Chapitre six : Highway to hell
En ce dimanche matin embrumé, Neji Hyuuga ouvrit péniblement les yeux. Un mal de tête atroce conjugué à une nausée l'avaient peu à peu sorti du sommeil. Il mit un long moment avant de pouvoir réfléchir convenablement, se demandant alors pourquoi il avait décidé de dormir nu le soir avant. Il tenta de se redresser dans son lit lorsque non seulement son mal de tête s'accrut, mais en plus il se demanda comment il avait fini par avoir mal au cul.
« Nom de dieu », pensa-t-il en se frottant les tempes. « Qu'est-ce que j'ai encore foutu comme conneries, moi, hier soir… Note à moi-même : ne plus jamais faire de concours de bière avec Naruto et Kiba en sachant que je ne tiens pas l'alcool… »
Il regarda autour de lui à la recherche d'un éventuel élément de réponse, mais rien. C'était le trou noir dès le moment où il était sorti titubant du local de répétition.
Les paupières à demi closes, il s'étira longuement dans le lit et se dit qu'il irait demander à Hinata un remède contre la gueule de bois – si par chance il en existait un – le jour où il trouverait enfin son sous-vêtement. Il le dénicha au pied de son lit, renonçant à se demander comment il avait bien pu atterrir là et l'enfila aussi vite que ses membres engourdis le lui permettaient. Il se redressait en bâillant lorsque son regard s'attarda sur son ordinateur.
« 'Tain, même le PC je l'ai laissé allumé… Comme si j'avais de l'argent à jeter par les fenêtres… ».
Il alluma son écran en plissant un peu les paupières devant la lumière qui s'y dégagea. Il tomba directement nez à nez avec une phrase.
« aLoNe iN tHe DaRk dit :
T'aurais jamais dû me montrer ça. »
« … Hein ?! »
Il dut la relire plusieurs fois avant que son cerveau ne puisse en comprendre le contenu.
En fait, non. Même après plusieurs relectures, il n'en comprenait toujours pas la signification.
Au-dessous de cette phrase, Neji en lut une autre en italique.
« aLoNe iN tHe DaRk a arrêté l'affichage de votre webcam. »
« L'affichage de ma… »
Neji écarquilla brusquement les yeux, soudain lucide. Non, non, non… Elle est où, la webcam ?... Non, j'ai pas pu faire ça…
Il suivit du regard un câble partant de son ordinateur, se faufilant à travers son étagère pour terminer sa course entre un tas d'habits… en face de son lit.
Putain. Non.
Non. Non, non, non…
Pitié, non… Oh putain, non, j'ai pas fait ça…
Son cœur se mit à battre à la chamade alors qu'il retournait vivement devant son écran, remontant la conversation.
« Je t'offre une chance d'apercevoir bien plus que la tête de ma copine. »
« J'espère que t'auras pas mauvais opinion de moi après ça. »
« Enjoy. »
A mesure que le désarroi l'envahissait, il s'accroupit au sol et prit la tête entre ses mains
- NON, NON, NON !! mince, c'est pas vrai… MAIS C'EST PAS VRAI… !! MAIS QUEL CON !!
- … Neji ? Ca va pas ?
Une jeune fille passa la tête par l'entrebâillement de la porte. Quelques mèches de ses cheveux noirs aux reflets bleutés lui encadraient ses grands yeux clairs. Neji lui jeta un regard dément avant de se lever subitement et de la prendre par les épaules, l'obligeant à le regarder.
- Hinata !… Je t'en prie, dis-moi que Shikamaru n'est pas venu hier soir !!…
La jeune fille, peu habituée à voir cette lueur à la fois terrifiée et folle dans les yeux de son cousin qu'elle connaissait si serein, plaqua son poing contre sa bouche.
- Dis-le-moi, Hinata ! Dis-le-moi… Je… Je t'en prie !…
Sa voix se mit à trembler.
