La Magie De Gaïa

Note Auteur : Désolée pour ce délai de parution, mais la vie a fait son entrée comme d'habitude et j'avais bien d'autres soucis prioritaires.

En plus, les idées que j'avais pour ce chapitre était quasiment impossible les à lier les unes aux autres et j'ai du faire quelques recherches assez rapides mais difficiles à intégrer comme je voulais. Avec de la chance ce chapitre vous plaira autant que les autres. Je pensais le faire plus long, mais l'évènement le plus important que je voulais est apparu plus tôt que je croyais (quelques chapitres en avance à vrai dire). Donc je me suis arrêtée là.

Il me faudra du temps pour la suite parce que je suis en pane... (ma muse est partie en vacance, c'est la période idéale. Ou alors elle a sauté sur l'épaule de mon grand-frère quand il est parti pour aqualand... j'aurais du suivre son exemple mais je ne supporte pas les foules... )

Important: une rencontre tant attendue!

Pack meute (un jour je changerai directement l'erreur dans le chapitre correspondant... un jour lol)

Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)


O

O

O

Chap.28

O

O

O

La porte de la chambre s'ouvrit sur la fine figure d'un adolescent. Rodolphe se redressa de sa position assise contre la tête du lit, surpris de le voir arriver.

« Les loups t'ont autorisé à nous visiter? » Plaisanta l'homme. Leurs gardiens ne les avaient pas une seule fois laissés rester ensemble. L'un d'eux restait toujours à leurs côtés, servant d'assurance que les deux autres ne tenteraient pas de fuir. Dolphe admettait sans difficulté qu'il n'aimait pas savoir le jeune Regulus seul avec eux alors que lui veillait sur Harry. Le lien étrange qui les avait unis à leur rencontre avait été largement renforcé, et provoquait un grand malaise quand séparés les uns des autres.

« J'ai du faire une promesse magique qu'aucun de nous ne s'échapperait. Navré. » Le dernier mot était plein de remord. Et Dolphe savait, parce qu'il pouvait lire les sentiments de son jeune compagnon, qu'il s'en voulait d'avoir ainsi enlevé toute chance pour lui ou Harry de quitter les lieux.

« Si tu n'avais pas été certain que nous n'avions déjà aucune possibilité de partir sans toi, tu n'aurais pas donné ta parole aux loups. Cesse de t'en vouloir. Du peu que je sais d'eux, ils auraient facilement retrouvés notre piste avec leurs sens. Et ils t'auraient punis plus que nous pour notre tentative. Je préfère cent fois plus t'avoir avec nous que te savoir seul près d'eux. Ce qui est étrange est que je leur fais confiance. Tant que nous restons sage ils ne nous ferons rien. Mais je sais que dans d'autres circonstances ils auraient tués les témoins de la rencontre avec les centaures dont m'a parlé Harry. Parce que vous êtes des enfants pour eux vous étiez protégés. Et parce que je vous ai aidé je le suis aussi. Je garde cependant l'impression que leurs ordres étaient de ne jamais laisser de témoin de leurs missions. Quoi qui nous protège tous est très puissant. »

Regulus sourit doucement: « Gaïa est très puissante. Elle est la terre tout autour de nous, la vie en nous. Et les loups ont une nature extrêmement terrestre. Les créatures sont naturellement liées aux éléments. Hors, Harry, ainsi que nous deux, avons une aura qui se rapproche beaucoup de sa magie. Je pense que ça a interféré avec leurs sens et leurs ordres en ont été changés. »

« Sommes-nous vraiment les gardiens de Harry? Je n'ai rien de magique... »

« Au contraire, je peux sentir le lien entre nous. Les gardiens ne sont pas censés être sorciers. De suis persuadé qu'ils seront un mélange de toute création. Peut-être même que le prochain sera une créature. Ne doute pas de toi. Tu sais que j'ai raison. »

« Nous sommes passés au tutoiement? » S'amusa Dolphe.

