentes. Mais ce qui perdit Harry fut un instant de distraction, lorsqu'il avala presque un gros insecte alors qu'il faisait demi-tour. Pas un insecte non, le vif d'or, réalisa Harry, stupéfait. Mais il perdit sa concentration, et son balai le désarçonna.

Et Harry tomba. Il voyait le sol s'approcher à tout allure. La fin était proche. Mais soudain, il se sentit ralentir. Quelqu'un lui venait en aide. Cela le fit réagir. A cette allure là, aidé ou non, il ne sortirait pas vivant d'une rencontre avec le sol. Et, comme s'il avait depuis longtemps prévu quoi faire dans une telle situation, il se concentra pour réunir toute sa magie dans son bras, ne gardant aucune réserve, voulant donner le maximum de force dans ce coup désespéré. Tout se jouerait au moment de l'impact. Plus la force qu'il déploierait en frappant le sol serait grande, moins il en subirait le choc. Et plus il aurait de chances de survie. Et brusquement il détendit le bras. Ses réflexes entraînés, aiguisés, l'avait fait réagir avant qu'il sache que c'était le bon moment. Une douleur fulgurante, incomparable envahit son bras. Une fraction de seconde plus tard, il touchait le sol. Et tout devint noir.