Note :

J'ai particulièrement travaillé ce chapitre afin d'édulcorer une scène qui, maintenant, même si elle est assez suggestive, n'est pas pour autant trop osée…Je crois !

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Résumé : Les filles continuent leur mission de sauvetage d'Angela. Une Bella bouleversée a commencé sa quête de l'oiseau rare qui aidera Anthony Masen. Une aide inattendue pourrait venir d'un certain Jasper Withlock.

***

J'ai été plus qu'agréablement surprise par le nombre de retours suite au précédent chapitre.

Je tiens à remercier tous ceux qui suivent cette histoire, ainsi que ceux qui me laisse un mot pour me faire part de leurs réactions, de leur étonnement ou de leur appréciation. C'est motivant !

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Bella PDV

Est-ce que j'avais fait une erreur en demandant à Angela d'accepter la proposition de poste de Tyler ? Ma conscience me répondit oui ; je l'avais fait dans le but égoïste qu'elle vienne me rejoindre à Paris. Je jetai un coup d'œil sur son visage blême. Elle sentit mon regard et me fit un faible sourire.

« Cela va bien se passer ! » la rassurai-je. Faîtes que ce soit vrai ! « Tu es prête ? »

« Autant que peut l'être quelqu'un qui va se suicider émotionnellement et professionnellement ! »

« Alors t'es dans le bon état d'esprit ! » constata Rose, à qui je fis des gros yeux, qu'elle ignora complètement. « La réunion débutera dans environ 1 heures, il vaut peut-être mieux que nous nous installions ! »

« Suivez-moi, les vigiles vont bientôt débarquer pour faire leur ronde ! » On traversa le hall désert du building abritant les bureaux de , l'un des plus prestigieux cabinets d'avocats de la place.

Angela avait les codes d'accès grâce ou à cause de son statut privilégié. Initialement avocate, elle devint malheureusement assistante personnelle de Tyler après que ce dernier l'eu remarquée sur un plan plus physique.

Elle nous conduisit dans son bureau. On commença à installer notre matériel, ou plutôt Rose le génie du bricolage en chef pirata le système de surveillance. Ensuite, on se rendit dans la salle de conférence pour finaliser notre préparation.

Rose me reprit plusieurs fois, car ma maladresse habituelle s'était amplifiée, s'avérant dans le cas présent handicapant. Je le mettais sur le compte des événements à venir alors que je savais pertinemment que cela avait à voir avec le souvenir d'un certain visage aux cheveux cuivrés et aux yeux verts perçants. Depuis ce matin j'avais chaud, j'avais froid. J'étais excitée comme une puce, j'avais envie de rire, de pleurer, bref j'aurais accueilli avec plaisir une autre gifle de Rose.

« C'est la première fois que l'on fait çà ! C'est une véritable vendetta ! » Lui marmonnai-je en matière d'excuse.

« Il n'avait pas à merder avec Angie, elle est de la famille ! » Je souris, touchée par son ton bourru. Sous ses dehors de garce, je savais que Rose avait un cœur en or. Le fait qu'elle accepte mon amie d'enfance comme un de ses proches, en était l'une des nombreuses preuves !

Une fois terminé, on avait sur l'écran à la fois le hall d'entrée et la salle de conférence.

« Angie ! Tu es sure qu'ils vont venir ? » S'assura Rose.

« Je vous passe les détails de la cuisine interne, mais comme je vous l'ai déjà dit, Tyler avec ce mariage a l'opportunité de prendre le contrôle de la compagnie par rapport aux autres associés. Qui eux voient ce tour de passe-passe d'un mauvais œil. Toute rumeur laissant entendre qu'une réunion secrète aura lieu ce soir pour discuter des modalités ne peut qu'enflammer la situation déjà tendue. »

« Ok, dépêche-toi de sortir d'ici ! »

Une fois Angela dehors je me tournai vers Rose et l'examinai attentivement. « T'es à tomber par terre en tailleur ! » elle haussa un de ses parfaits sourcils.

