La Magie De Gaïa
Note Auteur : Oh... un autre chapitre. J'ai voulu donner la rencontre entre les rogues et l'alliance très vite. Du moins la première partie puisqu'il faudra qu'ils planifient la guerre ensuite. Mais je ne pouvais pas attendre pour vous donner cette pièce là. Cadeau de ma muse.
Bonne lecture.
Pack meute (un jour je changerai directement l'erreur dans le chapitre correspondant... un jour lol)
Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
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Chap.34
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La reine manticore passa le cercle de magie et se trouva dans un vaste hall souterrain. Elle n'avait pas vu ces lieux depuis longtemps. La dernière fois elle n'avait été qu'une jeune héritière en apprentissage de ses futurs devoirs envers son peuple. Rencontrer le cercle d'alliance, les souverains des créatures de ce monde, avait été vital pour la princesse qu'elle avait été. Ici, elle avait découvert qu'elle n'était pas au-dessus de tout être en ce monde. Ici, elle avait été jugée et avait du faire ses preuves. Il avait été difficile de trouver des personnes plus sages que sa propre mère, plus puissants et plus royaux. Bien sûr, cela faisait parti de l'évolution de l'enfant à l'adulte. Une épreuve de maturité en quelque sorte. Et apprendre qu'elle appartenait à l'alliance même si elle essayait d'échapper à leurs lois et tentait de tenir les siens à l'écart de leurs missions et combats. La reine des manticores avait oublié l'importance de l'alliance, les raisons de leur existence.
La reine avait oublié que toute race magique de créatures dépendait de ces souverains pour survivre. Ses terres avaient été un présent de la reine des fées, ce qui expliquait pourquoi les lutins avaient emménagé dans son village. Après ces petits êtres vivaient sur ces terres depuis des générations.
Des gardes vampires saluèrent la reine et prirent en charge les soldats elfes noirs, les chimères et les loups garous. Ils furent guidés vers une porte sur le côté du hall. La reine savait qu'ils seraient installés dans des quartiers souterrains et nourris en attendant de savoir la raison de l'appel de l'alliance.
Un jeune loup garou la salua avec respect et la mena vers des doubles portes imposantes en face de leur point d'arrivée. La reine, le prince elfe noir et l'un des loup garou qui les avait accompagnés à travers le cercle de magie, marchaient avec grâce. Quoique le loup, désigné par son groupe à servir de porte parole, avait l'allure épuisée et perdue d'un rogue et non la dignité de ceux de sangs royal ou d'un grands guerrier. Au moins, il avait le courage de parler pour son petit groupe devant les chefs de l'alliance. Cette seule qualité effaçait son manque de pouvoir.
Ils entrèrent finalement dans une large salle avec une large table ronde en son centre. Des créatures de légendes, tous avec de longs cheveux tombant jusqu'à leurs pieds, et pulsant de magie et d'âge, se tenaient debout devant une carte étalée sous leurs yeux avides. Ils étaient là, ceux de son souvenir d'enfance. Le roi des vampires et le roi des lycanthropes aussi proches que par la passé, peut-être même plus, si elle lisait correctement leur énergie qui les liait profondément et les rendait plus forts qu'ils n'avaient jamais été. La reine des fées et autres créatures elfiques, droite et fière, avait une aura douce dirigée vers une personne que la reine des manticores ne pouvait pas voir. La cible de cette attention était cachée par le grand centaure blanc Elias, roi de sa race et autres équidés. Elias était penché au-dessus de la forme bien plus petite dans une attitude protectrice étonnante. Le roi était réputé pour toujours garder ses distances de tout ce qui n'appartenait pas à son royaume. Même les autres souverains de l'alliance n'avait jamais pu le toucher. Daphné, dame des elfes, avait pourtant chassé le pauvre centaure pendant près de cent ans avant d'abandonner tout espoir. Quoique de temps en temps elle rechute dans ses tentatives veines pour juste une journée, ou une semaine. Ce qui créait des scènes humoristiques pour les rares créatures autorisées à vivre dans la demeure cachée de l'alliance.
Pourtant, là, l'être mi-homme mi-cheval se tenait avec les bras tendus autour des épaules de l'inconnu, avec une certaine tendresse dans ses gestes, tandis qu'il étudiait la carte sous leurs yeux. La reine était curieuse. Mais avec toute l'énergie magique dans la pièce, elle ne pouvait étendre ses sens pour lire l'aura de chaque personne présente.
