La Magie De Gaïa

Note Auteur : J'ai passé tout le temps depuis la dernière update a essayer de réunir toutes mes idées et d'en faire un chapitre cohérent. Comme ça ne marchait pas je n'ai rien écris du tout sur l'ordinateur et ai juste pris pleins de notes sur papier. Ensuite j'ai lu autant de fanfiction que je pouvais pour me redonner inspiration. Et finalement aujourd'hui, vers 11 heures, j'ai ouvert mon document qui n'avait qu'un chapitre de prêt, et me suis mise à taper. Je ne me suis arrêtée que pour manger à midi et ce soir, et pour ouvrir la porte à mon frère qui est venu nous rendre visite. Après de longues heures sans pouvoir m'arrêter de taper sur ce pauvre clavier (d'ailleurs j'ai un message qui n'arrête plus de me prévenir que les piles sont faibles, je crois que je l'ai épuisé lol), je viens tout juste de finir ce chapitre. Ils est 23 heures et quelques minutes. (de 11 heures ce matin à maintenant... ma muse a envie de dormir pour le coup).

J'avais à l'origine décidé d'écrire les trois derniers chapitres et de les poster tous ensembles mais vu le temps qu'il m'a fallu pour celui-là... j'imagine le temps qu'il me faudra pour le suivant puis l'épilogue... Donc je préfère vous offrir ce chapitre. Le temps de corriger les erreurs et je poste.

C'est mon meilleur chapitre... enfin je pense. Mais c'est parce que je suis fière de l'avoir fini. Parce que c'était difficile. Et long. Et qu'on est toujours fier quand on termine ce qu'on veut le plus terminer (ça se voit que mon cerveau est fatigué).

Bonus: deux nouveaux anges gardiens dans le chapitre.

Bisous et Bonne lecture. Pourvu que vous aimiez, rien d'autre ne compte.

Pack = meute (un jour je changerai directement l'erreur dans le chapitre correspondant... un jour lol)

Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi ^^ (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)


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Chap.36

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Harry se pencha une dernière fois au-dessus de la carte sur la table ronde.

"Ne t'inquiètes pas Harry, nous avons fait tout ce qui pouvais l'être. Tu n'as rien laissé passé dans notre plan de bataille."

'Rien ne pourra chasser ce désir de perfection tant que nous n'aurons pas vu la fin de cette guerre.' Raisonna Harry.

Regulus saisit le bras de sa charge et le mena doucement vers les grandes portes où se tenait un petit groupe de gardes chimères royales. La reine manticore leur avait donné pour tâche de veiller sur le jeune prince. Regulus tendit à Harry le bout de la corde portoloin que le groupe tenait déjà, et après un simple mot ils disparurent.

Harry n'eut qu'une seconde avant d'être engouffré dans une embrasse soudaine. Il entendit le rire retenu de Rodolphe sur sa droite et le soupir exaspéré de Regulus qui d'une voix agitée essayait d'expliquer que l'homme qui avait 'attaqué' Harry n'était pas un ennemi mais quelqu'un de sa famille. Non, il n'avait pas besoin d'être secouru... du moins tant qu'il ne risquait pas de mourir étouffé. Mais non! Cet homme n'essayait pas de l'étouffer. Ce n'était qu'une façon de parler! Et est-ce que les chimères pouvaient pointer leurs arcs ailleurs que le dos de Harry en attendant que leur véritable cible sorte de derrière le jeune prince... Nonnnnn.... ce n'était pas sa manière de dire qu'une fois que Harry se déplacerait elles pourraient tirer! Mais puisqu'il disait que c'était une réunion familiale! Si elles prenaient le temps de l'écouter un peu. Et une longue litanie sur le fait qu'en tant que gardien de Harry il savait ce qu'il faisait. Pitié, que quelqu'un d'autre essaie de raisonner avec les chimères...

"Tu m'as manqué, petit homme." Murmura le sorcier qui entourait Harry de ses bras.

Et à la fin, tout ne tenait qu'à ça. Qu'à ce que Harry représentait dans les yeux d'un autre, de quelqu'un qu'il aimait et qu'il respectait. Tant que ces quelques personnes qu'il avait choisi voyait au delà de ce qu'il devenait, tant qu'elles le gardaient dans leurs coeurs sans crainte de ses pouvoirs et de sa métamorphose... Harry pouvait vivre. Le jeune sorcier savait qu'un jour viendrait où il ne serait plus vu autrement que comme un prince, enfant de Gaïa. Qu'un jour ses pouvoirs et son nouvel état dans l'univers l'éloigneraient de la vie banale des humains et autres races. Cependant, il n'était pas encore prêt à être adulte. Il pouvait accepter ses changements et Gaïa, il pouvait grandir et apprendre. Mais pour les temps à venir, peut-être un siècle, peut-être moins, il avait cette famille humaine à laquelle il souhaitait s'accrocher. Des êtres pour le veiller et l'aimer comme tout enfant sur cette terre. Et, quand son âme aurait été baignée de leur amour et de leur savoir, il déploierait ses ailes et s'envolerait. D'ici là il resterait enfant dans les bras de son père. Qu'il ait été adopté ne le gênait pas parce qu'il s'agissait de sa famille de coeur et d'âme. Le sang n'est pas toujours tout ce qui fait une famille. Le sang n'est pas le seul lien. C'était pour cette même raison que Gaïa avait un gardien du sang et un gardien de l'esprit. Parce que quand l'un échoue, l'autre peut prendre la relève. Et lorsque tous les gardiens auraient apparu, toutes les facettes et tous les liens de l'existence seraient soutenus. C'était l'une des leçons qui devait faire évoluer Harry. L'une de celles qu'il devrait prendre quelques années à vivre. Gaïa ne le retiendrait pas de cette voie. Harry était déjà son enfant, porteur de son pouvoir et de sa voix. Il ne lui restait plus qu'à devenir adulte, à mûrir au-delà de la vie qui avait été la sienne jusqu'au voeu et le début de sa métamorphose.

Harry serra l'homme dans ses bras, nageant dans l'aura douce de son père adoptif. Laissant le rire contenu de Dolphe et la voix agacée de Regulus flotter au-dessus de cet instant qui lui était offert.

'Tu m'as manqué aussi, père de mon coeur.' Dit-il à l'homme par l'esprit.

Lord Potter sourit contre la tempe du jeune homme: "Gaïa avait raison. Ta voix est douce. Et j'ai attendu si longtemps pour l'entendre."

'Même si les mots passent de mon esprit au tien?' S'inquiéta Harry.

"Ainsi ils sont plus véritables, loin de tout mensonge ou demi vérité. J'entends ta voix et tes mots, j'entends qui tu es à travers ton esprit. Et je suis fier de qui tu es. Tu ne peux pas te cacher quand tu parles comme tu le fais."

Et cela suffisait. Harry était lui-même. Pour la première fois de sa vie, plus rien n'était dans l'ombre d'un masque ou dans l'ombre de sa mémoire oubliée.

"Prince de Gaïa ou non, tu es mon Harry. Mon fils de coeur et d'âme. Bien sûr je dois te partager avec un certain nombre de personnes. Rien n'est parfait après tout." Plaisanta William.

Ils se séparèrent lentement. Harry prenant tout de même en compte les protestations de son ange gardien Regulus. Se tournant tout en protégeant son père, Harry fit face à ses gardes du corps pour la journée. Les chimères tenaient leurs arcs pointés vers le sol devant un Regulus qui faisait les cents pas tout en les grondant sévèrement et leur expliquant qu'il ne tolèrerait aucun jugement basé sur leurs préjudices envers la race sorcière. Surtout que certains de leurs alliés étaient sorciers et qu'elles devraient combattre avec eux. Ce qui avait commencé comme une remontrance se transforma en un discours complet puis aux ordres d'un général d'expérience. Comment Regulus pouvait posséder la force de caractère de rembarrer des chimères était un mystère. Les seuls êtres que les créatures respectaient étaient de leur race, leur reine, et Harry... Apparemment Regulus venait de gagner ce même respect... en les insultant. Harry se demanda où le jeune sorcier avait appris toutes ses insultes, parce qu'il avait un vocabulaire très intéressant à cette minute. William éclata de rire tout en lançant un regard d'admiration au jeune Regulus et protestant faiblement que seul un Black pouvait obtenir cette réaction d'un groupe de chimères. Ce n'était pas juste d'après ce qu'il disait. En même temps il ne protestait pas vraiment, ni ne cherchait à réprimander le langage du garçon. Lord Potter était très amusé. Rodolphe secouait la tête pendant que l'un des sorciers de l'alliance essayait de gagner leur attention. Finalement, le sorcier murmura quelques mots à Rodolphe et partit d'un air exaspéré qui fit sourire l'ange gardien.

"Je vous rappelle qu'il ne nous reste que deux heures pour nous préparer." Annonça l'humain. "Quoique les licornes, vampires et chimères ont terminés leurs cercles d'après le rapport que je viens de recevoir."

"Déjà?" S'étonna William.

"Hmm. Ils sont arrivés au point d'apparition il y a près d'une heure. Et étant donné que tout été planifié à la perfection..."

"Ils ont eu le temps." Termina William avec un léger sourire.

"Grâce à votre groupe Lord Potter. Si vous n'aviez pas mis les sorts d'invisibilités et de silence sur les voies qu'ils devaient emprunter pour prendre leurs places..." Rodolphe secoua la tête. "Heureusement les langues de plombs ont les talents nécessaires pour que leur magie passe inaperçue aux yeux de tout autres sorciers. Sinon les habitants du village et les espions de Voldemort aurait remarqué nos troupes."

"Le ministre n'a fait appel qu'aux meilleurs de ses hommes. Ils ont tous les connaissances tirées du département des mystères. Et comme beaucoup de découvertes magiques viennent de là... cacher les signatures magiques et une armée aussi importante n'était pas aussi difficile qu'avec tout autre sorcier." Répondit William. Il sortit un papier de sa poche et le regarda quelques secondes. "300 alliés sur le chemin vers Poudlard et au portail de l'école. 100 licornes dans le premier cercle séparant la forêt à la fin du village. 100 vampires pour le second cercle protégeant les licornes de la bataille qui prendra place dans la ville. En fait les deux cercles ne sont séparés que par l'un des chemins que nous avons tracés magiquement pour faire voyager nos troupes jusqu'aux points voulus. Harry? Es-tu sûr que la distance entre les cercles est suffisante?"

