La Magie De Gaïa

Note Auteur : Mon ordinateur s'est éteint avant que j'aie pu enregistrer la seconde partie du chapitre…. Et j'ai paniqué une bonne minute parce que je ne me rappelais plus ce que j'avais écris. J'avais encore l'idée, mais pas les mots… Heureusement je ne voulais pas laisser le texte comme ça et me suis lancée dans une seconde version… Et je crois qu'elle n'est pas trop mauvaise. Certains passages sont même meilleurs. Et avec un peu de chance il n'y a pas trop d'erreurs.

P.S : Merci de m'avoir souhaité mon anniversaire… ça m'a encouragée à écrire la suite aussi vite. :) J'espère (comme toujours) que vous aimerez mes créatures (du moins ma version de créatures existantes). :)

Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)


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Chap.22

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« Alors ? On lui prend des cheveux ou pas ?! » S'écrit une voix irritée.

« Nan. La magie n'aura pas le même résultat s'il ne les donne pas volontairement. » Répond une voix calme.

« Qu'est-ce qu'on attend pour le réveiller alors ?! »

« Bon sang de bon soir ! Calme toi Blondie ! » S'exclame une troisième personne.

Les voix sont étrangement, non pas aiguës… mais quelques octaves en dessous de la normale. Comme si elles appartenaient à quelque être de petite taille. Peut-être même pas plus grand qu'une fée.

« Eh ! Il m'a comparé à une fée ! Ne me compare pas à une fée, humain de pacotille ! » S'indigne le plus agité des trois êtres.

Harry ouvre des yeux embués de sommeil et observe la petite personne qui agite une minuscule épée devant son nez.

« Arrête de me traiter de petit, ou je te transperce espèce d'imb…. » Une main frappe l'être derrière la tête, coupant l'insulte, puis se plaque sur sa bouche.

Harry se demande comment ce qui apparaît être un lutin a pu savoir ses pensées, puisqu'il ne peut pas les prononcer à voix haute.

« Il n'est pas difficile d'entendre tes pensées jeune sorcier. Nous les lutins avons cette capacité. » Proclame la calme voix du plus tranquille des trois. Pendant ce temps, le plus agité essais sans succès de retirer la main du second lutin. Tout en crachant une série d'injures étouffées.

« Ne t'inquiète pas ! Il a eu un excès de sucre ce matin… A vrai dire, je serais dans le même état s'il n'avait pas aussi mangé ma part de gâteau. »

« Et la mienne ! » Se révolte le second « Aucun lutin digne de ce nom ne peut tenir une journée sans sucrerie ! Et cet abruti a dévoré nos rations ! Comment veut-il qu'on soit aussi vicieux que d'habitudes sans ressource d'énergie ?! »

Le plus sage soupire encore une fois : « Je sais, je sais. Nous devrons attendre midi. Ces incapables de chimères nous limitent à trois repas par jour. Comme si nous étions sous leurs ordres ! Attend un peu que j'aie retrouvé toute ma hardiesse ! Elles vont voir de quel bois je me chauffe ! »

Harry penche la tête l'air de dire « de quoi parlent-ils ? » Et reçoit une réponse :

« C'est pourtant simple humain ! » Enrage le numéro trois après avoir arraché la main de numéro deux de sa bouche. « Les lutins ont besoin de sucre pour être au maximum de leurs capacités ! Nos pouvoirs sont alors au plus fort et nos idées sont les plus grandioses qui soient. Bien sûr, on pourrait très bien être sournois sans… Mais c'est si bon avec du sucre… » Soupir de désir. Où y-a-t-il du sucre quand on en a vraiment besoin ?

« Allons allons… Plus que trois heures à tenir. Et puis, toi au moins tu as eu ta part… et les notre. » Numéro un n'a pas l'air trop en colère. Ce qui rend Harry encore plus perplexe. Et fait sourire le lutin. « Vraiment, ce n'est pas grave, il vient juste de me donner une excuse pour jouer des tours aux chimères. Que demander de plus par une si belle journée ? » Soudain Harry peut voir l'étincelle maligne dans le regard sage. Il lui semble que ce lutin sera le plus dangereux des trois une fois dosé avec du sucre. Connaissant les légendes du monde sorcier, sur les tours que les lutins jouent aux amis autant qu'aux ennemis… il avait l'envie pressante de se rendormir pour leur échapper.