Enfin, la belle Daphné se tourna avec un regard triste vers la reine manticore, ou plus précisément vers le prince elfe à ses côtés.
"Prince Selenius. Je n'espérait plus vous voir répondre." Annonça la voix claire. "Je suis navrée pour ce qui a pu vous pousser à revoir si dramatiquement votre position."
Le prince resta sans voix. Il avait oublié que sa reine pouvait le comprendre si bien, malgré la différence de leurs deux races elfiques. Il avait oublié que le souverain des elfes n'est pas choisi par hasard mais parce qu'il peut comprendre chaque peuple placé sous sa responsabilité. Daphné était une dame unique, pleine de compassion mais maniant la ferveur guerrière des elfes noirs comme si elle était de leur sang. Selenius avait oublié.
"Merci ma reine." Puis prenant une décision il s'agenouilla à ses pieds, coupant sa paume avec l'une de ses multiples dagues. Fier d'avoir été accordé la confiance de se présenter devant le conseil de l'alliance aussi armé et dangereux que faisait de lui sa nature. "Par mon sang, je prête serment. Allégeance donnée à la reine de nos armées. Magie restaurée dans la rivière de pouvoir de nos ancêtres et confiée à ses mains de guide et de mère. Que les elfes noirs entre dans sa lumière et combattent sous ses ordres avec toute la noirceur de leurs êtres."
La reine Daphné saisit sa main ouverte et referma la coupure avec son pouvoir guérisseur. Puis elle décrocha l'une des deux clefs d'or qu'elle portait en pendentif. Elle la déposa dans la paume juste guérie et referma les doigts de Selenius sur l'objet.
"Avec cette clef les portes de ma citée te sont ouvertes, ainsi qu'à ceux de ton sang."
Selenius la regarda totalement abasourdi. Il lui restait une clef? Le prince était le premier des deux races d'elfes à se présenter à leur reine? Daphné avait toujours eu en sa possession les deux clefs d'or, symboles magiques de la grande citée cachée des hauts elfes dans laquelle elle résidait. Depuis le début de la lutte ancestrale, les deux clefs avaient été enlevées aux deux peuples pour les punir du fratricide qu'ils commettaient. Avant le jour de la séparation, elfes de lumière et elfes noirs avaient eu accès à la cité de leur dame. Puis leurs fautes les avaient privé de ce droit. Hors, en ce moment, le prince des elfes noirs retrouvait tous les privilèges anciens, alors que le prince des elfes blancs était absent. Selenius se sentait encore plus fier d'avoir été changé par les récents évènements. Daphné savait ce que pensait le prince. Elle avait grâce à lui regagné le sentiment d'appartenance qui lui avait manqué depuis le début des combats entre elfes. La grande cité des hauts elfes était bien vide sans leurs jeunes frères immatures à guider et élever. Bientôt les elfes blancs viendraient aussi.
Selenius se releva et se courba en signe de respect. Il était rentré chez lui, et avait mené son peuple avec lui.
Pendant la rencontre, le roi des lycanthropes s'était approché de leurs invités et avait senti le loup parmi la compagnie. L'un des rogues qui ne se soumettaient pas à son règne. Et là se tenait un homme aux yeux étrangement brisés, comme ayant été privé de tous ses repères récemment. Ayant vu arraché à ses mains la flamme qu'il avait toujours suivi.
"Qui avez-vous perdu jeune loup?" Demanda la voix profonde et calme du roi.
Le loup trembla sous la force du pouvoir de son roi.
"Fenrir Greyback, mon roi."
"Ah." Soupira le roi Alexandre. "Le briseur de vie. Celui qui prenait des enfants dans son filet de chasseur. Et sa perte vous mène ici?"
