La Magie De Gaïa

Note Auteur : Un ami a osé me donner une idée pendant que nous discutions sur msn. Il ne pensait pas vraiment que je voudrais la mettre. Mais en quelques secondes j'ai construit son idée en quelque chose de parfait pour l'histoire. Et comme je lui ai dis, il a eu une idée de génie.

Son idée: faire d'un moldu l'un des gardiens. De préférence une personne d'une certaine famille très connue dans le livre et causant la disparition de cette famille. Pour en savoir plus lisez.

P.S: Lithanius (l'ami à la merveilleuse idée). Comme tu le verras j'ai changé pas mal de choses sur ce que j'avais marqué sur msn. Ma muse a modifié ce qu'il fallait pour mieux intégrer l'idée à la trame de l'histoire.

P.S: J'ai écrit une histoire parallèle: des parties d'échecs entre les personnages de cette histoire. Le tout sur le fameux échiquiers de Harry. Amusez-vous bien.

Pack meute

Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)


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Chap.26

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La journée avait passée dans une brume de sommeil pour les deux jeunes sorciers. Ils s'étaient accrochés aux dos de leurs montures, en évitant soigneusement de les appeler ainsi. Ce n'était pas une marque d'irrespect, simplement une marque de protestation muette d'avoir été 'enlevés' encore une fois.

Quoique Regulus ne pouvait pas appeler la nuit avec les centaures un kidnapping. Ils avaient été accueillis avec courtoisie, nourris, logés et enseignés au passage de magnifiques histoires. Et ils auraient même été raccompagnés hors de la forêt si les dis loups garous n'étaient pas apparus. Mais, leur chance semblait avoir tourner. En y réfléchissant Regulus avait tord, il était certain que ce genre d'évènements était normal pour Harry. Il ne connaissait pas vraiment la vie du jeune garçon mais il n'avait plus aucun doute maintenant quand à sa chance extraordinaire... et il était sur le même bateau que Harry. Regulus était fichu. Le jeune homme soupira et se demanda pourquoi il se sentait si fatigué, lui qui était habitué à tenir longtemps sans dormir. Il n'eut pas le temps de se questionner plus quand un long cri inhumain s'éleva dans l'air, loin d'eux mais tout aussi inquiétant.

Les loups arrêtèrent leur course et écoutèrent:

« mer. Des manticores qui partent à la chasse. Et impossible de savoir si elles ont une cible ou si elles vont trouver notre odeur et la suivre. » S'exclama le chef de la petite meute.

Harry tapota gentiment le dos de son loup porteur et toucha sa propre poitrine avant de montrer la direction du son. Puis il se tourna vers Regulus pour la traduction.

« Oh oh... J'espère que ce n'est pas ce que j'ai compris... Ne me fais pas ces yeux là, d'accord c'est ce que je pensais. »

« Quoi?! » S'impatienta le chef.

« Harry dit que les manticores sont après lui. Il était en quelque sorte leur invité jusqu'à récemment. Et le cadeau qu'il leur a laissé en partant s'est dissipé. Harry? Quel cadeau? »

Regulus regarda son compagnon dans les yeux et pâlit... Secoua la tête, refusant de croire les paroles muettes de Harry.

« Alors? Sa réponse? » Grommela le loup, régnant sur son caractère.

Regulus se racla la gorge et dit dans un murmure: « Il se peut qu'il leur ai joué une espèce de tour pour les empêcher de le suivre quand il s'est enfui... et il se peut que la reine des manticores se soient trouvés dans le village au moment de la blague... »