- J'ai besoin que tu me le dises… Que tu me dises que je n'ai pas fait la pire connerie de ma vie hier soir !… Dis-le-moi… Hinata !…
Cette dernière, désemparée, n'osait toujours pas répondre et ne put que regarder la larme couler sur la joue de son cousin. Elle qui avait tout fait pour l'aider à la pire période de sa vie, qui l'avait vu si souvent pleurer alors qu'il s'était toujours juré de ne jamais montrer sa faiblesse à qui que ce soit… Que devait-elle faire ?!
Une autre larme roula sur le visage terrifié de son cousin.
- …Il est venu, c'est ça ?… murmura-t-il dans un souffle. Il était bien là hier soir ?…
Après plusieurs secondes d'un silence étouffant, Hinata trouva finalement le courage d'adresser un hochement de tête timide.
Progressivement, le regard de Neji se détourna de sa cousine pour se perdre dans le vide, les yeux exorbités et la bouche entrouverte, pendant que ses mains se mettaient à trembler presque convulsivement.
- Ton... ton père avait raison… Je… Je suis une bête dépravée et malsaine… Un rejeton du Diable lui-même…
- Neji ! coupa soudainement Hinata, les yeux pleins de larmes. Dis pas ça, tu sais très bien que c'est faux !
- J'aurai dû… J'aurais dû… Mourir… Ce jour-là…
- Neji !…
Hinata mit ses deux mains sur les côtés du visage de Neji et ne put empêcher une larme de rouler sur sa propre joue. Les genoux du noiraud se dérobèrent sous le poids de la honte et s'écroula au sol, suivi par sa cousine qui le prit dans ses bras. Enfouissant son visage au creux du cou d'Hinata, Neji se mit à pleurer comme il avait rarement pleuré.
XXXXX
L'écrivain venait de terminer un chapitre de son roman ; son sourire s'étira sur ses lèvres. Il avait passé la nuit à sa rédaction, mais il en était assez content. C'était toujours mieux quand c'était tiré d'une vraie expérience.
Surtout aussi chaude que celle d'hier soir.
- Vous n'avez à nouveau pas dormi, Kakashi-san ?
Le noiraud s'approcha de l'écrivain en se frottant les yeux. Ce dernier lui sourit en se levant.
- Effectivement, mais j'étais inspiré hier soir.
- Vous avez trouvé votre preuve comme quoi Umino-san ne vous aime pas, comme vous vous êtes défié de le faire ?
- … Peut-être bien.
- Comment ?
L'homme haussa un sourcil en une expression amusée.
- Toi-même tu m'as dit qu'Umino-san m'aimait, qu'il était de nature impulsive et colérique, n'est-ce pas ?
- Oui, confirma Sai. Pourquoi ?
- A ton avis, en tenant compte de ces simples paramètres, qu'est-ce qu'un homme comme lui ne supporterai pas ?
Le noiraud baissa le regard un instant, avant d'écarquiller les yeux.
- Vous avez… ?
- Peut-être.
A nouveau, Sai afficha un grand sourire.
- Heureusement que j'ai le sommeil lourd, dans ce cas-là.
XXXXX
Après plusieurs dizaines de minutes, Neji avait enfin réussi à raconter à sa cousine ce qu'il s'était passé le soir d'avant – ou du moins, ce qu'il avait pu en déduire d'après la conversation MSN. Hinata était la seule personne à qui Neji confiait absolument tout.
Après tout, elle était le seul membre de sa famille à ne pas l'avoir renié.
Pour palier à sa gueule de bois, contre toute attente, Hinata lui conseilla un verre de vodka – « Ca rétracte les capillaires du cerveau dilatés qui provoquent des maux de tête », lui avait-elle appris –, pendant qu'elle-même s'occupait de lire leur dialogue virtuel de la veille. Lorsque le noiraud la rejoignit, légèrement empourpré, la jeune fille avait l'air pensive.
- Pff, j'espère que vous avez pas autant d'imagination que moi à ce niveau-là avec Kiba…
La teinte de la fille vira au rouge pivoine en moins de deux. Elle marmonna quelque chose que Neji comprit vaguement « ouchpahakiba » en baissant la tête.
