La Magie De Gaïa

Note Auteur : La blague était vraiment ce qui me bloquait le plus jusque là. J'aurai aimé la faire plus détaillée et comique. Et il m'a fallu un sacré long moment pour arriver à l'écrire. Le fait que j'ai changé d'idées autant de fois que dans le chapitre 18 n'a pas aidé non plus

Bien sûr, il faudra se contenter du résultat, sinon je ne passerai jamais à la suite….

Petite réponse à certaines revues : mais non je ne suis pas sadique!! mdr :) Le cliffhanger n'était pas calculé, je ne l'ai absolument pas vu venir… Je ferai aussi vite que possible pour la suite… Quoique, à présent, je ne sais pas du tout à quoi va ressembler la suite. Je compte utiliser les propositions de créatures pour faire avancer l'histoire d'une manière inattendue même pour moi :)

P.S : veuillez me pardonnez les erreurs possibles. J'ai fait moins attention que d'habitude à la relecture.

Disclaimer: les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)


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La blague :

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L'histoire des contes de fées a été perdue avec le temps. Personne ne sait vraiment ce qui a poussé l'humanité à les créer. Ou du moins, personne du côté moldu ne s'en rappelle. Les sorciers eux n'ont rien oublié. Le premier conte de fées fut créé par un sorcier. Sa fiancée avait eu la malchance d'être arrêtée pour sorcellerie, sous le témoignage de la commère du village, femme jalouse de la beauté de la malheureuse. Pour la sauver, le sorcier devint son avocat lors de son procès et retourna le village contre la commère. Comment me direz-vous ? Simplement en racontant une histoire. Puisque les villageois voulaient à tout prix une histoire de mauvaise magie, ils allaient l'avoir. Mais pas exactement comme ils l'auraient voulus.

La commère se trouvait être amoureuse du sorcier et avait profité d'avoir vu la jeune femme faire de la magie pour la sortir de l'équation. Donc, le sorcier en fit une femme âgée (30 ans était très vieux à l'époque ) qui était prête à tout pour arriver à ses fins. Il raconta comment elle venait chaque jour offrir des gâteaux à la jeune femme, sous prétexte d'amitié. Elle essayait avec acharnement d'en faire son amie, quand en fait elle souhaitait la faire disparaître à tout jamais. Il la fit paraître vieille et décrépit, toujours à s'admirer dans un miroir (de nombreuses personnes témoignèrent de ce fait réel, autant que des étranges conversations qu'elle semblait avoir avec l'objet en question). « Miroir, miroir. Qui est la plus belle en ce village ? » Et de se pavaner, miroir en main, à travers la ville, essayant en vain d'attirer le regard de notre sorcier anonyme. Le sorcier s'empressa de déclarer devant la cour qu'il lui semblait parfois que le miroir répondait. Quelle magie du diable étais-ce donc ? A partir de cet instant, la vieille femme (à peine âgée de trente ans) se retrouva sous les regards soupçonneux des campagnards. Quand le jeune avocat s'inquiéta de l'état de santé déclinant de sa jeune fiancée (qui en effet avait perdu poids et couleurs depuis le début de son séjour dans la prison locale), et accusa la vieille femme d'empoisonner depuis des mois les pâtisseries qu'elle offrait à la jeune femme… et bien le public se jeta quasiment sur la commère, l'accusant de meurtre (bien que la soit disant victime soit vivante). La plupart des femmes de l'assistance se mirent à brailler de désolation : qu'avaient-elles fait à la pauvre jeune femme innocente ? Mais l'avocat s'empressa de les rassurer : la vieille femme les avait sûrement ensorcelées. Sinon, jamais elles n'auraient agis de la sorte. Bien sûr, il ne pouvait qu'avoir raison. Après tout il n'avait fait que dire la vérité depuis le début du procès. La vieille femme fut arrêtée et brûlée dans l'heure, criant des atrocités tout du long (ce qui ne l'aidait pas du tout à prouver son innocence). La jeune femme fut livrée aux bons soins de son fiancé qui s'empressa de quitter la ville avec elle. Et le petit village ne les revit jamais. On raconte encore comment le jeune homme emporta la belle sur son magnifique cheval après l'avoir libérée d'une cruelle et vieille sorcière.