'hmm. Le chemin, ou ligne que les langues de plombs ont placés là serviront à transporter les relèves pour les vampires du second cercle dés qu'ils seront épuisés. J'utiliserai mon lien avec Gaïa pour les faire apparaître entre les deux cercles avec la magie de la terre. Rien ne passera la barrière magique des vampires, pas mêmes des flèches. Les licornes ne risqueront rien. Et puis je veux que l'armée de Voldemort, surtout les ennemis, voit les licornes détruire les inferis. Une tactique de peur pour pousser l'ennemi à agir plus vite. Parce que plus vite ils se dévoileront, plus vite la bataille touchera à sa fin.'

"D'accord. L'espace entre les deux cercles n'est pas important alors." Regardant son rapport à nouveau William reprit. "Vingts groupes mixés de créatures alliées dispersés dans la rue centrale du village. Chaque groupe composé de quarante individus. Tous cachés dans des bulles invisibles en attendant la première vague d'attaque."

"Ils sont tous prévenus de n'apparaître et intervenir qu'après l'arrivée de Dumbledore et ses hommes, de préférence après la mise en place des boucliers anti apparition qu'ont prévus les mangemorts. Et puis nous savons tous que les hommes de Voldemort essaieront de se vanter de l'intelligence de leur maître dans la création d'une diversion. Ils voudront voir le grand Dumbledore réaliser son erreur avant d'attaquer vraiment. ça laisseras à votre groupe, Lord Potter, la possibilité de s'avancer et se s'infiltrer parmi l'ordre du phénix et leur passer le message qu'ils ont des alliés." Annonça Rodolphe.

"Mais si vous êtes invisibles et silencieux? Comment passer le message?" Demanda Regulus qui avait finis d'arranger les chimères pour leur mission de protection de Harry.

"Le sort des langues de plombs permet de choisir qui nous voulons autoriser à nous voir. Ils nous suffira de toucher les membres de l'ordre un par un pour ne pas attirer l'attention à nos actions. Ils seront les seuls à nous entendre et nous voir. Nous leur donnerons le moyen de reconnaître les membres de l'alliance et nous leur prêteront assistance au début de l'attaque avant de nous dévoiler à tous les yeux. Nous aurons l'avantage de la surprise et réduiront les nombres ennemis avant qu'ils ne s'aperçoivent que des hommes invisibles les déciment."

'La bataille prendra place entre le cercle des vampires et celui des chimères qui me protègeront. C'est à dire entre la fin du village et le chemin qui sépare Pré au lard de Poudlard. Même si la grande ruelle est assez longue, les troupes seront serrées et sans la magie de Gaïa il serait difficile de reconnaître ami d'ennemi. Heureusement vous êtes tous marqués par le pouvoir de la terre et vous savez comment voir la marque.' Commenta Harry.

Regulus intervint pour une autre raison cette fois-ci: "Harry. Les chimères de la garde royale sont prêtes. Il est temps de te mener au centre des lignes de magie."

Harry ferma les yeux et soupira. Il les rouvrit et sourit à son père: 'Mon tour est venu de passer les chemins des langues de plombs. Je te retrouverais plus tard?' Et sa question comprenait tant de choses avec ces mots. Est-ce que tu seras en vie à la fin? Est-ce que je serais en vie pour te voir? Est-ce que tu voudras encore de moi après avoir sentit le pouvoir qui est en moi?

"Hmm. Si les 100 chimères qui feront un cercle autour de toi sont aussi efficaces que l'ont dit, j'aurai du mal à les passer pour te rejoindre." Se moqua William.

'Nan. Tu passera toujours toutes les défenses pour me joindre. Qu'est-ce que quelques dangereuses chimères pourraient bien te faire pour te retenir?'

"Elles ont de grandes dents."

'C'est pour mieux manger les mangemorts mon père.'

"Elles ont de grandes griffes."

'C'est pour mieux marquer l'ennemi mon père.'

"Elles ont de grands yeux... ah non, ça marche moins bien..." S''interrompit William.

' En plus tu aurais du commencer par 'elles ont de grandes oreilles' et finir par 'elles ont de grandes dents'.' Se moqua Harry.

"Que veux-tu? Je ne connais pas les contes de fées aussi bien que toi." Répondit son père.

'Ah, tu as entendu parler de ma merveilleuse pièce de reconstitution historique.' Commenta Harry.

"Oh. La plus grande de Poudlard est une 'reconstitution historique'? Demanda un William faussement sérieux.

'Bien entendu.'

"Tu te rends comptes que je n'ai pas eu l'occasion de te punir pour cette 'reconstitution'? Il faudra absolument que je règle la situation après la bataille."

'Tu oserais survivre à une grande guerre juste pour me punir?' Fit un Harry indigné.

"Bien entendu." Répondit William. "Maintenant file avant que je ne change d'avis et n'agisse plus tôt." Grogna faussement le sorcier.

Harry le regarda avec de grands yeux, serra l'homme pour une seconde avant de fuir aussi vite que possible en lançant un dernier et uniquement pour les oreilles de son père: 'je t'aime aussi.'

Rodolphe s'élança immédiatement après sa jeune charge, prenant place à ses côtés, suivit de peu par un Regulus aux yeux ronds qui n'avait rien compris de l'échange entre les deux Potter. Dolphe haussa les épaules. Ce n'était pas souvent que Harry parlait à quelqu'un d'autre par la pensée sans faire participer ses anges gardiens. Aussi il savait que cette discussion dont ils n'avaient entendu que les paroles de William, n'était que pour Harry. Un instant entre père et fils. Dolphe savait aussi que Regulus était toujours trop curieux et persévèrerait, posant des questions à Harry, offrant au plus jeune une occasion de le faire mariner et de s'amuser encore plus à ses dépends. Heureusement, Regulus se doutait bien qu'il ne tirerait rien de son protégé, mais il appréciait le sourire qu'il avait tiré au prince de Gaïa avec ses tentatives. Ils étaient si proche de l'heure du combat que bientôt tout serait baigné de sang et de peine.

William de son côté, observa le groupe des trois humains suivis de la garde royale de la reine manticore. Pour renforcer son courage il se prit à penser à ce qu'il ferait quand ils auraient gagnés, car il n'avait pas de doute sur ce point. 'Alors, je ne peux pas l'enfermer dans sa chambre sans aucune activité que tout jeune apprécie... parce qu'il peut parler par l'esprit à autant de personne qu'il veut et ne s'ennuierait pas. Je ne peux pas lui interdire le quiddich... parce qu'il ne joue pas. Je ne peux vraiment rien lui interdire. Il me faut trouver quelque chose qui le fera travailler... sauf que ça ne le gênerait pas plus que ça non plus. Pourquoi faut-il qu'il soit si... généreux? Il aide autant qu'il peux quand il est à la maison. Qu'est-ce qui fonctionnerait comme punition? Je n'ai absolument pas la moindre idée. Et si je demandais à Gaïa?' Il abandonna l'idée quand il reçut un vague sentiment d'un rire cristallin... D'accord, Gaïa n'aiderait pas. Et pendant qu'ils mettaient tous en place les derniers détails de leurs plans, William laissait son esprit vagabonder vers un futur qu'il espérait. Au pire il demanderait à Minerva de faire l'un de ses fameux sermon au jeune plaisantin.

Harry marchait d'un pas léger derrière les bâtiments du village. Voldemort n'avait même pas pensé à s'assurer des points de retraite dans les ruelles arrières du villages. Le sorcier noir ne pensait qu'à entrer dans le village, vaincre la faible opposition et gouverner le monde. Sa vision était réduite à si peu que tout ce qu'il avait omis dans ses plans profitait à ses adversaires. Les langues de plombs avaient fait un travail incroyable en créant de longs couloirs entourés d'un champ magique d'invisibilité et de silence. Encore plus en les plaçant où personne ne regarderait ni n'attaquerait. Le couloir qu'il parcourait était abrité de tout danger par les maisons et magasins. Il avait été stupide de la part de Voldemort de lancer une bataille dans une grande rue entourée de maisons et devantures. Comme s'il croyait que le combat se limiterait à cette rue commerciale et peut-être l'intérieur des bâtiments dans lesquels les innocents essaieraient de se protéger. Marchant d'un pas soudain plus lourd, Harry réfléchit à ce qui allait venir. Il y avait autour du village les arbres de la forêt interdite. En fait Prés au lard était comme une oasis au milieu des bois sombres. Avec d'un côté un chemin qui menait à l'école. A l'entrée de ce chemin se trouvait le centre des veines de magie de Gaïa. Là, au milieu d'un cercle de chimères et manticores, une centaine quine s'investirait pas dans la bataille mais garderait sa position, Harry devait servir de relais au pouvoir de sa mère.

Le jeune garçon salua de la tête les créatures qu'ils passaient, recevant le même respect qu'il donnait. Atteignant le cercle des chimères à l'entrée du village, alors que le point d'arrivée de toute apparition s'était effectué à l'autre bout du village, il les observa s'écarter pour former une haie d'honneur. A son passage, les créatures se courbaient légèrement. Et lorsque son groupe était passé, elles refermaient l'ouverture faite seulement pour lui. Le groupe arriva au centre où attendait la reine manticore.

"Mon jeune prince." Salua-t-elle. "Je resterait près de vous pour cette journée. Ou cette nuit puisqu'elle va bientôt tomber."

'tes-vous certaine de ne pas vouloir participer à l'attaque?'

"Mon peuple aime se battre et a rêvé pendant des siècles de l'heure où il pourrait écraser l'ennemi et faire disparaître le sang des scelleurs de portes. Pour ce seul but chacune de nos reines, y compris moi, a commis les pires des erreurs et des crimes. Dans notre désir de vengeance nous avons perdu le droit de justice. Pour cette raison, je choisis cette place à vos côtés. Pour racheter nos choix et payer le prix de nos actes.

Autour de vous nous fermerons le cercle.

