La Magie De Gaïa
Note Auteur : Je ne sais pas ce qui m'as pris. Je me suis mise à taper sur mon clavier sans pouvoir m'arrêter. Et voici le résultat. Chapitre sur Poudlard, donc absence de Harry.
Remerciez internet qui refusait de fonctionner (enfin vous pourrez lui dire merci quand ça remarchera pour que je puisse poster...). Et remerciez ma muse qui après avoir affronté l'échiquier pervers dans mon autre histoire a eut cette idée. (Mouahahahaha). Note à moi-même: quand ma muse est en panne, l'abandonner en compagnie du jeu d'échec de Harry.
En espérant que ça vous plaise, encore et toujours.
Pack meute (un jour je changerai directement l'erreur dans le chapitre correspondant... un jour lol)
Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
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Chap.30
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Peter laissa s'envoler l'oiseau dont il avait hérité après la blague de Harry. L'animal était le plus discret messager de toute l'école. Sans doute parce que tout ennemi possible aurait plus tendance à surveiller les chouettes qu'un simple oiseau réputé d'une race non magique et souvent aperçue dans le ciel. Un sort pour cacher tout message à la vue d'espions et le tour était joué.
C'était le cinquième parchemin qu'il envoyait au contact que son petit groupe avait assuré dans le monde magique. Leur plan avait fonctionné à merveille. Les groupes d'études de défenses surnommés ED et de nombreuses fois glissé dans des phrases innocentes: "T'as vu Ed ce matin?" "Non, j'avais cours d'histoire, mais j'irai le voir vers 14 heures", étaient en place. Les professeurs n'avaient pas trouvé étrange qu'un certain Ed soient amis avec des personnes de maisons différentes, parce qu'ils pensaient qu'il ne s'agissait pas toujours de la même personne. Sirius avait trouvé la situation hilarante.
En tout et pour tout, la grande surprise avait été qu'aucun élève de Poudlard n'avait refusé l'offre. La raison étant que Severus avait vu juste: Voldemort n'avait pas encore pris contrôle des Serpentards, en dehors de ceux qui avaient gradués et de leurs parents. Il avait été facile de les convaincre de protéger leurs familles et leur sang sans en parler aux adultes. Il y avait plus d'avantage à agir ainsi pour eux. Bien sûr, le fantôme de Merlin avait beaucoup aidé en se présentant à chaque maison un soir où les élèves se réunissaient tous dans leurs salles communes. Qui étaient-ils pour contredire les mots du grand Merlin? Les livres de la salle sur demande avaient commencés à circuler entre les mains des adolescents peu après. Les informations enfermées dans les vieux tomes confirmaient tout ce que le fantôme avait dit, et leur donnaient un avantage sur les membres de leurs familles ayant décidé de joindre Voldemort. En peu de temps tous les jeunes gens avaient été persuadés que cette guerre était criminelle, et qu'ils étaient seuls à pouvoir décider de leurs futures actions. Parmi ceux qui avaient été encouragés par leurs parents à devenir mangemorts, personne ne voulait plus suivre cette voie. Parmi ceux qui avaient été présentés à Voldemort le jour où Regulus et ses parents avaient été punis, tous s'étaient présentés à Sirius et lui avaient révélé les évènements de cette journée. Le jeune garçon été très inquiet et avait essayé de contacter son frère... en vain. Ayant un proche de plus qui avait disparu, il se concentra sur l'entraînement et sur la création de liens plus forts entre les quatre maisons. L'idiot qui avait voulu trouver Regulus pour le battre ne faisait heureusement plus parti de l'école ayant été retiré par ses parents récemment. Ce fait était étrange parce que deux serpentards, trois griffondors, deux serdaigles et deux poufsouffles avaient été appelés pour raisons familiales. Sirius et son groupe ignoraient pourquoi mais ils sentaient que cela avait quelque importance. C'est à cette occasion qu'ils essayèrent de se renseigner et qu'un serpentard leur donna le nom de l'un des mangemorts qui avait été marqué contre son gré. Cette personne avait accepté de leur servir d'espion, ne risquant pas d'être découvert à cause de son rang de serviteur jamais pris en compte par ceux du premier cercle de Voldemort.