« Si j'ai compris les légendes des centaures, les gardiens parcourront la terre pour l'éternité. Nous serons ensemble très longtemps. »

« Suis-je fou de penser que c'est merveilleux? De penser avoir enfin trouver une famille? »

« Non Dolphe, pas du tout. J'ai moi aussi trouvé une famille avec Harry. S'il te plaît, parle-moi des Dursley? »

Dolphe s'appuya un peu plus contre le bois du lit, et laissa sa main parcourir la longue chevelure du jeune garçon endormi là. Il observa Harry longuement, laissant à Regulus le temps de s'asseoir à ses côtés et de prendre l'une des mains de leur charge. Après une profonde inspiration:

« Ma famille n'est pas très grande. Mes parents sont morts peu après le mariage de mon frère. Depuis il n'y avait que lui et moi. Puis il a eu deux enfants: Marge et Vernon Dursley. Ils sont gâtés jusqu'à la moelle. Je ne pensais pas un jour comprendre cette expression aussi bien. C'est bien plus que deux enfants à qui on donne tout et qui sont habitués à voir tous leurs désirs réalisés. Ils sont réellement pourris. Leurs âmes sont noires. Oh! À l'extérieur ils semblent normaux. Mais ce n'est qu'une apparence. Ils sont vicieux et coléreux. Mais ils savent charmer pour avoir ce qu'ils veulent. Ils haïssent ce qu'ils pensent différent. Tout ce qui n'est pas comme eux est vu sans respect, inexistant et inutile. Si Harry viens vraiment d'un futur où il était entre les mains de Vernon, je n'ose imaginer ce qu'il a vécu. Ce qu'un enfant magique et de ce fait anormal a enduré entre ses mains. Ce n'est même pas un si... je sais qu'il a vraiment vécu dans l'avenir. C'est juste qu'une part de moi espère que je me trompe, et que les preuves sont fausses. Une part de moi veut l'imaginer en sécurité avec une famille aimante. Vernon n'est pas tout à fait adulte, mais déjà son âme est profondément corrompue. »

« Nous n'aurons pas à craindre sa présence. D'après ce qui s'est passé récemment, j'en suis venu à la conclusion que Harry a changé pas mal de choses. Tu aurais du mourir ce soir, et ton frère et ses enfants seraient restés en Angleterre. Maintenant, ils sont partis et Vernon n'épousera pas la tante de Harry. Je ne pense pas que j'aurai du mourir récemment, mais d'ici quelques années, si j'avais suivi la voie de mes parents... Harry a vraiment modifié nos destinées, et fais de nous ses gardiens. Je sais pourquoi Gaïa m'a appelé protecteur: ma magie n'a pas cessé de former des boucliers autour de Harry, ni de veiller sur ce que j'ai trouvé qui pourrait changer cette guerre. Mais toi? Pourquoi es-tu le guide et non le guérisseur? Depuis ton intervention Harry va de mieux en mieux. »

« Parce que je ne l'ai pas soigné. Je n'ai pas agis en médecin. J'ai guidé ses pensées pour qu'il réalise qui il était et qui il pouvait être. Je l'ai mis sur la voie. Et Gaïa a pu intervenir en chemin pour le libérer de ses peurs. Un vrai guérisseur sera un qui usera de magie ou de ses mains pour effacer les blessures physiques. Moi, je donne espoir, je veille sur les coeurs et les âmes. En tant qu'infirmer auprès d'enfants j'ai appris à mener les esprits sur le chemin le plus clair et le plus doux. Et comme l'état d'esprit a souvent un grand impact sur le corps, ils guérissent mieux ensuite. Harry va mieux, parce que je l'ai guidé. »

« Donc tu es bien le guide, et je suis le protecteur. Que faisons-nous maintenant? Nous ne pouvons pas échapper aux loups garous. Et j'ai peur d'où ils vont nous mener. »

« J'ai la sensation que nous devons les suivre. Quelque chose d'important va arriver avec eux. Et Harry doit être présent. »

'Le guide a parlé.' Fit une voix endormie dans leurs esprits. Les deux se tournèrent vers Harry, et rencontrèrent son regard émeraude vaguement embrumé. 'Nous irons avec eux, ils ne nous ferons aucun mal.'