Au centre de nous vous résiderez en paix.

Que ceux qui voudront passer soient arrêtés,

Et par nos griffes déchiquetés.

Ainsi par notre magie est-il promis.

Ainsi par nos coeurs est-il juré." Finit la noble reine. Un courant de magie la traversa et entoura Harry, scellant le voeu de la créature et de son peuple à travers elle.

Le jeune prince courba le haut de son corps pour accepter muettement l'offrande faite. Puis, se tournant vers le chemin que cachait le cercle fermé des chimères autour d'eux, il sentit avec l'aide de son pouvoir la présence des elfes noirs et de lumières camouflés de chaque part du chemin. Et les loups garous plus loin, devant le grand portail de l'école. Il savait qu'aucun de ces alliés ne sortiraient de leurs cachettes avant que Voldemort n'ait pénétré les défense du château. Où que soit le point d'entrée du Lord, ils ne pouvaient pas risquer que le sorcier voit les alliés et devine le piège. Mais dés qu'il serait entre les murs de l'école, les dernières défenses se mettraient en place et rien ne pourrait passer.

Harry s'avança avec hésitation vers le point exact où les veines de Gaïa se croisaient. Il n'avait jamais été au centre d'une si grande concentration de magie et savait que cela aller le changer pour toujours. Des mains se posèrent sur ses épaules. Regulus à sa droite et Dolphe à sa gauche. Rodolphe fit un pas en avant et s'arrêta, s'installant à genou hors de la croisée des lignes. Regulus fit de même de l'autre côté après avoir serré une dernière fois l'épaule de leur charge. Réunissant le courage que les deux gardiens lui avaient donné, Harry entra la croisée des lignes et se laissa tomber assis sur le sol de terre. Sur sa peau des étincelles de pouvoir grésillaient créant un halo émeraude, comme une seconde peau par-dessus les robes de guerre que les nains et les elfes lui avaient offerts. Les manches argent de sa chemise dépassaient de sa longue tunique vert sombre sans manche. Des créatures de légendes étaient tissés en fils d'argents sur le long tissus créant des scènes incroyables sur un fond ressemblant au feuillage des arbres d'une forêt. La chemise était un trésor en soi, parce qu'elle avait été tissée avec les fils de mythril les plus fins par les mains des elfes sous l'oeil des nains qui avaient fournis le matériel. La tunique traînait légèrement au sol. Il n'avait aucun manteau ou autre vêtement que le pantalon pareil à la chemise sur lequel s'ouvrait la tunique. C'était la seule protection dont il aurait besoin. Peut-être parce que tout ce qu'il portait avait été enchanté par chaque souverain de chaque race de l'alliance en plus d'être du mythril le plus pur et le plus résistant. Sans compter les fleurs d'ivoires d'un blanc tournant à l'argent brillant entrelacées sur les mèches noires de sa longue chevelure. Les runes de pouvoir et de protection formées par les fleurs étaient encore plus puissante que jamais. Les fées ayant usées de tout leur pouvoir pour les poser. La baguette du jeune prince résidait dans un fourreau spécial à sa taille, attaché à la ceinture serpentine cachée sous la tunique. La magie même des vêtements se mêlait à son propre pouvoir et au lien que Harry commençait à créer avec Gaïa sur ce centre de pouvoir. Il plongea son esprit dans la rivière de vie autour de lui et tissa les réseaux de magie qu'il liait ensuite à chaque cercle protecteur.

Aux licornes, à l'orée de la forêt hors du village, il transmis la lumière la plus pure, pour renforcer le feu qu'elles étendraient sur les inferis.

Aux vampires, à quelques pas à peine, au bord de la fin du village, ils donna la compréhension de l'air et de l'eau contenu là, pour soutenir leur bouclier magique.

Aux chimères l'encerclant il offrit l'énergie vibrante de Gaïa, pour que les créatures ne s'épuisent pas et ne tombent pas.

A la garde royale formant un cercle plus serré autour des deux anges gardiens, de la reine et de lui-même, il confia la force de la magie pour l'aider à rester droite et fière, patiente et sûre.

Et sur chaque membre de l'alliance il renforça la marque magique de Gaïa, les liant les uns aux autres pour qu'ils se reconnaissent autant par leurs autres sens que par le seul moyen de leurs yeux.

Il fallu du temps pour créer le filet magique. Longtemps. Aussi, lorsque le jeune prince ouvrit ses yeux d'émeraudes brillants comme des joyaux, il vit se former l'immense bouclier anti apparition dont la signature magique criait 'mangemorts'. Pendant que son âme nageait dans la rivière de vie, l'armée adverses était entrée en jeu. Harry se concentra sur la magie de Gaïa tout en levant les yeux au ciel pour observer la course des étoiles que la nuit avait révélé. Là-haut, Mars brillait fort. Et la lune qui s'était arrondie parfaitement était rouge sang. Au moins, pensa-t-il, les loups garous des deux bords étaient tous dirigés sur le chemin vers Poudlard. Parce que Voldemort voulait que les enfants soient contaminés pour pouvoir mieux les contrôler une fois victorieux. Parce que l'alliance savait qu'en présence des elfes, leurs propres loups garous seraient contrôlés par l'ombre et la lumière des deux races, et touchés par la magie elfique les loups seraient dirigés contre le véritable ennemi. Aucun innocent ne serait touché. Le cercle des chimères séparant les loups garous du village, et les loups garous et elfes protégeant l'école. Au moins, ils avaient prévus cette possibilité.

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Dans le village, les minutes s'écoulaient lentement depuis que le prince de Gaïa était parti vers sa position. Les créatures entourées dans des bulles d'invisibilités attendaient. Elles observaient avec attention les alliés sorciers séparés des divers groupes cachés dans la grande rue. William Potter et ses hommes étaient près des coordonnées que Dumbledore donnait toujours à ses portoloins. William était l'un de ceux qui connaissait l'endroit que le vieux sorcier considérait être le point parfait d'arrivée. Le défaut étant que c'était au centre du village et à découvert. Dumbledore pensait qu'arriver au milieu de ses ennemis était le meilleur moyen pour les divertir et gagner de précieuses minutes pour tourner la situation à son avantage. Le plan avait des possibilité... et autant de défauts.

Les passants étaient rares à cette heure tardive, surtout parce que les nuits de pleines lunes, les sorciers avaient pris l'habitude de se terrer chez eux par peur des loups garous que la lune appelait à la vie. Pour cette raison, quelques groupes de langues de plombs avaient déjà faits le tour des maisons et donné des portoloins aux familles en train de diner ou de se reposer. Pour plus de sécurité, et pour éviter qu'un espion possible révèle leurs actions à Voldemort, les langues de plombs avaient simplement endormis tout le monde d'un sort rapide et avaient attachés les mains des inconscients à l'aide des cordes qui servaient de portoloins. Harry activerait les moyens de transport quand il serait sûr que leur piège s'était refermé sur l'ennemi. C'est à dire dés que les sorciers alliés se révèleraient aux mangemorts. Les magasins et bars encore ouverts abrités de jeunes gens, tous fils des quelques sangs purs du groupe de sorciers alliés. Les jeunes gens avaient voulu participer et avait pour mission de barricader les bâtiments dés l'ouverture des hostilités et de donner les portoloins aux autres clients et patrons. Ils avaient avec eux un artefact qui révèlerait tout danger près d'eux, tout espions de Voldemort ou pauvre fou voulant l'aider. Et puis ils étaient organisés en groupes de cinq pour ne pas être pris au dépourvus. Même si leurs parents voulaient les protéger de la guerre, c'était le choix de ces jeunes gens de risquer leurs vies ou non. Harry et les souverains de l'alliance avaient tout fait pour assurer le maximum de sécurité. Mais dans une guerre tout pouvait arriver.

De nombreux sons d'apparitions parcoururent la grande rue commerciale. Les passants crièrent et fuirent vers les quelques magasins encore ouverts, mais plus souvent vers les bars puisque les magasins ouverts n'étaient qu'un petit nombre à cette heure tardive. Les mangemorts commencèrent à lancer des sorts aux pauvres sorciers qui n'étaient pas assez rapides. Et malgré toutes les précautions prises par l'alliance, les premières morts se firent à ce moment. Des pertes qui n'avaient pas pu être éviter. La rencontre de cette nuit devait avoir lieu. C'était le dernier jour de conflit, les derniers décès de cette longue guerre. Ils auraient tous préférés éviter ces morts, même ceux qui haïssaient toujours les sorciers dans leur ensemble, mais ils n'avaient pas su accomplir ce miracle là. Une vieille femme tomba sous le coup d'un sort qui déchiqueta ses jambes, sa vie s'écoulant en même temps que le sang à travers les blessures brutales. Un jeune homme déjà sou , ne réalisant pas le danger avait marché entre un avada kedavra et la victime que le mangemort avait visé. Le jeune ne saurait jamais qu'il avait ainsi sauvé une mère et son bébé qui avait pu courir dans l'un des bars grâce à lui. Du sang déjà versé sur la terre battue de la grande rue, retournant à la mère Gaïa créatrice de vie, berceau de leurs âmes perdues.

Les murs de pierres des maisons s'écroulaient sous la force d'explosions magiques. Et s'il n'y avait aucun cris venant de l'intérieur ni aucun corps révélé dans les trous béants, les mangemorts ne remarquèrent rien. Ni ne réaliseraient jamais que les innocents dans leurs maisons étaient bien à l'abri dans les pièces opposées à la rue, et sous des boucliers maintenus par des runes tracées à la craie. Seul moyen rapide qu'avait trouvé les langues de plombs de les dessiner à temps. Non, les mangemorts étaient trop pris dans l'amusement que leur fournissait les explosions provoquées par leurs sortilèges. Le bruit terrible de fracas emplissant leurs oreilles et camouflant le silence où des cris auraient du se faire entendre.