Le lutin numéro un, le sage, éclata de rire et le regarda avec une certaine tendresse.

« Normalement nous empêchons les fées d'approcher le camp. Mais Un petit groupe a tenté de passer nos boucliers et ont été capturées. Elles ont passées la nuit à nous convaincre de t'aider à t'enfuir… sans succès jusqu'à ce qu'elles nous racontent une intéressante histoire… A propos de contes de fées et de jeunes élèves sorciers… »

Harry rougit. Mais sourit au souvenir de sa diversion et du résultat de certains des sortilèges. Il se demandait en quoi s'étaient transformés ses frères lorsque le sage éclata d'un rire encore plus puissant.

« Si tu veux je peux te raconter. Les fées étaient très ouvertes sur ce qu'elles ont vu. Même si elles étaient très fâchées contre toi pour t'être laissé enlevé. »

Harry rougit légèrement et secoua la tête. Tant qu'il était ici, il pouvait bien profiter d'une bonne histoire. Surtout s'il en était quelque peu le héro. Le lutin passa une heure entière à décrire chaque sort, chaque conte de fée, et à dire qui était devenu quoi. A la fin, Harry était plié en deux et avait recouvré toute ses forces. S'apercevant que les différents sorts qui le retenaient captifs avaient disparus, il se leva d'un bond. Son choc se changea en crainte quand il se rappela que les lutins étaient avec ses gardiens.

« Oh, n'aie crainte ! Après un tel récit, je n'ai pas le cœur de laisser aux chimères un tel trésor d'imagination. Les lutins acceptent de te libérer… à une condition. »

Harry hocha la tête, prêt à tout accepter, ou presque.

« Je serais raisonnable. Je veux seulement quelques cheveux. Sans question quand à leur utilisation. »

Le jeune sorcier appréhendait ce que les petits êtres pouvaient faire de cheveux.

« Eh ! Je t'ai déjà dis de ne pas nous traiter de petit ! » Enragea Numéro trois.

Les yeux de Harry scintillèrent de malice ce qui fit étrangement frissonner les trois créatures. Peut-être s'en prenaient-ils à plus dangereux qu'ils ne croyaient ? Quand Harry s'arracha trois cheveux et les leur tendit, ils eurent l'impression qu'un requin venait d'entrer dans leur territoire et de les choisir pour proie.

Gaïa pouffa de rire dans sa tanière. Elle était la seule à avoir accès aux pensées que Harry pouvait cacher à toute autre créature. Et il lui tardait de voir le résultat de sa nouvelle idée. Les lutins auraient mieux fait de ne rien demander.

Hésitants, les lutins empochèrent les trois fils noirs et inspirèrent profondément.

« Bien, maintenant que le don est fait… il est temps de sortir d'ici. » Dit le sage.

Sur ce, les trois lutins saisirent Harry par les bras et le groupe disparu dans un nuage de poussière. Si quelqu'un s'était tenu à leur côté, les grains l'auraient fait tousser jusqu'au soir. Un petit tour des lutins qui permettait aussi de camoufler les odeurs, ainsi les chimères et autres gardiens des lieux ne pourraient pas sentir qui avait été dans la hutte du prisonnier. Ce n'est pas comme si les petits être craignaient la colère du reste de la communauté en ces lieux. C'était plutôt qu'ils aimaient les mener par le bout du nez. Alors les faire travailler plus dur pour retrouver le jeune sorcier était un bonus.

Harry se sentit tomber face contre terre, sur un sol couvert d'herbe. Il se releva en titubant et remarqua vaguement que les lutins n'étaient plus là. Et que le camp des chimères n'était nulle part en vue. Bien entendu, les lutins avaient malencontreusement « oublié » de lui donner la direction à suivre pour ne pas retourner au point de départ. Et heureusement, Harry entendait les paroles du vent, lui indiquant où aller. Son seul regret était de ne pas être présent lorsque les lutins auraient à affronter les conséquences de leur magie sur ses cheveux.

