La Magie De Gaïa
Note Auteur : Cette histoire ne sera pas un slash parce que je la vois plus comme une légende accessible à tous. J'ai des idées pour d'autres histoires avec des hommes amoureux, mais je ne me sens pas d'en écrire une pour l'instant. On verra dans l'avenir. Donc navrée pour la personne qui m'a demandé du slash, et ravie pour celle qui m'a demandé de ne pas en mettre :) (Encore l'histoire du verre à moitié plein lol)
J'introduis dans ce chapitre des créatures qui m'ont posé problème. Sur Internet elles apparaissent sous des apparences plus diverses les unes que les autres. La seule chose qui reste la même est qu'elles sont un mélange de plusieurs animaux. J'ai donc décidé de faire des « chimères » une race variée, chacune ayant un physique différent, avec un animal différent comme base. J'espère que personne ne sera vexé que je tourne ce mythe comme je le souhaite au lieu de suivre les descriptions du net. Je sens que dans les chapitres à venir, d'autres créatures seront victimes des mêmes adaptations.
P.S : Un énorme merci pour toutes les personnes qui ont posté des revues. Ça encourage à continuer, même quand je bloque comme pour les deux derniers chapitres.
Et j'espère que ce chapitre plaira à ceux qui ont suivis l'histoire jusque là. Que vous postiez des revues ou non, le plus important c'est que vous passiez un agréable moment à lire. Perso, je ne donne pas de revue à toutes les histoires que je lis… (En même temps j'en lis beaucoup trop)
Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
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Chap.19 :
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Harry sentit les bras qui le portaient se serrer avant même que son esprit ne sorte totalement de l'inconscience. La première chose que son cerveau embrumé enregistra fut l'odeur de loup qui s'accrochait à son kidnappeur. La seconde fut le sol de pierre froide qui remplaça rapidement les bras de celui qui l'avait transporté. Quelqu'un lança un sort qui le réveilla brusquement, le forçant à s'asseoir si vite que sa tête en tourna pour une bonne minute.
Durant ce laps de temps, le dernier sortilège qu'il s'était jeté avant d'être enlevé se déclencha. Un léger vent l'entoura et dispersa l'illusion qui lui avait donné l'apparence de Sirius. Une brusque expiration choquée se fit entendre non loin de lui, et un lourd silence s'abattit. Harry profita du répit pour reprendre ses esprits. Quand il leva les yeux vers la source de pouvoir qui semblait la plus forte dans la pièce, son cœur s'accéléra et sa respiration se fit plus difficile. De cruels yeux rouges le fixaient avec une fascination et une rage étouffantes. La magie qui entourait l'homme se fit tellement puissante de cette colère retenue, qu'il suffit d'un simple mouvement de main pour la relâcher sur une victime étonnée.
L'homme loup qui l'avait capturé à Pré-au-Lard s'effondra sous le coup du maléfice. Son corps se cambrait violemment comme électrocuté. Quand la main de son bourreau retomba enfin, il avait perdu connaissance. Tournant son attention loin de celui qui avait échoué à sa mission, le sorcier noir fixa son regard sur son captif.
« Harry Potter, si je ne me trompe. » Commenta Voldemort à son invité inattendu.
Harry confirma d'un hochement de tête, s'agenouillant quand il se trouva incapable de se lever.
« Tu n'étais pas celui que je voulais. A vrai dire je souhaitais éviter de te mêler à tout ça. Après tout, tu as des gardiens assez imprévisibles. Des mages élémentals que tout sorcier apprend à craindre très tôt. Mais il semble que je ne sois pas vraiment responsable de ton arrivée ici. Puisque mes ordres ne te concernaient pas. »
Et en effet, Harry savait que ce seul fait le mettait hors de portée de ses protecteurs magiques. Si Voldemort avait demandé sa présence, alors les mages auraient eu le droit d'intervenir. Mais Harry avait souhaité être là… bien qu'il ait seulement voulu remplacer Sirius. Etant ici de sa propre décision, il devrait trouver de lui-même un moyen de fuir. La magie avait tendance à regarder de très près les nuances du choix. Il était facile de jouer avec les mots dans une discussion, mais impossible de mentir ou tourner ces mots à son avantage quand la magie était concernée. Harry était prisonnier.