De nouveaux sons d'apparitions emplirent l'air saturé de magie. Les mangemorts se tournèrent tous vers le bruit tant attendu. C'est à cet instant précis que William pensa que les coordonnées choisies par Dumbledore étaient tombées sous le coup de tous les défauts possibles et non les avantages prévus. D'abord il n'y avait aucune surprise. Ensuite les hommes de Voldemort s'étaient entourés d'une barrière qui renvoya leurs sorts aux membres de l'ordre du phénix, provoquant deux morts et quatre blessés parmi les trente sorciers présents. Les autres s'étaient tous jetés à terre après avoir lancés leurs sorts, parce qu'ils avaient vu et reconnu la barrière. Au lieu de les attaquer immédiatement, les mangemorts formèrent un demi cercle autour des nouveaux venus. Ils ne voulaient pas les bloquer puisqu'ils voulaient prolonger la bataille et jouer avec leurs nouvelles proies. Cela laissait sans que les hommes du sorcier noir le sache une ouverture derrière l'ordre du phénix, par laquelle les sorciers de l'alliance étaient déjà en train de passer pour se mêler à l'ordre. L'un des mangemorts s'avança et se plaça face à Dumbledore, regardant le vieux sorcier avec mépris.

"Alors, alors. Vraiment Dumbledore, vous êtes trop vieux pour ce genre d'aventure. Regardez l'erreur monumentale que vous venez de faire. Vous précipiter ainsi entre nos mains en emmenant tous vos amis." Se moqua l'homme masqué. "Et... oh! Une magnifique barrière anti apparition." Dumbledore et sa troupe sentirent le bouclier se lever autour de la ville, trop vite pour qu'ils apparaissent hors de danger. "Vous venez de tomber dans un jolie piège. Bien sûr, c'est entièrement votre faute. Vous croire si fort et tout puissant quand vous n'êtes rien qu'un vers de terre sous le pied de mon seigneur. Pauvre fou!" Grogna le mangemort avec un grand sourire vicieux.

Dumbledore garda un air assuré. Non parce qu'il pensait être assez fort pour sortir ses alliés de là, mais parce que montrer la moindre faiblesse à ce moment serait suicide. Même s'il savait avoir mener ses hommes à une mort certaine. Il avait fait une erreur de trop au pire moment. Et il n'était pas sûr que l'autre quart de ses forces puissent forcer le boucliers et entrer dans la ville pour les secourir. Du moins pas à temps pour les sauver tous. Le vieux sorciers avait prévu d'autres vagues d'attaques mais n'avait pas pensé que ses ennemis lèveraient une barrière autour de la ville. Il avait anticipé devoir en lever une pour les retenir. Parce que comme dans toutes les précédentes attaques il avait toujours été celui qui retenait les mangemorts et les battait. Tous ses plans étaient ainsi basés: surprendre l'ennemi, réduire les nombres d'adversaires des le début, les pousser dans des impasses et les vaincre. En utilisant une troupe. Une autre servirait de support si quelque chose tournait mal. Une troisième viendrait récupérer les prisonniers pendant qu'une quatrième mettrait en place de nouvelles protections magiques sur l'endroit attaqué pour que Voldemort ne puisse pas revenir. Mais cette fois, Dumbledore avait tout faux.

Sa main ne tremblait pas autour de la baguette qu'il tenait levée en direction du mangemort, mais son autre main, légèrement cachée par le tissu de ses robes pourpres, frissonnait sans retenue. Jusqu'à ce qu'une autre main se referme sur elle. Dumbledore ne se tourna pas, surtout pas après avoir vu dans l'esprit du mangemort face à lui, à l'aide de legilimencie, que l'homme ne voyait personne derrière le vieux sorcier. Des doigts tapèrent un code morse qu'il reconnut, signant le nom de William Potter et lui donnant un nouveau courage. Albus ne comprenait pas pourquoi l'homme était là et invisible alors qu'il avait été absent au rassemblement d'urgence qu'il avait lancé pour les membres de l'ordre après avoir reçu information d'une prochaine attaque. Quelques mots furent tapés contre sa peau lui signalant qu'ils avaient des alliés, et que les alliés étaient aux commandes.

"Alors on ne dit rien? Ou on attend que la mort vienne peut-être? Après tout, vous êtes à l'âge où cesser de vivre aurait plus de sens que de continuer." Se moqua le mangemort. "Et bien, puisqu'aucun de vous ne veut parler..." Soupira-t-il.

Dumbledore voulait parler, gagner du temps ou n'importe quoi vraiment. Mais la main contre la sienne tapait en morse de garder le silence et d'attendre avant de se défendre. Lorsque le mangemort entama un mouvement de baguette pour lancer un sort, la main tapa 'maintenant'... et Dumbledore attaqua. Il avait confiance en William, et puisqu'il avait déjà fait suffisamment d'erreur, il suivrait une autre voie qu'à son habitude. Il jeta un sort sur le mangemort qui lui coupa un bras et l'envoya valser sur ceux derrière lui. Dans un cri de rage et de peine le mangemort courut vers le vieillard, incapable de reprendre la baguette qu'avait tenue le bras perdu. Dumbledore était suffisamment surpris pour ne pas réagir attend et prendre la force de l'attaque, roulant au sol avec l'autre homme. Des sorts se mirent à pleuvoir autour de lui, venant de toute part. Il reconnaissait les voix des membres de l'ordre et grinçait en reconnaissant les sorts de l'ennemi. Noirs, si noirs. Il grinça encore plus en réalisant les sorts qui venaient d'endroits qui à l'oeil nu étaient vides... d'autres sorciers invisibles, qui usaient de sortilèges aussi sombres que les mangemorts quoique dirigés vers eux. Dumbledore connaissait des tonnes de sorts et de nombreux apportaient mort et souffrance, mais aucun n'étaient de la catégorie des sorts noirs. Il n'usait que de sorts 'lumineux' pour accomplir ses missions. Il n'aimait pas la noirceur des arts noirs. C'était l'une de ses erreurs les plus grandes: rejeter ainsi une part de la magie du monde. Rejeter ce qui existait pour une raison. Lumière ne va pas sans ombre.

Dumbledore roulait avec le mangemort, essayant de se débarrasser du tenace attaquant. Mais le mangemort était dans une espèce de rage qu'il n'avait jamais vu et il semblait se transformer sous ses yeux. Il finit par s'apercevoir qu'à chaque flot de vie que l'autre perdait, il était contrôlé de plus en plus par un autre pouvoir. Une force qui venait d'un collier à son cou... Et Dumbledore n'aimait pas ce qu'il voyait. Il rejeta le corps mourant avec autant de force qu'il pouvait et roula vers sa baguette qu'il avait perdu dans sa chute. Il lança un sort de feu et immola le corps, mais celui-ci tenait toujours debout et avançait vers lui.

"Le collier les transforme en inferis!" Cria-t-il avec force. Espérant prévenir les autres à temps. Le collier, il devait lui enlever le collier. De ce qu'il savait des mangemorts, aucun n'aurait accepté de porter une chose pareille, et il compris finalement que Voldemort avait mis toutes ses cartes dans cette attaque. Probablement offert le collier en présent, expliquant qu'il contenait une protection, et une fois mis personne ne pourrait l'enlever. Du coin de l'oeil, il vit des mangemorts essayer de retirer l'objet après avoir vu l'état de leur camarade. Mais tandis qu'une main accrochait désespérément le bijou, l'autre jetait toujours des sorts, comme si leurs corps ne leur appartenaient plus et qu'un autre dirigeait leurs actes. Dumbledore ne doutait pas que ce devait être le cas. Les mangemorts n'étaient que des sacrifices pour Voldemort. Quel que soit son véritable but, il était plus important que sa propre armée. Albus trébucha et tomba au milieu d'un autre sort tentant d'annihiler l'inferi. A ce moment il vit apparaître un sorcier tout en noir, les mouvements libres de toutes robes gênante. L'homme décapita l'inferi avec une épée et réduisit les deux parts du corps en cendre avant de tendre une main à Dumbledore et de retourner dans la bataille une fois le directeur relevé. Une partie de lui reconnut un langue de plomb et se demanda ce qui se passait, et à quel moment il avait perdu tout contrôle. Mais il ne s'attarda pas et reparti à l'attaque, lançant une majorité de sort de sommeils et autres non mortels sortilèges pour éviter la création d'inferis. Les quelques morts vivants déjà debout avaient été réduits en cendres sous les sorts des langues de plombs. Et même s'ils avaient utilisés une magie noire, Albus ne pouvait pas fournir ses protestations habituelles. Il n'était pas aux commandes, et rien d'autre ne pouvait les débarrasser de ces choses.

Le bruit de cris et et de bataille s'estompèrent graduellement. Laissant derrière l'horrible odeur de sang et de cendres. De chair brûlée et mutilée. Le calme descendit sur eux comme un mauvais augure. Une main s'accrocha au bras douloureux d'Albus, évitant soigneusement l'endroit où un sort avait déchiré la peau jusqu'à l'os. Le vieux sorcier reconnut immédiatement la main de William. Après tant d'années à fabriquer ce code morse avec l'ordre du phénix, Albus pouvait reconnaître une personne d'après la forme des doigts et la force de la main. Et William était l'une des rares personnes considérée comme un véritable ami. Se tournant vers le sorcier plus jeune, il haussa un sourcil en voyant que William n'avait que quelques égratignures.

"J'ai une bonne raison de rentrer en bon état." Commenta le plus jeune, comme s'il avait lu les pensées d'Albus. Ils se connaissaient si bien que c'était une possibilité.

Albus allait parler lorsqu'il remarqua que ses mystérieux alliés n'avaient pas perdus leurs positions de défenses, tendus comme pour une nouvelle attaque.

"Que se passe-t-il?" Osa le vieil homme.

"La guerre Albus. La dernière partie de ce long combat et la plus sanglante. Le débit d'une longue nuit."

Dans la distance, des cris de loups s'élevèrent avec vigueur. Des cris d'animaux sentant l'odeur de sang et de proie. Dumbledore sentit son coeur se figer.

"Nous n'avons rien à craindre d'eux, certains sont nos alliés et retiendront les quelques loups que Voldemort à réussi à garder ou a ensorceler. Et une autre défense se trouve entre eux et nous." Quand Dumbledore voulu l'interroger William se contenta de secouer la tête et de lever un doigt dans le signe pour garder le silence.