- Quoi… ?
- … Je ne couche pas avec Kiba…
Le noiraud haussa les sourcils.
- Mais… Ca fait pas plus de deux mois que vous êtes ensemble ?
- … Si.
- … D'accord. Tu ne l'aimes pas ?
Hinata baissa tellement la tête qu'elle se retrouva presque le nez contre le bureau.
- Tu l'aimes toujours lui, n'est-ce pas ?...
- Hmpf…
- Je le savais… Tu sais, si tu voulais être correcte, tu le lui dirais, à Kiba…
- Mais j'aime Kiba ! explosa la jeune fille.
- Je veux bien te croire… Mais pas autant que lui, n'est-ce pas ?
Hinata n'osa plus répondre.
- Et sinon… marmonna Neji en rosissant. Qu'est-ce que je peux faire par rapport à Sasuke, d'après toi… ?
- Hum… Tu sais, Neji, j'ai remarqué quelque chose. Si je me souviens bien, j'ai ouvert la porte à Shikamaru à 18h15 et j'ai commencé à entendre… hum, du bruit, vers la demie…
- Ah… murmura le noiraud en s'empourprant un peu plus. Et alors ?
- Et alors… Il t'a envoyé le dernier message et a arrêté la webcam à 19h36.
- … Quoi ?!
Il se précipita sur l'écran.
« Dernier message reçu à 19h36. »
- Mais… balbutia Neji, incrédule. Shikamaru ne fait jamais plus de trente minutes, quarante-cinq si vraiment…
Il se rendait à peine compte qu'il était en train de donner des détails sur les performances sexuelles de son petit ami tant il était abasourdi. Ses yeux s'écarquillèrent brutalement.
- Me dis pas… qu'il a tout regardé… ?
XXXXX
- T'as aussi demandé à Neji de venir ?
En début d'après-midi, trois membres du groupe FoXxX initial s'étaient retrouvés autour d'une table de leur bar préféré. Naruto et Kiba avait décidé de boire du coca, moins pour suivre Lee dans son interdiction d'alcool que par peur de repasser par la case « tête-dans-les-toilettes » qu'ils avaient subie toute la nuit.
- Oui, je lui ai demandé de venir, répondit Naruto au noiraud. Reste à savoir s'il a survécu à la nuit…
- Ha ha !... Et Sasuke ?
Le blond lui lança un petit regard mauvais.
- Après le faux-plan d'hier ? Faut pas rêver non plus… Il va m'entendre quand je réussirais à le joindre. Bah tiens, voilà Neji.
Le noiraud les rejoint à la table en scrutant partout aux alentours avant de les saluer et de prendre place, sans cesser de regarder partout.
- Euh… Ca va pas, Neji ? demanda Kiba.
- Si si, bien sûr ! Je cherchais simplement Sasuke… Il est pas là ?
- Comme je viens de le dire, non, pas après le faux-plan d'hier, continua Naruto. Je l'emmerde.
- Il est peut-être mort, qui sait… marmonna Kiba avant de prendre une gorgée de boisson.
Naruto redressa brusquement la tête, les yeux écarquillés.
- Mais arrête ! Dis pas ça !!
- Non, il est pas mort, coupa Neji. Je lui ai parlé hier... sur MSN. Il était malade…
- Ah ! J'espère que tu lui as dit qu'il nous a bien fait chier ! continua Naruto en se refrognant.
- Euh… Oui, oui…
Les quatre garçons passèrent la majeure partie de l'après-midi à discuter et rire, tout en évitant sans le savoir les mots interdits par chaque membre (« groupe » et « guitare » pour Lee, « sexe » pour Kiba et Neji, ainsi que « Sasuke » pour Naruto). L'humeur était au beau fixe et permit aux garçons de se retrouver comme au bon vieux temps.