Voldemort pouvait lire les pensées du jeune garçon à travers les yeux verts expressifs. Il était aussi captivé par la magie qui entourait son invité. Incapable d'expliquer ce qu'il savait être différent chez Harry, il se contenta de changer les plans qu'il avait basés sur la venue de Sirius. Le sorcier noir pouvait voir les avantages et les difficultés de ce coup du sort inopiné.
Il ne pouvait pas blesser le jeune homme, sous peine de provoquer la colère des mages élémentals. Mais rien ne l'empêchait de l'utiliser pour bloquer les efforts politiques de William Potter. Après tout, il attendait depuis longtemps le moyen de redonner de leurs pouvoirs à ceux qui le servaient au ministère. Harry Potter ferait un excellent otage. Et Voldemort pourrait même l'échanger contre certains objets qu'il voulait retirer du département des mystères.
Cependant, il ne pouvait pas garder le jeune homme dans son repère, où ses mangemorts se réunissaient. Ils étaient trop imprévisibles pour laisser un prisonnier aussi précieux si près d'eux. Voldemort se leva de son trône et s'approcha de la figure à ses pieds. Les grands yeux verts étaient inquiets mais le contemplait courageusement. Aucune fierté mal placée ni de défiance dans ce regard. Juste un savoir inné, une compréhension de la situation dans laquelle il s'était semblait-il volontairement fourré. Voldemort regretta de ne pouvoir discuter avec le jeune sorcier. Il se pencha et saisit le menton de son otage, le maintenant captif, les yeux rivés dans celui de l'autre :
« Quel dommage que tu ne puisse parler. Tu fais naître tant de questions en moi. Ma curiosité n'a pas été aussi nourrie depuis de longues années. Même si tes yeux parlent pour toi, ils ne peuvent me donner les réponses que je veux. Qu'es-tu donc ? »
Et par cette question, Harry savait que Voldemort sentait le pouvoir en lui, et était incapable d'en voir l'origine. Pour le sorcier noir, Harry était une créature, différent de tout autre sorcier, différent de tout autre humain. Telle était la puissance du mage noir qu'il pouvait voir ce que les autres ne faisaient qu'entrevoir : Harry n'appartenait à aucune catégorie répertoriée sur terre. Ce qu'il voulait savoir était ce qu'était le jeune homme. Et en effet, Harry ne lui dirait pas ce qu'il commençait à peine à réaliser : il appartenait à la terre, vibrait avec elle et rêvait d'elle. Comme elle était en lui, il était en elle, lié par une magie éternelle.
Voldemort tenta de lire les émotions traversant les yeux flamboyant de vie, mais c'était comme si une barrière s'était posée entre leurs deux esprits. Comme si les pensées du jeune Potter, à cet instant là, étaient plus importantes que tout au monde. Suffisamment pour rester hors de sa portée.
« Je finirai par savoir… Heureusement je suis un homme patient, et de plus tu vas avoir le plaisir de profiter de mon hospitalité. J'aurai à nouveau l'occasion d'être en ta compagnie. »
Le sourire du sorcier figea Harry dans la certitude que la vérité lui serait révélée. Il espérait juste ne plus être entre ses mains lorsque ça arriverait. D'un geste de main, Voldemort endormi son prisonnier avant de le soulever dans ses bras et de l'emporter hors de la pièce.
Dans son coin, Fenrir tremblait de la scène qu'il avait épiée. Même le plus fort sort de torture de la part de Voldemort ne l'avait pas autant effrayé que l'interaction entre les deux sorciers. L'intensité et la malveillance dans les yeux rouges contre la frayeur et le courage des yeux verts. Et chacun d'eux avait eu cette intelligence d'une vieille âme, quoique le regard aux ombres émeraude paraisse venir de l'aube des temps. Le loup garou cruel ressentait pour la première fois le doute quant à ses actions. Lui qui se délectait de mordre et transformer des enfants, regrettait d'avoir remis ce jeune garçon à son maître.