"La deuxième vague attend que nous pensions qu'il n'y a plus aucun danger. Dés que nous serons détendus ils attaqueront. Profitons de ces quelques minutes pour soigner ce que nous pouvons." Et William força son aîné (bien que la différence d'âge ne soit pas si grande) à s'asseoir. Il lança quelques sorts de guérison et sortit d'une poche apparemment plate de nombreux bandages et un pot d'une crème spéciale. Au regard curieux d'Albus il répondit:

"Poche sans fond. Nous avions besoin de place pour ranger une grande quantité d'équipements et autres matériels."

La réalité de la situation sembla enfin atteindre Albus.

"Je n'étais pas prêt pour ce soir. Je croyais avoir à faire à nos batailles habituelles et me trouve au milieu d'une guerre."

"Mais nous sommes prêts Albus. Nous sommes tous en place."

"Qui est 'nous'?

William sourit: "Tous ceux qui portent la marque magique que j'ai sur moi." Il observa pendant que Albus essayait de trouver cette marque et au bon moment il reprit. "Tous ceux qui auront cette marque sont des alliés. Aide et protège les cette nuit, car ils savent ce qu'ils font plus que toi." William allait en dire plus, mais il se tendit brusquement. Albus laissa son regard glisser sur la scène autour d'eux. Les survivants de l'ordre finissait d'avaler des potions ou de se couvrir de bandages avec l'aide du groupe de William. Tous les langues de plombs et autres sorciers, qu'il reconnaissait être des sangs purs et Lord de maisons anciennes et puissantes, avaient tournés leur attention vers l'une des ruelles, entre deux bâtiments, qui conduisait directement à un coin de la forêt interdite. Il sursauta parce qu'il savait qu'à cet endroit s'était trouvée une maison quelques secondes auparavant.

"Une illusion." Murmura William. "Ils avaient sûrement détruit la bâtisse depuis au moins une semaine ou plus."

Soudain, quelque chose projeta un groupe de langues de plombs et de membre de l'ordre à terre. Le nouvel ennemi s'était fait invisible.

William cria des ordres et commença à chanter de suite après tout en zigzaguant le long de la rue, profitant de la confusion de l'assaut pour camoufler ses actions derrières ses camarades pendant qu'ils se battaient. Il essaya de ne pas grincer en voyant une jambe être arrachée de l'un de ses hommes Tout ce qui importait en cet instant était de finir son chant. Même si le massacre reprenait et que le siens n'étaient plus que des proies.

Enfin, la dernière parole quitta sa bouche et un grand dôme s'étendit au-dessus de la ville. Au clic qui signala la complexion du sort, des formes cauchemardesques se révélèrent derrière les sorts d'invisibilité. Les ennemis étaient des créatures dirigées par des mangemorts, des choses déformées et énormes qui arrachaient et dévoraient. Il ne pouvait reconnaître ce qu'étaient ces 'êtres', mais William pensait que Voldemort avait encore joué avec ses propres alliés et expérimenté. Ces choses étaient un mélange de créatures et de sorciers et il refusait de penser plus à ce que le mage noir avait fait pour les obtenir. Au moins maintenant l'alliance pouvait viser là où ils n'avaient rien que de l'air juste avant. Et en effet, les groupes cachés dans la grande rue sortirent de leurs bulles et se lancèrent dans la mêlée, venant défendre les sorciers blessés et envoyant les inconscient et morts hors de la zone de guerre par moyen de portoloins.

Les créatures alliées se plaçaient entre les sorciers et les monstres, et William était fier de voir ses hommes profiter de se répit pour lancer des attaques magiques depuis leurs positions... Bien à l'abri de l'ennemi, et justement bien placés pour gagner un avantage de défense. Il vit que l'ordre du phénix suivait l'exemple de sa troupe et transfiguré des pierres et autres objets en barricades solides. Le seul bon point été que Voldemort n'avait créé une ouverture que sur l'un des flans du village et non sur les deux. Mais peut-être pensait-il que les inferis à l'autre bout de Pré au lard suffirait à contrebalancer toute résistance.

Au moment où il pensait à ces créatures précises, il sentit une immense force de lumière étendre un manteau de puissance à l'horizon. Tandis qu'il prenait place derrière l'une des barricades et participé à la défense magique, il jeta un oeil dans la distance et vit l'immense mur de flammes d'or dont il savait que les licornes étaient responsables. Pourvu qu'elles résistent. Pourvu que les flammes tiennent... et puis il se rappela que son fils était au centre de tout, chargé de transmettre toute l'énergie possible à leurs différents cercles. Pendant un instant il ne s'était rappelait que la bataille sous ses yeux et son désir de penser sa famille à l'abri de tout ça. Il avait inclus Harry dans le lot, oubliant que le jeune homme, aussi jeune soit-il, était le maître de leur symphonie. Les licornes tiendraient. Parce que Harry les liait à la magie de Gaïa, elles tiendraient. Les mangemorts, plus puissants que ceux de la première vague qui n'avaient été que de la chair à canon, jetèrent des ordres derrière eux et d'autres créatures, plus communes celles-ci, sortirent de la forêt et se dirigèrent vers les flammes lointaines. Des vampires rogues, quelques elfes noirs qui n'avaient pas répondus à l'appel de l'alliance, des serpents (magiques pour la plupart, parce que même dans la race des reptiles Voldemort croyait en une société supérieure. Ceux des serpents qui n'avaient pas de pouvoir n'entraient pas dans ses rangs.). Il y avait des Nâga, ces êtres mis hommes mi serpents, race en extinction à cause de l'ennemi de l'alliance. William ne pouvait penser les voir disparaître parce qu'elles étaient dans l'autre camps. C'était une catastrophe en devenir de les perdre ainsi. Tout ça parce que Voldemort était un Fourchelang. Mais alors que les créatures reptiliennes s'avançaient à la suite des autres vers le mur de flammes des licornes, l'air se mit à vibrer... ou plutôt à siffler. Comme si un grand serpent parlait à tous les autres. A la différence de ce qu'il avait entendu sortir des lèvres de Voldemort à leurs rares rencontres, William n'était ni effrayé ni dégouté. Il était bercé et rassuré par le chant hypnotique. Pas au point de perdre sa concentration sur la bataille en cours, mais au point de perdre le plus grand de sa tension et de ses peurs. Il gagna une nouvelle force et énergie au son serpentin, encore plus lorsqu'il vit les Nâgi écouter attentivement le chant de l'air et changer de direction. Les êtres mi hommes mi serpents se tournèrent vers les barricades des sorciers. Sentant qu'elles ne leur feraient aucun mal, William donna l'ordre de les laisser passer. Quelques uns des sorciers, surtout ceux de l'ordre, habitués à voir chez les serpents une force maléfique, s'étaient préparés à attaquer et restaient tendus malgré ses assurances. Mais les Nâgi se contentèrent d'avancer vers eux, puis de se réfugier avec eux derrière leurs murs défensifs. Celui qui s'était joint au groupe de Lord Potter le salua avec gratitude et une touche de doute.

"Je reconnaît la voix de l'air, le chant de Gaïa. Tous ceux à qui elle parle et qui l'écoutent sont des nôtres." Murmura le sorcier à la créature. Et le Nâga l'écouta lui, et accepta. La voix leur avait dit de se mettre à l'abri. Trop précieux, enfants de la terre, trop rare pour qu'elle les perde ainsi. Les derniers de leur race sur terre.

Et aucun des membres de l'alliance ne protesta la retraite des Nâgi. Même pas pour les accuser de se terrer au lieu de les aider. Ils savaient tous qu'à ce point, ces cinq créatures étaient les derniers représentant de leur peuple, et de ce fait devait être protégés. Les Nâgi hésitaient, prêt à se battre pour l'alliance après qu'un sorcier leur ait expliqué leurs buts dans cette guerre. Mais à la fin, tout pris une nouvelle direction lorsque des créatures... à ras de terre... parvinrent à passer toutes leurs défenses et toutes les créatures en plein combat dans la grande rue. Lorsque ces choses, des sortes de rats atteignant les genoux d'un homme adulte et au dos courbé d'une espèce de bosse qui s'ouvrit sous le nez d'un sorcier de l'ordre et jeta un tas de minuscules vers qui entrèrent sous sa peau et semblèrent le dévorer vivant, les Nâgi usèrent de leurs puissantes queues de serpents pour rejeter les choses hors du périmètre défensif. Par chance pour tous les sorciers présents, la peau des reptiles était apparemment résistante à ces vers sortis des rats. Les choses furent poussées au début, mais en voyant quelques un des rats se diriger vers les créatures alliés dans la rue et les attaquer avec succès, les Nâgi firent leur choix. Ils rampèrent avec une étrange rapidité vers les rats et se mirent à les écraser à l'aide de leurs queues. Voyant le danger dans lequel se mettaient ces créatures en voie de disparition, tous les sorciers de leurs côtés ,plus les créatures qui pouvaient sortir du combat sans risque pour leurs camarades, organisèrent une défense efficace pendant que les Nâgi accomplissaient leur tâche. Quand ils purent enfin se retirer derrière les murs sorciers, les êtres reptiles avaient perdus l'un des leurs, déchiqueté par un minotaure aidé d'un mangemort.

La rue était remplie à ras bord de combattants des deux camps. Peut-être 500 êtres se tenaient dans cette rue si longue lorsqu'elle était vide, et si étroite en cette seconde. Des bâtiments s'étaient effondrés et les mangemorts commençaient à comprendre qu'ils avaient étés vides, que les innocents qu'ils avaient voulus utiliser dans leur combat, torturer pour faire rager l'adversaire, avaient quittés le village depuis longtemps. Et plus les guerriers se succédaient sur le champ de bataille, pour remplacer les blessés et les morts, plus ils voyaient à quel point leur ennemi était préparé. Mais ce qui les inquiétait le plus était qu'il ne s'agissait pas de l'ordre du phénix ou d'aurors du ministère comme ils rencontraient généralement dans leurs sorties criminelles. Non, ces adversaires inconnus avaient des créatures pour guerriers, même si quelques sorciers étaient chargés des défenses. Ces adversaires avaient regroupé les survivants de l'ordre et les avait convaincus de se battre à leurs côtés.