« Bella chérie, t'es pas mon genre ! » Je poussai un soupire exaspéré, elle sourit. « T'es pas mal non plus ! » concéda-t-elle avec un clin d'œil.

Tyler se pointa à 18h40 précise. Angela avait bien fait son travail. Alice, un sourire crispé aux lèvres, le suivait avec sa grâce habituelle.

Tyler se dirigea vers les vigiles et sortit sa carte. « Ne nous dérangez sous aucun prétexte ! » lança-t-il sur un ton arrogant. Les vigiles se contentèrent d'acquiescer d'un air entendu.

Tyler passa un bras de propriétaire autour d'Alice et l'entraina vers l'ascenseur. J'augmentai légèrement le volume du haut parleur.

« Tyler, arrête…Sois un peu patient… » ; « Tu me rends fous…Je ne peux pas me retenir quand je suis près de toi…» J'entendis un claquement sec.

« Pauvre Alice ! » compatis-je.

« J'espère qu'elle ne vas pas l'abîmer maintenant ! » S'inquiéta Rose.

« Rose ton sens de l'empathie m'impressionnera toujours ! »

« J'y travaille, j'y travaille…Ah ! Enfin ! » Lâcha-t-elle en voyant le couple déboucher dans la salle de conférence.

« Alors comme çà ton plus grand fantasme est de le faire dans une salle de conférence ! » Lança Tyler tentant de ramener Alice contre lui. Mais cette dernière le repoussa, posa son sac par terre, avant d'avancer un peu plus au centre de la salle. Elle s'arrêta après avoir repéré la caméra.

« Le pouvoir me grise et cette pièce où vous, les puissants, prenez toutes vos décisions…Hum ! M'a toujours donné des idées cochonnes ! » lui expliqua-t-elle en allant se hisser sur la table, prenant ensuite une pose langoureuse, les deux mains derrière elle en appui et les pieds à plat sur une des chaises.

« ...Tyler déshabille-toi ! » Tyler la regarda d'abord abasourdi, ensuite un sourire vicieux apparu sur ses lèvres.

« Pressé de voir la bête, hein ! » Merci seigneur, ce n'est pas moi qui suis dans cette salle ! La grimace d'Alice ayant du passer pour un acquiescement il balança ses chaussures, et commença à se débarrasser à toute vitesse de ses vêtements.

« Hé, doucement, là ! » Elle lui fit une petite moue « ...Je veux apprécier le spectacle ! »

Alors là, Tyler commença ce qu'il devait croire être un déshabillage sexy.

Rose réussit à grand peine à retenir ses éclats de rire devant le grand dégingandé qui après avoir réussit à se débarrasser de sa chemise et de son t-shirt, batailla avec les boutons de sa braguette, tout en balançant ses hanches maigres devant une Alice qui avait du mal à fermer la bouche, complètement en état de choc.

Son pantalon encore aux chevilles, Il allait descendre son caleçon quand Alice revint à la vie.

« Non ! » Hurla t-elle «… Je préfère le faire moi-même ! » lui expliqua-t-elle en se reprenant. Ouf ! On était passé près !

Tyler enleva son pantalon et s'avança vers elle. Alice descendit à vitesse grand V de la table et alla s'emparer de son sac. « J'ai une surprise pour toi, ne bouge pas ! » Dit-elle en sortant de la pièce, plantant là un Tyler bouche bée.

« Qu'est-ce que tu fous, pourquoi tu ne fais pas l'effeuillage ? » l'engueula Rose dans l'oreillette.

« Moi vivante, Jamais ! Je préfère porter le même jogging tous les jours pendant un mois...Je dois tenir encore combien de temps ! » murmura-t-elle dans le micro.

« Plus pour très longtemps, 5, 10 minutes ! » La rassurai-je.