Dolphe sourit génialement de ce 'je te l'avais dit' qui fit grogner Regulus.

« Absolument ce dont j'avais besoin, un guide qui as toujours raison. Fichu gardien. » Et sur ce, le jeune sorcier quitta la pièce d'une façon très dramatique. Gâchée par le fait que Harry et Dolphe savait qu'il était parti leur préparer leur déjeuner. Soudain Rodolphe sauta du lit et partit en courant:

« Ne touche à rien dans ma cuisine! » S'écria-t-il. Et Harry partit d'un grand rire muet, sûr que si Regulus approchait la cuisine de Dolphe personne ne survivrait la journée. Après tout le sorcier avait grandit avec des elfes de maison à ses ordres... à quoi pourrait ressembler le déjeuner entre ses mains ineptes?

Regulus se régala à tester l'une des conséquences du lien entre les trois et envoya des images très claires à ses deux amis. Des visions pleines de casseroles brûlées et de murs couverts de choses graisseuses.

Un long cris de Dolphe suivis par le bruit d'une lourde chute, puis une série de violent jurons, parvinrent aux oreilles du jeune Harry. Il était très fier du rire démoniaque qu'il envoya à Dolphe à travers le lien et de la réponse verbale hurlée depuis la cuisine:

« Fichus gardiens! »

'Mais je ne suis pas un gardien.' Répondit innocemment Harry à la joie de Regulus.

Harry nettoya ses vêtements à l'aide d'un sort, conscient d'avoir usé de son pouvoir terrestre et non de la magie des sorciers. Rafraichi et habillé il rejoignit ses amis dans la salle à manger. Il se retint de rire à la vue d'un Regulus sagement assis auquel Dolphe jetait de fréquent coup d'oeil pour s'assurer qu'il ne touchait à rien. La chose la plus remarquable de toutes, était les cinq loups garous qui ne savait apparemment pas comment réagir à l'attitude joueuse de leurs prisonniers. Achille, agissant en véritable chef, s'était installé pour recevoir son repas, les yeux scrutant la pièce légèrement.

Le loup observa l'arrivée de Harry avec attention. L'enfant n'était plus le même que la veille, l'odeur de forêt et de vie était plus forte autour de lui. Ses yeux étaient pleins d'énergie, étincelle flamboyante de sagesse plus profonde que son âge n'aurait du afficher. Achille se laissa bercer par le pouvoir du jeune garçon, étrangement rassuré alors qu'il voulait rester vigilant.

Harry se tourna vers le loup et lui sourit, un rien malicieusement. Il aimait jouer avec les nerfs de son 'geôlier'. Petit vengeance innocente et sans conséquences.

Le déjeuner se fit dans le silence. Les loups préparaient les plans de la journée, et les trois humains (ou quoi qu'ils soient devenus avec leur nouveaux titres) se parlaient mentalement pour ne pas attirer l'attention et parce que ainsi Harry pouvait participer à la discussion. Il devint clair qu'ils quitteraient l'appartement d'ici peu et qu'ils seraient conduit devant une personne capable de décider de leur sort. L'un des loups garou quitta l'appartement pour, d'après les quelques mots qu'il avait échangé avec son chef, récupérer un portoloin chez l'un de leurs contacts dans la ville de Londres. Il s'absenta pour une demi heure et revint avec un globe terrestre apparemment ancien. Peu surprenant si l'on prenait en compte que leur fournisseur de portoloin était antiquaire. Sortir de sa boutique avec le globe avait moins de chance d'attirer l'attention que s'il repartait avec un ordinateur (forcément). D'après l'antiquaire, capable de détecter des endroits que les sorciers ne pouvaient pas surveiller pour une raison ou une autre, une adresse particulière de la ville était devenue indétectable dans les dernières 24 heures. Achille avait été grandement surpris d'apprendre que l'endroit n'était autre que l'appartement de l'infirmier.