A l'autre bout de la ville, un cercle de vampire était apparu, bloquant toute sortie du village pour l'armée de Voldemort. Et deux groupes de membres de l'ordre du phénix les avaient rejoints après avoir passé le bouclier anti apparition et avoir compris qu'ils combattaient le même ennemi. Aussi, en plus du cercle de vampires, les mangemorts et nombreuses créatures dans leur camp devaient survivre les sortilèges lancés par les sorciers alliés de Dumbledore qui s'abritaient derrière les buveur de sang. Et la barrière vampirique ne faiblissait pas en pouvoir, et les vampires épuisés donnaient leur place à d'autres qui venaient les remplacés avec une énergie intacte.

Et derrière tout ça, là d'où aurait du surgir l'armée d'inferis de leur maître, un mur de flamme s'élevait sortant des cornes brillantes d'une centaine de licornes. Les morts vivants, manquant l'intelligence nécessaire et n'ayant reçu pour ordre que de ne pas attaquer l'armée de Voldemort, se jetés dans le feu et périssaient aussitôt. Bientôt, il n'y aurait plus aucun inferi pour se suicider ainsi. Les licornes avaient été efficaces. Qui aurait pu penser qu'il restait autant de ces créatures de légendes en vie? Et où l'adversaire inconnu avait-il trouvé un si grand nombre de licornes. Les mangemorts n'étaient pas du genre à accepter qu'il y a plus de choses cachées de par le monde qu'ils ne réalisaient.

Et si ça ne suffisait pas, à l'opposée des vampires et licornes, à l'autre bout de Pré au lard, juste à l'entrée du chemin menant à Poudlard... se trouvait un cercle de chimères en furie qui détruisait tout ce qui les approchait. Malheureusement pour les mangemorts, les quelques loups garous à leur disposition se trouvaient sur le chemin, ayant utilisé un portoloin pour atterrir là. Et d'après les hurlements que l'armée de Voldemort entendait, il y avait beaucoup plus de loups garous là bas qu'il aurait du. Ils ne pouvaient que se demander si leurs adversaires avaient aussi des loups garous à leurs côtés, et justement placés sur le chemin.

Tout n'avait été qu'un piège. Mais pas comme ils l'avaient crus. Ils s'étaient crus maître de leurs plans et prêts à enfin remporter la guerre, mais ils perdaient. Alors les mangemorts restant n'avaient pas d'autre choix que d'appeler toutes les troupes de réserves cachées dans leurs campements non loin dans la forêt. Jusqu'au dernier des mangemorts, y compris les guérisseurs qui n'auraient pas vraiment de travail à l'arrière puisque Voldemort et ses officiers n'avaient pas prévus de moyens très efficaces de transporter leurs blessés... Après tout, Voldemort n'acceptait pas qu'on quitte un combat autrement que mort. Lorsque les 300 guerriers supplémentaires firent leur entrée, l'alliance n'avait pas d'autre ressource sous la main. Alors voir les derniers et peu nombreux mangemorts diriger d'immenses trolls en quantité et trois géants, alors que l'alliance n'en avait aucun en son sein... Voir une viverne, cette créature à la tête de dragon aux dents proéminentes, aux ailes semblables à celles des chauves-souris et à la queue surmontée d'un aiguillon vénéneux, s'élancer dans les airs et fondre su sol sur tous ceux qu'elle pouvait atteindre, peut importe de quel camp tant qu'elle faisait des dégâts... C'était comme voir leur pire cauchemar devenir vrai. La roue avait tournée et l'armée du sorcier noir gagné l'avantage.

Mais à ce moment, Harry fit un choix pour la bataille, un qu'il savait être juste, et leur seule chance. De sa position au centre des veines de magie, il 'voyait' à travers le pouvoir qu'il manipulait et redirigeait. Il était comme un esprit de l'air ayant quitté son corps. Il assistait à tout ce qui se déroulait depuis le début. Témoin et acteur lorsqu'il poussait plus de magie vers les cercles où lorsqu'il avait servit de conducteur à la magie de Gaïa quand elle voulait parler aux Nâgi. Reconnaissant le danger à venir, il tourna la forêt étincelante de ses yeux vers la reine manticore et ordonna, d'une voix qui était la sienne mais raisonnait de toutes les voix de la terre, de toute la magie de vie et de création parcourant le monde:

"Vous m'avez promis vos guerriers. Ainsi sera-t-il fait. Que les chimères entrent dans le combat car leur présence décidera de la victoire. La garde royale me suffira."

La reine manticore ne protesta pas, parce qu'elle savait qu'il n'aurait pas parlé sans raison. Hors c'était bien de sa voix dont il avait usé, lui qui ne parlait jamais que par l'esprit. Et à présent elle comprenait pourquoi. La voix de son esprit était sa véritable voix, celle qui n'appartenait qu'à lui, celle que tout être sur terre avait, sauf que tout autre que lui pouvait la faire sortir directement de sa gorge. Mais lui, avait une deuxième voix. Une qu'il devait choisir d'utiliser selon les circonstances et pour cette raison devait venir de ses lèvres qu'il pouvait garder fermées à volonté quand son esprit ne pouvait cesser de former des mots. Sa véritable voix restait à l'intérieur de lui, dans les coins des pensées et de l'esprit et se transmettaient ainsi de lui aux autres. Sa gorge était un instrument pour sa seconde voix, si puissantes qu'il devait la garder pour lui jusqu'au moment voulu. Et le moment était maintenant. La magie de Gaïa n'était pas à l'origine de cette voix, elle venait de lui, de ce qu'il devenait, de son évolution vers autre chose. Cette voix avait le son de l'univers et des étoiles, du savoir du professeur et de la curiosité de l'étudiant. Et il avait donné un ordre qu'elle ne pouvait refuser.

La reine lança l'appel des guerriers et parla par l'esprit aux chimères, comme elle avait toujours fait en tant de bataille. Les créatures de son peuple s'élancèrent, tandis que la garde royale se resserrait autour du jeune prince de Gaïa. La reine vit les deux anges gardiens sortir l'un une baguette et l'autre une épée à double tranchant. Suivant leur exemple elle pris place à son tour. Elle n'observa que d'un oeil les loups garous et elfes qui sortaient du chemin et partaient à la suite des chimères. Les quelques guerriers que Voldemort avait envoyé là avait été vaincu semblait-il et les elfes n'avaient aucun mal à diriger les loups garous vers les cibles voulues. De plus, Gaïa murmurait toujours dans le vent pour les aider à unir l'esprit du loup et de l'homme en eux. Tous les loups garous n'étaient malheureusement pas au niveau du roi Alexandre, mais certains étaient sur la voie. Et ceux qui ne l'étaient pas écoutaient la voix de Gaïa et lui accordaient toute leur confiance et loyauté. Avec eux en plus dans le combat, les chances pouvaient tourner à nouveau en leur faveur. Et même si les elfes avaient épuisés leurs flèches, ils avaient toujours leurs épées, leurs haches et leurs dagues. Toujours aussi dangereux que jamais.

Mais, et la reine le savait, avec ces nouveaux combattants dans la bataille, l'alliance venait de pousser le véritable 'Ennemi' dans ses tranchées. Les scelleurs de portes, les esclavagistes, allaient agir bientôt. Et Harry était maintenant à découvert. Une cible que l'Ennemi n'ignorerait pas.

William vit les chimères foncer telles des furies sur leurs adversaires, coupant et tranchant, avec leurs armes ou leurs dents. Il aperçut les elfes et les loups garous et ne pu cacher son inquiétude grandissante.

L'un des Nâgi se pencha vers lui: "Qu'y-a-t-il petit d'homme." Lui rappelant que ces créatures étaient bien plus vieilles qu'il ne serait jamais.

Mais William se contenta de secouer la tête et de murmurer qu'il ne pouvait rien faire sans diriger l'attention de leurs ennemis sur la personne pour laquelle il s'inquiétait. Alors le Nâga observa depuis son coin protégé des combats. Il regarda les sorciers de l'alliance et de l'ordre poursuivre leur défense acharnée. Les lignes de centaures qui s'étaient retirées du gros de la batailles pour reprendre des forces près des barricades, prenant la place d'un groupe bigarré de créatures qui avait tenu à distance l'ennemi, pour protéger les sorciers et leur permettre de continuer à lancer des sorts plutôt que de se jeter dans la mêlée une épée à la main. Le talent des sorciers était plus efficace organisé tel quel. Mais le Nâga commença à s'inquiéter peu après l'arrivée des chimères, des elfes et des loups garous. Il remarqua quelques sorciers entourés d'étranges boucliers d'énergies. D'une couleur qu'il se rappelait avoir vu des siècles auparavant dans la court des souverains vampires. Mais l'objet imbibé de leur pouvoir à travers les runes gravées dessus, avait été conçu pour les protéger du soleil. C'est en reproduisant la séquence ADN qui permettait à certains vampires de marcher en plein jour, que les souverains avaient réalisé cette merveille de magie dont les runes reconstituaient un modèle magique de cet ADN. Mais ici, sur ces sorciers étranges la barrière marchait différemment. Elle les protégeait de tout sort et de toute attaque physique. C'étaient comme s'ils étaient à l'abri derrière leur propre barricade sauf qu'ils étaient en plein milieu de la bataille et que l'énergie entourait leurs corps comme une seconde peau, laissant leurs mouvements libres et mortels. Car chacun de ces sorciers tuait une dizaine de guerriers à la minute: à l'aide l'un d'un sabre d'argent pur que le Nâga savait avoir servi aux loups garous d'antan pour invoquer leur mère lune lors de cérémonie qui unissait le loup et l'humain en eux. Comment une lame d'argent pouvait aider au lieu de les blesser? Parce qu'elle avait été offerte aux loups par la lune qui l'avait fait naître de ses larmes. Mais là, la lame d'argent détruisait et sa beauté était salie. Un autre, assis sur un muret à moitié écroulé, avait sur les genoux un grand livre ouvert à la couverture conçue d'écailles de dragon bleu. Le livre féériques, donné à la reine des fées et autres créatures sous son reigne par un dieu dragon inconnu, contenant tous les secrets de chaque race sous sa loi. Et utilisé ici pour mettre des elfes à genou, pour enlever aux fées leur poussière de vie et pour lier le pouvoir des lutins. Un autre abattait un marteau d'or sur les sphinx et les chimères, la réplique du marteau d'Odin. Une copie de la légendaire arme, ainsi nommée parce que forgée dans les flammes nées d'une foudre tombée sur un saule pleureur. Ce marteau était disait-on le cadeau du Dieu Odin en honneur de l'une des grandes guerres pendant laquelle centaures et autres créatures à corps de bêtes avaient fait résonner le tonnerre de leur sabot sur le sol pour effrayer l'ennemi. Le Dieu avait apprécié ce mouvement nommé 'tonnerre d'Odin' par le roi centaure. Et ici, il était usé contre eux.

