La Magie De Gaïa
Note Auteur : j'ai tout essayé, mais impossible de les faire plus longs. Pour ne pas gâcher ce qui en fait un bon récit, j'ai décidé de ne pas me forcer. Certains chapitres seront un peu plus longs mais pas de beaucoup. J'essaierai de me rattraper en écrivant plus de chapitres
Sinon, pour l'instant je n'ai aucun rythme de publication… Mais comme j'ai un certains nombres de chapitres en avances et que c'est noël, je les publie. J'en suis à l'écriture du numéro 14. Ensuite, sois je ralentirait à un chapitre par semaine, sois ma frénésie ne s'arrêtera pas et vous aurez de la chance.
Important : Description des particularités du caméléon trouvées grâce à une recherche internet.
Aussi, J'ai largement dévié de la chronologie originale de la vie des maraudeurs. Par exemple : ils sont animagus bien plus tôt dans le livre. Par nécessité, je ne les fais réussir que l'été avant leur septième année scolaire.
Disclaimerles personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
Chap.9 :
William et Elise voyaient leur famille s'agrandir magiquement, sans aucune possibilité de défaire le processus. Mais le voulaient-t-ils vraiment ? Ils se demandaient depuis les adoptions de Sirius et Peter, si Remus allait à son tour se retrouver embarquer dans la folie magique qu'était Harry.
Dans l'attente de son arrivée au manoir, James avait entamé une partie d'échec avec Sirius sur la table du salon, bien en vue de la cheminée. Harry s'était retiré dans la cuisine avec Elise et refaisait de son fameux gâteau à la menthe des bois, qui avait rencontré un succès incontesté par toute la famille. Le tableau était parfaitement familial. Mais les deux joueurs d'échecs avaient été pris d'une soudaine panique le matin même, quand ils s'étaient aperçus que personne n'avait prévenu Harry de la particularité de Remus. Car Remus était un lycanthrope, plus précisément appelé loup garou. Et Harry n'en savait rien. Ils ne pouvaient se résoudre à lui parler avant d'avoir demander permission de le faire à Remus. Et Remus serait difficile à convaincre, sa plus grande peur était d'être rejeté par toute personne apprenant la vérité.
Il avait été décidé par les parents Potter que Remus aurait le dernier mot, mais que la famille interdirait à Harry de sortir pendant les nuits de pleine lune, où qu'il soit à tout moment de l'année. On tournerait cette nuit particulière comme quelque chose que tout sorcier doit savoir et prendre en considération. A moins que Remus se décide à dire la vérité.
La cheminée cracha un jet de flamme verte qui propulsa un jeune homme des plus étonné à travers la pièce. Il atterrit avec grâce devant la porte du salon, juste au pied d'un adolescent aux yeux verts souriants. La respiration de Remus se bloqua de surprise, jusqu'à ce que Harry lui tende une main pour l'aider à se relever. Mains toujours entremêlées, il attira le nouveau venu vers la cuisine, l'installa sur une chaise et lui présenta une part de gâteau. Sur l'horloge on pouvait lire qu'il était 16 heure pile. Harry était toujours très ponctuel en cuisine. Un James des plus ahuris avait traîné Sirius après eux et se retrouvait à présent avec une assiette bien remplie et un verre de lait.
Sirius sortit 2 mornilles et les donna à James. Ce dernier avait parié que Harry les aurait tous à table pour 16 heures justes. Sirius avait compté sur le fait que Remus n'était pas du avant 17 heure. Il aurait du savoir que Harry ne prévoyait jamais son fameux gâteau si les invités n'étaient pas tous là à l'heure de goûter, sans une minute de retard. Comment le jeune garçon pouvait deviner restait un total mystère.
Remus observait le jeune homme aux yeux verts avec intensité. Il pouvait sentir en lui un courant magique qu'il n'arrivait pas à reconnaître. Cela semblait important mais lui échappait totalement. Il du tourner les yeux lorsque Harry le regarda à son tour, les sourcils haussés en une question muette.
Le reste de la soirée passa de la même manière : Remus allait finir par en avoir un torticolis. Cette nui-là, ses deux amis tentèrent de le convaincre de les laisser parler à Harry. Mais cela n'eut pour résultat que trois jeunes gens épuisés le matin venu.
Harry s'amusait comme un fou. Il avait lancé sa bande de frères dans un jeu de cache-cache qui avait bien duré deux heures. Chacun avait eu son tour pour retrouver les autres. James avait échoué lamentablement, mais il protestait que la forêt était bien trop vaste pour un tel jeu. Sirius n'était pas loin derrière lui sur ce point là. Harry les avait tous trouvés avec l'un de ses sourires mystérieux à la clef. Mais Remus, même avec ses sens de loup ne parvenait pas à attraper le jeune garçon. Ils finirent l'après-midi par un pique nique dans les bois. Pendant lequel Sirius leur fit promettre de ne jamais recommencer ce jeu-là, dans ces bois-là. Harry était plié en deux par la fin de la journée.
