La Magie De Gaïa
Note Auteur : ne jamais écrire quand on a la migraine et qu'on est malade… on est jamais sûr d'avoir été très clair…. Au pire, je réécrirai à l'aide de vos bons conseils.
Disclaimerles personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
Chap.14 :
Severus avait depuis longtemps verrouillé son âme et son cœur. Il avait appris très tôt que la moindre émotion équivalait à la pire des tortures. Non pas un simple coup, mais toute une série qui s'abattait sur lui, le laissant affaibli et effrayé.
L'homme chez qui il vivait avait perdu le titre de père, s'il l'avait jamais eu. Bien qu'ils partagent le même sang, l'homme n'était rien de plus pour Severus qu'un bourreau. Avoir grandi avec ce moldu ne l'encourageait pas à voir ceux de son espèce sous un beau jour. Les rumeurs d'un sorcier combattant la présence des moldus dans leur monde l'avaient séduit. Et il pensait sérieusement rejoindre ce groupe visionnaire.
Severus haïssait les moldus et avait donc vu d'un œil de plus en plus froid l'arrivée des nés moldus. Il utilisait sur eux ses regards les plus noirs et haineux. Lili Evans était l'une des rares à ne pas flancher et à avoir rejeté son attitude. Elle avait décidé qu'il aiderait les moins doués en potion, et avait mis en place le tutorat avec un professeur. Depuis, Severus avait été obligé de côtoyer des nés moldus.
Ce seul fait n'était devenu important pour Severus que pour une raison : Harry. Le jeune homme avait été placé sous son tutorat dés la première semaine de cours. Il faisait donc parti du groupe des nés ou élevés moldus, pour qui Severus avait créé un programme d'étude spécial. Le jeune homme muet s'était empressé de nouer des amitiés solides avec chacun.
« S'il l'a choisi comme ami, comme je l'ai vu dans ses yeux, c'est qu'il le mérite. » Avait dit James de l'amitié que Harry avait accordé à Severus.
Severus fut donc obligé de revoir son avis sur les nés moldus. Si Harry leur donnait son amitié, ils la méritaient. Ils ne pouvaient donc pas être comme… Soudain Severus se rendit vraiment compte qu'il les avait toujours comparés à son père. Que l'homme qu'il détestait avait sur lui une emprise plus grande qu'il l'aurait voulu. Il ne pouvait plus laisser les souvenirs de son passé régner sur son âme.
Mais comment échapper à ses blessures, en sachant qu'il devrait les affronter à nouveau. Car avant que son anniversaire le déclare majeur, les fêtes de noël le pousseraient à nouveau dans les bras de son tortionnaire. Le jeune sorcier sentit les larmes couler sur ses joues. Le vent soufflait sur le lac, l'eau ondoyait sous sa caresse. Sa respiration saccadée lançait dans l'air des nuages blancs.
Severus sursauta lorsqu'une main se posa sur son épaule. Harry effaça les larmes sur son visage d'un geste de main. Puis s'agenouilla et fit glisser cette même main sur l'eau glacée. Ses doigts nus dansèrent avec le liquide froid. Et la voix de Harry s'éleva, chantante. Severus fut choqué par les mots : le récit d'une fée à la vie éphémère, venue se poser sur un lac gelé au dernier jour de sa vie. Frissonnante et perdue, elle avait choisi ce lieu à cause de sa surface miroitante, lui rappelant le miroir des fées. Un artefact magique que la reine utilisait pour changer les saisons. Le miroir avait le pouvoir de refléter les émotions de la reine des fées. Ainsi, le printemps empli de vie, l'été rayonnant de bonheur, l'automne de mélancolie et l'hiver mourant avaient vu le jour.
En hommage à cette magie, la petite fée offrit sa dernière danse au lac. Elle glissa sur le miroir de glace, ses pieds créant une musique cristalline. Sous ses pas, des symboles se gravaient : des runes puissantes. Elles reflétaient l'union des saisons, la magie du monde, les espoirs du cœur. La fée avait, dans ses derniers moments, ensorcelé le lac. Toute personne touchant son eau par une journée d'hiver, qui ferait un vœu, le verrait s'exaucer. Mais le temps avait passé, et les runes s'étaient endormies. Aucun vœu ne pouvait être réalisé.
Sous les doigts du sorcier des symboles apparaissaient dans le liquide mouvant. Fixes malgré le courant. Severus s'accroupi près de lui, et ne pu s'empêcher de poser sa propre main contre la surface. Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait fait un vœu avant que celui-ci ne s'accomplisse.
L'eau s'éleva autour de leurs mains et dansa autour d'elles. Après quelques secondes elle se retira à nouveau, laissant derrière elle un anneau de cristal à leur index droit. Sur l'anneau, des runes de fées brillaient comme un diamant.
Un hoquet de stupéfaction se fit entendre derrière eux. Quand Severus se retourna, le professeur Dumbledore se tenait, la bouche bée, à côté d'un professeur McGonnagal évanoui.
« La magie de la fraternité ! » S'exclama joyeusement un minuscule professeur Flitwick.
Severus eut alors la certitude que son vœu avait été exaucé : il avait une famille, il avait un frère. Et rien, ni même son père ne pourrait briser le sort. Par cette magie, le jeune sorcier avait été transféré dans la famille de Harry…
Ce ne fut ni le choc de la magie, ni le bonheur de ne plus revoir son père qui le fit tomber dans les paumes… mais la réalisation qu'il était par conséquence le frère de James Potter. Les vœux ne pouvaient pas toujours être parfait.