Le Nâga était malade de voir les trésors de leurs peuples ainsi usés et trahis. Mais personne d'autre ne semblait remarquer les particularités de ces armes... A moins que... à moins qu'ils ignorent tout de ces armes. Après tout aucune des créatures présentes n'était assez vieille pour savoir ce qu'étaient ses objets. Certes ils avaient des pouvoirs et étaient dangereux, mais personne d'autre que le Nâga ne savait leurs origines. Il pencha la tête en entendant la voix de Gaïa, et suivant le conseil de la terre il fit part de ses observations au sorcier William. Il regarda avec intérêt l'expression enragée du sorcier qui saisit soudain un petit miroir sur lequel apparut le visage d'une dame elfes d'une grande beauté. Une reine sans aucun doute.

William passa les descriptions du Nâga et écouta les ordres de la reine en retour. Il passa le miroir au Nâga avant de sortir un second miroir et de contacter un vampire que la créature serpentine reconnut sous le nom de Dracula. Le roi vampire se rappellerait du bouclier volé des vampires. Même s'il ne connaissait rien des autres objets. Et en effet le regard de Dracula se fit plus froid au nom du bouclier. Se tournant enfin vers son propre miroir et la patiente dame elfe qui le regardait avec respect et un gentil sourire, le Nâga répondit à ses questions sur les objets, comment passer les boucliers de ces sorciers et comment reprendre les objets pour leur redonner leur véritable raison d'être. Ce n'était pas difficile pour lui, il était vieux et avait vu bien des générations passer et bien des secrets révélés.

En peu de temps, un groupe de vampires enragés apparut du côté du cercle des vampires. Ils étaient sortis de leur barrière pour cette nouvelle mission. Une quinzaine à peine, mais bien suffisant, car pour passer les sorciers usant des boucliers volés avaient oublié un détail ou avaient refusés de le prendre en compte. Les runes gravées pour reproduire l'ADN des marcheurs de jour, avaient été tracées avec le sang de ces vampires rendu acide par leur magie pour le temps qu'avait pris la création de l'objet. 'Par leur sang créé, par leur sang détruit' avait été introduit dans les paroles de la cérémonie et de fait donnait aux vampires de cette même lignée le pouvoir de les écraser entre leurs doigts. Hors, quinze vampires, descendant de l'ancienne lignée des enfants du soleil, se trouvaient extrêmement coléreux et prêt à s'élancer sur les imbéciles trop pris dans le carnage qu'ils causaient pour voir arriver leur mort.

Il ne fallu vraiment pas grand chose pour lancer la chasse. Juste deux actions: un coup de marteau de trop sur une chimère, et un groupe de fées tombant à terre sans vie après le vol de leur poussière. Les vampires n'attendirent même pas les ordres, ni de s'assurer qu'aucun piège n'était tendu autour des sorciers Ennemis, ni de trouver un moyen de les approcher sans être vu... Non, ses deux actes avaient suffis à leur faire perdre raison. Et peut-être étais-ce mieux, parce qu'en quelques secondes ils s'étaient divisés et avaient courus à la vitesse de la lumière jusqu'à leurs cibles. Après ça, il n'avait rien fallu de plus qu'une main tendue et de deux doigts à peine. La main avait traversé le bouclier vampire sans résistance et les doigts avaient serrés les différents objets gravés des runes vampiriques. Et le bouclier s'était brisé. Et dans la même seconde, profitant de la surprise et de la panique de ces sorciers maudits, les vampires avaient transpercés d'une main les torses sans aucune protection . Les sorciers Ennemis avaient encore les yeux grands ouverts lorsque leurs coeurs furent présentés à eux entre les doigts des vampires. Quelques secondes comme une éternité passa avant que leur corps réalise la perte et se ferme définitivement, vide de vie. Dans cet instant, tant d'êtres sur terre avaient été vengés, et tant d'êtres derrière les portes scellées des dimensions. Chaque objet volé, du livre à la hache, fut pris avec tendresse et respect et apporté à l'une des créatures du peuple auquel il appartenait. Armés de leurs plus précieux trésors, dont ils n'avaient jamais su qu'ils existaient avant ce jour, ils reprirent l'avantage dans le combat. Le marteau écrasa deux géants, écrabouillant leurs pieds et genoux pour les faire tomber avant de les achever d'un coup sur la tête, leur faisant partager le sort de leur frère tombé plus tôt aux mains des loups garous. Le sabre ne pouvait être touché par aucun loup garou jusqu'à ce que Alexandre arrive et le prenne, son âme déjà entière et unie pouvait supporter l'argent de la lune. Il fonça sur l'armée adverse et fendit tout ce qu'il touchait de son arme. Le livre fut confié à un elfe noir, à sa plus grande surprise aucun elfe blancs ne protesta. Entre ses lèvres les sorts n'étaient plus de mort mais de protection et de pouvoir. Les lutins jouaient leurs tours avec plus de vigueur, entraînant à terre plus d'un sorcier et plus d'une créature à l'aide parfois d'une simple corde. Les fées secouaient leur poussière sur les elfes et leur donnaient ainsi une plus grande endurance et plus de magie. Tout sort possible était lancé pour guérir et protéger. Peu importait que l'elfe soit de la race dite blanche ou de celle dite noire, car un elfe reste un elfe quel que soit son pouvoir et sa naissance.

Et quelle ironie que le plus grand ennemi des créatures soit si facilement annihiler. Mais comme avait été dit à l'organisation du plan de bataille, ils n'avaient peut-être jamais eu plus de pouvoir que ce qu'ils avaient volés. Avec le passage des générations, même ce pouvoir s'était réduit, avec leur ignorance grandissante sur les actions de leurs ancêtres au temps de la trahison. Ils s'étaient trop appuyés sur quelque chose qui ne leur avait jamais appartenu, et sur un succès continuel obtenu à l'aide d'employés, de pots de vins et de la création d'une organisation dont les membres n'avaient même pas idée de ce que leur fondateurs avaient vraiment planifiés. Leur pouvoir était venu à sa fin dans cette bataille. Et l'honneur volé des créatures avait été repris par leur courage et leurs actions en cette nuit.

Mais pendant qu'ils finissaient les dernières zones de résistances, et qu'ils se réjouissaient, les membres de l'alliance dirent leur propre erreur. Une qu'ils ne pourraient se pardonner quel qu'en soit le résultat. Parce que, profitant de leur joie justifiée, un être s'était faufilé hors de la zone de guerre et avait pris la direction du dernier cercle actif, celui de la garde royale des chimères. Et cet être était le dernier sorcier Ennemi, le dernier survivant des traîtres scelleurs de portes, le dernier héritier de toutes leurs croyances et de toutes leurs connaissances. Et le bouclier vampirique qu'il portait sur lui n'avait pas été modifié comme les autres. Ce n'était pas une barrière le gardant de tout danger. L'objet qu'il portait avait de nouvelles runes qu'il avait passé des années à modifier à sa convenance, traçant par-dessus les runes des vampires et créant ce qu'il désirait le plus. Avec son bouclier il était invisible, silencieux, inodore et même ses pas ne marquait pas le sol de sa présence. Avec son bouclier, le sorcier pouvait aller où il voulait et surprendre qui il voulait. Hors il avait remarqué d'où venaient les chimères et les autres qui avaient tournés la balance à l'avantage de l'alliance. Ses yeux s'étaient fixés sur le groupe moins nombreux à l'entrée du chemin vers le château. Et lui qui portait le savoir de sa noble lignée avait reconnu le point de convergence des veines de magie. Il était l'un des rares sangs purs à se souvenir de ce fait, et le seul à savoir qu'aucun être sur terre ne pouvait manipuler cette énergie. Aucun si ce n'est cette créature dont une ancienne prophétie annonçait la venue. Une venue qui n'était qu'une incertaine possibilité mais qui semblait s'être accomplie. Le sorcier savait que cette chose était le guide et le lien des enfants de la terre. Il ne pouvait pas laisser ce monstre exister. Ses ancêtres avaient travaillés si fort pour les libérer des créatures et leurs maléfices. Cette chose ne pouvait pas vivre. Ne devait pas vivre. Le sorcier se glissa de plus en plus près de la garde royale des chimères, jusqu'à toucher l'une d'elles qui ne pouvait rien sentir de sa présence. Le bouclier était si efficace que même après avoir tranché la gorge de l'une d'elles les autres ne pourraient savoir où il était. Et celle qu'il choisirait pour victime serait à sa complète merci. Hors, il n'en avait aucune pour ces êtres insignifiants. Le sorcier sortit une dague et trancha, comme il l'avait prévu. Comme il l'avait prévu il se trouvé face à la chose au centre de la source de magie. Et comme prévu... il visa de sa dague le coeur du monstre à l'apparence humaine.