Les loups s'observèrent quelques secondes puis se lancèrent à toute vitesse dans les arbres. S'ils pouvaient ils seraient loin d'ici bien avant que les créatures chasseuses n'atteignent ce côté des bois. Regulus et Harry eurent tout juste le temps de s'accrocher à leurs porteurs. Regulus secouait encore la tête d'étonnement, d'inquiétude et un peu d'admiration... Il ne comprendrait jamais Harry. Quoiqu'en y pensant il le comprenait déjà suffisamment bien comme ça. Et dire qu'il devait le garder et d'après ce qu'avait raconté le vieux centaure pour une longue éternité. D'accord, il n'était pas sûr de pouvoir penser aussi loin dans le futur. Il devrait se contenter de la prochaine décennie. Étrangement il ne pouvait pas s'imaginer aller très loin sans Harry. Il avait l'impression qu'une voie sans lui aurait apporté sa mort. Et puis, il pouvait facilement s'habituer à vivre des tas d'aventures avec le jeune garçon. Une éternité vibrante d'expériences surprenantes avait un certain charme. Regulus était aussi conscient que son désir de protéger Harry s'était encore renforcé. Il voulait le veiller et voir le monde qu'il ferait naître. En attendant il pouvait quand même garder sa pique et répondre à Harry comme il voulait, il n'était pas non plus son esclave. Un coup d'oeil au dit jeune homme lui fit voir le léger sourire de Harry, tout de compréhension et d'acceptation. Regulus aurait pu tomber plus mal: devenir un mangemort par exemple. Le sorcier frissonna à l'idée et s'aperçut que la sensation de mort imminente venait de ce choix de vie. Il n'aurait sans doute pas survécu longtemps dans les rangs de Voldemort. À ce moment là, Regulus se rendit compte qu'il pouvait presque voir la possibilité de cette autre vie, et que cette vision s'éloignait petit à petit, avec chaque seconde passée avec Harry.

La course folle dans les arbres dura de longues heures. Heureusement pour eux, les loups garous étaient aussi rapide que les manticores et voyager en haut des cimes avait l'avantage de leur éviter les obstacles terrestres. L'après-midi passa, puis la nuit tomba sans qu'ils aient vu la fin de la forêt quand, enfin, le dernier arbre fut franchit.

Les loups sautèrent au sol et entamèrent une nouvelle route vers la sécurité de la civilisation que les créatures à leur poursuite ne pouvaient pas approcher.

« Est-ce que... c'est... le moment... de... » Essaya de parler Regulus au milieu des turbulences des longues enjambées. La compagnie stoppa curieuse d'entendre ce qu'il avait à dire.

« Est-ce que c'est le moment de vous dire que je me suis retrouvé dans les bois après avoir échappé à la compagnie des mangemorts? »

« Oh! Par tous les dieux! D'abord des manticores et maintenant des sorciers noirs! » Enragea le chef de meute. « Et ne pensez même pas à vous enfuir de notre garde! Vous n'apprécieriez pas les conséquences! »

« On n'y pensez pas du tout! Je voulais juste vous mettre au courant. » Protesta Regulus. Le rire muet de Harry confirma qu'il mentait très mal ce jour-là. Il mettait cela sur la mystérieuse fatigue qu'il ressentait. D'habitude il se débrouillait bien.

« Bon, nous ne pouvons pas prendre la route directe. Cinq d'entre nous partirons vers le camps de l'ouest, pour envoyer un message à l'alliance, et expliquer notre prédicament. Les cinq autres prendront les enfants et iront se perdre dans Londres. Les sorciers n'ont jamais l'idée d'aller voir chez les moldus. Allez savoir pourquoi! » Ricana le chef.

Les deux groupes s'organisèrent. Harry et Regulus gardèrent leurs loups, ceux dont le dos les faisaient si bien dormir (ricanement de l'auteur). Le chef qui avait enfin révélé son nom, Achille (on comprenait mieux sa reluctance à le dire), pris la tête des cinq gardes des sorciers. Regulus se retenait de sortir toutes les plaisanteries qu'il pouvait faire avec le nom d'Achille. Il mis ça sur le dos de la fatigue, encore. Jamais il n'aurait tenté de rire devant un loup garou avant. Il ne vit pas le regard inquiet de Harry, seul à avoir compris ce qui arrivait à Regulus. Malgré son envie d'aider le jeune homme, Harry écouta la voix de Gaïa qui lui assurait que cette tache ne pouvait être portée que par lui. Harry ne pouvait rien faire d'autre que de recouvrer la santé afin de pouvoir lui transmettre de l'énergie. 'Comment?' demanda Harry. 'Bientôt tu auras ton guérisseur.' Murmura Gaïa. Harry accepta la réponse et fixa les yeux sur la sacoche que Regulus portait: l'aura noire qui en sortait était entourée d'un halo bleu, un bouclier que Regulus avait lancé inconsciemment sur l'objet. C'est cette magie qui le vidait et l'endormait. Harry savait que Regulus était le seul à pouvoir contenir la chose. C'était le don du jeune sorcier: protéger, avec sa force physique, sa magie et son esprit, entourer sa charge d'un cocon protecteur. Et pouvoir en temps voulus le tenir à distance d'objets aussi dangereux que celui qu'il portait.