« Qu'est-ce qui peut être responsable de l'immunité des lieux à la magie des sorciers? » Se demanda le loup. Curieux de ce nouveau développement.

Harry envoya une pensée vers ses amis: 'pas ma faute!' du ton le plus innocent possible. Achille se retrouva avec un trio plié de rire sur les bras.

Après être entré en contact avec le portoloin, les cinq loups garous et leurs prisonniers atterrirent dans un grand hall d'entrée. La pression de l'air et le manque de fenêtre semblaient indiquer que le bâtiment était souterrain. Ce qui était logique pour cacher une base. Surtout qu'aucun sorcier n'aurait l'idée de chercher sous terre. Tous essaieraient de trouver trace de boucliers de défenses, d'invisibilités, voir un gardien du secret. Une installation souterraine sans aucun sort de protection, placé dans l'un de ces mystérieux endroits cachés de la magie sorcière, était assuré de rester cachée.

Seul le trio prisonnier comprenait vraiment la signification de ces lieux qu'aucun sorcier ne pouvait trouver. L'appartement était particuliers parce que appartenant à Dolphe, l'un des gardiens, il avait été entouré par la magie de Gaïa, différente de toute autre magie et donc invisible des autres à moins qu'elle ne se montre. Mais ces lieux déjà secret était tout autres. Harry sentait le contour de portes magiques fermées depuis longtemps. Ayant appris les légendes des dimensions créées pour les créatures magiques, lors des récits du vieux centaure, il reconnaissait ce que personne d'autre ne voyait. Les mondes que les sorciers avaient fermés à leurs habitants magiques n'était pas si inaccessibles qu'ils croyaient. Les portes étaient comme endormies et cachées du regard des créatures et de tout être vivant. Gaïa pouvait sentir la présence des portes, mais pas les 'voir'. Elle savait où les trouver, mais ne pouvait pas les ouvrir. Seul le sang de l'un des jeteurs du sort pouvait accomplir ce miracle, et uniquement s'il était placé sur les contours de la porte. La magie était précise. Les scellés ne seraient pas levés autrement. La raison qui permettait à Harry de 'voir' était simple: l'un de ses ancêtres était du sang d'un des jeteur du sort. Harry portait le sang nécessaire à l'ouverture des portes.

Gaïa s'agita dans son antre. Elle n'avait pas été consciente de ce fait, car les Potter ne descendaient pas de l'un des sorciers ayant fermés les dimensions. Même Lili n'appartenait pas à l'une de ces lignées. Gaïa réalisa soudain la vérité: le voeu avait encore agis. Le voeu de Harry lui avait donné le sang. Il semblait que pour sauver la magie et la terre, Harry aurait besoin de cette particularité. Peut-être qu'il aurait un jour à ouvrir les dimensions pour les créatures. Qui pouvait dire ce qui se passerait? Gaïa envoya ses pensées à son fils et le laissa décider ce qu'il ferait.

Harry réfléchit rapidement, conscient qu'il n'avait pas encore attiré l'attention des loups uniquement parce que Regulus s'était volontairement éloigné du groupe pour soi-disant étudier l'architecture des lieux. En vérité, le jeune sorcier avait protégé Harry comme il pouvait en attirant tous les yeux sur lui. Achille et ses hommes, ne craignant pas que le trio s'échappe, n'avait pas hésité à observer les errances de Regulus tandis que les deux autres prisonniers ne bougeaient pas de leur site d'atterrissage.