Se retenant avec peine de fuir la présence écrasante du roi, le loup garou tomba à genou, le coup penché en signe de soumission et le corps frissonnant violemment. Aucun de son groupe n'avait mordu un jeune. Fenrir avait été le seul, clamant ce qu'il jugeait un privilège, mais surtout croyant lier à son pouvoir ceux qu'il contaminait avec leur virus et malédiction. Mais même s'ils étaient innocents d'au moins ce crime, le petit groupe de loups rogues avait commis des atrocités sans noms. Quelques uns d'entre eux étaient encore loin des pires tortures commises, heureusement. Ceux-là seraient pardonnés immédiatement. Mais les autres, comme lui, n'auraient peut-être pas cette chance. Et en présence du grand roi de leur peuple, il voyait pour la première fois tout ce qu'ils avaient vraiment refusés jusque là. Tout ça pour vivre comme des rats des rues, des esclaves et des proies de sorciers. Pour essayer de gagner leur liberté en se plaçant d'un côté d'une guerre qui détruisait le monde sorcier sans le voir. Voldemort pensait libérer les sangs purs mais tuait sa race lentement. C'est pour cela qu'ils avaient été dans son camp. Torturer et briser les sorciers responsables de toutes leurs misères... Mais, dans cette pièce, aux pieds de son souverain, il découvrait l'échec de sa vie et du chemin qu'avait pris leur ancien chef Fenrir. Qu'avaient-ils faits? Ils étaient tombés bien bas les fier loups. Alors, laissant son cou vulnérable au jugement et à l'attaque de son roi, il attendit.
"Triste jour où les rogues se rassemblent et rentrent dans les rangs. Triste jour que la mort d'un traître libère tous les autres..." Fermant les yeux il se tourna légèrement sur le côté, là où Dracula s'était placé en support. "Mon ami. Je requiert conseil. Sans quoi je laisserais mes crocs briser cette chair et faire couler le sang."
Le loup garou rogue leva des yeux horrifiés vers son roi. Terrifié par le calme et la formalité de son roi. Il s'était attendu à être déchiqueté dans la seconde, pas à ce que le roi loup contienne sa soif de justice et encore moins demande l'expertise d'un vampire. Aussi puissant que l'être semble être.
"De toi à moi, je n'aurai pas retenu mon désir de retourner mes rogues à leur état primaire de poussière. Mais j'espère que tu aurais retenu ma main. Je suis honoré de ta demande mon frère. Nous ne pouvons pas détruire les insoumis alors qu'ils comprennent enfin cette leçon de vie. Cela serait criminel de notre part et immature. Gaïa n'a-t-elle pas dis que chacun de ses enfants existe pour grandir? Et voit ses enfants qui reviennent à la maison après un long voyage. Ils ont déjà été punis roi des loups. Et le temps d'entrer dans la bataille pour notre liberté est venu. Ils ont suivis le mauvais chemin mais pour atteindre le même but. Montre leur ce qu'ils auraient pu avoir à tes côtés, et donne leur cette chance de se battre encore mais avec leur famille retrouvée."
Alexandre retourna son regard vers le loup rogue et y vit la vague d'espoir née des dernières paroles de Dracula. Le jeune loup, comme toutes les créatures ne rêvait que du jour où ils se libèreraient de l'esclavage sorcier. Et en cette seconde le rogue et ses compagnons avaient été donné la raison de l'appel.
Regardant Dracula qui restait près de lui, Alexandre dit: "Merci mon frère roi. Quand ton tour viendra je retiendrait ta main." Dracula inclina sa tête.
"Mon roi?" Osa le loup rogue.
"Nous sommes ici pour le dernier jour de guerre. Le temps de la libération est venu. Mais je n'accepterai aucune autre erreur." Saisissant fermement la mâchoire de son sujet, le roi grogna sauvagement: "Pour cela je vais vous donner un conseil, à toi et ceux des nôtres qui attendent dans vos quartiers: les sorciers responsables de notre douleur ne représentent pas tous les sorciers." Serrant plus fort sa prise quand le loup voulu protester. "Comme toi et le tiens n'avaient jamais représentés toute notre race." Fit-il froidement, lançant son pouvoir à travers le rogue.
Le jeune loup trembla et baissa les yeux sous le coup de ces mots. Mais un geste brusque de son roi remmena son attention au souverain.
"Vous êtes jeune et découvrait à peine vos erreurs pour ce qu'elles sont. Mais je ne vous laisserez pas briser la chance de victoire qui nous a été donné par des sorciers. Oui leur race a été stupide et aveugle, mais quelques uns ont vu et par leurs actions ont ouvert pour nous de nouvelles portes. Nous devons les derniers évènements et notre futur à un sorcier. Garde ta langue pour toi à leur sujet jeune loup, et passe le message aux tiens. Les seuls sorciers que nous détruiront seront nos ennemis, non leurs familles innocentes. Le sang ne coulera pas plus que ce que veux justice. Suis-je clair?"