Harry se demanda si tous ses anges gardiens auraient un don particulier. Il pensait que oui. Peut-être le prochain pourrait l'aider à guérir? Son corps ne semblait pas vouloir récupérer de toutes les épreuves subit depuis l'arrivée dans ce monde. Et l'abus dont on lui avait dit qu'il avait été victime avait laissé ses traces.

Il ne fallut que quelques heures pour rejoindre une cabane délabrée dans laquelle un portoloin était posé. L'alliance dont parlaient les loups avait prévu de nombreux endroits comme celui-là par mesure de sécurité. Déposant les enfants à terre et s'étirant le dos, les deux porteurs allèrent chercher un coffret brisé sur la cheminée intacte. Un mot agrandit l'objet de la taille d'une valise. Les loups en sortirent des vêtements moldus pour pouvoir se fondre parmi la population. Après s'être changés, Regulus et Harry avaient les vêtements que les centaures leur avaient donné mais enfilèrent des vestes par dessus, ils s'accrochèrent à un bout de corde qu'ils avaient retirés d'un rideau déchiré. Un second mot activa le portoloin et les transporta dans une allée au coeur de Londres.

Ils se trouvaient derrière un bar, et les loups s'empressèrent de sortir les enfants du quartier pour ne pas attirer l'attention des patrouilles de police. La nuit était largement entamée. À 3 heure du matin les lampes remplaçaient encore le soleil et le groupe en profita pour rester caché dans les ombres. Ils furent tout de même obligés de se diriger vers un arrêt de bus, lorsque des policiers commencèrent à les suivre discrètement parce qu'ils n'avaient pas de raison de les arrêter, et que les adolescents les accompagnant ne semblaient pas là contre leur gré. En même temps, Regulus et Harry n'était pas sûr de ce qui arriverait si des moldus essayaient de les 'sauver', aussi jouaient-ils le jeu des loups. Et puis qui pouvait dire qui viendrait les récupérer s'ils atterrissaient dans un commissariat. Pour ce qu'ils savaient Voldemort serait mis au courant avant leur camps. Très mauvais plan.

Pour faire croire aux agents de l'ordre qu'ils allaient prendre le bus et rentrer chez eux après une longue soirée à chaperonner les deux ados, ils devaient vraiment monter dans l'engin infernal. Ils furent heureux de constater qu'une fois dans le car la voiture qui les suivait pris une autre direction. Par sécurité ils restèrent dans le transport. À l'arrêt suivant, alors qu'ils étaient descendus, Harry s'écroula dans les bras d'un homme qui allait monter dans le bus. L'inconnu étendit le garçon sur l'un des bancs et dit au chauffeur de partir sans lui puisqu'il était infirmier et conduirait le jeune homme à l'hôpital. Le conducteur qui avait une limite de temps ne chercha pas plus loin et partit. Aussitôt l'homme se retrouva soulevé par le col par une créature qui n'avait d'humain que l'apparence. Le grognement rageur de l'être était effrayant, cependant:

« Bonjour. Si vous ne voulez pas d'hôpital comme je le soupçonne, je peux toujours voir ce que je peux faire. Bien que je ne soit qu'infirmier je pense pouvoir aider. »

Le second adolescent du groupe saisit l'un des bras qui le tenaient et demanda:

« S'il vous plaît? Nous avons voyagé longtemps et Harry a une santé fragile. Si cet homme peut faire quelque chose, laissez-le... Nous vous avons suivis sans protester, vous nous devez au moins ça. »

Le chef de la meute considéra l'enfant et hocha la tête. Cela ne leur couterai rien. Et puis peut-être pouvaient-ils s'abriter le temps de trouver un moyen de rejoindre leur destination finale.