« Fait chier ! Vous pouvez pas être plus précis ! »

« Chérie, » soupira Rose « on compatit mais gagne du temps ! »

« Facile à dire ! » Grommela Alice remontée. « C'est pas vous qui devez vous le payer, le morceau ! »

« Alice, il est en train de se refroidir, je le vois d'ici ! » la pressa Rose.

« Beurk, je vais brûler ma rétine ce soir ! »

On l'entendit pousser un tel soupir qu'on aurait dit qu'elle avait rendez-vous avec la guillotine. Puis la porte de la salle conférence s'ouvrit.

Alice fit son entrée dans un magnifique et indécent déshabillé en cuir et en fines dentelles rouge et noir, au dessus d'une guêpière rouge se terminant par un minuscule jupon froufroutant noir complété par un porte jarretelles retenant des bas résilles noirs et enfin, de très hauts talons aiguilles brillants noirs.

« Elle devait compléter avec un fouet ! » s'exclama Rose.

« Elle a surement eu peur de ne pouvoir s'empêcher de l'utiliser ! » expliquai-je.

« C'était l'idée ! » Me fit remarquer Rose avec un air féroce, alors que je rougissais jusqu'aux oreilles.

Tyler en voyant Alice rentrer, sembla perdre, pendant quelques temps, l'usage de ses membres. Puis il fonça sur elle, mais elle l'esquiva habilement et courut se réfugier près de la table. Elle y grimpa gracieusement et alla se vautrer en plein au milieu. Puis elle se retourna.

« Tyler viens te mettre ici. » Lui dit-elle en tapotant à côté d'elle.

Il ne se le fit pas dire deux fois. Il grimpa sur la table et tenta de s'allonger sur Alice qui roula pour l'éviter. Il sembla d'abord déconcerté, puis tendit les bras pour la prendre contre lui. Rapidement, elle claqua un objet sur son poignet gauche. Il arrêta son geste surpris, elle en profita pour fermer les menottes roses sur son poignet droit.

« Putain ! Mais qu'est-ce que c'est que çà ? »

Alice se mit à quatre pattes à côté de lui « Comme je te le disais plus tôt le pouvoir me grise, avoir un homme à ma merci, faire tout ce que je veux de son corps !...Hum…Grisant ! »

Le visage de Tyler s'illumina « Oh, oui ! Ne te gêne pas ma jolie, je suis tout à toi ! » Alice jeta un regard désespéré vers la caméra. Puis elle se mit debout et, très lentement, commença à retirer son déshabillé.

Tyler trépignait d'impatience. Soudain, il étendit ses jambes et les crocheta autour de la taille d'Alice et la rapprocha de lui. J'entendis le cri étranglé d'Alice. Je la vis poser ses mains sur sa poitrine pour tenter de le repousser tout en tournant la tête pour ne pas être embrassée.

J'allais me lever pour…Je ne sais pas trop…Mais, lui venir en aide… quand Rose s'empara de mon bras.

« Tyler ! » Entendis-je crier une voix interloquée.

« Maman !... Papa ! »

Les dix huit membres de comité de direction entrèrent dans la salle, un à un précédant une Angela les yeux rouges. Tyler poussa brutalement Alice qui se retrouva par terre.

« Ce n'est pas ce que vous croyez ! » Assura-t-il en descendant maladroitement de la table et en tentant de reprendre contenance.

On entendit un bruit de sanglot. « Angela ! » lui dit-il en tentant sans succès de l'approcher.

« C'est fini Tyler ! »

« Mais !... », Balbutia Tyler.

« Tyler comment ?... » Commença sa mère un air désespéré sur le visage, ses yeux faisant l'aller-retour entre son fils et l'équipe de direction. Mais, ce dernier n'avait d'yeux que pour Angela. Malgré son regard suppliant, cette dernière ne cessait de secouer la tête.

Le premier choc passé, un des hommes se pencha pour aider Alice à se relever « J'adore votre tenue, mademoiselle ! Aurais-je la chance de pouvoir à nouveau l'admirer ?»

