La Magie De Gaïa

Note Auteur : étrangement j'étais dans une nouvelle frénésie d'écriture… Résultat un nouveau chapitre très très tôt. Je ne sais pas si le prochain sera aussi rapide à venir… Bonne lecture.

Important : Harry n'apparaît pas dans ce chapitre… Mais ce chapitre est réellement important pour la suite… Un personnage qui n'a été vu que quelques minutes dans toute l'histoire fait un choix vital.

Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)


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Chap.23

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Le soleil ne s'était pas levé mais la lumière ne manquait pas au seigneur noir, car la noirceur nourrissait son âme depuis de nombreuses années. Les ténèbres de son cœur voulaient régner sur à la lueur du jour, écraser les sorciers naïfs et leurs idées de lumières, leur montrer ce que la vrai vie signifiait : pleine de peines insurmontables et d'injustices.

Aujourd'hui était encore plus important dans ses plans. Il savait que Le grand et puissant Dumbledore avait des espions dans ses rangs, et comptait bien utiliser cela à son avantage. Pour mieux démoraliser l'autre camp, Voldemort voulait se vanter d'avoir capturé le jeune Harry Potter, leur mettre sous le nez qu'il était entre ses mains, et ensuite leur apprendre que le jeune garçon était hors de portée de leurs pouvoirs. Les faire enrager de ne pouvoir sauver l'enfant.

Voldemort avait un but précis en faisant cela: Prouver aux sorciers qu'il était le plus puissant , et que malgré leurs informations ils ne savaient pas tout de l'organisation du seigneur noir ou de ses alliés, ce faisant laissant dans leurs cœurs une peur innommable de l'inconnu. De plus, leur faire savoir que son jeune prisonnier n'était nulle part dans la base des mangemorts et que personne ne connaissait le lieu de sa détention, éliminerait toute idée d'attaque immédiate sur son domaine. Le sorcier noir n'était pas stupide, il n'avait aucun doute que les espions avaient pour ordres de libérer Harry en toute priorité, peu importe s'ils devaient révéler leurs identités. Voldemort ne voulait pas que dans leur tentative ces personnes tuent un membre important de sa milice. Après tout, s'ils étaient assez forts pour se cacher de lui, ils l'étaient assez pour s'en prendre à ses plus puissants lieutenants. Hors, les plans de Voldemort incluaient certains de ses plus importants mangemorts, et ne pouvaient pas être changés dans un délai aussi court.

Le puissant sorcier avait créé une solution à son problème : réunir tous les mangemorts et possibles mangemorts sous l'excuse de vérifier la valeur de la prochaine génération qui serait choisie. Ainsi, il serait sûr que les espions seraient bien présents en ce jour. Certain qu'ils transmettraient involontairement son message à leur second maître. Après une courte présentation des jeunes sorciers qui entreraient un jour sous ses ordres, il les laisserait explorer les lieux pendant qu'il recevrait les rapports des dernières missions. Il ne se soucierait même pas de les revoir avant leur retour chez eux. Le plus important était que les espions passent les informations à Dumbledore et sa clique.

Tous les plans ont des failles… Voldemort leva les défenses de certaines parties du château qui lui servait de base. Il désirait permettre aux espions de s'assurer que le jeune Harry n'était en effet nulle part ici. Ce qu'il n'avait pas prévu, était la présence de certaines créatures qui n'avaient pas été invitées. Elles étaient inquiètes pour leur ami sorcier, et voulaient le libérer. Pour cela, les intelligentes petites fées avaient suivies l'un des espions, se rendant invisible aux yeux humains. Sentant que certains boucliers avaient été levés, elles décidèrent d'en profiter pour chercher leur doux petit sorcier. Elles savaient que la magie à l'œuvre était un piège, bien qu'elles soient incapables d'en deviner le but exact. Aussi firent-elles, sans en avoir conscience, ce qui ultimement coûterait très cher à Voldemort.