Enfin, ils se dirigèrent tous vers deux grandes portes noires qui s'ouvrirent à leur approche. À peine le seuil franchi, Harry fut attaqué par une bande de fées des plus irritées... quoique le mot bande était inapproprié: c'était comme si une ruche d'abeille s'était déversée sur le jeune homme. Il était couvert de la tête aux pieds par les petites demoiselles. Après une minute, les murmures courroucés avaient fait place à des rires cristallin et l'attitude tendue qu'exhibaient les fées était redevenue la joie libre habituelle. Regulus et Dolphe ne souhaitaient pas intervenir (peu sûrs de comment séparer Harry de ses agresseurs miniatures), surtout qu'ils voyaient la magie protectrice que les demoiselles tissaient autour de leur jeune protégé. Quand aux loups, ils étaient cloués sur place de stupeur et même l'arrivée d'un petit groupe ne pouvait les remmener à la réalité. Malgré toutes les choses étranges qui leur étaient arrivé depuis leur rencontre avec les jeunes sorciers, cette scène avait plus d'impact que le reste. Sans aucun doute parce que jamais les fées qui accompagnaient la reine des fées ne s'étaient approchées d'un sorcier jusque là. Elles étaient plus sauvages que les fées du monde magique, car elles gardaient leur reine par dessus tout. Elles venaient au monde sur les terres des elfes, là où la nature fleurissait intouchée depuis des générations. Et de ce fait, elles étaient mises en présence de leur reine, une elfe, dés leurs premiers vols. Attirées par la puissante magie de la dame, les demoiselles choisissaient souvent d'entrées dans sa garde. Elles avaient beau être minuscules, elles n'en avaient pas moins un certain nombres de sorts protecteurs très utiles. Le lien qui les unissait à la haute dame les rendait très protectrice et sauvage envers tout autre qu'elle. Au contraire des fées nées dans le reste du monde, qui étaient extrêmement curieuses et aimaient approcher certains humains ou créatures.

Hors, les fées s'étaient attroupées autour d'un jeune sorcier, présumé prisonnier, et semblaient... et bien les loups n'étaient pas sûrs, mais le groupe de personnes qui venaient d'entrer était certain. Les fées l'entouraient de barrières protectrices, dont certaines contre les races que les nouveaux venus représentaient.

Enfin, les petites demoiselles quittèrent leur poste et permirent aux spectateurs de voir le jeune sorcier.

La première chose que vit Harry, une fois libéré de ses protectrices, fut le regard pénétrant d'un jeune homme d'environ trente ans. Le noir de ses yeux était profond et envoutant. Ses longs cheveux sombres tombaient au-dessus de ses chevilles. La cascade d'ébène soulignait la noblesse de sa puissante aura. Harry reconnaissait la magie qui parcourait cet être. La noirceur qu'abritait ce corps apparemment jeune mais si vieux en réalité. La bouge entrouverte d'un étonnement impossible à retenir, dévoilait deux canines aiguisées. Le jeune sorcier ne doutait pas que ce vampire était plus que ce qu'il laissait paraître. Plus que le pouvoir terrifiant qu'il présentait, plus... il avait comme un écho de ce que Harry voyait en Regulus Et Rodolphe. Le jeune sorcier écarquilla les yeux brusquement et plongea dans l'âme du vampire.

La première chose que vit le vampire, derrière le rideau féérique qui s'écartait enfin, fut le regard captivant d'un adolescent d'environ 16 ans peut-être moins. L'émeraude de ses yeux était vibrant. Mais plus que tout, ce qui le choquait était la longue chevelure noire tombant juste à ses pieds, frôlant le sol. Peu de personnes le savait mais la longueur des cheveux était plus qu'une marque d'importance. Il y avait une différence entre laisser pousser ses cheveux avec le temps et les voir pousser en raison de la puissance magique qu'abritait le corps d'un être. Les membres du conseil de l'alliance devaient leurs longues chevelures à leur force magique. Parfois les mèches s'allongeaient au cours des siècles, à chaque évolution de la créature, parfois en une nuit après une explosion de leur magie. Cela se rapprochait d'une légende humaine d'un héros du nom de Samson dont la force résidait dans ses cheveux. À la différence qu'il se trouva affaibli après qu'ils aient étés coupés, alors que les membres du conseil verraient leurs cheveux repousser en quelques secondes sans séquelles sur leur santé ou leur pouvoir. Leur magie influençait leur apparence non le contraire. Le trop plein d'énergie trouvait ses propres moyens pour s'afficher: une plus grande souplesse ou rapidité de mouvement, des métamorphoses corporelles visibles ou non (couleurs de cheveux ou d'yeux apportant des pouvoirs comme un meilleure vision, vision de nuit, affinité avec des éléments comme le feu accompagnait des mèches rouges ou autres). Plus long les cheveux (et c'est un mot que je répète beaucoup dans ce paragraphe), plus puissant l'être. De plus, le vampire, comme les autres membres du conseil, pouvait reconnaître le niveau magique des autres. Le jeune Harry était au-dessus de chacun d'eux. Non seulement de par la preuve de ses longs cheveux mais par ce que les fées avaient réussies à faire avec eux.