Le loup rogue était prêt à s'effondre sous la puissance de son roi. Reconnaissant l'avertissement comme la seconde chance qui était donné aux rogues, il pencha sa tête comme il pouvait malgré la main ferme de son roi. Mais il savait que c'était voulu, que le grand Alexandre avait testé son courage et sa force en attendant de lui qu'il supporte la douleur et se soumette.
Enfin la main relâcha sa mâchoire.
"Je délivrerait mot pour mot de vos paroles mon roi." Dit le rogue en se relevant lentement la tête soigneusement baisée vers le sol. Il releva les yeux en entendant le bruissement de tissu qui indiquait que son roi s'éloignait. Et bien qu'il soit déçu d'être ainsi démis il ne pouvait que comprendre qu'il faudrait du temps pour gagner le respect qu'il avait perdu.
Pourtant, le rogue fut surpris quand au lieu de l'ignorer, son roi se tourna vers lui après avoir rejoint les autres souverains à la table ronde.
"Jeune loup. Comme preuve de mes mots, je vais te présenter à notre allié. Tes frères d'infortunes n'auront que ton récit de la rencontre. Mais ton rôle de porte parole t'a fait gagner ce droit."
Le rogue vit le grand centaure blanc s'écarter de sa place près de la carte. Une fine figure, petite par rapport à ceux présents, pas encore d'âge adulte, se tourna vers lui.
Il avait de longs cheveux noirs tombant à ses pieds, juste au-dessus du sol. Les mèches ondulaient sous l'étrange aura magique qui entourait l'être. Ses grands yeux émeraudes brillaient comme reflétant le feu des torches ou d'un soleil invisible. Une intense sensation d'appartenance envahi le loup sous le regard de l'inconnu. C'était comme rentrer chez soi après une longue absence, ou même être donné sa première demeure ou retrouver sa famille. C'était être retourné dans les bras de sa mère et être protégé. Une grande douceur et une grande force.
Le rogue se sentit tomber en avant et n'évita de s'assommer sur la pierre froide que grâce aux bras forts qui l'avaient retenus. La voix du roi vampire s'éleva d'au-dessus de lui, tandis que la créature l'aidait à s'allonger sur le sol.
"Et bien mon jeune loup, il semblerait que le pouvoir de notre allié ait été trop pour vous." Le roi vampire semblait grandement amusé.
"Dracul. Arrête d'embêter mes loups." Protesta Alexandre. Et le rogue se trouva incroyablement rassuré d'être reconnu comme un membre de la grande meute des loups de son roi.
"Mais voyons. Je n'ai même pas pu jouer avec Anthonin la dernière fois. Si tu m'en prête juste un..."
"Non."
"Pour une journée."
"Non."
"Quelques heures."
"Non."
"Une heure."
"Non.
"hum..."
"Non."
"Mais je n'ai rien dit!" Protesta le vampire.
"Tu allais." Répondit Alexandre.
"Rabat joie." Murmura Dracula. Une main le frappa légèrement derrière la tête. Alexandre avait d'excellent sens... et son ouïe était le plus précis de tous.
Le loup rogue était surpris de l'échange... amical... de ces deux créatures réputées ennemies. Mais peut-être qu'encore une fois il avait fait erreur sur l'histoire de leurs races? Après tout, il semblait s'être trompé sur beaucoup de chose. Ses réflexion furent interrompues par la calme voix, réconfortante et non plus froide, du roi Alexandre.
"Ne t'ai-je pas dit jeune loup, que quelques individus ne représentent par la totalité? A part que dans ce cas mon frère roi et moi-même sommes la minorité. Il est vrai que loups et vampires ne s'entendent pas au mieux. Mais les choses changent et nous faisons des efforts pour montrer l'exemple. Quoiqu'il ne soit pas difficile de s'entendre avec Dracula pour moi. Mais au contraire de tes croyances, nos peuples ne se chassent pas mutuellement. Ils se battent souvent s'ils se trouvent mais ils ont dépassé les querelles d'antan. Et les batailles sont plus drôles depuis qu'ils ont introduits les idées de blagues au lieu de couteaux et autres lames coupantes."
"Enfin, bataille... je dirai plutôt champ de stupidité." Interrompit le roi vampire.
"Tu râle parce que l'un de mes loups t'as renversé un chaudron de tomates dessus la dernière fois que tu as voulu interrompre la dispute." Coupa Alexandre.