Ce fut aux alentours des 16h, juste après que Neji se soit levé pour se rendre aux WC, qu'une blonde approcha de leur table.
- Excusez-moi, mais… Etes-vous les FoXxX ?... demanda-t-elle timidement en fixant Lee.
- Hum… Plus ou moins, répondit Naruto. C'est pour un autographe ?
La fille eut un rire nerveux.
- Je ne voudrais pas te décevoir, mais non… Je viens vous transmettre un message de mon frère… Plus particulièrement à toi, Lee.
- Je sais qui tu es, murmura le noiraud en souriant aimablement. Tu n'as pas besoin de faire ça.
- Mon frère y tient absolument.
- Euh… Je suis pas sûr de comprendre, coupa le blond. Qui est ton frère ?
Son interlocutrice prit une profonde inspiration.
- … Gaara.
Naruto se redressa violemment en la toisant d'un regard mauvais.
- Et tu oses venir ici ?... Tu viens vérifier le travail de ton frère ?!
- Naruto ! vociféra Lee. Mais ça va pas de dire ça ? Mêle-toi pas de ça, on en a déjà parlé !
- Qu'est-ce qui se passe ici ?
Lorsque Neji s'approcha d'un pas traînant, la blonde eut un léger mouvement de recul.
- Hey, hey, calme, dit Neji en souriant. Je n'ai rien contre toi, moi…
La jeune femme déglutit péniblement. « Il n'est pas au courant… », pensa-t-elle en se ressaisissant et en poursuivant sans un regard pour Naruto.
- Gaara m'a demandé de te dire qu'il était profondément désolé. Il n'a jamais eut l'intention de te faire du mal.
- … Je sais, Temari. Dis-lui que je ne lui en veux pas.
- QUOI ?! beugla Naruto. Invite-le à boire un verre pendant que t'y es !...
- Bonne idée, tiens. Dis à ton frère que lorsqu'il sortira de l'hôpital, j'irai volontiers manger un morceau avec lui.
Kiba retenait le blond de répliqua pendant que Temari eut un petit sourire triste.
- Il en sera content… Mais je doute qu'il sorte un jour, toutefois… En tout cas, merci de ta compréhension, Lee. Je vous laisse à présent…
Elle salua sommairement les quatre garçons et s'en alla rapidement, sans un regard pour Naruto et Neji. Ce dernier ne comprit d'abord pas la réticence de la fille à son égard, puis se dit que cela avait dû être un effet de son imagination.
Sakura fit son apparition juste après le départ de Temari, en profitant pour débarrasser les verres et nettoyer la table.
- Tiens, je savais pas que vous la connaissiez, souffla-t-elle en se redressant. Elle va beaucoup mieux depuis qu'elle s'est trouvé quelqu'un, celle-là…
- Pratique de travailler dans un café… lança Lee en souriant. On a le droit à tous les ragots…
- Hé, rigole pas ! Tu devineras jamais avec qui elle s'est mis ! Si je te dis le plus grand solitaire et autiste de tous les campus, tu me dis ?
- A part Sasuke, je vois pas… dit Naruto en rigolant à moitié.
Neji rit un peu jaune en se tournant vers la serveuse.
- Vas-y, c'est qui ?
- …Shikamaru !
Une verre tomba au sol.
- Quoi… ? dit Neji d'une voix presque ténébreuse.
- mince, encore du boulot… ! Oui, je les ai vu s'embrasser ici pas plus tard que ce matin !
Le cœur de Neji s'arrêta dans sa poitrine.
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Non loin de là, dans un petit appartement en bordure de mer, un homme pleurait. Pire : il avait passé la nuit à pleurer, la journée à pleurer, maudissant tout ce qu'il avait pu voir le soir avant, maudissant d'avoir cédé – encore une fois – à cet homme, maudissant ce même homme de le faire souffrir ainsi.
Il n'y est pour rien. C'est toi qui l'aime…
Mais même !… Et pourquoi j'ai pas pu partir, hein ?!