Gaïa soupira dans son antre. Sachant que le pouvoir de la terre avait touché le loup, mais que son repentir ne serait jamais pour les enfants qu'il avait infecté. Cet homme ne serait pas pardonné. Le seul doute de son âme était pour le pouvoir de la terre auquel toute créature appartenait et qu'il venait de trahir plus profondément que dans toutes ses actions passées. Mais la capture de Harry avait été nécessaire comme le moindre des maux possibles. L'un des tournants menant à la réalisation du vœu du jeune sorcier.
Les pas de Voldemort étaient lourds sur le chemin de terre où il avait transplané avec sa charge. Il marchait noblement sous la voûte de grands saules en bordure d'une rivière. Offrant aux yeux des sentinelles qui veillaient sur ce territoire l'image d'un redoutable seigneur de guerre paradant son ennemi. Pourtant, l'enfant dans son embrasse n'avait rien de bien menaçant.
Si ce n'était pour le pouvoir que les sentinelles veillant sur cet endroit pouvaient sentir, le garçon n'avait rien de dangereux. Et cette magie en lui, bien que puissante, n'était pas celle d'un combattant. Intriguée, l'une des créatures sortie de l'ombre des bois. Son corps gracieux se balançait au rythme d'une longue queue pareille à celle d'un serpent. Sa tête de lion se tenait fièrement, contrastant étrangement avec le reste de son anatomie. L'être magique était un mélange de lion, de serpent et de chèvre, les pattes avant celles du prédateur et arrières celles de la proie. Ses yeux d'ambre se posèrent sur l'enfant.
Voldemort laissa la créature que l'on nommait chimère observer son fardeau. La créature ronronnait de plaisir sous l'effet du pouvoir mystérieux de son captif. Aucun sorcier normal n'aurait pu tirer une telle réaction de cet être magique. Signe que le jeune Harry n'avait rien de commun avec ceux de sa race. La chimère pris place à son côté pour le guider vers la communauté qui habitait ces lieux. Le sorcier noir avait fait alliance avec les créatures que le monde sorcier dénigrait. Il avait compris depuis longtemps l'avantage qu'il pouvait obtenir de la stupidité de son propre peuple. Trop absorbés par leur soi-disant importance, les humains avaient retirés tous leurs droits à ce qui n'était pas comme eux. Toute créature était considérée comme un animal, et parfois avec de la chance comme un serviteur. Sous la colère, elles s'étaient réunies et avaient crées des alliances à travers le monde. Celles qui étaient par delà les mers étaient libres. Celles qui résidaient sur ce continent ou sur les terres les plus proches, celles-là luttaient dans l'ombre. Souvent capturées et étudiées pour leur propriétés en potion ou pour certains sorts. Mais plus souvent encore rebelles menant une guerre cachée par le gouvernement au reste de la population magique.
Peu importait que Voldemort ait son propre agenda, les créatures le suivaient. Mais il savait qu'elles avaient un but précis, et qu'elles l'utilisaient autant qu'il le faisait avec elles. Ils garderaient cet accord aussi longtemps que possible. Et Voldemort l'espérait, tout le long de son règne sur le monde magique une fois la guerre gagnée.
Le chemin se prolongeait sous la voûte d'arbres gigantesques, aboutissant plus loin sur une petite clairière. Le mage noir n'avait jamais dépassé cette limite. Et n'était pas intéressé par ce qui était au-delà. La chimère avait passé les dernières minutes du trajet à parler mentalement avec sa reine. Elle était la seule qui pouvait négocier avec leur invité. D'égal à égal. De souverain à souverain. Car le sorcier comptait bien montait sur un trône de sa propre fabrication quand l'heure viendrait. A leur arrivée au lieu de rencontre, la chimère dépassa son compagnon et vint s'incliner devant celle qu'elle servait. Elles échangèrent des paroles muettes, que leurs esprits se transmettaient. La chimère fit son rapport puis s'éloigna et s'enfonçât dans les ténèbres de la forêt, retournant à la tâche qui lui était assignée.