Une étincelle malicieuse résidait dans la forêt de ses yeux depuis sa conversation avec ses parents adoptifs le matin même. La « discussion » sur la pleine lune avait était enrichissante. Mais il n'avait dit à personne qu'il savait déjà la vérité. De toute manière il ne parlait jamais, si ce n'est pour les douces et rares berceuses qui lui avaient permis de rassurer Sirius après un cauchemar, de dire adieu au cerf mourant, et celle qui avait fait danser Elise dans sa cuisine après une mission particulièrement dangereuse avec les aurors. Aussi attendait-il avec impatience la nuit venue. Il anticipait avec joie de surprendre la petite bande de maraudeurs. Il savait que Remus était effrayé d'être rejeté, et tout ce qu'il avait pu faire jusqu'à présent était de lui donner tout l'amour qu'il éprouvait déjà pour lui. Remus à son tour avait répondu à sa manière : le loup en lui avait décidé que Harry était son petit, à protéger et aimer.
Harry avait passé toute la semaine à jouer aux échecs avec son nouvel ami, et même s'il perdait à chaque fois il rendait le jeu très amusant (ses pièces chantaient des chansons braillarde, et sa reine avait fait un streap-tease ahurissant). A l'heure du thé, Remus était le seul à avoir droit à un cookie, et son thé était une recette secrète de Harry que les autres se voyaient refuser. Remus avait été bouche bée la première fois qu'il l'avait bu : il avait ce goût surprenant de nature sauvage, de forêt et d'appartenance qui rendait fou de joie la bête à l'intérieur de lui.
La nuit de la pleine lune, Elise et William avaient décidés d'accompagner les jeunes gens dans la forêt. Ils allaient aider les maraudeurs dans leur première transformation en animagus. Peter était revenu pour l'occasion, et Harry était parti lire dans sa chambre. Ce qui arrangeait tout le monde.
La métamorphose en animagus avait était douloureuse. La première fois était toujours la plus difficile, et il était bon que deux adultes responsables soient restés avec eux pour les guider. James eut le moins de difficulté, et la vue de son animal fit couler une larme dans les yeux de Peter. James était un cerf, et le souvenir du cerf mourant ne l'avait plus quitté depuis la chanson de Harry. Sirius suivit peu après, devenant un chien noir cabriolant dans l'herbe (rien de tel qu'un animal joueur et espiègle pour le jeune homme). Peter avait un doute. Il ne pensait pas pouvoir réussir, mais le vent souffla soudain un peu plus fort, et il eut l'impression qu'une main amicale l'avait frappé derrière le crâne en exaspération. Ses pensées se tournèrent vers Harry et son amitié. Ce qui étrangement provoqua la transformation douloureuse. Quand ses muscles eurent finis le changement, il eu la surprise de sa vie. La potion de reconnaissance d'animagus qu'il avait pris avant les vacances avait montré un rat. Mais ce n'était pas ce qu'il était devenu. Il se rappelait vaguement que si l'esprit de la personne changeait avant la première transformation, l'animagus en était modifié. Mais le miroir que Elise plaça devant lui avait quand même causé un grand étonnement. Il était petit, aussi vert que l'herbe sur laquelle il marchait, avait une langue et un corps de lézard. Il était un caméléon. Et il n'avait même pas fait de recherche sur cet animal là. Qu'étaient ses particularités ? Sa signification spirituelle ? Un peu perdu, il redevint lui-même avec la guidance de William.
« Hm… si je comprend bien il y a eu un évènement inattendu dans vos plans. Que je me rappelle… Un caméléon est bienveillant. Il peut se fondre dans son environnement, se rendant invisible. C'est un animal solaire qui aspire à rester dans l'ombre. Inquiet, docile, messager de la lumière, porteur de bonnes nouvelles, il est aussi celui dont l'humilité suscite la discrétion. Le caméléon est affublé d'une queue préhensible, signe d'habileté ; son oeil mobile est tour à tour symbole de prudence et de savoir. Je crois que je ne regretterais jamais toutes ces heures de recherches imposées durant l'entraînement pour devenir auror. »
« Alors mon animagus est un bon animagus ? » demanda Peter avec hésitation.
