CHAPITRE 3
Mauvaise surprise
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Alors voilà. Beaucoup de monde dit à chaque fois : "oh !!! c'est trop court, tes chapitres !!!" J'espère donc que celui-ci vous plaira, j'y ai passé mes vacances, et donc, beaucoup de nuits blanches !!! Vive les fanfictieuses, vous avez du talent ! (je pense notyament à Maryella, Lolly-02, etc... je ne vous siterais pas toutes, désolée).
Maryella : C'est sûr, l'internat n'est pas bien cool pour écrire. J'écris chez-moi, mais je publie ici ! (mes parents vivent encore au XIXème siècle et n'ont pas internet, ouin !!!)
Naiky : voilà la suite ! Peut-être pas aussi mordante, mais bon... Après les festivités, le malheur, tout le monde le sait ! Je sais, c'est sadique, mais bon, vous verrez, Bella n'en a pas fini ! L'amour est plein de rebondissements !!! hihi...
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Main dans la main avec Edward, les mots du prêtre coulaient sans que je les entende vraiment. Ce n'est que lorsqu'il lança la fameuse phrase : « si quelqu'un s'oppose à ce mariage, qu'il parle ou bien qu'il se taise à jamais », que l'inquiétude me gagna. Charlie m'avait dit être fier, il n'y avait pas de raison qu'il se lève. De même que Renée, qui était sagement assise dans le premier rang, et qui me lança un regard rassurant rempli de fierté. Ne restait que Jacob…
Soudain, la main d'Edward se crispa. Je jetait un coup d'œil à son visage toujours impassible, et j'entendis alors un grincement. Lentement, je tournai la tête. La porte de l'église s'était ouverte sur un vieil homme en fauteuil roulant : Billy. Il nous fit un signe d'excuse et, derrière lui, je vis Jacob, tête baissée. Il ferma la porte dans un nouveau grincement et tous deux vinrent s'asseoir tout au fond de l'église.
Mon coeur battait la chamade. Je me forçais à reporter mon attention sur le prêtre qui attendit un signe d'Edward pour continuer.
- Bien, nous allons à présent échanger les vœux. Apportez les alliances !
Alice et Rosalie se levèrent d'un même mouvement. Chacune d'elle portait un petit coussin en soie verte sur lequel, je le savais, reposais nos deux alliances. Si Alice était parvenue à garder ses pensées pour elle, mon fiancé aurait alors la surprise de découvrir son alliance. Quant à moi, je ne savais à quoi m'en tenir.
- Monsieur Cullen…
Le prêtre laissa sa phrase en suspens et Edward se tourna vers moi, lâchant ma main pour prendre mon anneau.
- Isabella Swan, je t'ai rencontré un jour où je pensais ne jamais trouver l'amour. Tu es entrée dans ma vie tel un rayon de soleil, et tu sais combien le soleil peut faire scintiller la vie.
Il fit une petite pause et je souris devant l'allusion. Il était vrai que le soleil sur Edward le faisait scintiller comme un diamant.
- C'est pourquoi, Isabella Swan, je veux passer ma vie auprès de toi. Pour que la vie reste aussi lumineuse que tes yeux, parce que je t'aime.
Il s'empara de ma main et passa délicatement un magnifique anneau doré à mon doigt. Ma gorge se noua et mes joues s'empourprèrent, pour le plus grand plaisir de mon vampire qui me gratifia de son plus beau sourire en coin.
- Mademoiselle Swan…
J'avais moi aussi préparé mes vœux grâce aux bons soins de Alice, mais tout à coup, ils me parurent dérisoires face à cette magnifique déclaration d'amour de mon fiancé.
- Edward, murmuré-je, Edward Cullen, en quelques mots, tu viens de résumer davantage que l'amour que je te porte. Je veux passer ma vie, et l'éternité à tes côtés, et Dieu sait combien il serait merveilleux pour moi d'être ta femme. Tu es bien plus qu'une simple lumière qui serait arrivée dans ma vie, tu es ma vie…
Pour la première fois, le visage d'Edward fit transparaître ses émotions. Ses yeux couleur de miel brillèrent d'un éclat nouveau, ses traits se détendirent, et un sourire presque timide éclaira sa bouche parfaite. Je m'emparais à mon tour de son alliance, et la passai, la main tremblante, à son doigt.
- Edward Cullen, voulez-vous prendre pour épouse Isabella Swan ici présente ? demanda inutilement le curé.
- Oui, je le veux.
- Isabella Swan, voulez-vous prendre pour époux Edward Cullen ici présent ?
- Oui, je le veux.