Parce que si tu l'avais fait, il se serait douté de quelque chose.
Mais j'ai tellement mal… ! Si j'avais su, j'aurais inventé une connerie pour ne pas aller chez lui, mais là… !
Il se souvenait de la manière dont il avait été heureux d'être à nouveau invité chez son aimé, la façon dont son cœur s'était émietté lorsque qu'il avait pénétré l'appartement et qu'il avait vu cette femme sur ses genoux, l'odeur de saké dans la pièce qui traduisait aisément leur état d'enivrement, la manière dont elle lui caressait les cheveux, ses mains qui se baladaient sur son corps, qui lui enlevaient peu à peu ses vêtements, sa bouche qui l'embrassait…
Pourquoi ?
« Pour mon livre, je vais avoir besoin de vous, Umino-san. J'ai besoin du point de vue d'un voyeur, ce qu'il ressent, ce qu'il a envie de faire… Vous seriez d'accord de faire ça pour moi ?… »
Elle lui mordille le lobe de l'oreille, un sourire coquin aux lèvres.
« Après, si vous le souhaitez bien sûr, vous nous rejoindrez… »
« Hatake-san, je suis désolé… Ce n'est pas contre vous, Tsunade-sama, mais… Je ne suis attiré que par les hommes. »
Hommes et femmes, je m'en fous. Il n'y a qu'une seule personne qui m'attire. Une seule personne que j'aime. Une seule personne avec qui j'aime faire l'amour.
Il me jette un de ses regards qui me font fondre.
« Je suis un homme, Umino-san. Vous aurez de quoi vous amusez avec moi, vous le savez bien. »
Pourquoi j'ai pas refusé ?
Ils se déshabillent. S'embrassent. Se touchent.
« Notez tout ce que vous ressentez, Umino-san », dit-il en embrassant la peau nue de l'intérieur des cuisses de l'autre.
Jalousie. Colère. Tristesse. Voilà tout ce que j'ai envie d'écrire. Excitation. Les contours des muscles de son dos magnifique, ses longs doigts fins de pianiste engloutis dans la chaire rosie et humide de l'autre.
Pourquoi j'ai pas arrêté ?
Son boxer qui tombe à terre. Mon sexe tendu dans mon pantalon tant il m'excite. La bouche de l'autre qui vient gâcher mon beau paysage. Qui le brise complètement. Qui me brise complètement.
Pourquoi j'ai pas pleuré ?
Elle s'allonge sur le dos. Ecarte les jambes. Il recouvre son corps du sien, son divin corps. Elle se tend soudainement en hurlant de plaisir.
Pourquoi j'ai pas hurlé ?
Leurs corps s'animent, ondulent, se tendent, transpirent, se balancent, frissonnent. Je n'ai le droit à aucun regard alors qu'il continue de la pénétrer avec ardeur et plaisir. J'ai envie de mourir. Les minutes défilent ponctués par les orgasmes sonores de l'autre. Je me force à écrire ce qu'il a envie que j'écrive. Ma main tient à peine le crayon. Je voudrais les tuer à coup de crayon. La tuer. Le tuer.
Pourquoi j'ai pas agi ?
« Iruka… Déshabille-toi… », il me dit dans un souffle. Il halète bruyamment. Au lieu de refuser, qu'est-ce que je fais ?… Forcément. Je suis heureux de pouvoir lui laisser me faire l'amour. Le laisser me sauter comme il saute l'autre au même moment.
Pourquoi ?
« Approche-toi, Iruka… », me murmure-t-il. Il m'attire contre lui, m'embrasse avec passion, pendant qu'il continue à se déhancher dans l'autre. Elle gémit en nous voyant nous embrasser. Pathétique. Il se retire enfin. Elle se lève avec peine. Me laisse me mettre à quatre pattes face à lui. Comme un chien.
Je le hais.
Il m'embrasse le dos. Je ferme les yeux tant je frissonne sous ses caresses. Il cherche mon entrée. La trouve. Me pénètre.
Je l'aime.