Mais... la pointe acérée se planta dans un autre corps, celui d'une créature qui s'était interposée. Une manticore à l'allure royale et noble, les yeux écarquillés d'horreur muette à ce qu'elle avait compris aurait pu arriver. Elle n'avait pas eu peur pour sa propre vie, même pas en réalisant que le couteau avait touché son coeur, elle avait eu peur pour l'enfant de Gaïa, pour son petit prince. Elle agrippa la lame ensanglantée et la retint en place, dans sa poitrine agitée de soubresauts. Et l'attaquant invisible ,qui refusait de lâcher sa dague parce qu'il comptait bien la sortir de ce corps monstrueux pour la planter dans sa cible première, oublia ce que son bouclier ne pouvait pas faire. Parce qu'il s'était basé sur un concept d'invisibilité totale il n'avait pas pu garder la protection contre toute attaque. Et trop pris par son désir de détruire la chose sur les veines de magies, il ne vit pas le danger approcher. Ne vit pas l'épée à double tranchant s'introduire dans son dos et le transpercer de part en part à son tour. Il lâcha sa dague avec étonnement et regarda la point de la lame sortant de son torse. Du sang. Pourquoi y-avait-il du sang sur sa robe de guerre? Il était intouchable, il était le dernier de sa lignée, et le dernier des sorciers scelleurs de portes. Il était censé enlever aux créatures et autres monstres tout chance d'avenir et reconstruire sa famille et son héritage. Gouverner dans l'ombre le reste du monde magique. Comme ses ancêtres avaient fait depuis des siècles.

Le sorcier tomba à terre et leva les yeux sur l'homme qui l'avait tué. Un homme? Pas une créature? Pourquoi? Il tourna la tête vers la manticore qu'il avait tué, et se réjoui de la voir écroulée et les yeux vides. Il frogna en voyant le monstre à apparence humaine se pencher sur la créature. Et puis... il entendit la voix. La chose parlait d'une voix de sagesse et de larmes, pleine de magie et de trésors enfouis. Précieuse voix, pensa le sorcier mourant. Mais c'était un monstre... Pourquoi sa voix pouvait-elle le toucher ainsi? Une douce chaleur emplissait son coeur à l'écoute de la voix, mais le froid de la mort se faisait persistant et l'entraînait loin de la voix. Le sorcier ne voulait pas quitter la voix. Elle était triste. Pour lui? Soudain son corps fut parcourut de milliers d'éclairs de douleurs et l'écho d'une autre voix répondit à ses pensées: 'jamais pour toi, jamais pour un traître, jamais pour un monstre tel que toi.' Horrifié d'entendre ces paroles et cette haine à son égard, le coeur qu'il n'avait jamais eu se brisant, enfin touché par autre chose que son envie de pouvoir et de domination, le sorcier fut emporté par une vague de souffrance et de ténèbres. Pas une seconde de peine ne lui fut épargnée. Il ne vit jamais le Nâga qui l'avait mordu après avoir entendu ses pensées, ignorant que l'être serpentin avait usé de son pouvoir de télépathie pour voir ce que ses dernières pensées seraient, et pour comprendre qui il était. Et, guidé par sa rage et par l'épée apparemment suspendue dans le vide qui révélait la position exacte du corps toujours invisible, le Nâga fondit sur sa proie et mordit, injectant son venin le plus vicieux et annonçant par l'esprit sa haine pour cet être.

Au centre des veines de magie, Harry était agenouillé au-dessus du corps de la reine manticore. Et il pleurait et chantait. Sa voix, qui était restée plus ou moins humaine jusqu'à son entrée au centre de ces lignes de Gaïa, avait conservé cette nouvelle qualité qui serait définitive. Un son rempli d'échos de choses de l'univers et des secrets du cercle de vie et de mort.

"Reste grande reine. Reste avec moi. Toi qui voyage sur les champs de guerre avec l'âme de tes ancêtres souveraines. Toi qui porte le coeur de ton peuple et la force de tes guerriers. Reste grande reine."

Mais elle ne restais pas, la grande reine manticore. Déjà morte sous le coup de la dague. Son corps allongé à terre et vide de vie. A l'endroit de sa blessure, de laquelle elle avait retiré la lame avant de s'effondrer, l'entaille sembla s'élargir, s'ouvrant presque à la manière d'une fleur au matin de sa vie. Comme des pétales s'écartant sur un trésor caché. C'est horrifiant et magnifique à la fois. Car malgré le sang et la peau déchirée, ce à quoi ils assistent est l'un des plus grands secrets des manticores et des chimères. La naissance de la nouvelle gemme des reines manticores. Le coeur se soulève de sa cage de chair et s'élève soutenue par la magie emplissant l'air. Perdant tout contact avec ce corps noble qui était le sien, le coeur se cristallise doucement, devenant pierre précieuse. La gemme poursuit sa course dans les airs, dépassant tous les témoins: la garde royale, les chimères qui sont revenues formant à présent un cercle entremêlé de diverses créatures. Puis, s'arrête à hauteur d'une toute jeune manticore, ayant tout juste atteint ses cents ans de majorité si on en croit les symboles inscrits sur le collier qu'elle porte. Bijou revêtu pour le seul jour de leur anniversaire. Et aujourd'hui, à la fin de cette longue nuit sanglante, cette jeune adulte et guerrière ayant combattu avec les siens, se voie donner la plus précieuse chose. Et Harry, levant la tête parle à nouveaux:

"Voici le coeur de ton peuple, la force de tes guerriers. Entoure-les de tes mains et garde-les de ta vie. Car maintenant tu es reine."

Et de toute part le chant des chimères et manticores, célébrant leur nouvelle souveraine et pleurant l'ancienne, s'élève.

Harry se pencha en larme sur son amie perdu, et laissa couler l'eau de vie sur le corps froid. Qu'est-ce? Se demanda-t-il en voyant la larme se cristalliser avant de tomber à la place exacte que le coeur avait habité. Une vague de magie, différente de celle des veines autour de lui, venant de l'intérieur de lui, traverse l'air et scelle la blessure ouverte de la reine perdue. Puis... Les paupières de l'ancienne souveraine papillonnèrent étrangement et un souffle d'air échappa aux lèvres qui perdaient le bleu de la mort. Impossible... et pourtant.

La reine se souleva doucement et observa la scène autour d'elle. Elle vit la jeune nouvelle reine, et la gemme qu'elle savait être son propre coeur, elle vit les larmes de son peuple et celles de ses alliés. Et enfin se tourna vers le visage empli de tristesse de son jeune prince. Elle ouvrit la bouche et hésita, comme craignant d'être rejeté pour ce qu'elle allait dire, mais reprenant courage:

"Lui qui est espoir dans les ténèbres,

choisis par Gaïa,

posera sur eux la marque de son âme:

l'étoile de son coeur.

Alors seulement,

les anges gardiens naîtront,

et le suivront."

Harry la regarda avec des yeux arrondis puis éclata d'un rire mélodieux aux échos d'univers. Parce qu'à nouveau un ange gardien été naît. Bien qu'avec plus de peines et de peurs. La reine manticore n'avait pas fini d'apprendre les leçons de la vie, et aux côtés du jeune prince de Gaïa elle ne finirait jamais.

Des cris de guerres retentirent dans cette dernière heure de nuit. Quel meilleur moyen de célébrer cette vie que de célébrer l'âme de combattant de la reine ange gardien.

Puis, agissant comme l'enfant qu'il était encore pour aussi longtemps qu'il le pourrait, Harry se jeta sur la reine et la serra de ses bras, souriant gentiment lorsqu'elle retourna l'embrasse. Elle était membre de sa famille maintenant, par magie et par coeur elle était sa soeur. Relevant ses yeux brillant de joie, il sourit à son père qui soutenait un Dumbledore complètement ahuris pour la première fois de sa vie. Il ne s'attarda pas sur l'homme car il sentait un esprit touchant le sien. Dans son coin, entouré de trois autres de sa race, un Nâga se tenait resplendissant. Ses longs cheveux verts cascadant le long de son dos humains et tombant encore plus bas sur la moitié serpent de son corps. Harry pouvait sentir l'étincelle naissante dans le coeur de l'être. La même marque qu'avaient déjà Regulus, Rodolphe et la reine manticore. Et le coeur du Nâga brillait de plus en plus, parce qu'il était des leurs lui aussi, et il le savait. Harry tendit une main dans sa direction, ce qui parut surprendre la créature. Harry sourit tristement, comprenant que pendant trop longtemps l'être et les siens avaient été rejetés et chassés pour leur rareté. Et bien qu'il reconnaisse la connection et se souvienne de la prophétie de l'enfant de Gaïa, il rencontrait Harry pour la première fois et ignorait comment réagir. Mais il choisit pourtant, après cette étrange nuit, de s'avancer et de prendre cette main tendue. Et les autres Nâgi le regardaient et apprenaient ce nouveau secret de l'univers, comme ils avaient toujours fait.

Deux anges gardiens été nés.

Mais dans le bonheur, une vieille voix fatiguée s'éleva:

"Les enfants. Nous devons voir si les enfants vont bien. Voldemort n'était pas sur le champs de bataille et il a eu plusieurs heures pour envahir l'école. Ses plus importants commandants n'étaient même pas au village." Dumbledore était inquiet... avec raison. Car il ne restait au château que quelques professeurs, des fantômes, et des enfants.

Harry se servit de la main du Nâga pour se lever, entraînant la manticore avec lui. Entouré de ses quatre anges, il marcha sur le chemin de Poudlard. Bientôt suivi par les souverains de l'alliance et leurs gardes royaux. Le reste des créatures iraient rejoindre le camps des guérisseurs dans la forêt. Eux se reposeraient et seraient soignés. Ils savaient qu'ils ne pouvaient rien faire de plus parce que l'école ne pouvait pas accueillir la quantité d'individus qu'ils représentaient. Leurs souverains savaient se débrouiller et été gardés. Cette nouvelle bataille leur été réservée.


Note Auteur: Je sais que j'ai oublié des fautes et peut-être inventé des mots. J'ai chargé le document avant d'utiliser le correcteur d'office, et une fois chargé le correcteur d'internet affiche des erreurs où il n'y en as pas... 'leur' s'écrit bien 'leur'... mais ça souligne le 'ur' à la fin... allez comprendre... Bref au milieu de tous le rouges je n'ai pas trouvé toutes mes fautes. Donc je m'excuse d'avance... ou plutôt à la fin. lol. A aussi vite que je pourrai pour la suite (je sais qu'il me faudra peut-être aussi longtemps que pour ce chapitre.).

P.S: je dois finir cette histoire avant de pouvoir me remettre aux autres histoires, parce que comme je 'sais' qu'il ne reste qu'un chapitre et l'épilogue je fais une fixation sur la magie de Gaïa. Je vous prie de me pardonner pour ceux qui attendent le reste.