La Magie De Gaïa
Note Auteur : et si j'en postais deux au lieu de un ? Voici le second.
Disclaimerles personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
Chap.13 :
Harry descendit du train, toujours aussi bien entouré par sa garde d'honneur. Lili, qui les suivait, s'attendrissait de les voir si protecteurs du jeune garçon. Harry fut guidé jusqu'à Hagrid, le gardien des clefs de Poudlard. La réaction du jeune sorcier était à l'opposé de celle des élèves qui voyaient l'homme pour la première fois. Aucun recul ni sursaut. Pas de regard hébété. Rien d'autre que ce doux sourire mystérieux.
James avait pensé que Harry serait plus effrayé, considérant son passé. Mais son jeune frère avait encore une fois su lire à travers les apparences trompeuses. Hagrid avait sans aucun doute été libellé « grand homme, grand cœur » et rangé dans le tiroir correspondant de l'esprit de Harry. James soupira, poussa le garçon plus près de Hagrid et après une brève introduction, le laissa au bon soin du gardien.
De loin, Severus étudiait le procédé avec intérêt, remarquant que son ennemi retardait le moment de prendre l'une des calèches les emportant au château. Il était tellement fasciné qu'il se retrouva face aux maraudeurs devant la toute dernière voiture. Alors que Harry était déjà dans l'un des bateaux sur le lac. Lili s'agita quelque peu, prête à les voir se battre, et fut d'autant plus surprise quand James fit un signe courtois pour Severus de monter le premier.
Severus ravala toute remarque cinglante qui lui venait à l'esprit et grimpa, inquiet de se qui allait suivre. Lorsque James se contenta de le suivre et de s'installer, copié par les autres gryffondors, il en resta muet. Lili jetait des regards interrogateurs de l'un à l'autre. Sirius hocha la tête en une reconnaissance respectueuse de son ennemi. Peter s'enfonça confortablement dans son siège, et Remus donna un sourire rassurant au jeune homme au nez crochu.
« Ne t'inquiète pas Lili. Nous n'allons pas l'attaquer. Nous pensions avoir juger Severus correctement, mais apparemment Harry a su voir la vérité mieux qu'aucun de nous. S'il l'a choisi comme ami, comme je l'ai vu dans ses yeux, c'est qu'il le mérite. » Expliqua James.
« Nous promettons de ne plus nous en prendre à toi Snive… Severus. Nous aurons même à apprendre à supporter la présence les uns des autres. Connaissant Harry nous n'aurons pas le choix. » Continua Sirius.
« Et il était temps que nous agissions avec plus de responsabilité. » Rétorqua Peter, ce qui lui valu un regard indigné de Sirius qui refusait quand même d'appeler son comportement passé immature.
Remus sourit à tout ça et hocha la tête en accord avec leurs paroles. Lili était sous le choc. Elle avait déjà décidé d'aller à l'infirmerie dés la fin du repas, persuadée d'avoir reçu un coup sur la tête.
Le trajet n'était pas très long, et le temps de s'installer à table le directeur se levait déjà pour annoncer l'entrée des premières années. Il lança un regard pénétrant aux maraudeurs puis à Severus, agréablement surpris de les avoir vu arriver en même temps et sans dommages apparents. Puis appela les nouveaux élèves. De nombreuses têtes fixèrent leur attention sur le jeune adolescent qui dépassait les jeunes enfants. Ils avaient, en quelques secondes, notés la ressemblance avec James, et la douceur de ses yeux verts.
« Eh ! James ! Il est de ta famille ? » Osa un élève de leur année.
« C'est mon petit frère. » Annonça fièrement James.
« … »
« Bon d'accord, Harry est mon cousin, et mes parents l'ont adoptés. Donc il est mon petit frère. » Expliqua-t-il.