« Ne restons pas à l'extérieur. Si vous nous menez chez vous je vous laisse l'ausculter. »

L'inconnu accepta immédiatement, incapable de laisser un enfant souffrir.

Pendant leur trajet, celui qui commandait la bande et portait le jeune Harry le questionna:

« Je peux sentir votre peur, mais elle n'apparaît pas sur votre visage. Pourquoi? Comment faites-vous pour me tenir tête ainsi? »

L'homme regarda l'enfant accrochait au dos de l'interrogateur, il avait repris connaissance et ses yeux l'observaient avec grande attention, curieux lui aussi.

« Je suis infirmier dans un service réservé aux enfants. Je les accompagne dans leurs traitements et leurs examens. Mais je ne peux pas les sauver comme font les médecins. Certains des patients n'ont parfois que quelques mois à vivre. Alors pour leur donner de l'espoir et leur permettre de partir en paix je me suis rabattu sur ce qui fait rêver ceux de leur âge. La magie a eu un grand succès. Pas les tours de cartes et autres illusions. Non, la vrai magie avec ses créatures fantastiques et ses sorciers. Au bout d'un moment je me suis mis à vraiment y croire. Si parler de cette magie suffisait à les rendre heureux, alors elle devait forcément avoir quelque chose de vrai. Et quand ils ne pouvaient plus y croire au milieu de leur douleur, je le faisais pour eux. Alors croiser des personnes qui peuvent grogner comme un animal et d'autres avec une baguette, ne me perturbe pas plus que ça. Je suis même heureux de savoir que tout est réel. Ainsi si je pourrais continuer à rêver pour les enfants, sans plus jamais douter. Parce que maintenant je sais. »

Harry avait touché la baguette dans le fourreau attaché à son poignet. L'homme avait du le voir quand il s'était effondré sur lui.

L'infirmier continua de discuter avec le loup garou, apprenant quelle créature il était, ce que cela impliquait comme vie. Il le fit parler du monde des sorciers. Regulus avait fait une remarque, surpris qu'ils n'aient pas reçu la visite des aurors pour effacer la mémoire du moldu. Puisque les moldus n'étaient pas censés apprendre l'existence de leur monde sans autorisation. Achille avait observé l'infirmier longuement et dit qu'il ne sentait pas complètement humain. Harry tapota le dos du loup et sourit puis regarda Regulus.

« Oh! » S'exclama Regulus.

« Quoi? » Demanda Achille.

« Euh... c'est privé... Harry, notre guide ici présent et moi sommes les seuls à pouvoir savoir. » Et il refusa d'en dire plus.

Néanmoins Achille s'aperçut que l'infirmier sentait un peu comme Regulus. Il ne pouvait pas forcer l'explication hors du jeune sorcier, surtout qu'ils étaient un peu ses prisonniers. Et qu'il ne voulait pas perdre plus de leur respect qu'il n'avait déjà. Il ignorait pourquoi, mais il lui était très important de ne pas s'aliéner ses individus d'avantage.

« Oh, je me demandais pourquoi tout le monde m'appelait l'infirmier... En fait j'ai oublié de me présenter. Je suis Rodolphe... tout le monde m'appelle Dolphe. ET pas de commentaire s'il-vous plaît! C'est toujours mieux que celui de mon frère que vous ne voulez vraiment pas savoir. C'est une espèce de tradition dans la famille de donner les pire noms possibles. Est-ce que j'ai réussi à dérailler vos pensées suffisamment pour que vous oubliés mon prénoms? »

« babiller ne sert à rien. On retient toujours ce qu'on veut à la fin. Mais le surnom est mieux... Dolphe. J'aime bien. » Annonça Regulus. Dolphe lui fit un sourire éclatant qui illumina son visage.

« Nous sommes arrivés. Une petite demi-heure de marche seulement. »

« Harry dit qu'il comprend l'utilité du bus. Et je lui rappelle que lui n'a pas fais le trajet sur ses deux pieds. » Déclara Regulus en tirant la langue à son jeune ami.