Les fées avaient tressées certaines mèches noires avec des fleurs bleues presque transparentes. La masse soyeuse cascadait le long du corps fin en un étrange filet sombre parsemé de dessins de runes. Les fleurs étaient les bords des runes, reliées par des mèches dorées par de la poussière de fées, le tout posé sur le reste de la longue chevelure d'ébène. Les runes n'auraient pas pu fonctionner entièrement sur l'énergie vitale des fleurs. De ce que pouvait lire le vampire dans l'aura du jeune homme elles étaient créées grâce aux fleurs mais puisaient ensuite la force nécessaire dans la magie que conduisaient les cheveux. Les mèches étant une extension née de sa magie elles auraient du être plus puissante pour les sorts des fées que le reste de son corps humain. Cependant le corps entier était couvert de poussière de fée et relâchait la même sensation de force grandiose. Comme si tout son être avait été créé par magie. Le vampire était loin de savoir que c'était le cas. Que lors du voeu que Harry avait fait, la magie l'avait entièrement refait pour le faire apparaître dans le passé comme il devait être pour que le voeu fonctionne.

Le vampire retourna son regard vagabond aux deux émeraudes et se fit capturer par elles. Il se trouva plongé au fond de ces yeux, pris dans un filet magique puissant.

La première chose que vit Gaïa quand son fils attira le vampire dans la forêt de ses yeux, fut l'interminable souffrance d'une vie effroyable. Un prince qui usait la terreur comme arme contre ses ennemis. Qui empalait les corps sans vie en pleine vue afin de faire hésiter les futurs attaquants. Il savait que cette méthode les forcerait à se poser des questions sur ceux qu'ils voulaient conquérir et pourrait les ralentir et même les faire changer d'avis. Le prince protégé son peuple de cette manière. Contre des ennemis extérieurs mais aussi contre ceux de l'intérieur, les voleurs et criminels, les nobles comploteurs et les marchands étrangers malhonnêtes. Ceux qui faisaient du tort étaient soumis à ce régime de terreur. Malheureusement ils commencèrent à faire parcourir des rumeurs sur le prince. En faisant un vampire sanguinaire cruel. Si un roi voulait changer ses allégeances il prétextait l'attitude inhumaine du prince. Si les marchands étaient mécontents des taxes, ils faisaient apparaître des portraits de lui avec les traits d'un vampire. Le prince cherchait à combattre la corruption et l'intrigue qui mettaient en danger son pays. Et le seul moyen de tenir son gouvernement était d'installer un règne de terreur qui pousserait les nobles à le craindre suffisamment pour ne pas risquer de renverser le pouvoir. Il avait tenu longtemps sur son trône et même si sa réputation de cruauté s'était répandue dans d'autres pays, il n'avait pas le choix. Dans un monde où seule la violence pouvait arrêter les ennemis, il avait décidé d'agir en prince et faire face à ses responsabilités. Mais tout à une fin, et il finit par mourir, assassiné, avant de pouvoir entamer son troisième règne. La mémoire du vampire était différente à partir de là, de ce que le reste du monde appris. Oui il mourut, mais son corps ne fut pas décapité ni sa tête remise à un sultan. Un homme lui ressemblant eut la malchance de vivre cette expérience. Le véritable prince fut enlevé quelques heures avant la tentative prévue d'assassinat. Sur les ordres d'un vampire qui avait suivi son règne avec passion. Le vampire l'avait changé, le faisant mourir puis renaître en vampire. Le prince si longtemps accusé d'en être un en vit toute l'ironie. Et tous les avantages. Il n'aurait pas pu continuer longtemps à protéger son peuple comme il le faisait. Tôt ou tard il aurait été tué. Cette nouvelle vie lui permettait, en restant dans l'ombre, de poursuivre sa tâche. Il pris un nouveau nom. Vlad III l'Empaleur devint Dracula. Il avait bien d'autres appellations, mais celle-ci finit par avoir plus de succès que les autres, à cause ou grâce à un livre d'un certain Bram Stoker. Dracula devint le protecteur secret du peuple de Valachie. Les siècles étaient longs à passer et la solitude immense après cela. Dracula se fit une vie dans la communauté des créatures, et se lia aux autres vampires et à leur royauté. Il était l'un de ceux à apprendre le sort pour créer des dimensions. Malheureusement la magie des sorciers avait bloquait une grande partie de ses pouvoirs... Et c'est ce bloc qui se désintégra sous le regard surpris de Gaïa.

