La Magie De Gaïa

Note Auteur : Je sais que j'ai une tendance à sauter d'une scène à une autre temporellement. Normalement je mets des étoiles entre ces passages. Mais quand j'enregistre les documents sur le site, elles ne s'affichent pas . Je vais tenter de remplir les laps entre ces passages.

P.S : pour cause d'otite extrêmement douloureuse, j'ignore quand j'écrirai la suite… (AOUCH, et pile au réveillon, je ne peux rien mâcher ). Dés que je peux, je m'y remets.

Disclaimerles personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)


Chap.15 :

Lili avait suivit la lutte intérieure des sorciers avec une joie grandissante. Et lorsque Harry lui avait demandé conseil pour ses canulars, c'était elle qui avait pensé au lit dans la grande salle. Elle avait même ensorcelé un appareil photo qui avait capturé leur réaction. Elle avait aussi commencé un album entièrement réservé aux futures blagues réservées aux deux sorciers. Après tout, Harry n'avait même pas utilisé le quart des idées qu'ils avaient eu ensemble.

Entre les cours, on voyait souvent Lili et Harry comploter dans un coin du château. Le résultat de leurs sessions était un assortiment coloré de plaisanteries, toutes dirigées à un groupe limité de personnes : les maraudeurs et Severus.

Harry avait libéré le petit démon qu'était véritablement Lili. Réunis, ils étaient imbattables. Sirius avait bien tenté de les surpasser, mais en vain. Il était sortis de la salle de bain une serviette autour de la taille, et s'était trouvé non pas dans son dortoir mais dans la chambre de Minerva McGonnagal. Après ça, dés qu'il entrait dans la même pièce que son professeur, ses mains se tendaient inconsciemment vers une serviette imaginaire, et son professeur éclatait de rire. Il avait été moins efficace dans sa lutte des deux démons par la suite. Plus ses réponses étaient inoffensives, moins les deux blagueurs s'en prenaient à lui d'une telle manière.

Sirius avait fait le vœu de ne pas se mettre en travers des plans de Lili Evans et Harry Potter. Pour un peu on aurait cru que leurs esprits étaient jumeaux. L'idée seule le faisait frissonner.

Remus arriva à les atteindre une seule et unique fois : Il charma les armures d'un couloir à les suivre et les garder séparés l'un de l'autre toute une journée. James et Severus le remerciaient encore pour ce court répit.

Peter, quand à lui, se contenta d'aller à la bibliothèque plus souvent, et de rapporter discrètement de nombreux livres à Harry. Si les autres maraudeurs avaient fait plus attention, ils auraient vu que la majorité des titres concernaient la stratégie : « Plans de batailles farfelus », « les quarante règles d'un assaut efficace », « Faire marcher votre ennemis sur ses mains », « comment voler le caleçon d'un auror ».

Harry lisait tellement souvent, que ses frères adoptifs n'y faisaient même plus attention. Ce qui était une erreur dont il profitait allègrement.

Malgré tout, quand Lili attrapa froid, James fut celui qui lui tenait le plus compagnie. Il lui apportait des chocolats chauds, et l'aidait à faire ses devoirs. Il l'accompagnait prendre ses potions à l'infirmerie, et portait son sac pour elle.

Durant cette période de tranquillité, Severus et Harry avaient repris leurs promenades autour du lac, et avaient commencés à faire des plans pour le couple naissant. Severus avait compris rapidement que Harry les pensait fait l'un pour l'autre. Il trouvait d'ailleurs amusant l'idée de pousser son ancien ennemi dans les bras de la jeune fille. Il imaginait déjà les enfants qu'ils auraient un jour, et son rôle d'oncle. Etrangement, les enfants imaginaires étaient une copie parfaite de Harry. Mais Severus ne poussa pas la question plus loin : de nombreux petits Harry en perspectives était une bonne chose à son avis. Le monde avait besoin de plus de sorciers comme lui.

Pause temporelle (je tente de tricher là )

Peu avant noël, Harry et Peter jouaient aux échecs dans leur salle commune quand Fumseck apparut avec un message dans le bec. Le mot lui annonçait qu'il était attendu dans le bureau du directeur.

Harry marcha calmement à travers les corridors. Depuis le début de l'année scolaire, il était toujours entouré par l'un de ses frères, et l'entrée de Severus dans leur famille avait rendu encore plus rares ses moments de solitudes. Aussi profitait-il de ces quelques minutes de calme. Il aimait se perdre dans les éléments autour de lui et ne pouvait pas vraiment le faire avec tant de compagnie. Il remarqua des fées cristallines sur son chemin. Bien que censées décorer les sapins de la grande salle et du hall d'entrée, elles s'amusaient à parcourir le château et jouer dans les recoins les plus inattendus. Harry les regardait joyeusement, quoique évitant discrètement leurs petites mains. Toutes les fées qu'il avait rencontré depuis son arrivée chez les Potter, avait tendances à accrocher des fleurs dans ses cheveux, qu'il soit endormi ou pas. Le fait qu'elles fassent sortir des fleurs de l'air, là où il n'y avait rien auparavant, ne l'aidait pas le moins du monde.