« Vraiment ! Je suis extrêmement flattée, modèle exclusif de Dessous Pourpre, je suis certaine que si vous y mettez le prix, on peut vous en trouver un à votre taille ! » Lui lança-t-elle avec son plus beau sourire.

Puis, tranquillement, elle prit un grand manteau fluide de son sac pour se couvrir. Ensuite elle s'approcha d'Angela, lui prit la main et l'entraina vers la sortie.

Tyler voulu les suivre, mais se rendit compte qu'il était en caleçon, « Où t'as mis la fichue clé ! »

Edward PDV

Carlisle avait réussi à nous convaincre de passer quelques jours à leur maison. Comme tout parent, il maitrisait parfaitement les ficelles du chantage affectif.

«…Moi je comprends, mais Esmée, elle aura le cœur brisé… » Il nous sortit plusieurs variantes, avec toujours pour résultat de nous faire passer pour des êtres sans cœur et insensibles, si nous n'acceptions pas au final.

Je cédai, en me faisant la promesse d'expliquer à ma mère en arrivant que je devais retourner à l'appartement dans l'éventualité que Tanya change d'avis et vienne me rejoindre.

Mentalement je me préparai à affronter Esmée. En plus de ma honte de devoir aborder ma vie personnelle, auquel je n'avais aucune chance d'y couper, se mêlait ma culpabilité d'avoir depuis trois ans tout fait pour éviter celle qui m'avait éduquée.

Cela me fit drôle de la revoir. Son visage doux, en forme de cœur, restait inchangé malgré les années. Ses cheveux caramel avaient à peine quelque rares fils blancs. En étant serré contre elle, je pris conscience qu'elle m'avait terriblement manquée. Le téléphone, ou la webcam, ne remplaceront jamais la chaleur et la tendresse que je ressentais en étant dans ses bras.

Après nous avoir enlacés, « Prenez vos affaires et allez vous débarbouiller dans vos chambres. » nous dit-elle. Je commençai à protester. Carlisle me tapa gentiment dans le dos pour que je ne la contredise pas. Je capitulai pour ne pas voir disparaître son sourire heureux.

« Le repas est déjà prêt ! » Nous lança-t-elle avant de se rendre dans la salle à manger.

La majorité du repas se déroula presque sans incident. Ils nous parlèrent de leur vie, surement pour ne pas nous donner une raison de partir trop tôt.

« Vous pensez rentrer un jour ? » Cette question me trottait dans la tête depuis que j'avais franchi le seuil de leur petite maison. Pour moi, leur véritable maison était à Chicago où j'avais vécu la plus grande partie de mon enfance. Ou à la rigueur celle de Forks au milieu de la nature, pas dans cette banlieue chic parisienne.

« Pour l'instant ta mère se plaît ici, mais qui sait de quoi est fait l'avenir. Pourquoi ne viendrais-tu pas t'installer ici ? » Me demanda Carlisle.

« Ma vie est la-bas ! » Suite à ma déclaration, Esmée me sembla songeuse. Emmett lui, ricana.

« Ferme là ! »

« Sinon quoi, terreur ! »

« Les garçons ! » Le ton sévère de Carlisle était toutefois contredit par son sourire. « Ne croyez pas que parce que vous avez plus de vingt ans je ne suis pas capable de vous rappeler à l'ordre ! »

Emmett comme à son habitude se contenta de rire. « Choix des armes aux anciens ! » lança-t-il avec un air provocateur.

Carlisle leva un sourcil, un éclair joueur dans les yeux. « Morveux je vais t'apprendre le respect !... Edward t'en es ? »

Ouille cela allait mal se finir, comme d'habitude. « Règle numéro un, aucun jeu nécessitant de la force physique… » Autant mettre toutes les chances de mon côté.