La souveraine au corps de lion dont la fourrure rouge brillait sauvagement, leva ses yeux bleus vers son allié. La chevelure de sa tête humaine s'étalait dans un parfait dégradé d'ambre qui s'assortissait avec le reste de son corps. La couronnant se trouvaient deux cornes aussi blanches que les trois rangées de dents que son sourire mortel affichait. Comme pour confirmer son statut exceptionnel de prédateur, une longue queue de scorpion pointait son dard venimeux en direction de Voldemort. Le mage savait que la pose agressive était du à sa propre baguette, qu'il avait pointé sur la reine des chimères. Il n'était pas assez stupide pour rencontrer une manticore sans prendre des précautions. Il n'était jamais sûr d'une rencontre à l'autre si la manticore n'allait pas tester sa puissance en l'attaquant. Car aux yeux de la créature souveraine, un allié devait avoir la force de se défendre contre leurs ennemis. Elle n'aurait rien à faire avec lui s'il se laissait battre par elle. S'il se montrait faible un jour, alors leur accord serait brisé.
Dans cette communauté les chimères et manticores avaient formés une société hiérarchique basée sur la loi du plus fort. D'autres races avaient été accueillies, mais plus en tant qu'invités venant d'autres communautés que faisant partie de leur « famille ». Dans cet endroit, les chimères et manticores faisaient lois. Et quand la reine elle-même prenait parole, les autres faisaient silence. Par respect et obéissance, bien que le seul fait qu'elle soit terrifiante suffisent à rendre muets les plus résistants.
« Que veux-tu aujourd'hui ? » Se renseigna la reine.
« Noble amie, j'ai en ma possession un otage précieux, et souhaite le mettre hors de portée de toute tentative de sauvetage. Quoi de mieux que le plus secret et gardé des domaines ? »
« Il dois être d'une extrême importance pour que tu le mette en mon pouvoir. Tu n'avais jamais emmené un autre de ta race auparavant. Je ne te demanderais pas son identité, je n'en ai aucune utilité. Mais en l'honneur de cette capture qui prouve ton pouvoir dans le monde sorcier, j'accepte. Une question cependant : Que va-t-il t'apporter qui est aussi précieux ? » Ronronna la souveraine.
« En plus d'assurer la position de mes hommes au gouvernement et le contrôle sur l'un de mes plus grands ennemis ? Je pense à un certain objet enterré dans la collection du département des mystères. »
Un rugissement puissant sortis de la gorge de la manticore, faisant frémir de terreur même les plus forts de son entourage.
« Cet enfant à le pouvoir de me fournir l'objet le plus recherché de mon peuple ? » Rugis la reine.
« Sans que personne ne se rende compte de l'échange. Comprenez-vous à quel point le garçon est précieux ? »
La royale hocha sa tête à la chevelure flamboyante. Aucun mot n'était plus nécessaire dans leur échange. Elle fit signe à l'un de ses gardes royaux, une manticore de moindre rang qu'elle, de s'avancer vers Voldemort et de prendre possession de l'inestimable charge. Une fois le transfert effectué, le sorcier se retourna et quitta la clairière sans un regard en arrière. Le jeune Potter ne pourrait jamais s'échapper de cet endroit. Et au moins ici, il ne courrait pas le risque d'être blessé par un subalterne sans cerveau. Car en échange de l'enfant, Voldemort comptait bien obtenir plus que l'objet que convoitaient les manticores et les chimères. Et de ce fait, Harry était devenu l'être le plus important de cette guerre. Un prisonnier à garder intact à tout prix.