« Je me disais aussi, j'aurai juré que tes parents n'en avaient pas fait un second comme toi ! »
James ne s'offensa pas. Après tout il était plutôt unique. Le coup sur la tête qu'il reçu, compliment de Sirius, le fit redescendre sur terre et perdre cet air arrogant qui l'avait repris.
« J'ai beau avoir accepté que tu me remette à ma place, ce n'est pas une raison pour taper aussi fort. » Râla James.
« Tout effort doit être accompagné d'un encouragement équivalent très cher…. Tu avais vraiment besoin de ce coup sur la tête vieux frère. » Résonna Sirius.
A leur table, leurs camarades étaient pliés en deux. Et la table d'à côté n'en menait pas large non plus.
« Attend un peu que les rôles soient inversés ! »
« Oy ! James ! Tu ne crois sincèrement pas que j'aurais un jour la tête qui gonfle autant que toi ! » S'indigna Sirius. Et reçu un coup sur la tête, compliment de Remus.
« Remus, ton timing est toujours aussi impeccable. Il faudra que tu m'apprenne comment tu fais pour approcher ta main aussi vite quand leurs têtes gonflent. »
« Avec plaisir Peter. Je t'enseignerais tout l'art de la main de la justice. »
Sirius et James leur lançaient à présent des regards noirs au milieu des éclats de rire de l'assemblée. Leur discussion avait porté jusqu'à la table des professeurs, et Le directeur de l'école avait cette fameuse étincelle dans les yeux qui promettait un futur enthousiasmant. Près du choipeaux magique, Harry secouait la tête avec un faux air désespéré. Il savait que ses frères étaient fous, mais il en avait reçu une nouvelle preuve. La vie était si belle.
Le professeur McGonnagal déroula la liste de noms et commença l'appel dés que les rires se calmèrent. Harry fut appelé le dernier :
« Harry Potter »
Bien que les regards se concentraient sur lui, il avait la vague certitude que c'était une saine curiosité. Et non pas quelque chose de plus lourd à porter sur ses frêles épaules. Il avait le souvenir de nombreux regards pleins d'expectation, parfois même méprisant. Ici le sentiment était léger et inoffensif. Il s'installa sur le tabouret et laissa le choipeaux tomber sur sa tête.
''Hm… c'est la première fois que je vois un esprit comme le tien. Tu as de toutes les qualités et défauts de chaque maison à parts égales. Je ne peux vraiment pas choisir. Je ne peux même pas te demander ton avis. Ce serait criminel de te faire choisir. Pose moi sur le tabouret et attend.''
''D'accord.'' Pensa Harry. Pas inquiet, mais légèrement consterné. Il ne s'était vraiment pas attendu à cette réaction du choipeaux.
L'objet s'adressa au professeur Dumbledore dés qu'il toucha le tabouret.
« Je ne peux vraiment pas choisir, il est parfait pour toutes les maisons. Et je ne peux pas le laisser choisir une seule partie de ce qui est lui. Alors c'est à vous de le placer. »
Le directeur en eut le souffle coupé, ça ne s'était jamais produit. McGonnagal se racla la gorge pour l'aider à reprendre ses esprits.
« Bien. Etant donné les circonstances, et afin que tu te sentes le plus à l'aise possible, il serait préférable que tu sois avec ton frère. Acceptes-tu de rejoindre les Gryffondor ? »
Harry hocha la tête positivement et se dirigea vers la table de ses frères. Les murmures dans la salle se transformaient rapidement en débat, et Dumbledore ne se sentait pas capable d'un long discours. Il fit les annonces annuelles (forêt interdite et autres), et le repas apparut.
« Il n'y avait que toi petit frère…le seul capable de remuer les fondations de l'école ne pouvait être que toi. » S'exclama James.
Harry lui fit l'un de ses sourires mystérieux et inspecta appréciativement la nourriture avant d'en remplir son assiette. Il dévora du même appétit qui l'avait poursuivit toutes les vacances, et qui lui avait permis de finir le gâteau de son 16ième anniversaire quand tous les autres calaient à la deuxième part. Quelques regards ahuris se posaient sur sa frêle stature et sur le contenu de son plat. Mais un regard appuyé de James les empêchait de faire la moindre remarque.