Ils s'infiltrèrent dans l'immeuble à trois étages et Dolphe les invita dans son appartement au second. Harry fut déposé sur le sofa du salon et l'infirmier entama ses examens. Au bout de plusieurs minutes, il lui demanda, heureux que le reste du groupe se soit installé dans la cuisine pour manger:

« Harry? Ton corps est en pleine guérison. Tu as tous les symptômes d'une fin de lourd traitement médical. Ton système essai d'accomplir ce que la médication faisait pour toi. Mais tu es encore trop faible et tu te fatigue encore plus. Étais-tu sous traitement? »

Regulus que Achille avait emmené comme 'otage' dans la cuisine, afin d'éviter que Harry et Dolphe n'essaient de s'enfuir, n'était pas là pour traduire. Mais Dolphe découvrit qu'il se débrouillait très bien seul, et accepta le fait comme un acte de magie, sans savoir ce que cela représentait vraiment:

« D'accord. Donc tu as été enlevé par un groupe, et n'avais pas tes 'potions' avec toi. Tu as été soumis à des sortilèges qui bloquaient tes pouvoirs et ont ralentis ta guérison. Et tu as eu très peu de repos depuis. Autre chose? Parce que je sens comme un blocage dans ton aura... et je devrai être étonné d'avoir dit le mot aura... »

Harry posa une main contre la joue de l'homme et fixa son regard avec intensité.

'Tu es un gardien. Tu as tes propres pouvoirs. Comme Regulus.'

« Qu'est-ce qu'un gardien Harry? »

'Un enfant de la terre qui est choisit pour veiller sur elle et l'aider à faire grandir l'humanité.'

« Ce n'est pas ce que je ressens. J'ai l'impression que... »

La sonnerie d'un téléphone interrompit l'étrange conversation et Rodolphe répondit sans penser à leurs gardiens dans la pièce d'à côté.

Il parlait déjà à son correspondant quand Achille surgit de la cuisine et essaya de couper l'appel. Mais une expression de rage naissant sur le visage de l'humain stoppa le loup.

« Non! Je ne suis pas mort mon très cher frère. Je suis ravi de pouvoir te rassurer. » Son ton ironique parlait pour lui. « Attend je vais allumer la télévision. » Ce qu'il fit, et leur montra à tous l'image d'un bus écrasé par deux camions citernes et ayant pris feu. Le journaliste confirma à Dolphe que c'était le bus qu'il prenait normalement pour rentrer chez lui et dans lequel il n'était pas monté à cause du malaise de Harry. « Oui, je sais que c'est mon bus. Mais je n'ai pas pu le prendre ce soir, un ami m'a remmené. Non, ce n'est pas la peine d'annuler votre départ. Tu l'as préparé depuis des semaines. » Un air de désespoir se forma dans les yeux expressif. « Non. Je n'ai pas besoin que vous veniez me voir. Je vais parfaitement bien. Et puis ton nouveau travail aux USA, doit commencer demain. Tu ne peux pas te permettre de louper l'avion. Je dois te laisser, mon ami et moi allions dîner. Bon trajet. Hum hum... Au revoir. »

Dolphe se tourna vers ses invités: « Désolé. C'était mon frère qui était navré que je ne sois pas mort, parce que sinon il aurait hérité de mon appartement et l'aurait revendu pour s'acheter une maison et rester en Angleterre. Heureusement j'ai survécu et notre beau pays échappera à ma merveilleuse famille. Je n'ose pas penser à une Angleterre avec ma nièce Marge et son frère Vernon. Je ne pense pas que l'humanité y aurait survécu. » Il s'arrêta en voyant les soudain tremblements de Harry. Le garçon semblait totalement gelé, les yeux dans le vide sous l'effet de quelque mémoire atroce.

« Harry. Où que tu soit n'est pas réel. Tu es en sécurité. Tout va bien. Regulus est là. Je suis là. Tu ne risque rien. Harry? As-tu été choqué par les noms de ma famille? Pourtant je t'avais prévenu que c'était une tradition. Harry? » Essaya de plaisanter l'homme.