Harry entama le long voyage loin du danger. Se demandant si, comme l'avait dit la nymphe, les manticores avaient déjà récupéré le cœur de leur ancienne reine. Les arbres chuchotaient sur son chemin lui répondant qu'elles avaient en effet retrouvé leur trésor. Un paquet aurait été livré le matin même, par voie de portoloin. Le jeune sorcier soupira de soulagement, car si le bijou avait été déposé par magie, les manticores n'auraient pas à affronter un sorcier pour annoncer sa disparition. Et il doutait qu'elles contactent qui que ce soit pour révéler ce léger « incident ». Voldemort ne saurait rien tant que le chemin de Harry ne croiserait pas celui de ses mangemorts. Et le jeune garçon devait aussi éviter d'être repris par ses gardiens.

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Pendant que le jeune sorcier marchait d'un pas régulier aussi loin d'eux que possible, les lutins se préparaient à ensorceler les mèches noires que le sorcier leur avait laissées.

Ils agitaient leurs bras et leurs épées au-dessus d'elles, coupant l'air de symboles runiques. Au fur et à mesure de leurs gestes saccadés, les cheveux brillaient de plus en plus. Ce que les lutins voulaient ? Créer des clones du garçon et les lancer à travers la communauté. Les utiliser pour dévaliser les réserves de nourriture de tout leur sucre. Désorienter les chimères et manticores. Et, l'un des clones guiderait les chimères vers le véritable Harry. Les lutins n'avaient pas promis de garder sa position secrète.

A peine le sort était-il fini, que les cheveux se multiplièrent (partie clonage accomplie… ou presque) sauf qu'ils restaient sous cette forme. Rapidement, ils s'allongèrent et remplirent la hutte que les lutins avaient réquisitionnée. Avant qu'ils n'aient pu réagir, les trois êtres furent engloutis par la masse noire. Menottés par les lianes, ils pouvaient voir à travers des ouvertures ce qui se passait.

Eberlués, ils s'aperçurent que la porte de la cabane n'avait pas résisté à l'assaut du poids grandissant. Les cheveux envahissaient la ville, capturant ses habitants dans leurs filets. En quelques minutes, la communauté se retrouva enfouie par les mèches rebelles (morte de rire), et incapable de s'en sortir.

Des grognements enragés parcouraient les vagues de cheveux jusqu'à ce qu'un éclat de rire puissant s'élève bientôt suivit par d'autres. Le sage lutin était plié en deux, s'accrochant aux lianes autant qu'elles s'accrochaient à lui. Ses yeux pleins de larmes joyeuses étaient fixés sur un point particulier de leur prison : Assise sur une masse de cheveux représentant un trône de quelque sorte, la reine manticore dominait l'ensemble des dommages. Elle avait un étrange sourire malicieux et tenait entre ses mains une pierre précieuse couleur de sang. Comment elle avait échappée à la crinière et atterrit là haut aussi royalement ? Simplement par la magie qui avait détourné le sortilège des lutins. La magie de Harry qui avait pour ordre de mettre la reine au-dessus de tous. Même dans une blague, il n'est pas bon de rabaisser une souveraine aussi puissante. Harry avait donc préservé la manticore, tout en jouant son tour.

La reine pouvait sentir la magie de Harry mêlée à celle des lutins, et comprenait qu'il avait surpassé les petits êtres sur leur propre terrain. Cela suffisait à faire gagner à Harry le respect de la reine. Le fait qu'elle ait quand même récupéré le cœur de manticore que Voldemort avait promis, avait rendu la situation hilarante. Bien entendu, le sorcier noir n'apprendrait pas par elle la disparition de leur prisonnier. Harry avait mérité l'avantage qu'il venait de gagner.


Notes Auteurs : On ne voyait pas Harry dans le chapitre précédent parce que à chaque fois que je mentionne l'alliance je fais en sorte de leur réserver un chapitre ou presque. Etant donné qu'elle n'avait pas réussi à avoir de contact avec les sorciers depuis des siècles, les interactions sont encore rares. De plus l'alliance n'a pas encore rencontré Harry.