Même si Lili remarqua, elle ne fit aucun commentaire. Il y avait quelque chose d'important et de grave dans les actions des quatre garçons qui protégeaient Harry.
Quand tout fut dit… hm… avalé. Bref quand l'heure arriva d'envahir les dortoirs, les préfets guidèrent les élèves à moitié endormis vers leurs maisons respectives. Après une visite des plus courtes de leur tour, les gryffondors se séparèrent. Harry n'eut aucune difficulté à s'endormir, enfoncé dans ses oreillers. Il passa une nuit paisible, se leva tôt, et se retrouva assis au coin du feu, à parcourir son livre du moment. « Les contes de fées et les Moldus ».
Pas étonnant que l'un des nains de Blanche-neige soit si grincheux. Être appelé nain quand on est gobelin devrait être considéré un crime contre l'humanité… hm, contre les êtres magiques (surtout les gobelins). Harry en était au passage où le prince réveille la princesse d'un baiser, avec l'odeur de la potion qu'il avait avalé juste avant, pas étonnant qu'elle soit sortie de son coma…. lorsqu'un craquement lui fit lever les yeux. Devant lui, posé au milieu des flammes, un magnifique phénix le scrutait intensément.
Harry lui tendit son bras pour qu'il vienne s'y percher. Les yeux à hauteur l'un de l'autre, les deux êtres se parlaient muettement. Le phénix ne chantait pas, ses yeux la seule communication nécessaire. Il n'avait jamais rencontré un humain qui soit autant phénix. Il pouvait même sentir la musique toujours présente dans le cœur du garçon, prête à sortir quand nécessaire. La voix de l'enfant était puissante, et comme la sienne impossible à entendre par qui que ce soit qui ne possédait pas le même don.
Harry était heureux de pouvoir parler à quelqu'un avec sa propre voix. Jusqu'à ce moment, il n'avait pas compris pourquoi il était le seul à posséder cette voix. Maintenant il savait que c'était simplement une voix de vérité, incapable de dire des mensonges, donc sans paroles. Cela ne le gênait pas, mais l'intriguait. Il posa des questions au phénix qui se nommait fumsek. Il eut certaines réponses et de nouvelles questions. Mais le plus important fut le récit de la création des phénix.
Alors que le monde était prêt à sombrer, la Déesse Mère Gaïa offrit son cœur et son âme pour sauver l'éternité. Son âme fit naître la magie, segment de ses espoirs et de ses rêves. Son cœur, que consumait un feu infini d'empathie, étendit ses flammes sur la terre. De ces flammèches sortirent des oiseaux magiques porteurs de vie, passeurs de mort. Des êtres capables de renaître pour l'éternité. Balance de la magie en ce monde.
Le jeune sorcier resta rêveur quelques secondes, avant de s'apercevoir qu'un groupe d'élèves avait rejoins la salle commune. Il sourit timidement, et Fumseck chanta quelques notes moqueuses. Puis l'oiseau posa son bec contre sa joue et disparu. Harry haussa les épaules et reprit sa lecture.
Peter avait décidé de se lever plus tôt. Il savait que Harry serait déjà debout, près pour une nouvelle journée, comme il l'avait fait tout l'été. S'il lui arrivait d'être fatigué, il faisait plus de sieste durant le jour.
Il ne fut pas surpris de trouver son jeune frère de cœur devant la cheminée, concentré sur un livre assez imposant.
« Contes de fées et Moldus ? Le livre que tu lisais dans le train ? »
Harry acquiesça distraitement, finit sa page, plaça un marque-page et leva la tête. Son sourire matinal était radieux, pleins de mots joyeux et de projets.