Si l'histoire fut transformée à chaque récitation à travers le temps puis la distance, personne ne s'en rendit compte. Que la vieille femme soit devenue la méchante sorcière d'une certaine « blanche-neige » est une étrangeté de plus des moldus. Mais peut-être la jeune femme avait-elle la peau aussi blanche que l'ivoire et des cheveux noirs d'ébènes. La réelle aventure fut quand à elle parfaitement transmise dans le monde sorcier. Et bientôt d'autres parmis cette population se trouvèrent dans le besoin vital d'une bonne histoire pour sauver une demoiselle sorcière en détresse. De là de nombreux contes de fées découlent. Et les moldus étant des conteurs nés, et voyant le succès de ces récits, en firent un métier. Les conteurs étaient soudains très recherchés pour ces histoires de magie, princesses, dragons, fées et autres. Ainsi commença la longue histoire des contes de fées.

Et ainsi, malheureusement pour Poudlard, commença la blague la plus célèbre de son histoire. De la passion d'un jeune sorcier, élevé par des moldus (bien que personne ne sache rien de son passé), et qui était curieux de l'histoire des contes de fées. De là était née la plus malicieuse des plaisanteries.

A travers le temps, l'école avait vu naître de grandes légendes, des héros avaient grandis en ces lieux. Ce jour-là, une légende d'une autre sorte voyait le jour... Poudlard serait bientôt surnommé « le château des contes de fées » pour les siècles à venir.

Les élèves prévoyant de se rendre à Pré-au-Lard avaient déjeuné tôt. Pendant que les plus jeunes s'attardaient avec joie dans leurs lits. Lorsque le moment de passer le concierge et sa liste de noms arriva, une foule conséquente envahis le hall d'entrée. Les maraudeurs étaient parmi les premiers dans la longue file. Plaisantant et se bousculant joyeusement. Dés que le concierge leur autorisa passage, ils se précipitèrent sur le chemin menant au portail. Ce qu'ils ne savaient pas était qu'au premier pas hors de la limite de l'école une série de sorts se déclencherait et toucherait, non pas l'élève franchissant le seuil, mais tous les élèves se trouvant entre le portail et la porte d'entrée du château. C'est-à-dire, tous les jeunes gens sur la liste de sortie à Pré-au-Lard, suffisamment pressés pour avoir déjà passé la surveillance vigilante de leur concierge. Les malheureux auraient dû rester au lit en ce merveilleux matin.

James eut la mésaventure d'être le premier à traverser la limite magique. Il se sentit parcouru par un courant électrique à la fois chaud et froid, la sensation s'amplifiant à chaque seconde. Et tandis qu'il avait l'impression de flotter et de tomber en même temps, il s'aperçut qu'un courant d'air le transportait vers un groupe de crapauds. Déposé au milieu de cette étrange communauté, il réalisa brusquement que ses mains étaient des pattes vertes et qu'il avait quelque peu perdu en poids et en taille… il était devenu l'un d'entre eux. Assises en cercle autour d'eux, des jeunes filles regardaient à tour de rôle les animaux et un livret qu'elles tenaient dans leurs mains serrées.

«J'hallucine ! » S'écria l'une d'entre elles.

«Que se passe-t-il ? » Leur parvint la voix concernée et puissante du professeur McGonagall.

« Professeur… les crapauds… ce sont des élèves. Et… le livret dit que nous devons trouver le bon et… l'embrasser. »

« Trouver le bon ? Je ne comprend pas, donnez moi ce papier. » Le professeur se saisit de ce qui semblait être un mode d'emploi magique.

'Très chère sorcière, bienvenue dans le monde magique du « prince charmant ». Pour récupérer votre promis vous aurez pour tâche de reconnaître dans ce groupe celui que vous aimez et de l'embrasser. Pour s'assurer qu'aucun abus n'aura lieu, une jeune fille ne pourra embrasser que celui qui l'aime en retour. Soyez assurée qu'un sort empêche toute autre personne de tenter cette action. Seuls deux êtres destinés pourront s'approcher. Pour faciliter la tâche, messires crapauds ont le droit de s'avancer vers leur promise. Bonne chance.'