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Tandis que le sorcier noir remontait le chemin le long de la rivière, ses ennemis finissaient de défaire les sortilèges qui avaient plongés l'école de Poudlard dans le chaos le plus total. Chaque élève guéri de l'épidémie des contes de fées, comme était nommée la chose par les jeunes adolescents, devait retourner dans la grande salle où attendaient déjà la majorité des victimes de cette étrange journée. Après que le dernier d'entre eux ait passé les portes de l'école, le directeur se pencha sur la liste qui se mettait à jour automatiquement. Les yeux de Dumbledore s'écarquillèrent de surprise et d'inquiétude. Les aurors étaient venus l'avertir de l'attaque dont avait souffert Pré-au-Lard et il avait appris que les témoignages indiquaient qu'un élève avait été enlevé. Incapable à ce moment-là de nommer la victime, le professeur avait passé de longues heures à s'alarmer du temps perdus à cause d'une blague.
Mais à présent, avec le compte des jeunes gens présents dans l'école fourni par le concierge, ajouté à la liste qu'il avait sous les yeux. A présent… sa peur avait atteint de nouveaux sommets. Si cet enfant entre tous avait été enlevé, les conséquences seraient désastreuses. Dumbledore ordonna aux autres professeurs de ramener les adolescents dans leurs maisons respectives et de le rejoindre dans son bureau aussi vite que possible. Il monta les escaliers du château, étonnamment immobiles pour la première fois depuis des siècles, accompagné par les officiers de l'ordre qui essayaient de comprendre les évènements des dernières heures. Alors qu'il entrait dans la pièce, le phénix Fumseck s'élança dans les airs et tourbillonna vers son bureau, agrippant une enveloppe blanche au passage avant de foncer vers lui et de la lâcher entre ses mains tendues en anticipation.
Sur le papier deux initiales écrites en majuscules soignées semblaient se jouer de lui et de son échec à protéger l'un de « ces » enfants. Au premier regard il savait qui lui avait laissé l'enveloppe. Car le seul absent dans l'école répondait aussi aux initiales HP. D'une main tremblante il ouvrit l'objet offensant et parcourut le contenu du message. Après de longues minutes, il alla s'asseoir sur un fauteuil et passa une main sur son visage las. Rien n'aurait pu le préparer à ce qui était arrivé au cours des dernières heures. L'auror Maugrey, un ami de longue date, pris la feuille et la scanna. Lui qui se vantait d'être prêt pour toutes les situations, ne pu cacher le choc que la lettre avait créé. Il était si profondément étonné qu'il n'entendit pas les flammes de la cheminée annoncer l'arrivée d'un visiteur. Même Dumbledore ne pouvait réagir au-delà de secouer sa tête comme pour dénier ce qu'il venait d'apprendre.
C'est ainsi que William Potter les trouva en sortant de la cheminée. Il s'était hâté de venir dés que les nouvelles lui étaient parvenues. Le cœur serré, pris d'un mauvais pressentiment, il n'eut aucune difficulté à se saisir du message que Maugrey n'avait même plus la force de tenir. Le soldat qu'il se flattait d'être semblait l'avoir déserter.
Professeurs,
A la fin des vacances, j'ai eu le malheur d'assister en rêve à l'une des réunions des mangemorts. Je ne doute pas qu'il s'agisse d'une sorte de vision qui m'a permis de connaître leurs plans.
Dans cet effroyable cauchemar, j'ai appris que Voldemort souhaitait acquérir quelqu'un qui est cher à mon cœur, afin de le marquer. Puisqu'il venait d'ordonner à ses serviteurs de ne pas toucher Severus, je savais qu'il n'en avait pas après lui.
Mais il visait tout de même l'un de mes frères, dont il ignore l'adoption par ma famille.
Un certain Fenrir devait capturer Sirius lors de la prochaine sortie à Pré-au-Lard et le remettre à Voldemort. Après avoir longuement réfléchi j'ai eu la certitude que si je vous prévenais vous empêcheriez la sortie et protégeriez les élèves, mais alors Voldemort aurait tenté quelque chose de sûrement plus terrible. Une attaque qui aurait vu mourir des innocents. Si je ne vous prévenais pas, l'attaque du village aurait coûté la vie à mes camarades d'écoles et aurait placé Sirius entre les mains de Voldemort.