La gargouille à l'entrée du bureau du directeur se poussa vivement sur le côté à son arrivée. Harry haussa les sourcils, les objets magiques de l'école agissaient étrangement en sa présence. Il avança sur les escaliers et se laissa porter vers une porte de chaîne qui s'ouvrit tout aussi rapidement.

A l'intérieur, les professeurs Dumbledore et McGonnagal se tournèrent vers lui avec surprise. Pour la première fois dans l'histoire de Poudlard, un directeur n'avait pas anticipé l'entrée d'un élève dans son domaine. Il reprit rapidement contenance et fit signe à Harry de s'asseoir.

« Sorbets au citron ? » Proposa le sorcier.

Harry hocha la tête négativement et dirigea un regard interrogateur sur le directeur.

« Harry… A la demande de William, j'ai accepté après ton arrivée chez eux de le laisser vérifier ton niveau de connaissances magiques. Il m'a fait parvenir les résultats de tous les tests demandés pour être accepté en sixième année. Comme il te l'a sans doute expliqué, madame Pomfresh nous a ordonné d'attendre au moins une année avant de tester ta puissance magique. » Harry acquiesça.

« Elle pense que ton état physique ne te permet pas d'utiliser l'entièreté de tes pouvoirs. Et, bien que tous les examens médiaux prouvent que tel est le cas, la magie que tu as réveillée pour le jeune Severus a forcé certaines issues. Le ministère a demandé que tu sois testé au plus vite. Le professeur McGonnagal va t'accompagner au département de régulation de la magie. »

Harry fixa durement le directeur, convoyant ses sentiments sur cette décision. Il savait que les intentions du ministère étaient toutes autres.

« Monsieur Potter. Le directeur n'est pour rien dans tout ça. On ne lui a pas laissé le choix… »

Elle ne fini pas sa phrase car une main c'était posée sur son épaule la faisant taire. Un appendice qui semblait ne pas avoir de corps. Harry l'observa et fit un signe de tête vers Dumbledore qui soupira de soulagement. Harry avait compris et avait « vu ». Le ministère, dans sa stupidité, avait envoyé des aurors, avec ordre d'user la force si nécessaire. Ils voulaient cet enfant et ils l'auraient.

Harry avait senti leur présence en entrant dans la pièce, le vent lui avait soufflé leurs intentions et lui disait de les suivre docilement, qu'il n'avait pas d'autre choix. Il supposait que leur invisibilité devait leur permettre de garder l'anonymat.

Lorsque l'un des agents invisibles agrippa son bras pour le guider vers la cheminée, Harry se libéra et saisit la main de McGonnagal. Il n'avait pas aimé la rage dans la personne inconnue, comme s'il considérait Harry comme un monstre ou un danger. Frissonnant, il se laissa emporter au ministère.

Il était de règle qu'un mineur soit accompagné de ses parents ou d'un adulte pour tout domaine concernant le ministère. Apparemment, quelqu'un au gouvernement n'avait pas souhaité la présence des Potter, ce qui était du en grande partie au pouvoir qu'ils avaient dans les sphères officielles. Le directeur de Poudlard avait probablement du faire appel à toute son autorité pour que Harry ait un professeur avec lui. Bien sûr, les aurors envoyés dans cette mission avaient refusés que le respectable sorcier se déplace en personne et avaient choisis une personne qu'ils pensaient plus manipulable.

McGonnagal n'avait aucun moyen de prévenir qui que ce soit dans le bâtiment qu'ils avaient rejoins. Et Harry était trop bien encadré pour tenter quoi que ce soit. Quand ils pénétrèrent dans une salle de tribunal sombre et glaciale, Harry sentit son cœur s'arrêter : il connaissait cet endroit. Il n'aurait su dire comment, juste que c'était un lieu dont il voulait s'échapper. Sa main resserra sa prise sur son professeur.

« Personne ne te fera de mal Harry, je suis avec toi. » tenta-t-elle de le rassurer.

« Je crains, professeur, que nous ne puissions vous autoriser à rester. » Prononça une voix pompeuse. Assis au centre d'un groupe d'officiels, Bartemius Croupton, directeur du Département des Lois Magiques, affichait une mine sinistre et malveillante.

« Monsieur le directeur, Harry a le droit a la présence d'un adulte à ses côtés. »

« Mais il l'aura, je suis sûr que l'un de mes aurors se fera un plaisir de lui tenir la main. » Rétorqua-t-il moqueusement.