Par lui ils avaient découverts que Voldemort avait pris les enfants de certains de ses servants en 'otages' sans leur donner de raisons ou de missions. Quelque chose s'était produit qui l'avait mis dans tous ses états et il semblait être en train de s'assurer que personne ne se retournerait contre lui. Ne pouvant rien faire de cette information, James et les autres se tournèrent à nouveau vers l'école, tout en gardant contact avec leur espion de temps en temps.
Comme ils l'avaient envisagés la salle sur demande n'était jamais vide. Dés qu'une heure de libre se présentait les élèves s'y rendaient. Ils avaient toujours l'assistance d'un fantôme comme promis et d'élèves plus âgés, désignés pour faire parti d'un tour de garde très organisé. Certains groupes passaient plus de temps à rechercher la librairie et les livres de la salle sur demande, parce qu'ils avaient ce don de trouver les choses les plus utiles dans les ouvrages. Quand un groupe était trop épuisé il était envoyé participer à leur nouveau jeu 'détourner l'attention des adultes': il suffisait pour cela d'aller jouer au quiddich, de goûter au bord du lac, de manigancer des blagues dans un coin et de les réaliser ensuite, d'envahir la bibliothèque pour faire leurs devoirs, certains étaient même encouragés à se faire donner des détentions pour occuper les professeurs (les volontaires étaient plus nombreux après qu'ils aient lancés un concours de celui qui aurait le plus d'heures de colle). Il va sans dire que les professeurs et le directeur étaient plus occupés que jamais par la vague de 'crimes' qui inondait Poudlard. Certaines classes avaient été peintes fluorescentes, les armures des couloirs bloquaient le passage des professeurs au moment d'aller s'installer pour les cours, des dizaines d'élèves se présentaient dans des conditions variées à l'infirmerie. Les créatures magiques de leur classe de créatures avaient été convaincues de participer, ou plutôt avaient été achetées à l'aide de sucreries et autres moyens de paiements. Quand les licornes s'étaient mises à chasser toute une classe autour du lac et leur avaient fait faire plusieurs tours, le professeur avait cru qu'elles étaient sous le coup d'un sort. Voulant vérifier à l'aide de sa baguette elle avait du courir vers le château pour échapper à la charge des créatures se sentant menacées. Autant dire que les licornes avaient eu plusieurs sacs de mets rares et délicieux qu'elles avaient dévoré.
La vie à l'école était très colorée ces derniers temps, autant par les salles fluorescentes que par les blagues incessantes. Les professeurs ne pouvaient même pas contacter les parents puisqu'ils n'avaient jamais attrapé les coupables. Et les élèves qui recevaient des détentions ne les avaient que pour s'être battus en classe ou avoir provoqué des explosions de chaudrons. L'enseignant n'étant en rien ce que Severus Rogue serait devenu dans le futur, il ne s'était même pas rendu compte que le nombre d'explosions avait triplé.
La carte des Maraudeurs avaient été révisée. Ils avaient reçus l'aide des autres groupes pour parcourir Poudlard et en découvrir les secrets. Avec autant de monde à disposition, le parchemin s'était rempli de passages oubliés et de chambres aussi secrètes que la salle sur demande (c'est à dire qu'une fois découvertes elles étaient connus de tous les habitants du château sauf des adultes).
Les défenses du bâtiment lui-même avaient été mises en place rapidement. Les passages secrets vers l'extérieur avaient été bloqués et piégés par plusieurs groupes de maisons différentes. Les sorts étant jetés par plus de personnes ils étaient plus efficaces et imperméable à toute intervention extérieure. Apprendre de l'un de leurs nouveaux livres que certains sortilèges ne pouvaient êtres défaits que par des personnes du même sang que le lanceur avait été une bénédiction. Surtout en s'assurant qu'un élève orphelin faisait parti du groupe pour finaliser les boucliers. Les mangemorts ne pourraient pas passer les barrières sans le sang de cet élève particulier. Cela avait causé une autre sorte de choc parmi la population d'enfants, lorsqu'ils s'étaient aperçus du nombre d'orphelin dans l'école, et de leurs conditions de vies en dehors de Poudlard. Une dizaine étaient dans des orphelinats, devant cacher leur magie de tout l'établissement, sans aucun adulte pour l'aider. Cinq avaient été confiés à des familles d'accueils, mais n'ayant pas été adoptés leurs gardiens n'avaient pas l'autorisation d'apprendre l'existence du monde magique. Trois enfants parmi les plus jeunes étaient victimes de violences. Deux d'entre eux avaient essayé de prévenir les professeurs qui leur avaient dit que seul le ministère avait le pouvoir d'agir, malheureusement. Le troisième avait envoyé une lettre au ministère et avait reçu une réponse:
Cher monsieur,
Nous sommes au regret de vous informer que nous n'avons pas de juridiction sur le monde moldu et de ce fait n'avons pas le droit d'interférer avec les autorités responsables de votre placement.