« Oh, allez chiffe molle, cela élimine pratiquement tous les jeux intéressants ! » lança Emmett, comprenant ma tactique.

On se leva tous les trois d'un bond, impatients de nous mesurer l'un à l'autre.

« Vous avez intérêt à m'aider à desservir et attention si jamais vous me cassez quoique soit ! » lança Esmée les deux mains sur les hanches.

« Qu'est-ce qui se passe mamy, tu ne veux pas venir te frotter à de vrais durs ! » lui lança Em avec un petit clin d'œil.

« Emmett Cullen, je suis encore capable de te faire pleurer, les deux mains attachées derrière le dos! » Lança-t-elle de toute la hauteur de sa petite taille à l'immense géant tout en muscle en face d'elle, qui affichait un sourire parfaitement niais.

« Allez chérie, nous contre les garçons ! » la pressa Carlisle en la prenant par la taille. Elle se laissa aller contre lui avec sourire. Puis levant la tête, lui fit un clin d'œil. « Squash ! »

Carlisle opina de la tête.

« Squash ? » Emmett et moi nous nous regardâmes perplexe. Une chose était sure, aucun de nous deux n'y avait jamais joué ! Oh, oui ! Cela allait mal se terminer pour nos égos.

« En bas ! Dit Esmée en désignant le plancher, on a installé une salle de jeu ! Aidez-moi à débarrasser !»

Je me dépêchai de me joindre à eux pour débarrasser. J'étais pressé et excité de pouvoir m'amuser avec eux, comme avant.

Une heure et demi de souffrance plus tard, « Emmett, c'est une raquette pas un bâton ! » Lui rappelai-je agacé d'avoir encore perdu l'échange.

« C'est nul ce jeu ! » grommela-t-il en regardant sa raquette d'un air mauvais.

« Que se passe-t-il Em, mon grand. T'as du mal à croire qu'on puisse encore, à plus de quarante ans, être en mesure de te botter les fesses dans un sport quelconque ! » Lui lança avec un grand sourire Carlisle.

Nous étions à égalité, deux jeux gagnants chacun. Mais pour l'instant ils menaient treize points à six dans le troisième et dernier jeu. Encore deux points et ils nous faisaient mordre la poussière.

« Ce n'est pas un sport ! » Assena Emmett de mauvaise fois. Sa force le désavantageait face au couple maudit qui devait certainement consacrer des heures à l'entrainement pour si bien réussir à nous rétamer.

« Em chéri, le Hardball squash comprend suffisamment de professionnels qui je n'en doute pas se feront un plaisir de t'expliquer pourquoi courir à 22, masqué et surprotégé, derrière un ridicule minuscule petit ballon tout le long d'un terrain, n'est pas un sport ! » Emmett émit un hoquet d'horreur à cette réflexion.

Le football pour lui n'était pas un sport, mais une religion. Non, que dis-je ! C'était sa raison même d'exister et, connaissant ma mère, je suis certain que c'était pour le mettre en colère et le pousser à la faute qu'elle avait sorti cette véritable « insulte ». Carlisle et moi nous échangeâmes un regard complice.

Emmett se posta menaçant devant Esmée, cette dernière nullement impressionnée, se contenta de le lever la tête et de planter ses yeux dans les siens d'un air totalement sereine.

« Apprivoise plutôt ta raquette, Nounours ! » Lui dit-elle avec un petit bisou du bout des lèvres.

Carlisle et moi nous nous retenions tant bien que mal de ne pas éclater de rire.

Finalement la partie reprit et, profitant de la déconcentration d'Emmett, ils nous démontrèrent en beauté qu'ils étaient toujours bien les parents.

Après une bonne douche on se retrouva dans le salon, pour partager le dessert que, dans notre hâte d'aller jouer, on avait négligé.

J'étais détendu et presque heureux. Je me rendis compte que je m'étais interdit ce bonheur d'être en famille pendant vraiment trop longtemps.