Dracula lui jeta un regard noir auquel Alexandre répondit par un grand rire.
Le loup rogue secoua la tête désespérément. Ils étaient impossibles. Ils agissaient comme des... frères... Et enfin le loup compris ce qu'il voyait dans cette large pièce. Les occupants, des diverses races de créatures et... d'humains, étaient une grande famille. Pleine des diversités de ce monde, mais unie par un lien unique. Il aurait presque pu dire un lien de sang. Et peut-être que c'était le cas, qu'une part d'eux les reliait comme un lien de sang. Le loup sentit son coeur se réchauffer à cette pensée. Il leva des yeux agrandis vers l'inconnu dont il ne savait juste qu'il était allié de l'alliance. Le jeune garçon l'observait avec un doux sourire, comme félicitant un enfant qui fait ses premiers pas. Avait-il lu son esprit? A nouveau ce doux sourire. D'une manière ou d'une autre, l'inconnu lisait en lui comme un livre ouvert. Et cela ne le dérangeait pas. Que quelqu'un puisse voir en lui, voir tout de lui, sans qu'il n'ait à se cacher... après être resté derrière un masque d'ombre si longtemps, était libérateur. D'autant plus que cet inconnu exsudait d'une douce magie qui parcourait l'air et était partout. Un pouvoir terrestre qui entourait tous ceux présents d'une bulle rassurante et protectrice. Le loup rogue avait envi d'aller vers l'inconnu, et peut-être l'aurait-il fait si l'inconnu n'avait pas tourné son regard vers la reine manticore et...
agité sa main de manière parfaitement enfantine et joyeuse.
Le loup entendit la reine grogner. Et regardant la manticore failli éclater de rire devant l'air exaspéré et en parti désespéré de la créature. Elle avait l'air de connaître le garçon. En tout cas, lui la connaissait et était heureux de la voir. Elle... paraissait prête à partir en courant dans la direction opposée, et même de passer à travers tous les murs qui se trouveraient sur son chemin.
La reine des manticores se rappelait encore le temps qu'il avait fallu pour se libérer du filet de cheveux dans son village... si longtemps auparavant semblait-il. Elle aurait reconnu la trace magique de ces cheveux n'importe où. Et s'était promise d'éviter la personne responsable. Bien sûr, elle aurait du savoir avec l'impression de pouvoir qu'avait possédé son ancien prisonnier, qu'elle était destinée à recroiser sa route.
Mais vraiment, elle n'était pas sûre qu'il ne se vengerait pas de son emprisonnement... et ce grand sourire innocent qu'il avait devenait étrangement terrifiant à cette idée. Personne en ce monde ne pouvait avoir autant d'innocence sans un brin de ténèbres... ou de folie... ou quoi que ce soit qui rende quelqu'un excentrique peut-être... La reine des manticore était sûre, certaine, n'avait aucun doute... ce garçon était un danger, pour elle. A moins qu'elle ne puisse convaincre l'un des membres du conseil de lui accorder des gardes. Peut-être un ou deux loups que le garçon refuserait de plonger dans sa vengeance.
Plus la reine pensait, plus le sourire de Harry grandissait. Il s'amusait comme un fou, et la reine lui avait donné une idée. Il n'était pas concerné par une quelconque vengeance, mais il pouvait certainement voir tout ce qu'il pourrait faire à la reine. Après tout, elle avait l'ai d'avoir plutôt bien réagit à sa blague du village. Et il aimait l'idée de lui jouer des tours. Harry pouvait sentir les pensées amusées de Gaïa. La terre elle-même était d'accord avec lui. Qui était-il pour refuser le challenge?
Gaïa pensait que c'était un parfait moyen pour aider la reine à se rappeler ce qu'elle avait oublié de ses leçons à sa première visite au conseil dans son enfance. Il était temps de l'aider à grandir un peu plus en mettant un certain jeune ancien sorcier sur son chemin. Qui de mieux que le fils de Gaïa pour passer le message de maturité? Et quelle meilleure méthode que par une série de blagues?
Non, vraiment, qui a dit qu'il fallait être sérieux pour enseigner ou pour apprendre?
Note Auteur: d'accord, il semblerait que mon idée de finir en cinq chapitres soit impossible. MAIS, la fin n'est pas si loin puisque le combat final est la fin de l'histoire, avec le prologue bien sûr. Lol.