Nous vous encourageons à contacter les personnes voulues au plus vite.
Des établissements moldus il avait reçu:
Cher monsieur,
Nous sommes navrés de vous informer qu'en état d'un conflit d'intérêt entre plusieurs administrations, nous ne pourrons pas accéder à votre requête.
Ne faisant parti que d'un petit groupe d'enfants dans le même cas, votre dossier n'est pas prioritaire dans notre liste d'action.
Nous espérons de tout coeur que vous nous pardonnerez ce fait. Hélas les orphelinats sont remplis d'enfants dont nous avons la responsabilité, et d'autres attendent encore dans le pays d'être libérés d'environnements violents. Ci-joint l'adresse et le nom de l'organisation qui bloque nos tentatives à votre égard.
Les moldus avaient plus de coeur que les sorciers en cet état qu'ils tentaient d'offrir de l'aide dans leur courrier sans savoir que l'organisation nommée avait déjà refusé d'intervenir.
Cette situation avait ouvert les yeux de tous les groupes de défenses quand à l'état de leur gouvernement. Et les préjugés contre les moldus s'étaient retournés contre les incapables du ministère. De plus en plus de choses étaient mises à jours dans leurs études de défenses.
L'une de ces révélations était Rémus lui-même. Il était le premier loup garou autorisé dans Poudlard, et avait été découvert alors que l'un de ses exercices de contrôle avait mal tourné dans la salle de demande. Au moment où un groupe de sixième années étaient entré. Heureusement, la transformation inopinée en loup garou en pleine journée avait eu lieu sous un dôme protecteur érigé par James, Peter, Sirius et Severus, qui avaient trouvés cette barrière particulière dans l'un des livres sur les loups garous. Lili avait été en charge d'un sort pour renversé la transformation.
Les élèves de l'école avaient décidés avoir droit à des explications et avaient de ce fait organisés une réunion dans la nuit, avec l'aide des fantômes et armures pour occuper les adultes. La peur initiale avait été réduite à la présentation des vieux volumes sur la maîtrise du loup en soi. Savoir qu'il y avait moyen de contrôler la bête mais que cette connaissance avait été effacée par les sorciers pour une raison que les enfants ne comprenaient pas, était un choc. Là, sous leurs yeux, se trouvaient des sortilèges pour se protéger d'un loup garou transformé et éviter d'être mordu et contaminé. Là étaient écris les sorts pour dé transformer les créatures... utilisable en pleine bataille ou toute condition extrême. Les enfants pourraient empêcher les loups garous d'entrer dans leur école juste en plaçant cette barrière sur les portes d'entrées et en les alimentant grâce à la source de magie de Poudlard elle même. Depuis des siècles les directeurs et professeurs de l'école auraient pu mettre ce dôme en place s'ils en avaient connus l'existence. Alors les enfants commencèrent à se demander qui avait détruit les livres et effacé le savoir? Et pourquoi?
Ils n'avaient pas moyen d'obtenir de réponse. Car il n'y avait pas parmi eux d'enfants conditionnés par l'ennemi sorcier de l'alliance. Car l'Ennemi en question ne prenait dans ses rangs que des sorciers adultes réputés pour leur cruauté ou leur haine des créatures. Mais même cela, les enfants ne pouvaient le savoir, parce qu'ils n'avaient ni Gaïa, ni Harry, ni l'alliance pour leur révéler le secret.
Néanmoins, ils avaient l'arme la plus dangereuse du monde magique: Lili Evans. L'un des être les plus têtus au monde, et une fois décidée rien ne pouvait l'arrêter. Gaïa dans son antre se sentit encore plus attachée à ce bout de vie qui semblait vouloir changer le monde. Comme si lui donner Harry n'avait pas été suffisant.