Les fées détournèrent la magie qui maintenait les défenses ineffectives à des endroits prédéterminés vers d'autres parties du château. L'un de ces lieux possédait le plus grand nombre de sortilèges de protection pour une raison importante : il constituait les chambres personnelles du sorcier noir.

Pendant que les petits êtres travaillaient, les invités avaient finis d'arriver et s'étaient réunis dans la grande salle où Voldemort trônait en maître. Le sorcier obligea ses recrues à présenter leurs enfants. Un par un ils vinrent s'agenouiller à ses pieds, leurs parents vantant leurs mérites. Et tandis qu'ils essayaient tous de cacher leur terreur justifiée, Voldemort se régalait de leur servilité. Il ne fit qu'une seule démonstration de pouvoir à la fin de la matinée, une qu'il avait organisé avec soin.

Pour la première fois depuis l'enlèvement du jeune Harry, le sorcier noir avait sous les yeux les parents de Sirius Black. Un enfant qu'ils auraient dû entraîner à lui être fidèle, à lui obéir. Voldemort ne leur laissa pas le temps de réagir. Dés que leur second fils, Regulus, retourna à leurs côtés, alors qu'ils relâchaient la tension qui les avaient dominés depuis la trahison de Sirius, leur maître noir dirigea sa baguette sur eux. Dans un éclair de couleurs sombres et sanglantes, la famille s'effondra de douleur, leurs corps se couvrant de larges coupures, cinglants coups de fouets sur leur chair. Voldemort maintint le sort aussi longtemps que le jeune Regulus pouvait le supporter, puis abaissa sa baguette. Il pouvait lire dans les yeux de tous ceux présents que la leçon était reçue. Il fit signe à deux de ses hommes d'emmener les parents dans la salle de réunion du premier cercle de mangemorts. L'état des deux Black ne leur épargnerait pas le reste de leurs devoirs envers lui. Un troisième homme emporta Regulus dans un salon privé quelques couloirs plus loin.

Le reste des invités se dispersèrent en groupe variés, profitant des hors d'œuvres et rafraîchissements qui apparurent après le départ des membres du premier cercle et de leur maître.

Regulus reprit connaissance rapidement, souffrant horriblement, sans personne pour venir le soigner. Mais le jeune homme intelligent avait pris ses précautions avant de venir à la présentation. Il n'était pas aussi stupide que ses parents semblaient le penser. Il n'était pas la brebis soumise qu'ils croyaient avoir créé. Leurs discours sur le grand seigneur noir ne l'avaient pas aveuglé sur sa folie et sa cruauté. Regulus voulait le pouvoir que la position de mangemort apporte. Ou du moins il l'avait voulu. Il avait été prêt à accepter la discipline et tout ce qu'il savait que le sorcier noir était capable de lui faire. Cependant, après avoir appris durant la présentation que Harry Potter avait été capturé, il avait sentit son âme protester. Il lui semblait que ce seul acte contre le jeune sorcier muet était une abomination. Sa magie criait de rage. Lors de sa rencontre avec le garçon, Regulus avait sentit le pouvoir qu'il contenait. La puissance qu'il désirait était dans cet enfant, mais au lieu d'en être jaloux ou de vouloir le capturer pour son futur maître, il avait voulu être accepté par la magie de Harry. Il avait voulu entrer dans le cercle limité que le jeune garçon s'était créé.

Regulus avait réalisé que Harry était plus qu'il ne laissait paraître. Et pendant leur discussion muette, il avait entendu la chanson que Harry laissait filtrer dans l'air avec sa magie. Comme l'appel d'un phénix. Regulus y avait presque répondu, sa magie tentant de le lier au jeune garçon. Un être qu'il voulait garder et protéger.