Dés que l'aura du vampire toucha la magie terrestre éternelle, les barrières des sorciers se réduisirent à l'état de poussière, libérant tout le pouvoir de Dracula. Sa magie avait en effet un écho de celle des gardiens de Harry. Écho parce qu'il n'était pas l'un des anges gardiens, mais il était l'un des Gardiens de Gaïa. Caché depuis des générations par la stupidité d'une bande de sorciers manipulateurs. Même si ces sorciers n'avaient rien su de l'importance de Dracula pour Gaïa. Parce que le vampire n'était pas entré dans son pouvoir de gardien au moment du sortilège qui avait limité ses forces, Gaïa n'avait aucun moyen de savoir qu'il était l'un des siens. Elle avait attendu si longtemps l'un de ses gardiens. Et enfin, par le lien qu'elle partageait avec son jeune fils, elle avait pu toucher le vampire et sa magie l'avait libéré.

Dracula, roi des vampires étant restés sur terre à la fermeture des dimensions, ancien prince de Valachie, membre du conseil de l'alliance, était entré dans sa véritable fonction. Le rôle pour lequel il était né.

Premier Gardien de Gaïa.

Harry se saisit le tête entre les mains et s'effondra, suivi de près par Dracula. Les deux entourés d'une aura verte douce et vibrante.

Le témoins de la scène ne pouvait rien faire d'autre que d'observer. Car la magie des deux avait créé un filet impénétrable pour eux. Les deux anges gardiens se placèrent près de leur charge, ajoutant leur pouvoir à la barrière verte. Dans leurs esprits ils pouvaient entendre Gaïa murmurer à l'esprit de son nouveau gardien par l'intermédiaire de Harry. Tant que le lien entre Gaïa et son gardien ne serait pas scellé, le filet protecteur resterait en place. Mais Regulus et Dolphe savait qu'il ne faudrait pas très longtemps. Quelques heures tout au plus.

De leurs côtés, les membres du conseil et les cinq loups garous avaient réalisés qu'un événement important venait de prendre place. Et qu'ils n'avaient pas leur mot à dire. L'intense magie terrestre parlait à leurs âmes, les rassurant. Aucun d'eux n'eut l'idée que le jeune sorcier faisait du mal au vampire. Son aura était trop bénéfique pour cela. Ils ne pouvaient cesser de penser que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.


Je n'ai pas relu comme j'aurai du, n'hésitez pas à me faire savoir mes erreurs... Je voulais tant vous donner ce chapitre que la rapidité à pris la priorité sur la qualité.

À la prochaine. Bisous.