Quand James entra dans l'infirmerie, il y trouva ses parents s'agitant autour d'un Harry troublé et d'un Severus inconscient.
« Papa ? Que se passe-t-il ? » Demanda-t-il raisonnablement.
Mais son père continuait de marmonner anxieusement, en jetant des coups d'oeils inquiets vers le bureau de l'infirmière. James ne compris la raison de ses agissements que quand un cri de rage s'éleva de cette direction. Un homme aux cheveux graisseux et au teint jaune sortit de la pièce et courut vers le lit qu'occupait Severus. Avant même que ses mains n'aient pu se refermer sur le coup du garçon endormi, les bras de William étaient entrés en action, le saisissant par la taille et l'envoyant contre un mur. Sa tête heurta les pierres et il s'effondra au sol. Madame Pomfresh accourut pour le soigner. Quoique James pouvait voir qu'elle n'était pas très enthousiaste à l'idée.
Peu après, il reprenait connaissance et s'apprêtait à attaquer à nouveau.
« Stop ! » Cria William d'une voix pleine de haine contrôlée. « Si vous touchez une mèche de ses cheveux, je vous écrase comme le misérable insecte que vous êtes ! »
L'homme s'interrompit, à genoux, les yeux volant de William à Severus.
« Je suis son père, j'ai tout les droits ! »
A cette phrase une autre voix vint répondre.
« A vrai dire Monsieur Rogue, le jeune Severus a été touché par une très ancienne magie qui as brisé tout ses anciens liens familiaux pour créer les nouveaux. Il n'est officiellement plus votre fils. »
« La magie ne peut rien contre le sang vieillard ! » s'enragea l'homme.
« Le sang est magique en lui-même en ce qu'il apporte la vie. Le sort qui a pris place aujourd'hui a lié sa magie et son sang à un autre que vous. Je ne vous ai fait venir que pour vous informer des faits. Je me ferai un plaisir de vous aider à rentrer chez vous. »
L'homme bafouilla violemment et tenta d'attraper son fils. Avant qu'il se soit totalement relevé, un sort d'immobilité l'avait intercepté. Dumbledore fit léviter le corps vers le bureau de l'infirmière où il utilisa la cheminée pour renvoyer l'indésirable d'où il venait. Puis plaça une interdiction pour l'homme de traverser à nouveau les murs de l'école.
James était encore choqué lorsqu'il s'aperçut que Harry agrippait avec force l'une des mains de Severus. Il fit l'addition assez rapidement : un père enragé d'avoir perdu ses droits, une nouvelle famille pour Severus, Harry… D'accord, Harry avait encore adopté quelqu'un. Il pouvait accepter ça sans problème. Jusqu'à ce qu'il se rend compte que Severus devenait automatiquement son frère.
Un bruit sourd fit tourner toutes les têtes là où se trouvait James. Le jeune homme était allongé sur le sol, il avait perdu connaissance.
Une semaine s'était écoulée depuis l'incident. L'information ne s'était pas propagée plus loin que les concernés. Les maraudeurs, la famille Potter, les professeurs. Pour le reste de l'école, la seule étrangeté était l'attitude de James et Severus en présence l'un de l'autre.
Ils palissaient, bégayaient, tremblaient, et deux fois étaient tombés dans les pommes. L'intelligente Lili avait fait une blague innocente, et calculée, sur le fait que les deux ennemis en étaient maintenant réduits à tomber dans les vapes pour éviter de se battre et ainsi échapper au courroux de Harry.
Le reste de l'école avait donc commencé à se moquer de la soi disant peur que ressentait les deux ennemis à l'idée d'un Harry en colère. Personne n'avait cherché à contredire les rumeurs, surtout pas Severus et James qui refusaient catégoriquement que d'autre apprennent qu'ils étaient frères.
Harry était extatique. Il vibrait de bonheur au milieu de ses frères adoptifs, même pas préoccupé par l'état de James et Severus. Quand Sirius avait abordé le sujet, Harry s'était contenté d'un sourire mystérieux.
Mais peu après, Severus et James se retrouvèrent victimes de blagues innocentes. Ils entraient dans leurs salles de classes respectives et se trouvaient transportés dans une autre pièce, enfermés tous les deux pendant des heures. Ils s'asseyaient pour manger à la table de leurs maisons, et apparaissaient côte à côte à celle des professeurs, collés à leurs chaises jusqu'à la fin du repas. Ils s'endormaient dans leurs dortoirs, et se réveillaient dans le même lit, étrangement placé en plein milieu de la grande salle.
La première fois que les élèves descendus déjeuner les avaient trouvés, les deux ennemis avaient eus du mal à convaincre les professeurs qu'ils n'étaient pas responsables. Et, bien sûr, l'école entière avait été secouée de crises de fou rire incontrôlables quand ils apparaissaient. La seconde fois… autant dire que Dumbledore s'était fait une joie de prendre quelques photos. La troisième fois, les deux jeunes hommes décidèrent de s'associer contre leur tourmenteur. Ils n'avaient aucun doute sur son identité.
Harry se réveilla un beau jour avec une peau verte, argent, rouge et or. Des vêtements assortis, et des accessoires (y compris ses livres) dans la même condition. Son rire autrefois muet retentit dans la tour des griffondors, rapidement suivi par ses compagnons de dortoir.
Si Severus et James devaient être frères, ils auraient au moins le plaisir de faire équipe contre un petit frère enrageant. Harry ne chicanait pas. Son but était atteint : les deux anciens ennemis étaient frères.
Note Auteur : c'était la dernière des adoptions. Severus est le dernier frère de Harry.