Dans l'antre de la terre, Gaïa souriait, reconnaissant les changements dans l'esprit de l'enfant. Savourant les premiers pas qui mèneraient Regulus vers sa nouvelle destinée. Car Il était l'un de ceux qui possédaient l'étincelle d'un gardien de la terre. L'un de ceux parmi eux, surtout, qui protègerait l'enfant de la terre… l'enfant qu'elle avait choisis : Harry. Regulus était le premier gardien à être réveillé.

Regulus, n'était donc pas venu impréparé pour cette longue journée. Il sortit de ses poches un sac de velours sans fond. Sa main en retira trois potions qu'il bu d'affilées. A peine l'effet guérisseur s'était-il accompli, que la porte du petit salon s'entrouvrit et des voix étouffées lui parvinrent :

« Es-tu sûr qu'il est là ? » Demanda un garçon.

« Oui. Mon père l'a emmené ici lui-même. Il mérite d'être puni pour ce que son traître de frère Sirius a fait. Personne ne refuse le seigneur noir. Et puisque notre maître avait plus important à faire, il nous revient de le mettre à sa place. » Contrarié d'être interrompu dans son action.

'Oh ! Malheur ! De futures recrues zélées.' Pensa Regulus. Il se leva silencieusement, profitant de la discussion animée à l'extérieur de la pièce pour chercher une issue. Il trouva avec délectation une seconde porte qui menait à un couloir. Après être sorti, il usa de sa baguette pour verrouiller le passage. Si les jeunes sorciers étaient assez stupides pour se disputer le droit de le torturer, ils le seraient assez pour croire qu'ils s'étaient trompés de salon et aller chercher ailleurs. Il était certain que les presque recrues le penseraient évanouis dans un autre salon, et non pas sur pieds à essayer de les fuir. Les voix de l'autre côté de sa cachette confirmèrent son opinion.

« Je t'avais bien dit que ce n'était pas ce salon. Allez venez ! »

« Il est sûrement parti par cette autre porte ! » Protesta le garçon.

« Oui c'est ça ! Evanoui et pissant le sang, il va parcourir le château et verrouiller des portes magiquement ! Arrête de dire n'importe quoi et aide nous à le trouver. »

D'accord, ils étaient aussi idiots qu'il le pensait… ce n'était pas rassurant pour l'avenir des mangemorts. Et pour la première fois de sa jeune vie, il s'en fichait complètement. Regulus attendit que les voix disparaissent pour observer son environnement avec plus d'attention. Sans hésitation, il entama sa visite des lieux. Il marcha le long du couloir pour de longues minutes avant d'atteindre un carrefour. Une lumière volante attira son regard et la curiosité lui fit choisir cette direction. A droite il tourna, poursuivant la luciole. Ses pas le menèrent à une large porte d'ébène, gravée de serpents. Lorsque la petite lueur s'approcha, les reptiles hissèrent de colère, mais lui accordèrent l'accès. Regulus la suivit dans une chambre illuminée par une centaine de bougies. Derrière lui, les gardiens de la porte hissèrent à nouveau, scellant l'ouverture. Le jeune garçon découvrit en retournant ses yeux sur l'objet de son prédicament, que la petite chose si rapide était en fait une fée. Elle était parmi un petit groupe de compagnes qui l'examinaient avec méfiance. Elles n'avaient pas prévues d'être traquées jusqu'ici ou même d'être vue par qui que ce soit.

Regulus s'approcha doucement pour ne pas les effrayer. Ses actions auraient ici plus de valeur que des mots. Il s'agenouilla à côté de la table sur laquelle les créatures s'étaient rassemblées, et inclina la tête. Il obtint de petits saluts en retour, soulagé de voir qu'elles avaient lu ses intentions aussi rapidement et l'avaient jugé digne de confiance. Pour preuve de leur décision elles se retournèrent vers l'objet qui avait eu leur attention auparavant. Curieux, Regulus se pencha sur le livre ouvert.