Après un instant pendant lequel je sentit une impatience grandissante bouillir en moi, le prêtre sourit et hocha la tête.
- Je vous déclare donc à présent, mari et femme. Monsieur Cullen, vous pouvez embrasser la mariée, Isabella Cullen.
Comme dans mes rêves les plus fous, Edward s'approcha lentement de moi. Il souleva mon voile avec, je le vis, une lenteur très calculée. Il posa ses mains délicatement sur mes hanches, et approcha son visage du mien. Avant que nos lèvres ne se touchent, il murmura un « je t'aime » doux et mélodieux.
Partout dans l'église, les cris de joie éclatèrent. Des applaudissements, des félicitations, des sifflements.
Ce baiser, plus que tout autre, me sembla durer une éternité, et j'aurais voulut qu'il dure toujours. Je répondis avec fougue, entêtée par son haleine sucrée, au goût de miel, et bientôt, le souffle me manqua. Doucement, il m'éloigna de lui, un sourire rayonnant flottant sur ses lèvres, et, contre toute attente, il me prit dans ses bras. Nous traversâmes la nef, à allure humaine pour une fois. Tout au bout, je croisais les yeux noirs emplis de tristesse de Jacob. Me pardonnerait-il un jour ? Edward me déposa directement dans le carrosse dont le cocher avait ouvert la porte et prit place à côté de moi.
Dès que les cheveaux s'ébranlèrent, je me pelottenait contre mon mari. Il caressa mes cheveux sans rien dire, y déposant de temps en temps de tendres baisers.
- Alors, madame Cullen, était-ce si terrible ?
Je soupirais.
- Ce n'est rien, contre ce qui nous attends maintenant… mon mari.
Chose inhabituelle chez moi, je gloussais, arrachant un énième sourire à mon époux. Qui m'embrassa. Recula, contempla mon visage, et m'embrassa à nouveau, encore et encore. Toujours assis, il me porta sur lui, sans cesser ses baisers. Prise d'un élan irrépressible, j'y répondais avec force, trifouillant sa cravate que j'aurais bien voulut faire disparaître !
Il saisit ma main à contre cœur et m'empêcha de continuer.
- Pas maintenant, souffla-t-il à mon oreille en me serrant contre lui.
Sa bouche parcourut mon cou, s'arrêtant dans le creux de ma gorge pour observer ma veine palpiter. Du bout de son nez, il chatouilla ma peau, me faisant frissonner. Puis, sa bouche revint vers la mienne, mais au lieu de m'embrasser, il me fit mijoter. À chaque fois que je tendais mes lèvres, il reculait de quelques centimètres son visage du mien.
Alors que j'attrapais son visage au creux de mes mains pour faire cesser cette attente, le carrosse s'arrêta. Edward me lança un sourire malicieux.
- Trop tard ! chuchota-t-il à mon oreille alors qu'il se levait et me prenait dans ses bras pour me faire descendre.
Nous étions de retour au manoir. Il me déposa à terre, et main dans la main, nous rentrèrent chez nous où les invités ne tarderaient pas à nous rejoindre. Alice était censée les avoir tempérer pour nous laisser le temps d'arriver et être un peu seuls quelques instants.
Sauf que nous ne nous retrouvâmes pas si seuls. Le salon était occupé. Par quatre personnes. Jane, Alec, Aro, ainsi qu'un autre vampire. Les Volturi.
Dès qu'il les vit, Edward se plaça légèrement devant moi. Jane avait les yeux braqués sur mon mari. Aro me regardait avec un visage impassible, et Alec semblait garder un œil sur le quatrième vampire. Qui me fixait. Avec des yeux rouge sombre qui me firent frissonner.
Je compris immédiatement qu'il s'agissait d'une nouvelle recrue. Les Volturi n'avaient pas pour habitude de boire le sang des humains. Celui-ci semblait se contenir de justesse pour ne pas me sauter dessus. Tout, dans ses muscles gonflés et son visage pâle et dur, révélait une extrême tension et une concentration ardue.
- Tiens tiens, murmura Aro. Ma chère et humaine Bella… que je suis heureux et… surpris de te revoir.
Je déglutis. Edward emprisonna mes mains dans les siennes.
- Aro, la moindre des choses aurait été de nous prévenir de ta visite, fulmina Edward.
Le vampire montra ses paumes au ciel en guise d'innocence.
- Je n'y peu rien, si ta chère sœur n'a plus de prise sur nous.