Mon portable sonna. Je m'en emparai vivement espérant que ce fut Tanya, mais le numéro qui s'afficha m'était inconnu. Je décrochai tout aussi intrigué que ma famille.

« Allo ! » fit une voix timide au bout du fil, je ne pu m'empêcher de sourire et Esmée me lança un regard interrogateur je secouai la tête. « Monsieur Anthony Masen ? » Insista-t-elle.

« Anthony, que puis-je pour toi Isabella ? » Emmett sourit et se rapprocha, je le repoussai.

« Oh…Tu peux m'appeler Bella, tout le monde m'appelle ainsi ! »

« D'accord Bella ? »

« Euh… » Sans même la voir, je savais qu'elle devait être en train de rougir. « J'aurais besoin de quelques précisions !... »

« Je t'écoutes !»

Je répondis à ses questions, précisant que mon planning était serré, que je devais repartir dans quinze jours et lui apportant toutes les précisions qui pouvaient l'aider à me mettre en relation avec les bonnes personnes.

J'avais à peine fini de parler qu'elle raccrocha brutalement, à mon grand regret, après avoir balbutié « Au revoir Anthony. » Je grimaçai intérieurement me sentant légèrement coupable de devoir être connu que sous un pseudonyme par une personne aussi généreuse qu'Isabella Swan.

Emmett tendit la main au même moment. « Elle a déjà raccroché, pervers ! »

« C'était Bella Swan ? » m'interrogea Esmée. Je confirmai. « J'ai eu de trop rares occasions de la rencontrer. Très gentille et très belle jeune fille… Je la considère un peu comme la fille que je n'ai jamais eue. Donc, aucun d'autre vous n'a intérêt de lui faire le moindre mal ! » Dit-elle en regardant Emmett droit dans les yeux.

Il se mit à bouder. Je ne pu m'empêcher d'être, je ne sais pourquoi, soulagé.

« D'ailleurs, » poursuivit-elle, et intérieurement je grimaçai, sachant que le moment tant redouté était arrivé. « Emmett Cullen j'aimerais bien que ton alter égo, le malheureusement dénommé Emmett Fratt, cesse d'étaler ses attributs intimes à la face de tous les gens vivant à la surface de cette terre ! »

« Maman, je te l'ai dit cent fois, les paparazzis réussissent toujours à me trouver quel que soit l'endroit où je m'enterre. Tu ne peux pas me demander d'arrêter d'avoir une vie sexuelle épanouie. J'y peux rien moi, si çà rend les filles folles que je sois un Quarterback célèbre ! »

« T'as oublié, et un grand modeste Em ! » Lui dis-je pince sans rire.

« Tu n'aimerais pas en avoir une qui t'aime pour ce que tu es plutôt que pour ce que tu fais ? » Insista Esmée.

« Maman, çà n'existe plus des filles bien comme toi. Regarde Tanya ! » Dit-il en me renvoyant la patate chaude. Je lui lançai un regard meurtrier.

« Oui Edward, ne croit surtout pas que ton père et moi n'avons pas remarqué que tu nous évite depuis presque le début de ton mariage. Que se passe-t-il exactement entre Tanya et toi ? »

« C'est dans tout les journaux, comment avez-vous pu rater qu'elle s'envoie à nouveau en l'air avec le seul et unique Aro Volturi ! » lança Emmett en secouant la tête.

« Em, tais-toi ! » lui intima Carlisle. « Edward ? »

« C'est ma faute… » Commençai-je.

« Oh, c'est de ta faute si ta femme a ouvert les jamb… »

« Emmett ! » Sifflai-je la voix basse, les poings serrés.