Harry finit par lever un regard douloureux sur lui puis se jeta dans ses bras et s'accrocha. Ses mains serrant le tissu et les épaules dessous. Son visage enfoui contre le torse de Dolphe.

Regulus n'avait jamais vu Harry autrement que fort à sa manière. Mais la touche de souffrance cachée dans les iris verte était sortie... enfin... à l'air libre.

Dolphe avait déjà vu ce genre de réaction chez des enfants abusés. Il se tourna vers Regulus la bouche ouverte pour l'interroger...

« Harry est un cas particulier Dolphe. Tout ce que sait la population dont je fais parti est qu'il est sous la garde de son oncle et qu'il est traité comme un fils. Il a plusieurs frères adoptifs. Il est sous la protection de mages puissants. Il a été retiré de son école contre sa volonté et soumis à une potion de vérité qui l'a affaiblis. Ces informations peuvent être trouvées facilement. Ce que personne ne sait, c'est ce qu'était sa vie avant d'arriver chez la famille Potter. Juste que quoi qui lui soit arrivé l'a fait souffrir. Je ne sait rien d'autre. Et Harry a perdu la mémoire. Il ne se souvient de rien avant les Potter. »

« Un grand choc peut provoquer une perte de mémoire. À moins que votre magie puisse causer le même effet? »

« Elle peut, mais si c'était le cas, il y a des moyens d'annuler le sort. Pas tout le temps mais assez souvent. Je pense plutôt qu'un choc est responsable. » Répondit Regulus.

Est-ce que vous pouvez m'aider à le porter dans ma chambre et nous laisser seul ensuite? » Demanda l'homme au loup garou.

Dés qu'ils furent tous les deux seuls dans la chambre, Rodolphe déposa sa meilleur couverture sur l'enfant et caressa ses cheveux. Et se mit à lui parler, lui racontant sa vie à l'hôpital. Ses aventures imaginaires avec les jeunes patients, leurs quêtes de dragons, à laquelle Harry sembla réagir. Leurs vols sur des balais, qu'ils chevauchés sur le sol des couloirs, qui provoqua une étincelle dans les yeux verts. Les licornes, les fées, toutes les créatures croisées dans les bâtiments médicaux.

Harry sortit de sa stupeur petit à petit, chaque mot le tirant à la surface. Une fois qu'il fut sûr que les émeraudes resteraient ouvertes sur la réalité, l'infirmier demanda ce qui avait causé la crise. Gêné Harry tourna la tête mais la main de Dolphe la remmena vers lui.

« Harry? »

'Les noms. Les noms sont responsables.'

« Pourquoi? T'es-tu rappelé quelqu'un avec le même nom? »

'Dursley. Quelqu'un qui s'appelle Vernon Dursley... je ne peux rien voir d'autre...'

Rodolphe en tomba en arrière, heureusement accroupis auparavant la chute n'était pas violente.

« Harry. Le fils de mon frère s'appelle Vernon Dursley. Comment peux-tu savoir? Je ne t'ai jamais dit mon nom de famille. »

'Je le connais... je sais que le connais. Souffrance. Peur...'

Ch... prononça une voix douce. Tu n'as plus à avoir peur. Il ne peut plus te toucher mon enfant. Il ne sait même pas que tu existe à cette époque de sa vie.

« Époque? » Demanda Dolphe, sans aucune crainte de la voix chaude et réconfortante.

Harry ne vient pas de votre temps. Il vient de l'avenir. Les sorciers l'utilisaient comme une arme et l'abandonnaient le reste du temps chez sa tante... dont le mari était Vernon Dursley. Un homme qui connaîtra la justice de la terre un jour ou l'autre. Tu ne peux pas en apprendre plus. Personne d'autre que vous deux ne dois savoir, à part Regulus à qui je parle en même temps que vous. Les loups ne m'entendent pas. Harry?

'Oui?' Murmura muettement l'enfant.