« Et bien… qu'attendez-vous messieurs ! Mettez-vous à votre place ! » Ronchonna McGonagall.

Le problème était que les crapauds ne semblaient pas, dans cette forme, capables de différencier les jeunes filles. Après un temps non négligeable, les demoiselles comprirent qu'ils pouvaient comprendre leurs paroles (bien qu'étrangement prononcer leurs noms pour les faire approcher ne marche pas, non plus que les différentes descriptions physiques pour être reconnues). Ainsi commença un jeu déstabilisant de devinettes. Car la magie empêchait les animaux de saisir certains mots et noms.

James observait les filles de ses grands yeux curieux lorsqu'une phrase saisit son attention :

« … tu es entré dans le dortoir des filles par une fenêtre sur un balai pour m'offrir une rose avant les vacances. »

Il sauta jusqu'à la voix et attendit. De douces lèvres se posèrent contre les siennes et un nouveau courant électrique parcourut son petit corps. Quand il ouvrit les yeux, une Lili soulagée le pris dans ses bras avec une exclamation de joie. Les autres élèves reprirent formes rapidement après lui, une fois que leurs tendres moitié proposèrent des évènements identifiables par les crapauds.

Une cloche raisonna et une voix annonça :

'Félicitation vous avez vaincu la magie. Vous pouvez vous installer et apprécier le spectacle.'

« Quel spectacle ? » A peine la question retentit-elle qu'ils s'aperçurent de ce qui se déroulait autour d'eux.

Pendant qu'ils passaient leur épreuve, d'autres groupes d'élèves étaient victimes de différentes magies. Dans un coin une dizaine de groupe de sept nains devaient porter des chargements de gemmes du lac à l'école afin de redevenir eux-mêmes.

Ailleurs, des petits chaperons rouges (hum… Remus n'était pas si mal en rouge…) devaient traverser des forêts miniatures et éviter des loups qui cherchaient à les embrasser.

Des cendrillons devaient récupérer leurs chaussures en haut de poteaux en montant à la corde. Le tout dans de magnifiques et très gênantes robes de princesses qui refusaient obstinément d'être attachées ou retenues par un quelconque moyen. Sirius parvint mystérieusement en haut… C'est-à-dire qu'il monta les pieds vers le haut et la tête en bas. La robe ne pouvait pas résister à la pesanteur. Heureusement pour lui, il portait un magnifique caleçon à cœur.

Peter avait à sa taille un sac rempli de miettes de pains et devait retrouver son chemin dans un labyrinthe de glace… malgré les oiseaux qui picoraient. D'autres élèves dans le même prédicament se heurtaient régulièrement au détour d'un corridor. Il semblait qu'ils ne pouvaient pas se voir jusqu'à ce qu'ils tombent les uns sur les autres. Peter arriva quand même à la sortie, après avoir apprivoisé l'un des oiseaux à l'aide du pain qu'il transportait pour qu'il le mène à l'extérieur.

En haut d'une tour, Severus jetait son interminable chevelure vers le sol afin qu'un prince grimpe pour le rejoindre. La magie avait allongé ses mèches noires et les avait solidifiées. Ce qui était surprenant était que le prince charmant était un autre élève mâle qui semblait bizarrement ravis d'avoir été choisi pour cette épreuve.

James ne doutait pas que Harry aurait à subir le courroux de son grand frère d'ici peu. En attendant il s'installa confortablement aux côtés de Lili pour savourer les épreuves qui se déroulaient un peu partout dans le parc. La jeune fille, après avoir reconnu la touche de Harry, avait les yeux qui pétillaient malicieusement. Même les professeurs abasourdis ne pouvaient pas retirer le comique de la situation.

Le château des contes de fées n'aurait pas l'occasion de comprendre ce qui était arrivé dans le village non loin avant la fin de la journée. Quand chaque élève aurait repris forme normale et qu'un compte des présents aurait été effectué. Alors seulement les professeurs, à l'aide des divers témoignages, se rendraient compte qu'une seule personne manquait à l'appel et que tout avait été planifié. Une lettre posée dans le bureau du directeur finirait d'expliquer la raison de cette mise en scène complexe.

D'ici là, il serait trop tard pour faire quoi que ce soit.


Joyeux poisson d'avril, en avance :)