Ce que les alliés de l'alliance n'avait pas eu entre leurs mains dans leur recherche des anciens traités d'alliance des créatures avec les sorciers, étaient: Lili Evans et son groupe de recherche (dans lequel elle avait forcé James et sa bande à participer en plus des élèves doués pour ce domaine. Toutes les mains étaient les bienvenues), Une salle sur demande dans laquelle il suffit de penser à ce qu'on veut pour l'obtenir, et le fantôme de Merlin pour traduire les vieux parchemins couverts de vieux langages.
Une fois qu'on avait ces trois là, il était certain que le secret ne resterait plus secret longtemps. L'histoire de l'alliance, de la trahison, des dimensions, et du groupe de ceux que les enfants nommaient L'Ennemi avait été révélée. Lili n'avait pas eu besoin de trop de temps pour apprendre que des sorciers avaient manipulé les récits et esprits de la population. Les élèves de Poudlard n'étaient vraiment pas contents. Y compris ceux qui sans l'arrivée de Harry dans le passé aurait pu devenir des sorciers haïssant les créatures, des recrues idéales pour l'Ennemi. Pour la première fois depuis des générations, ces sorciers de l'ombre ne trouveraient pas de potentiels membres à l'école Poudlard. Encore l'une des ondes de conséquences du voeu de Harry.
Car pourquoi détester et craindre des créatures quand il existe des moyens de s'en protéger et de les aider à se contrôler? Quand dites créatures avaient des dimensions où elles avaient voulu vivre, mais avaient été privées de ce droit. Pourquoi en vouloir à des être vivant que des sorciers avaient dépossédés de tout? Pourquoi s'en prendre à des esclaves sans ressources et en voie d'extinction? Quel droit avait les sorciers de bloquer la magie de ces créatures, alors qu'ils avaient à l'époque la connaissance que cette magie était aussi précieuse que la leur?
Les enfants de Poudlard avait depuis le début de leurs recherches commencé à grandir plus vite qu'ils auraient du. Les enfants de l'école étaient plus mûrs que les adultes. La sensation de fierté qui les envahit, venant de la magie autour d'eux était autant de l'âme de Poudlard que de Gaïa elle-même. La conscience d'avoir agis selon le voeu de la magie était le plus grand présent que les jeunes gens recevraient jamais.
Lili avait donc pris en mains les recherches et avait ressorti d'autres anciens sorts que les groupes de défenses avaient placés à des endroits stratégiques. Fenêtres, portes, passages secrets, pièces de sécurité en cas de besoin, chambres spéciale pour cacher les plus jeunes pendant l'attaque. La salle sur demande serait le point de ralliement des troupes de défenses, parce qu'ils s'étaient arrangés pour la rendre impénétrable par tout autre que leur petite armée ou toute personne qui était leur allié. Quoique tout plan de secours au cas où ils auraient fait une erreur, ou si l'ennemi était plus capable qu'envisagé, était bienvenu.
L'un des problèmes soulevés lors des discussions étaient les plans des professeurs. Les adultes avaient prévus d'enfermer les élèves dans leurs salles communes respectives. Hors l'Ed était censé pouvoir parcourir les couloirs et rejoindre des positions particulières pour être plus efficace. Autant dire que trouver un moyen de sortir des salles communes scellées par des adultes compétents était une difficulté dont ils se seraient passés. Aucun des jeunes stratèges ne vit les lignes invisibles se former sur certains endroits des murs de la pièce. Jusqu'à ce que Peter s'appuie contre l'un des emplacements, et provoque l'ouverture d'une porte secrète. Montant les escaliers par curiosité il redescendit en courant, et bégayant annonça où il avait atterrit. Salle commune des Griffondors, présente. Severus chercha à tâtons d'autres lignes invisibles sur les murs... et fut devancer par Lili qui souhaita simplement que les traits apparaissent dans les couleurs de leurs maisons. Serpentard était un cadre de vert et argent brillant. Deux autres portes menaient aux autres maisons. Après avoir testé les passages, ils en étaient venus à la conclusion qu'ils pouvaient les ouvrir depuis les salles communes, grâce à l'intervention de l'école. Donc, après que les professeurs aient scellés les portraits de chaque maison, les enfants n'auraient qu'à passer ces portes secrètes pour atterrir dans la salle sur demande. Et à partir de là les groupes seraient organisés, et les plus jeunes seraient menés en sécurité.