Un voeu t'a emmené ici. Tu n'auras pas à combattre ou à survivre le même abus que dans ton passé. Et parce que ton passé est d'un avenir qui n'est pas et ne peux plus arriver, la mémoire de ce temps ne peux exister. C'est la raison qui a créé ta perte de mémoire. Il ne reste que des noms de personnes qui existent dans cette période de vie. Tu es vraiment de la famille Potter. Tu étais le dernier de leur lignée. Tu étais aussi l'héritier adoptif des Black. Ou dois-je dire de Sirius? S'amusa la voix de Gaïa.

'Sirius m'avait adopté?'

Il était ton parrain. Ton père l'avait choisi. Ta mère avait un sérieux doute.

'Lili?'

Oui mon enfant. Mais tout est changé. James ne peut être que ton frère, comme Sirius. Lili ne peut être qu'une soeur, la plus précieuse de mes fleurs puisque je lui dois ta vie.

« Vous parlez comme si vous étiez sa mère? » Interrogea Dolphe.

En faisant son voeu, Harry est devenu mon enfant choisit. Il est le seul après moi à avoir fais un tel voeu. La traversée du temps et le souhait l'ont modifié. Harry est de ma magie. Un peu comme deux individus seraient du même sang. Harry a des gênes sorciers, mais sa magie est de moi. Il est mon héritier, mon seul fils. La voix était un peu craintive dans son affirmation, parce que pour la première fois elle avait l'occasion de demander à l'enfant ce qu'il pensait de cette adoption. Voulait-il d'elle pour mère?

'Mais je ne suis rien de particulier. Je ne suis pas important. Pourquoi moi?'

Et Gaïa compris que le seul obstacle étaient les doutes et les peurs que l'enfant avait gardé de son passé.

Tu es important pour moi. Oui j'aurai pu choisir un autre et en faire mon fils, mais la magie n'aurait pas pris pareil. Cette personne n'aurait pas fait le sacrifice de vie qui nous a lié. Je l'aurai aimé. Mais il n'aurait pas été de ma magie. Pour l'être, elle doit être acceptée par l'autre. Hors tous les être de la terre ont oubliés ma magie. Ils ont fait de moi une légende inventée et sans pouvoir. Les sorciers détruisent le monde en séparant les deux part de mon âme. En brisant l'équilibre entre les ténèbres et lumière. Toi, tu as donné ton âme pour les sauver tous de cette fin. Tu as consciemment accepté toute part de la terre en voulant protéger les créatures autant que les humains. Harry, tu es important parce que tu m'as choisis. Personne ne m'avais jamais choisie.

Et pour la première fois Harry sentait entièrement l'amour de Gaïa et sa magie. La fierté d'avoir été l'élue de Harry. Le bonheur d'être mère de quelqu'un qui veut d'elle. Gaïa avait un peu les mêmes frayeurs que lui. Ne pas être aimée, rester seule. Si Gaïa pouvait aimer ce qu'elle voyait de lui avec son immense pouvoir, tous ses défauts tout ce qu'il était, alors il ne devait pas refuser cette joie de l'avoir dans son coeur.

L'instant où il décida, fut celui où sa magie s'ouvrit. Telle une fleur qui s'épanouit au printemps. La naissance de la vie. Le début d'un long chemin. Alors, le corps fragilisé regagna sa force. Son énergie s'étendit vers Dolphe et le parcourut, le liant à Harry. Une autre partie sortit de la chambre et rejoignit Regulus.

Harry pouvait sentir les réserves affaiblies du jeune sorcier reprendre vie. Et le bouclier placé sur l'objet maudit volé à Voldemort se renforça.

Dolphe prit le visage de Harry entre ses mains et embrassa son front. Il l'aida à s'allonger et le guida vers le sommeil qu'il recherchait.

Regulus le protecteur... Rodolphe le guide. Deux des anges gardiens. Prenez soin de lui. Et la voix radiant de joie s'endormit comme l'enfant.


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Note Auteur: J'espère que vous avez aimé. Je ne suis pas sûre d'avoir réussi à bien faire passer l'idée. Et je ne sais pas ce que vous allez penser de ce chapitre. J'attends vos avis avec impatience sur celui-là.