« Il n'y a pas de bon ou de mauvais animagus, juste un bon ou un mauvais sorcier. Il dépendra de toi d'utiliser les qualités ou les défauts de l'animal qui te représente. Pour te donner un exemple, je suis un tigre, un prédateur. Mais je ne pars pas pour autant chasser d'autres créatures vivantes à tout bout de chant… Arf, mauvais exemple, je suis auror, bien sûr que je pars à la chasse au méchant. »
« En effet mon cœur. Heureusement tu ne les manges pas une fois que tu les as trouvé. Ce n'était pas un si mauvais exemple. »
Les garçons rire de bon cœur au ton moqueur d'Elise. Comme la lune n'allait pas tarder à se lever, ils reprirent tous la forme de leurs animagi. Ils assistèrent avec peine à la douleur qui parcourait Remus durant sa transformation, l'encourageant comme ils pouvaient. Peu après ils étaient tous en train de courir au milieu des arbres. Se chassant les uns les autres, jouant joyeusement.
Lunard, car tel était le nom du loup de Remus, frôlait à peine le sol dans sa course effrénée. C'était la première fois qu'il était aussi libre dans sa forme animale. Il se senti comme délivré d'un lourd fardeau. Dans sa joie, il avait dépassé tous les autres. Alors qu'il s'apprêtait à s'arrêter pour les attendre, une forme apparut de derrière un sapin. La part humaine du loup s'affola, certaine qu'elle allait attaquer un innocent. Et le sentiment fut encore plus terrifiant lorsqu'il reconnut Harry. Mais le loup garou ne réagissait pas comme il l'avait craint, il ne chargea pas, ni ne grogna. Au contraire, il s'agenouilla sur l'herbe fraîche, et attendit. Harry l'approcha lentement, sans peur. Le garçon posa sa main sur la crinière châtaigne, et caressa la bête avec tendresse.
Lunard sentit une grande chaleur l'envahir. C'était comme si, soudain, le loup qui rêvait d'avoir un pack venait de trouver une personne, une créature du même sang que lui. Bien que sachant distinctivement que Harry n'était pas un loup garou, il le reconnaissait comme un membre de sa famille. La vérité qu'il n'apprendrait sûrement pas avant longtemps, était qu'il percevait le lien d'avec la mère de toute créature, Gaïa. Et ce qui resterait encore plus secret, était la présence d'un second lien qu'il accepta sans se poser de question : le lien que le Remus adulte de Harry avait créé et qui n'avait pas disparu dans son voyage dans le passé. Harry venait d'être accepté comme étant le « petit » de Lunard, encore une fois.
Il y avait aussi l'odeur de la forêt, et de l'air réuni… comme une créature entre ciel et terre, un mélange des deux, un courant d'air sur l'herbe, près d'une rivière, sous la chaleur d'un soleil d'été… Tous les éléments en une personne. Cela donnait une « saveur » attrayante à l'air que le loup reniflait. Lunard frotta son museau contre la main de son petit. Et Harry éclata d'un rire clair, jetant ses bras frêle autour du loup.
Ayant surmonté l'émotion de peur, puis de respect et de joie, qui les avait cloué sur place non loin de là devant un tel spectacle, les animagi se rapprochèrent. Leur lançant un dernier regard rieur, Harry embrassa le museau de Lunard et disparut dans l'air sans un bruit. Il venait tout simplement d'apparaître. S'ils l'avaient pu à ce moment là, les adultes du groupe d'animagi seraient allés le retrouver, mais ils ne voulaient pas laisser les jeunes seuls dans les bois. Ils attendraient impatiemment le lendemain pour poser leurs questions.
Le jour suivant, Harry était déjà à la table du déjeuné lorsque les maraudeurs et les adultes sortirent de la torpeur des rêves pour aller manger. Un bégayant Remus se jeta sur Harry posant sans arrêt la même question : « Comment ? ». Devant sa détresse Harry se contenta d'embrasser Remus calmement sur la joue, et de murmurer une douce berceuse. Les autres étaient habitués à présent à l'entendre chantonner à chaque fois qu'il essayait d'exprimer plus que ses quelques rares mots ne lui permettaient.
La chanson parlait d'éléments se joignant dans une danse sauvage avec un loup, d'un lien à l'opposé de toute entrave, libérateur et protecteur. Le vent entourant Harry pour empêcher quelque créature que ce soit de l'attaquer, le feu propageant sa chaleur en lui et à travers lui à d'autres, domptant le plus sauvage des loups. La terre les portant dans leur course enchantée. Et l'eau de vie traversant leurs corps et les unissant à tout jamais. Les paroles étaient rassurantes et magiques. Et encore une fois, William et Elise se retrouvaient avec un nouveau membre dans leur famille grandissante.
La magie avait été légèrement différente cette fois, Remus avait été magiquement adopté par Harry, mais en tant que figure paternelle plus que fraternelle. Harry venait donc en quelque sorte de gagner un nouveau père. Quoique William considère Remus plus comme un fils adoptif… L'étrange connexion qui avait pris place cette nuit de pleine lune fut acceptée sans difficulté. Et Remus gagna le pack dont il avait toujours rêvé.