Tout avait été parfaitement planifié, et incluait fantômes, familiers (c'est fou ce qu'une chouette peut faire en matière d'espionnage à l'aide d'un sort de désillusion et d'un sort de langage. D'autant que le dernier sorti d'un vieux parchemin permettait aux 'humains' de comprendre les animaux), et les portraits décorant les murs (un mot de Merlin et quelques manifestation de la magie de l'âme de Poudlard plus tard bien sûr). Le tout sous le nez des adultes ignorants.
Mais ce matin-là, quelque chose était différent dans l'air. ça n'avait rien à voir avec l'Ed, Peter en était sûr. Ni avec le message qu'il avait envoyé à leur espion. Peter ne savait pas pourquoi, mais il sentait... il ne savait pas quoi. Bien sûr il ignorait qu'à ce moment précis James, Sirius et Severus allaient entrer en collision... d'une manière bien particulière.
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"Trop d'information, beaucoup trop d'information. Ma pauvre tête." Se plaignait Sirius sous le coup d'heures de recherches et de découvertes plus lourdes les unes que les autres.
"Tu sais ce qu'il nous faudrait vieux frère?" Interrogea James.
"Non, quoi?"
"Une blague. Rien de tout ce qui a été fait récemment. Plutôt quelque chose de la taille de ce qu'à fait Harry... ça serait parfait."
"Mais je parie que tu n'a pas la moindre idée de ce que tu pourrais faire." Se moqua une voix au détour du couloir dans lequel les deux se cachaient.
James et Sirius sursautèrent en poussant un cri pas très masculin. Et Severus apparut avec le pire sourire machiavélique que les adolescents aient jamais vu.
"Severus? Qu'as-tu en tête exactement? Pas que je veuille vraiment savoir. Tu sais avec l'expression démoniaque et effrayante que tu affiches. Je pense que je regrette déjà avoir posé ma question... je vais me taire maintenant." Laissa échapper James. A quoi Sirius acquiesça d'un hochement de tête enthousiaste. Lui non plus n'était pas certain de vouloir entendre la réponse.
"Avez-vous déjà pensé à ce que vous pourriez faire avec un maître de potion sous la main?" Et non Severus n'était pas le moins du monde un vantard. Il était simplement réaliste quant à ses capacités. S'il l'avait voulu il aurait pu entrer en apprentissage avec un maître dés le début de sa scolarité. Depuis il avait eu six belles années pour en apprendre encore plus, seul mais efficacement. Et les ouvrages de la salle sur demande avaient offert un trésor de possibilités ces derniers temps. Severus pouvait être un maître de potion quand il voulait. Et là, il avait une idée...
Et là, ses deux frères étaient à la fois terrifiés et curieux. Combien de fois leur curiosité les avait-elle menés par le bout du nez? Trop souvent. Cette fois ne serait pas différente.
"Que pensez-vous d'une petite expérience dans la salle de classe de potion, qui obligerait les professeurs à déplacer tous les serpentards dans les dortoirs des autres maisons jusqu'à la fin de l'année, et qui libèrerait les heures de cours de potion en même temps. Je suis persuadé que de nombreux élèves préfèreraient aller voir Ed plutôt que d'aller en potion. Quand à moi je n'ai même plus besoin d'y assister vu mon niveau. Et puis il y aurait d'autres avantages."
"De quel genre?" Osa demander James. Pendant que Sirius hochait encore une fois de la tête.
"Mon plan est de bloquer l'accès aux donjons, salles de classes, quartiers du professeur, maison des serpentards. Bloquer pas rendre inutilisable, seulement en interdire l'accès. Imaginez avoir un endroit comme mon dortoir à disposition comme retraite sécurisée pour notre groupe de défense. Un lieu accessible uniquement par l'entrée secrète dans la salle sur demande qui peut disparaître selon notre volonté ou n'être visible que par ceux que nous voulons. Si nos défenses sont brisées et que des mangemorts entrent dans l'école, et nous suivent jusqu'à la salle sur demande, nous pouvons la barricader et transférer notre base dans la salle commune des serpentards. Si en plus nous demandons à Poudlard d'ouvrir un sous-terrain qui conduirais dans la direction opposée d'où les mangemorts vont attaquer l'école..."
"Un couloir comme ceux que Lili a demandé au château de créer en sous sol pour relier nos bases et et pièces sécurisées?"