Je sentis Edward se raidir. Je me demandai alors s'il parvenait à lire les pensées des Volturi. Lorsque nous étions en Italie, il m'avait semblé que son pouvoir marchait sur eux aussi. Mais aux paroles de Aro, je compris qu'il aurait été impossible à Alice de prévoir cette visite. Comment était-ce possible ?
- Quoi qu'il en soit, reprit Aro, il me semble que notre contrat ne tien plus. Ta chère et tendre humaine est toujours en vie. Ne t'avions nous pas prévenu ?
Edward le défia du regard. Tout à coup, ses mains se crispèrent et je compris qu'il luttait. Jane avait toujours ses yeux verts braqués sur lui, et elle usait de son pouvoir pour lui faire baisser le regard.
- Elle ne devait pas mourir, souffla-t-il douloureusement. Vous aviez dit que je pouvais la transformer…
- Mais elle est humaine ! pesta Jane en me lançant un regard peu amène.
Auquel je répondis de la façon la plus hostile que je pouvais.
- Comment échappez-vous aux pouvoirs d'Alice et d'Edward ? demandai-je pour épargner à mon mari une nouvelle vague de souffrance.
Le regard des quatre vampires se reporta à nouveau sur moi, mais bien que je rougisse, j'essayai de tenir tête et de ne pas flancher.
- Je ne vous ai pas présenté Jorek, répondit Aro. Il est nouveau, dans la famille, mais possède d'excellentes qualités qua nous savons particulièrement apprécier.
- Dans ce cas, comment se fait-il que Jane puisse maîtriser Edward ? m'étonnai-je en grimaçant.
Je ne sus jamais quel regard me lança la vampire. La porte s'ouvrit à ce moment là et Alice pénétra dans la pièce, suivit de Jasper, Emmett et Rosalie. Après un instant de surprise générale, les quatre Cullen se séparèrent en deux groupes. Rosalie et Alice se placèrent à mes côtés, et Jasper et Emmett s'interposèrent entre nous et le Volturi.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Rosalie alors que le silence perdurait depuis quelques minutes déjà.
- Rien, Rosa. Les invités ne vont pas tarder à arriver. Nous allons installer Aro et ses amis dans les chambres du haut en attendant que tout le monde soit là, puis nous ferons la fête tous ensemble. Ensuite, nous leur dirons au revoir et la Cérémonie aura lieu.
Je me demandai de quelle nouvelle cérémonie parlait mon mari. Il frotta doucement ses pouces contre les miens, et je remarquai la mine dépitée d'Alice. Dans le même temps, l'expression de Jasper était ahurie. Je devinai que lui non plus ne parvenait pas à utiliser ses fameuses ondes de bien-être.
- Non, dit doucement Aro. Ça ne se passera pas comme ça. Je veux bien participer à votre petite partie, mais il est hors de question que nous nous en allions jsute après. Je veux être sûr que la transformation aura lieu, et pour ça, je resterai ici jusqu'à avoir vu le premier meurtre de ta douce, Edward.
Mon estomac se contracta. Ma transformation, et mon premier meurtre. C'était inévitable. Le doute s'insinua à nouveau en moi. Aro avait touché un point sensible. Serai-je réellement le même monstre que ces jeunes vampires qui avaient tenté de me tuer pour Victoria la dernière fois ?
Edward resserra son emprise sur mes mains. Pour me rassurer ou pour ne pas éclater.
- Bien, capitula-t-il finalement. Jasper, Emmett, amenez les dans la chambre d'ami. Nous reparlerons de tout cela tout à l'heure.
Jane me lança un dernier regard perçant, Alec m'envoya un baiser sarcastique, puis tous suivirent les deux frères à l'étage. Il était temps. À peine eurent-ils disparus dans les escaliers que l'on sonna à la porte.
Edward se constitua immédiatement un visage rayonnant. Inutile d'inquiéter nos invités.
- Alice, dit-il, monte à la salle de bain avec Bella. Quoi qu'il arrive, reste avec elle le temps qu'elle se remette. Empêche les Volturi de l'approcher, surtout Jorek.
Alice hocha lentement la tête. Edward se retourna vers moi, plongea ses yeux graves dans les miens, terrifiés.
- Tout ira bien, je te le promets, ne t'en fais pas.
Il déposa un léger baiser sur mon front, effleura mes lèvres, et déposa mes mains dans celles tendues de sa sœur. Elle emprisonna mes poignets avec force et nous gravîmes l'escalier. Alors seulement, Edward ouvrit la porte. Je ne parvins pas à associer les voix à des visages. La tête me tournait, et je trébuchai sur ma robe en atteignant la porte de la salle de bain. Alice me rattrapa de justesse et ferma la porte derrière nous.