« Ouille ! Hors de question d'en faire autant le week-end avant les premiers cours. Et ne me fais pas ces yeux là, je ne cèderais pas. Harry ait pitié de mon pauvre cœur… Pas ce sourire… nooooooon »
Peter s'effondra au sol dramatiquement, faisant le mort quelques secondes avant de regarder Harry entre des cils à moitié fermé.
« Je capitule au général des travaux forcés. Je ne suis pas à la hauteur de vos immenses capacités de combats. »
Harry éclata de son rire muet, le corps parcourut de soubresauts à peine contenus. Dans un coin de la salle, certains de leurs camarades hallucinaient à la scène qui venait de se jouer. Jamais Peter n'avait été aussi ouvert, libre ou joueur.
Quand Harry eut suffisamment recouvert, Peter l'entraîna hors de la pièce. Leurs estomacs criant famine avaient choisis leur prochaine destination. Comme à son habitude, Harry mangea doucement et beaucoup. Il n'avait pas encore fini quand ses autres frères les rejoignirent. A l'autre bout de la salle, Severus jetait des coups d'oeils hésitant, pas certain que Harry voudrait passer un peu de temps avec lui ce jour-là. Il soupira et se leva pour quitter la salle. Quand il arriva à la porte il se tourna une dernière fois vers la table des gryffondors. Et vit Harry lui faire de grands signes, lui intimant de l'attendre. Harry empoigna quelques brioches et fonça vers Severus, après avoir proposé aux maraudeurs de les rejoindre près du lac quand ils auraient finis.
Severus et Harry sortirent du château, et marchèrent silencieusement. Severus était totalement perdu, et Harry en profita pour lui faire faire le tour du lac. Quand ils se retrouvèrent à leur point de départ à l'entrée du bâtiment, James avait déjà étendu une large couverture pour leur groupe. Harry poussa Severus dans la bonne direction et l'installa à côté de lui sur le drap.
« Ne sois pas aussi étonné Severus. Il fait ça tout le temps. Harry adore déstabiliser les gens et les mener par le bout du nez ! »
Harry tira la langue à James.
« Manières jeune homme ! » S'exclama un grand frère faussement outré.
« Si tu veux j'ai emmené quelques livres de potions Severus. » Proposa Remus.
Severus hocha la tête muettement et saisit l'un des ouvrages. Il était connu qu'il aimait les potions par-dessus tout. Il sursauta quand Peter posa une main sur son bras pour attirer son attention. James, Sirius et Remus s'aperçurent rapidement que le mouvement n'avait rien avoir avec de la surprise, mais plus avec une possible blessure. Quand ils tournèrent des regards interrogateurs vers lui, Severus se contenta de plonger le nez dans son livre. Peter posa le marque-page qu'il voulait lui donner à ses pieds. Et Harry, avec un soupçon de souci, appuya son dos contre l'épaule de Severus sous l'excuse de trouver un appui pratique avant d'entamer sa lecture. Severus s'appuya lourdement contre le dos de son ami, heureux de pouvoir se reposer aussi contre lui. Ses blessures n'étaient pas toutes guéries, et il avait du mal à récupérer d'un été particulièrement épuisant.
La scène était révélatrice pour les maraudeurs. Ils avaient vu Severus s'allonger sur l'herbe près du lac chaque week-end de rentrée scolaire. Il avait toujours la même attitude froide et fermée qu'ils s'étaient contentés d'ajouter à leurs raisons de le détester. Mais vu sous ce jour nouveau, la vérité était étalée sous leurs yeux. Harry, l'enfant abusé, encore trop maigre malgré les soins qu'il recevait encore, se reposait sur un autre jeune homme dans le même état que lui. Severus avait été abusé.
La révélation leur nouait le cœur, et augmentait leur culpabilité de toutes ces années de cruautés inutiles. Tout ce qu'ils pouvaient faire pour l'instant était de soutenir Harry dans cette amitié. Et continuer le processus de paix qu'ils avaient entamés.