« Quoi ! Vas-y donne moi une seule et bonne raison qui explique tout ce merdier et ton attitude de Saint Bernard ! »

« Quand on s'est mariés, c'était pour de mauvaises raisons. Elle avait surpris Aro avec une fille et avait le cœur brisé. J'ai abusé de sa faiblesse ! »

« Ah, mon dieu, achevez-le ! Edward, elle le voulait autant que toi. J'étais là quand elle s'est jetée sur toi, le grand, le magnifique Edward Benefici qui triomphait à Broadway ! Je te dis que c'est une mante religieuse ! »

« Emmett, j'aimerais bien que tu garde tes réflexions sur ma femme pour toi. »

« Chéri, tu sais que ton père et moi nous t'avons toujours soutenu…Quand tu nous a commencé à t'éloigner, on s'est incliné. « La peine dans sa voix me fit sentir encore plus mal. Elle reprit plus fermement. « Mais je pense, et crois moi, je n'en reviens pas de dire ces mots…Je pense qu'Emmett à raison… Rien ne peut excuser que ta femme s'affiche aussi ouvertement au bras d'un autre…Aussi, même si tu ne le veux pas, affronte la vérité ! »

« …Elle m'a dit qu'elle ne sait pas où elle en est et qu'elle avait besoin de temps ! C'est la seule raison qui l'a amenée à venir tourner ici en France. C'est une pure coïncidence qu'il soit ici, lui aussi. Vous savez comme moi que tous ces torchons trafiquent les informations…Je veux donner une deuxième chance à mon couple…» Ma voix se brisa.

Esmée se leva et se serra contre moi. Tout en passant la main doucement dans le dos pour me consoler, elle déclara.

« C'est ton choix Edward…C'est ton choix ! »

« Je déteste ces endroits, c'est enfumé, il y a beaucoup trop de bruit, on ne peut pas parler… » Grommelai-je en terminant de boutonner la chemise qu'Esmée avait choisie pour la soirée. Celle d'Emmett était largement ouverte sur sa poitrine.

« C'est l'idée Ed ! Tu vas pour avoir une connexion avec d'autres êtres humains. C'est légèrement différent de tes fameuses rencontre par visio-conférence… » Tout en entremêlant ses doigts, il m'expliqua, « Le bruit t'oblige à te rapprocher, te mélanger…Tu peux pas essayez de les coiffer ! »

« Cela le rend plus attirant au yeux des femmes ! » Dit Esmée en entrant dans la chambre. Elle s'avança et déboutonna les deux boutons du haut de ma chemise.

« Maman, je suis marié, je ne veux pas être att… » Comment avais-je pu accepter cette idée saugrenue ? Ah, oui ! J'avais fait la promesse de laisser de côté mes problèmes et mon boulot !

« Chéri, je ne te demandes pas de faire des folies,…Mais, tu as promis de t'amuser ce soir ! Donc tu es sous la garde ton grand frère….Je m'expliquerai avec ma conscience pour cette action impie plus tard… »

« Maman ! » Cette fois nous le criâmes en même temps.

« Cessez d'embêter votre mère !...Emmett tu n'as pas le droit de séduire plus d'une seule femme ce soir…Edward…Par pitié…Amuse-toi un peu ! La dance n'est pas encore considérée comme un acte licencieux ! »

« Ca dépend de la danse, et de qui dirige ! » dit Emmett en éclatant de rire. Je secouai la tête.

On se disputa ensuite pour savoir qui allait conduire. Je gagnai parce que Carlisle voulait être certain que sa banquette arrière resterait vierge de tout contact avec des peaux nues lors de cette soirée ;

En montant dans la BMW de Carlisle, je jetai un coup d'œil vers le couple enlacé sous le porche.

« Je donnerais n'importe quoi pour avoir la chance de trouver quelqu'un avec qui je puisse partager le même amour que ces deux là ! »

Je me tournai surpris vers Emmett. On s'observa un moment. Je savais qu'on était tout les deux sur la même longueur d'onde. Au fond, il espérait toujours trouver parmi une de ses conquêtes celle qui saurait le retenir, et moi…moi, j'avais trop mal.

« Oui, moi aussi ! » Avouai-je, finalement et bien malgré-moi.