McGonnagal tenta de protester mais fut entraînée sans ménagement à l'extérieur. Avant qu'il ait pu réagir, Harry se retrouva propulsé et enchaîné sur une chaise au milieu de la pièce.

« Je vous avez prévenu Croupton. Je vous avais dit de l'enlever afin que personne ne sache rien de tout ça ! » S'indigna un autre homme.

« Taisez-vous Rogue ! Je vous remercie de m'avoir prévenu du pouvoir de cet enfant, mais vous n'êtes que vaguement toléré ici. Dumbledore n'aurait eu aucune difficulté à découvrir qui l'aurait enlevé. Avec ma méthode tout est parfaitement légal. Mais on ne peut pas espérer un moldus de comprendre cela.»

Un auror se pencha vers Harry et le força à boire trois gouttes de veritaserum. Dés que la potion pris effet Bartemius Croupton entama l'interrogatoire.

« Nom. »

« Harry Potter. »

« Parents. »

« William et Elise Potter. »

« Domicile. »

« Sous charme Fidelitas. »

Croupton fit une pause, il avait espéré obtenir cette information. Cela faisait un moment qu'il voulait organiser une fouille de la maison des Potter. Il voulait les rabaisser, leur enlever tout leur pouvoir sur le ministère, car William Potter l'empêchait de faire voter certaines lois à l'assemblée.

«À quelle magie as-tu fait appel pour séparer Severus Rogue de sa famille ? »

« Ça suffit ! » Tonna une voix indignée. Un tourbillon s'éleva et se plaça autour de Harry, bloquant sa réponse.

« De quel droit osez-vous attaquer cet enfant ? » Se fâcha une nouvelle venue. Un barrage d'eau vint renforcer le vent.

«Si vous aviez écouté Albus, Vous sauriez ce qu'était cette magie. » Grogna un troisième. Des flammes s'élancèrent sur le directeur du département des lois magiques, et brûlèrent la main qui tenait sa baguette.

« Harry est un enfant à la santé fragile. Son âme est pure et son cœur sans faille. Si vous étiez pareil vous auriez vu les éléments autour de lui ! Si mon cœur me laissait faire, je vous aurais déjà maudit cent fois! » Ragea un nouveau sorcier.

Debout, les mains tendues devant eux, trois hommes et une femme à l'aura brûlante de rage avait repoussé les aurors qui gardaient Harry.

« Bartemius Croupton. Que répondez-vous aux mages des éléments ? Nous attendons ! »

Croupton bafouilla violemment, incapable de la moindre parole. De toute l'histoire du ministère, jamais les puissants mages n'étaient intervenus dans leurs affaires. Ils étaient les gardiens de la magie des éléments, inatteignables au commun des sorciers et même aux plus puissants d'entre eux. Voldemort lui-même ne tentait rien contre eux parce que la magie avait besoin de leurs pouvoirs pour communiquer avec les éléments. Les mages étaient extrêmement rares, et jamais plus de quatre à la fois. Leur passivité dans les guerres faisait facilement oublier qu'ils étaient des guerriers. Pour pouvoir veiller il faut pouvoir lutter.

« Qu'auriez-vous fait à l'enfant, si le feu ne nous avez pas appelés ? »

« L'auriez-vous gardés sous veritaserum plusieurs jours durant, si l'eau ne nous avez pas appelé ? »

« L'auriez-vous torturé, si le vent ne nous avez pas appelé ? »

« L'auriez-vous enfermé à Azkaban, si la terre ne nous avez pas appelé ? »

Être questionné sous la magie des éléments était plus efficace que toute potion. Bartemius ne pouvait pas mentir.

« Oui. » Fut sa réponse à toutes les questions. Derrière les mages, un hoquet effaré attira les regards sur le ministre qui était arrivé juste au début des demandes.

Le ministre avait beau ne pas être parfait, faire tout cela à un enfant, qu'il soit Potter ou non, était criminel même pour lui. Les enfants sorciers étaient précieux, pas hors d'atteinte de toute souffrance, mais aussi protégés que possible. Il ordonna aux aurors qui l'accompagnaient d'arrêter le directeur, et veilla avec attention au bon déroulement de l'opération.

Les mages étaient accroupis devant Harry. Ils lui avaient donnés l'antidote du veritaserum et essayaient de le réveiller. Mais le pâle adolescent était effondré sur sa chaise, la respiration irrégulière et labourée. Le professeur McGonnagal surgit soudainement avec William Potter sur les talons. Elle s'était empressée d'aller à sa recherche après que les hommes du ministre l'aient libérée de ses gardiens.

Les mages s'écartèrent et le laissèrent emporter son jeune fils, le suivant tels des gardes du corps zélés. Sur leur passage, des sorciers frissonnaient ou suaient, tremblaient ou tanguaient. Tous soudainement effrayés de la présence des quatre mages élémentaux entre leurs murs, glacés de terreur sous leur rage apparente.