La Magie De Gaïa
Note Auteur : Se dépêche de poster ce chapitre et repars en courant avant que quelqu'un ne s'aperçoive à quel point il est court… Je ne sais pas pour vous, mais moi je m'amuse comme une folle. Si je suis motivée, j'en posterai un ou deux de plus
P.S : est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi je n'arrive pas à espacer les paragraphes plus que ça ? Pourtant j'ai même essayé quatre fois la touche entrée entre chaque, sans aucune différence.
Disclaimerles personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
Chap.8 :
Peter se détendait dans le jardin. Il ne lui restait que trois jours à passer avec ses amis avant de rejoindre ses parents. Il allait de surprise en surprise chaque jour, mais il n'aurait souhaité pour rien au monde que ce soit différent. La présence de Harry avait changé beaucoup de chose. Peter était plus sûr de lui avec ses deux amis. Il osait plus, et parlait plus. Mais surtout il était devenu plus qu'une ombre des maraudeurs. Il était l'un des frères adoptifs maintenant. Il ne restait plus que l'arrivée de Remus pour compléter le processus « d'adoption » que Harry avait lancé.
Harry était le frère adoptif officiel de James, Sirius était le frère adoptif officiel de James et Harry, Peter était devenu le frère adoptif du groupe grâce à un autre accident. Encore une fois Harry avait fait des siennes.
Deux jours auparavant, pas si longtemps après l'incident Sirius (célèbre pour les cris d'horreur de la famille Black entendus dans tout le pays ), les parents Potter avaient encore du s'absenter pour accomplir, l'un ses devoirs d'auror et l'autre ceux de soigneur officiel du ministère. Les jeunes gens s'étaient donc approvisionnés en vue d'un pique nique dans la forêt adjacente au manoir. Après que le couple se soit assuré que les boucliers magiques étaient en place et qu'aucun intrus ne pouvait apparaître et les blesser.
Après une matinée à se chasser au milieu des arbres, un repas plein de potions aux résultats pour le moins incroyables (cheveux verts, langue de serpent, et autres transformations corporelles ayant étrangement pour thème les serpentards…). Ils se séparèrent pour rechercher des buissons de menthe fraîche qui poussaient un peu partout dans les bois. Harry souhaitait préparer un gâteau à la menthe qu'aucun des autres n'avait jamais goûté.
Peter avait choisi Harry comme compagnon de marche. Il s'était attaché au jeune garçon comme s'ils étaient vraiment frères. A l'abord d'une clairière, ils eurent la tristesse de découvrir un cerf grièvement blessé. A l'agonie, l'animal ne pouvait plus être sauvé, et l'air s'emplissait d'un chagrin sans nom. Le silence autour d'eux était surnaturel, à peine rompu par le souffle brisé de la bête. Il n'était pas difficile de voir les flans déchiquetés par ce qui ressemblé à un sort tranchant. Comment cela s'était-il produit ? Impossible à dire. La seule certitude était que la blessure remontée à quelques semaines au plus. Peut-être les manges morts ayant attaqués le manoir avaient-ils eu le temps de s'acharner sur le cerf après avoir perdu leurs cibles initiales ? Dans ce cas-là, la noble bête venait de passer un peu plus de trois semaines dans cet état. Et il était trop tard à présent.
Harry s'approcha calmement du cerf chantonnant légèrement. Le son calma étrangement le roi de la forêt.
Les murmures devenaient une douce berceuse, que Harry reconnaissait vaguement d'un rêve avec une femme à la voix apaisante. Mais les paroles qu'il ajoutait au chant étaient différentes. Il racontait l'immense forêt au-delà de la mort, où le cycle de vie recommence à nouveau. La mort et la vie s'entrelaçant dans la trame des arbres. Triste chanson, si ce n'était pour les paysages décrits, la beauté de l'existence… la beauté de ce combat éternel de vie et de mort, de jour et de nuit. Tous d'une même journée, un même voyage, se répétant sans cesse, mais sans cesse différents. La chanson se poursuivait, passant d'espoir à désespoir. Finissant sur une nuit qui tombe dans une autre vie, la lune haute dans le ciel, le vent soufflant sa douce frénésie. Une étoile naissait dans le conte fredonné. S'était le récit de cette fin de vie du cerf et de cette nouvelle naissance. Plus l'étoile brillait dans la chanson, plus la vie le quittait. Pourtant il était entouré d'un étrange halot lumineux, comme un rayon de magie qui s'élevait et l'entourait… Les yeux de la bête se voilaient, mais l'air se chargeait d'une incroyable douceur. A la mort de l'animal, Harry cessa son chant.
Durant ce triste évènement, la magie qu'avait tissé Harry avait pris une vie qui lui était propre, entourant la clairière et tous ceux présents, les liant dans un sort plus solide que tout serment d'adoption était capable. Peter et Harry était autant frère adoptif que l'étaient James et Sirius. Leur famille venait encore de s'agrandir. Et à nouveau la magie ne pouvait pas être brisée.