C'était un journal à l'écriture soignée. Mais les mots étaient dans un langage qu'il ne connaissait pas. Tout en formes sinueuses, serpents d'ancres sur du papier. Il soupira d'agacement, attirant l'attention des fées. L'une d'elles jeta de la poudre sur les pages, transformant les signes en des mots compréhensibles. Mais soudain, le jeune sorcier n'était plus si certain de vouloir lire.

Devant ses yeux, aveuglantes de ténèbres, les phrases décrivaient la création d'une chose qui ne devrait pas exister. Une chose qui ne pouvait naître que d'une part d'âme. Un morceau offert par le jeteur du sort. Et le résultat avait un nom : Orcruxe. Dans les marges, des notes donnaient des informations dont Regulus se serait passé. En parcourant les lignes, il apprit le nombre qui avait été créé et ce qui avait été désigné pour être le récipient d'une part d'âme. Ce qui lui sauta aux yeux cependant, était le dessin d'un coffret qui se trouvait actuellement dans la même pièce que lui… Et en traînant son regard sur la chose, il fut dégoûté de sentir la malveillance qui s'en échappait, conséquence de ce qu'elle contenait. De cette horreur engendrée par un fou déchirant sa propre âme. Pourtant, dans un élan de courage, il se leva et s'en saisit, attrapa le livre et commença à chercher une sortie. Sa fouille minutieuse se termina quand l'une des petites créatures vola vers un mur et lui fit signe d'approcher. Les fées voletèrent autour de lui, promettant dans leur dialecte de l'aider. Les pierres devant lui avaient un étrange symbole en leur milieu. Le sorcier plaça sa main dessus espérant ouvrir un passage. A sa surprise sa magie fonctionna… Il ne savait pas que les fées avaient annulées les protections des lieux plus tôt dans la journée. Il passa l'issue et sursauta lorsqu'elle se referma, heureux que la lumière des fées suffise à éclairer son chemin.

Après de longues minutes, le couloir secret l'emmena à l'air libre. Il s'agissait apparemment d'une sortie de secours que Voldemort avait prévu d'emprunter en cas d'attaque, vu qu'elle atterrissait juste à l'extérieur de la barrière magique entourant le château. Pile hors de portée du bouclier anti-apparition. Regulus se surpris à penser que la journée s'était acharnée à le forcer à fuir… l'emmenant hors des griffes de sa famille et du sorcier noir… Et plaçant entre ses mains le plus important trésor de guerre. La plus précieuse possession de Voldemort. Lui qui n'avait prévu que de survivre la confrontation et retourner chez lui, se trouvait à devoir s'échapper pour conserver ce qu'il transportait. Avec de la chance, personne ne saurait qui avait volait le coffret. Il savait que ses parents cacheraient sa disparition par peur de recevoir une autre punition voire même la mort… Bien sûr, sa famille se chargerait de le poursuivre secrètement, ce qui ne lui mettait absolument pas la pression.

Le jeune sorcier décida que le seul moyen de brouiller les pistes était de tenter une apparition, même s'il n'avait pas beaucoup de pratique à son actif, risquant d'atterrir on ne sait où… mais positivement certain de ne pas finir en petits morceaux dans l'essai. Risquant le tout pour le tout, il rassembla sa magie et essaya de visualiser Poudlard, sa meilleure chance de survit. Il n'avait pas anticipé l'effet que les petites fées s'accrochant à lui auraient sur son pouvoir.

D'autant plus qu'elles avaient une seule et unique idée : retrouver Harry.

Sa destination en fut légèrement modifiée… C'est-à-dire qu'il réapparut près d'un élève de Poudlard… Mais que cet élève n'était pas du tout dans la proximité de l'école.


Note Auteur : que font deux jeunes sorciers en fuite ? Ils se rencontrent ! à suivre…

Mouahahahahahahahaha (Je me sentais cruelle… mais surtout je ne voyais pas le chapitre aller plus loin. Pardonnez moi ?)

Note à moi-même : améliorer mon rire démoniaque.