"ça nous donnerait un réseau dont aucun adulte n'aurait connaissance, et si notre contact nous fournis les portoloins que nous avons demandé, nous avons un moyen de mettre tout le monde en sécurité si les sous-terrains passent à travers les barrières anti-apparitions de l'école... Il nous suffirait de nous retirer du château par ces passages et de quitter les limites des boucliers de Poudlard, d'activer les portoloins et de rejoindre les manoirs de la famille de James qui doivent nous servir comme refuges. Si James à contacté les Gobelins pour s'assurer qu'il peut les ouvrir aux élèves en cas d'urgence."
"C'est fait. Peter est censé envoyer la confirmation et les coordonnées à notre contact aujourd'hui." Annonça James. Et Severus en fut soulagé.
"D'accord, j'ai à peu près compris tout le plan... de défense encore une fois. Mais où est la partie où on s'amuse? Quelle blague pourrait bloquer tous les donjons? Sans que les adultes puissent réparer les dégâts jusqu'à la fin de l'année?" S'impatienta Sirius qui en avait assez du sérieux qui avait envahi sa vie récemment. (le hasard m'a fait mettre 'sérieux' et 'Sirius' dans la même phrase. Je ne m'en suis aperçue qu'après coup. )
"Quoi d'autre qu'un accident de potion très cher frère?" Déclara Severus "Rien de tel qu'un spécialiste de potion avec toute une classe comme complice enthousiaste pour faire réagir des potions violemment et adéquatement."
"Lili ne voudra jamais..." Essaya faiblement de protester James.
"Mais Lili sera occupée, quelque part dans les toilettes des filles, par une jeune serpentard en larmes à cause de son petit ami sans coeur. Pendant tout le cours bien entendu. Les autres seront plus que volontaires pour cette petite expérience explosive."
"Lili saura..." Tenta à nouveaux James.
"Après le méfait, quand il sera trop tard." Renchérit Severus.
"Elle va penser que je suis responsable..." Protesta James
"Lili Evans, plus intelligente sorcière de Poudlard? Croire que mon ancien ennemi à réussi à me convaincre de l'aider pour une blague? Car elle comprendra dés qu'elle verra que le résultat de l'incident a été prévu à la virgule prêt, que je suis à l'origine de l'explosion. Tu ne serais pas capable d'une telle maîtrise. Non. Lili saura très vite que pour la première fois tu auras été utilisé par un serpentard très doué." Et Severus avait encore cette étincelle diabolique au fond des yeux. Et cet immense sourire qui leur donnait envie de partir en courant.
C'est le moment que choisit Sirius pour parler:
"Toi aussi tu en as assez de tout ce sérieux! Je savais bien que je n'étais pas le seul à m'ennuyer!"
"Oui j'en ai assez de ce sérieux. Sérieusement Sirius, qui ne voudrait pas se détendre après tout ce que nous avons appris?"
"Euh... James? Est-ce qu'il vient de faire une blague avec mon nom? Parce que ce n'étais vraiment pas drôle venant de lui... ça me fout les jetons quand il fait ça. Dis lui de ne pas recommencer. S'il te plaît..." Se Plaignit Sirius.
James était d'accord à cent pour cent. Il lui tardait de finir cette discussion et les plans de la blague pour aller se réfugier dans les bras de sa Lili. James avait très peur... James était heureux que Severus n'ait jamais essayé de les joindre dans leurs blagues plus tôt.
L'explosion de cette rencontre s'entendrait jusqu'au ministère quand elle aurait lieu... En attendant, quittant la volière, Peter avait un mauvais pressentiment... et des frissons tenaces.
Note auteur: J'ai même eu le temps d'essayer de corriger mes fautes d'orthographe (je sais j'en ai sûrement loupé pas mal). Mais j'attends toujours que ma connexion se remette en marche. Le chapitre est fini depuis deux heures déjà. Je commence à m'impatienter. Sérieusement (lol) je meurs d'envie de vous offrir ce chapitre.
Ma muse aussi veut vous l'offrir, et elle était tellement enthousiaste avec cette idée qu'elle me l'a martelée toute la journée durant (avec une belle massue) et que j'en ai mal au crâne... Note à moi-même: remplir ma pharmacie en prévision des futures migraines .
Ohhhhh!! c'était un bug de l'ordinateur en fait. Quatre heures d'attentes, et tout ce temps il aurait suffit que je redémarre l'ordi pour que ce soit réglé... (OUPS)