Je n'avais qu'une seule solution. Un seul moyen d'empêcher des espions de lui faire parvenir les plans que vous auriez mis en place, et en même temps de sauver mes amis. Je devais les enfermer dans l'école, et faire croire qu'ils étaient cependant au village. Et afin que Voldemort ne tente pas de capturer quelqu'un d'autre, je devais me livrer à lui. Une fois entre ses mains, je lui retire tout besoin de lancer un autre assaut. Car je lui offre un otage de grande valeur.
Pardonne moi père de mon cœur, si je te met dans cette position c'est par amour pour Sirius et tous les innocents qui ont déjà trop soufferts dans cette guerre. Je sais que tu as la force de résister à la pression. Je sais que tu trouveras le moyen de déjouer ses plans. Et je sais… que tout comme je me suis mis dans cette situation je m'en sortirais. Même si je te cause une inquiétude qui paraît insurmontable, je peux te promettre que je ne serais pas blessé, que personne ne me fera de mal.
Car Voldemort sait que je suis protégé par les mages élémentals. Il ne veut pas se les mettre à dos. C'est là le seul réconfort que je peux t'offrir.
Je te demande pardon. Dis aux membres de notre famille que je les aime.
Harry.
P.S : est-ce que quelqu'un a pris des photos des contes de fées ? (Ne dites pas aux élèves que j'ai été enlevé. Dites leur que je suis retourné à la maison parce que je suis malade. Sauf pour mes frères. Ils découvriraient la vérité tout seul si vous leur laissiez le temps).
William se laissa lourdement tomber sur l'un des fauteuils de la pièce, incapable de retirer ses yeux des cruels mots de son fils. Cruels mais si vrai. Aussi blessé qu'il soit par les actions de Harry, il sentait au plus profond de lui que c'était la seule solution possible dans cette situation. Son fils n'avait pas eu de meilleurs choix. Cela ne l'empêcherait pas d'être en colère et de lui en vouloir. Comment pouvait-il annoncer cette nouvelle à sa famille ?
Il entendit vaguement les aurors qui accompagnaient Maugrey parler d'effacer les souvenirs des témoins du kidnapping, qui avaient heureusement étés réunis dans un bâtiment de Pré-au-Lard. Pour éviter que les élèves n'apprennent la nouvelles et ne paniquent. Il reconnut la voix des autres professeurs qui venaient d'entrer dans le bureau et demandaient des explications. Mais plongé dans un tourbillon de questions et de doutes, il ne se rendit pas comte que quelqu'un était allé chercher ses fils. Ni que l'un des adolescents avait saisit le papier que ses doigts figés ne pouvaient plus retenir.
Quand des bras tremblant l'enlacèrent, il se laissa aller dans les ténèbres bienvenues. Il n'était pas aussi fort que Harry pensait, il ne pouvait pas affronter cette épreuve. C'était les seules pensées qui parcouraient son esprit alors que la nuit l'emportait.
James avait pris son père dans ses bras, les larmes aux yeux de le voir si blessé et fragile. Après avoir lu la lettre de Harry avec ses frères, il savait qu'il ne pouvait rien faire. Que s'il tentait d'aller sauver Harry, il se mettrait en danger et causerait plus de souffrance que de bien. Lui et ses frères ne pouvaient pas se permettre de risquer être capturés par Voldemort. Car au contraire de Harry, le sorcier noir n'aurait aucun remord à les torturer et marquer certains d'entre eux. James devait croire que son jeune frère s'en sortirait.
Et peut être qu'ils pourraient venir en aide au garçon à partir de l'école. Peut être auraient-ils la chance d'agir derrière les lignes. S'accrochant à ce seul espoir, James se laissa aller dans la soudaine embrasse dont ses frères les avaient entourés leur père et lui.
